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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

mardi 13 mai 2014

Le CRPA saisit la Cour européenne des droits de l'Homme sur le dispositif de soins sans consentement



Le Cercle de réflexion et de proposition d'actions sur la psychiatrie (CRPA), association de défense des droits des usagers et patients en psychiatrie, a saisi le 12 mai la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) d'une demande de condamnation de la France, sur trois points du décret n°2011-846 du 18 juillet 2011 relatif à la loi du 5 juillet 2011 sur les soins sans consentement, informe le président du CRPA, André Bitton, par communiqué. Ce décret d'application concerne la procédure devant le Juge des libertés et de la détention (JLD) saisi d'une demande de mainlevée d'une mesure de soins psychiatriques ou saisi de plein droit d'une telle mesure.

Les mots qui tuent. « L'Alphabet de flammes », de Ben Marcus

Le Monde.fr 
Par 
Une illustration de Sylvie Serprix.
Selon toute logique, L’Alphabet de flammes ne devrait pas exister – et ce serait terriblement dommage. Samuel, son narrateur, vit en effet dans un monde où le langage, qu’il soit oral ou écrit, chuchoté, crié ou lu, est devenu un poison pour les humains. Conversation, lecture et écriture possèdent des propriétés létales. Alors, tout au long de ce roman très original, qui emprunte au thriller et à la science-fiction autant qu’à la linguistique et à la philosophie, on s’interroge. Comment se fait-il que Samuel ait été en mesure d’écrire le texte que nous avons sous les yeux? L’explication arrivera dans les toutes dernières pages; elle n’a pas grand-chose à voir avec unhappy end. Elle est même terrible, douloureux point d’orgue à un livre qui ne cesse de malmener le lecteur, de lui broyer le cœur, de lui faire engranger des réserves de cauchemars ou de lui injecter des doses d’angoisse. Effaré qu’un écrivain parvienne à déclencher chez lui de pareilles réactions sans avoir recours à la facilité, celui-ci ne songe pas une seconde à lâcher le livre en cours de route.

Les personnes âgées prêtes à la solitude pour être autonomes

LE MONDE | Par 
Sur la Croistte à Cannes le 12 mai. Une enquête Viavoice pour "Le Monde" révèle que plus de 88 % des plus de 70 ans se disent "heureux".
Il est possible de vivre après 70 ans comme on l'a fait avant, et même mieux. Tel est le sentiment dominant des personnes âgées, selon les nouveaux résultats de l'Observatoire de l'âge, une enquête annuelle effectuée par l'institut de sondage Viavoice, pour le groupe Harmonie mutuelle et Le Monde, publiée mardi 13 mai.
La deuxième vague de cette étude menée auprès de 1 176 personnes de plus de 70 ans fait apparaître un fort désir d'autonomie et un besoin de se réaliser personnellement bien au-delà de l'âge de la retraite. Loin des clichés souvent associés à l'âge, l'enquête démontre un ressenti positif du vieillissement, vécu comme une opportunité – pourvu que la santé et les moyens financiers suivent.
Une nouvelle fois, les personnes âgées de plus de 70 ans se déclarent heureuses à 88 % (le taux chute à 78 % quand les revenus du foyer sont inférieurs à 1 000 euros mensuels). Un score élevé conforme au sentiment du reste de la population. Contrairement aux idées reçues, près de 90 % se sentent « bien entourées ». Autre source d'étonnement, la solitude, souvent perçue comme un fléau, n'est pas forcément négative. Une courte majorité (51 %) des personnes qui ne s'estiment pas bien entourées dit « apprécier cette solitude ».

Maternité : les femmes au travail encore très mal protégées

Le Monde.fr | Par 
Une Japonaise enceinte, dans son bureau, en 2013 à Tokyo.
La maternité reste un élément fort de discrimination. 830 millions de travailleuses dans le monde ne bénéficient toujours pas de protection adéquate. 80 % de ces femmes se trouvent en Asie et en Afrique, et travaillent essentiellement dans les secteurs agricole, domestique, souvent sans être déclarées. Mais les Etats-Unis figurent aussi parmi les retardataires. Avec le sultanat d'Oman et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ils font partie des pays à ne pas avoir d'obligation légale à verser des prestations durant le congé maternité, selon l'Organisation internationale du travail (OIT) qui présente, mardi 13 mai, un rapport sur « Maternité et paternité au travail »
Marie Holmes, 33 ans, une enseignante newyorkaise, vient d'avoir Olive, un nouveau-né qu'elle tient dans ses bras : « J'ai été obligée de retravailler après douze semaines de congé parce que sinon je perdais mon assurance maladie », explique la jeune femme.  Ayant déjà du s'absenter pour la naissance de son premier fils, Max, quatre ans et demi, elle n'a pas eu droit à un congé rémunéré. « C'est le syndicat qui m'a aidée avec une allocation maternité, et les collègues qui m'ont soutenue quand je devais m'absenter parce que mon fils était malade », raconte Marie Holmes, dans une vidéo présentée sur le site de l'OIT.

Grève des éboueurs : «La notion de pénibilité au travail dépasse le seul cadre défini par la loi»

AMANDINE CAILHOL

A l’appel de la CGT, les agents chargés de la collecte et du traitement des déchets sont en grève depuis ce lundi. Ce mouvement national reconductible porte notamment sur une meilleure prise en compte de la pénibilité de leur métier. Parmi les revendications, un départ à la retraite anticipé, une réduction du temps de travail pour les travaux insalubres, ainsi qu’une revalorisation salariale.
Spécialiste des relations entre l’âge, le travail et la santé, Serge Volkoff, statisticien et ergonome, s’est penché sur le parcours professionnel des éboueurs. Si le métier a connu des progrès évidents, la pénibilité reste, selon lui, une réalité du quotidien pour ceux qu’on appelle désormais «ripeurs».
Quels sont les principaux facteurs de pénibilité liés au métier d’éboueur ?
Les tournées de ramassage des ordures commençant très tôt le matin, le travail de nuit est donc la première cause de pénibilité. Ses effets sont bien connus : réduction de l’espérance de vie, pathologies cardio-vasculaires, mais aussi perturbation du sommeil et de l’alimentation. 

Les femmes se détournent de plus en plus de la pilule contraceptive

SASHA MITCHELL

Un an et demi après le scandale lié aux pilules de troisième et quatrième générations, soupçonnées d’être à l’origine de thromboses veineuses, le constat dressé conjointement par l’Institut national d’études démographiques (Ined) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) est sans appel : les plaquettes sont de plus en plus délaissées par les Françaises.
Fin 2013, quelques mois après le débat médiatique, la pilule n’était plus utilisée que par 41% des femmes sous contraceptif, contre 50% trois ans auparavant. Déjà entamée dans les années 2000, la baisse du recours à la contraception orale s’est donc accentuée avec les affaires de l’année dernière. «Entre 2005 et 2010, la baisse était due à des facteurs socio-économiques, nuance Nathalie Bajos, chercheure à l’Inserm et coauteure de l’étude. Et elle avait été compensée par d’autres méthodes hormonales comme le patch ou l’implant. En 2013, la controverse est simplement venue renforcer la tendance.»

PEU DE REPORT VERS LES PILULES DE DEUXIÈME GÉNÉRATION

Visées par le scandale, les pilules de troisième et quatrième générations ont connu une baisse d’utilisation de l’ordre de 9 points sur la période 2010-2013, ne représentant aujourd’hui plus que 10% des contraceptifs utilisés. Près d’une femme sur cinq déclare avoir changé de méthode depuis le débat médiatique. En parallèle, le report vers les pilules de deuxième génération a été minime (+1 point), confirmant une réelle désaffection à l’égard d’une méthode déjà considérée comme contraignante«Tout ce débat autour des pilules les plus récentes a contribué à ternir l’image de la pilule en général, sans distinction, dans un contexte où elle était déjà remise en cause», analyse Nathalie Bajos. Alors que 44% des femmes déclaraient en 2010 être tout à fait d’accord avec le fait que «la pilule permet aux femmes d’avoir une sexualité plus épanouie», elles n’étaient plus que 37% à abonder dans ce sens l’année dernière.

Reconnaissance de la faute inexcusable en cas de suicide d’un salarié

Par   |

La faute inexcusable de l'employeur est reconnue lorsque l'employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel son salarié était exposé et qu'il n'avait pas pris de mesures suffisantes pour l'en préserver.
 L'employeur a l'obligation de prendre les mesures nécessaires pour la protection de la sécurité et de la santé physique et mentale de ses salariés, telle que la mesure des risques psychosociaux dans l'entreprise. Selon une jurisprudence désormais bien établie, cette obligation générale de sécurité s'analyse en une obligation de résultat (Cass. soc., 28 février 2002 n° 00-10.051 ; Cass. ass. plén., 24 juin 2005, n° 03-30.038).

 Par un arrêt du 19 septembre 2013, la Cour de cassation démontre comment la faute inexcusable de l'employeur a été reconnue dans le suicide d’un salarié de 45 ans, retrouvé noyé aux abords de l'entreprise (Cass. 2ème civ., 19 septembre 2013, n°12-22.156).

lundi 12 mai 2014

Quelle place pour le dossier de santé informatisé en psychiatrie ?

Publié le 13/05/2014

Ne faut-il voir qu’un gadget dans le « dossier de santé électronique », ou son usage en psychiatrie permet-il à l’inverse un progrès dans la qualité des soins ? C’est la question soulevée par une étude réalisée à l’Université Emory d’Atlanta (États-Unis) où les auteurs ont évalué l’incidence de ce dossier de santé électronique personnalisé sur la prise en charge de 170 patients résidant en institution psychiatrique pour un «trouble mental grave » (serious mental disorder) avec une « comorbidité somatique » (comorbid medical condition).

Nord-Kivu : les infirmiers poursuivent leur grève entamée depuis 7 mois

12 mai

Les infirmiers de la province du Nord-Kivu poursuivent leur grève lundi 12 mai alors que le monde entier célèbre la journée internationale de l’infirmier. Depuis sept mois, ils revendiquent le paiement de leurs primes et une revalorisation salariale, a déclaré le président de l’intersyndical des personnels médicaux dans cette province, Etienne Bulenda.


La voix des foyers

LE MONDE TELEVISION | Par 
Malgré des conditions de vie et de travail souvent difficiles, une quinzaine de personnes animent la station le samedi.
On est loin de l’atmosphère de cocon douillet des studios de Radio France, d’Europe 1 ou de RTL. Dans cette salle commune du foyer Bisson, dans le 20e arrondissement de Paris, où résident des travailleurs migrants, pour la plupart originaires d’Afrique de l’Ouest, on fait bel et bien de la radio. Et de la bonne radio, avec des débats animés, une revue de presse, des regards pertinents et différents portés sur l’actualité, d’excellents reportages, avec de l’enthousiasme pour la culture, le sport, la musique…

L'humour médecin

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | Par 

Bon pour l’organisme, il est aujourd’hui démontré que le rire constitue un antidote contre le stress.

« Rire est le propre de l'homme », disait Rabelais. Mais pas seulement. Rire c’est bon pour la santé. L’humour contribue à nouer des liens, génère de fortes émotions, apaise des tensions, et ce n’est pas tout. Il constitue un rempart contre les traumatismes. Marie Anaut, psychologue clinicienne, professeur à l’université Lyon-II, thérapeute familiale, explore dans cet ouvrage les différentes facettes de l’humour avec de nombreux exemples, dressant le parcours du rire au cours du temps. L’humour est un système de protection qui correspond, selon elle, à l’art de savoir dégager les aspects plaisants, cocasses et insolites des situations de la vie courante, mais aussi des vicissitudes de l’existence.

Les infirmiers peuvent contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et infantile, selon l’Anic

12 mai, 2014

Infirmières de l'hôpital général de Kinshasa, janvier 2011.

Les infirmiers peuvent réduire la mortalité maternelle et infantile de 30 à 40 % rien que par la sensibilisation. Le président de l’Association nationale des infirmiers du Congo (Anic), Louis Komba l’a déclaré à l’occasion de la journée internationale de l’infirmière, célébrée le 12 mai sous le thème : « les infirmières, une force pour le changement, une source vitale pour la mise en œuvre du cadre d’accélération de la réduction de la mortalité de la mère et de l’enfant ».L’Anic a demandé aux infirmiers de s’engager à contribuer efficacement dans la réduction de la mortalité de la mère et de l’enfant de moins de cinq ans. 

« Il y a des choses qui ne demandent pas nécessairement des moyens. Les gens meurent pour des causes évitables. Si les infirmiers expliquent à la population l’importance du vaccin et des moustiquaires imprégnées, ça peut réduire de 30 à 40% de mortalité maternelle et infantile », a déclaré Louis Komba.


L'alcool a causé la mort de plus de 3 millions de personnes en 2012

Le Monde.fr avec AFP | 
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'inquiète de la hausse de la consommation d'alcool dans le monde et du nombre de décès qu'elle provoque. Dans un rapport publié lundi 12 mai, l'agence de l'ONU estime que, chaque année, l'alcool est responsable d'un décès sur vingt dans le monde, soit plus que le sida, la tuberculose et la violence réunis. L'alcool tue en causant par exemple maladies infectieuses, accidents de la circulation, homicides, maladies cardiovasculaires ou diabètes notamment.
« Au vu de l'accroissement de la population dans le monde et de l'augmentation prévue de la consommation d'alcool, la charge de morbidité imputable à l'alcool (...) pourrait encore augmenter »si davantage de politiques de prévention ne sont pas mises en place, a averti le sous-directeur général du groupe Maladies non transmissibles à l'OMS, Oleg Chestnov.
Voici les principaux enseignements du rapport :

Entendre des voix

QUEBEC 8 mai 2014

Pour mieux vivre avec leurs hallucinations auditives, des schizophrènes choisissent (ou tentent) de les ignorer 
Qu'ont en commun Socrate, Jésus, Jeanne d'Arc, Beethoven, Freud et Charles Dickens? Réponse: tous ont entendu ou ont affirmé avoir entendu des voix qui les ont guidés, nourris ou inspirés, selon le cas. Pourtant, nul besoin d'être un personnage célèbre pour connaître le phénomène des hallucinations auditives. Qui n'a pas croisé un jour ou l'autre une personne semblant converser avec un interlocuteur invisible? Dans son mémoire de maîtrise en service social, Sophie Grégoire a voulu savoir comment des personnes aux prises avec ce type d'hallucination arrivaient à composer avec la réalité. De quelles façons réussissaient-elles à s'adapter à ces voix dérangeantes qui faisaient irruption dans leur corps et dans leur tête, une ou plusieurs fois par jour?   

Aux fins de sa recherche dirigée par Myreille St-Onge, professeure à l'École de service social, Sophie Grégoire a mené des entrevues auprès de 8 participants (7 hommes et 1 femme) âgés de 25 à 49 ans. Tous étaient atteints de schizophrénie et prenaient des médicaments pour traiter cette  maladie mentale.


Intervention policière en santé mentale : une collaboration exemplaire

QUEBEC 
Amine Esseghir

Les signalements de fugues de personnes malades, vulnérables et qui ont perdu tout contact avec la réalité ne sont pas rares à Bordeaux-Carterville. La présence sur le territoire du Poste de quartier (PDQ 10) du pavillon Albert-Prevost, le département de psychiatrie de l'hôpital du Sacré-Cœur, n'est pas étrangère à cette situation.

« Il y a quatre ans, nous avons développé nos liens avec l'hôpital et plus particulièrement le pavillon Albert-Prevost », raconte Pierre-Luc Lortie, conseiller en concertation au PDQ 10.

Qualité de vie au travail

Les liens avérés entre qualité de vie au travail et qualité des soins ont conduit la HAS à intégrer  la qualité de vie au travail comme une des dimensions à prendre en compte dans le cadre de la certification.
Un séminaire inaugural organisé le 21 octobre 2010 a permis de poser la problématique. La HAS en partenariat étroit avec l’ANACT (Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail) a ensuite ouvert un ensemble de travaux pour étayer la notion de qualité de vie au travail, comprendre sa dynamique dans les établissements de santé et proposer des repères aux acteurs impliqués : professionnels, management, organisations syndicales.
La définition retenue par la HAS qui a irrigué la réflexion des différents groupes de travail est celle énoncée dans le cadre de la préparation de l’ANI* du 19 juin 2013 : la qualité de vie au travail « a comme objectif de concilier les modalités de l’amélioration des conditions de travail et de vie pour les salariés et la performance collective de l’entreprise.

Le CH-FO oscille entre satisfaction et vigilance sur les conclusions du rapport Devictor

Suite à la remise du rapport de Bernadette Devictor le 22 avril à la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine (lire ci-contre), un premier motif de satisfaction pour le CH-FO est le rétablissement du Service public hospitalier (SPH) "en bloc" pour l'ensemble des activités d'un établissement de santé, explique le syndicat dans un communiqué. "Cette proposition met fin à l'incongruité des 14 "missions de service public" de la loi HPST, laissant supposer que la grande majorité de l'activité hospitalière n'en relevait pas", commente-t-il. Cependant, une série d'interrogations du syndicat porte sur le degré d'exigence du cahier des charges du SPH tel qu'il figurera dans la future loi de Santé : "Tous les acteurs seront-ils contraints de participer, de façon strictement égalitaire, à la permanence des soins Auront-ils les mêmes contraintes d'accueil des patients sans reste à charge financier ?".

Marisol Touraine reconduit l'essentiel de ses conseillers au sein d'un cabinet plus resserré

Un arrêté paru au Journal officiel le 8 mai dévoile la composition du cabinet de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé sous le Gouvernement de Manuel Valls, qui apparaît, s'il reste en l'état, plus resserré que par le passé, mais conserve les principaux conseillers en poste. La reconduction de la direction et de la chefferie du cabinet avait déjà été officialisée début avril, avec l'annonce du maintien de Bruno Maquart, directeur de cabinet depuis novembre 2013, ainsi que celui de Grégory Guillaume en tant que chef de cabinet (lire ci-contre), dans la foulée du remaniement ministériel.

Ils seront secondés par :
  • Directeur adjoint : Raymond Le Moign
  • Cheffe adjointe de cabinet : Philippine Donnelly

Ségolène Neuville va poursuivre le tour de France de l'autisme lancé par Marie-Arlette Carlotti

Ségolène Neuville, secrétaire d'État aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l'exclusion, a déclaré mardi 13 mai, qu'elle souhaitait poursuivre le tour de France de l'autisme entamé par Marie-Arlette Carlotti, ancienne ministre déléguée en charge des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion, rapporte à Hospimedia, Danièle Langloys, présidente de l'association Autisme France. C"est à l"occasion d'un entretien entre les deux femmes, que la nouvelle secrétaire a exprimé son souhait de participer au tour de France de l'autisme. Cette initiative avait été lancée, il y a quelques mois pour accompagner la mise en place du troisième plan.

Marisol Touraine déclare que l'avenir de l'Ordre infirmier est "clairement menacé"

À l'occasion de la séance de questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale ce 13 mai, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a été interpellée par le député UMP du Haut-Rhin Jean-Luc Reitzer sur sa position concernant l'obligation d'adhésion à l'Ordre infirmier. Cette question intervient dans un contexte où, informé de la non-adhésion d'une soixantaine d'infirmiers à l'Ordre, le Parquet de Mulhouse mène actuellement une enquête et des infirmières se trouvent convoquées en gendarmerie et sommées de se conformer à la loi (lire ci-contre). "Certaines ont été traitées comme de véritables criminelles, avec prises de photos et prises d'empreintes digitales", s'est ému le député. "Je vous laisse imaginer l'état psychologique de ces infirmières, dont chacun reconnaît ici la difficulté du travail et le dévouement exemplaire", a-t-il appuyé. "Vous avez (...) affirmé à plusieurs reprises que l'adhésion à l'Ordre des infirmiers devait être facultative. Pourriez-vous aujourd'hui clarifier votre position ?", a-t-il demandé à la ministre. 

Après avoir rendu hommage au travail quotidien "remarquable" des quelque 550 000 infirmier(e)s en France, Marisol Touraine a ironisé en premier lieu sur la préoccupation du député UMP : "Je me réjouis de vos propos car s'il y a aujourd'hui un Ordre infirmier, c'est parce que votre majorité a souhaité en 2006 l'installer et l'instaurer". "La situation que vivent aujourd'hui les infirmiers au regard de l'Ordre infirmier n'est évidemment pas satisfaisante", a-t-elle déclaré. Appuyant qu'une "écrasante majorité" d'infirmiers était opposée depuis le départ à cet Ordre, la ministre a poursuivi : "Je le dis très sincèrement et très fermement, l'Ordre des infirmiers est un Ordre contesté, un Ordre sans légitimité, et donc un Ordre dont l'avenir est clairement menacé".

dimanche 11 mai 2014

Infirmiers : les profils recherchés

11 mai 2014

Près de 20 000 postes d'infirmier diplômé d'état (IDE) sont à pourvoir en France en 2014, tant dans les structures publiques que privées, selon la division santé de Page Personnel.
Ce chiffre en baisse par rapport à 2012 où près de 30 000 postes étaient à pourvoir.
Les infirmiers de bloc opératoire, les infirmiers dialyse ou les infirmiers du travail sont toujours les postes sur lesquels les besoins en recrutement sont prononcés.
Les infirmiers conseil téléphonique, qui ont pour vocation d'accompagner les patients dans leur quotidien en assurant à distance le suivi de certaines pathologies, font partie des nouveaux profils très recherchés.

Une étude suggère la mesure de la poigne comme test diagnostic

11.05.2014



  • Une étude suggère la mesure de la poigne comme test diagnostic-1
TON KINSBERGEN/SPL/PHANIE
La poignée de main sera-t-elle demain de rigueur chez le médecin avant de commencer une consultation ? Une récente étude suggère en tout cas aux praticiens de l’utiliser au-delà de la simple politesse d’usage. Selon les travaux d'une équipe internationale de recherche publiées dans la revue américaine PLOS ONE, la vigueur de la poigne serait en effet un bon révélateur de l'âge biologique, voire de l’état de santé d'une personne.

vendredi 9 mai 2014

Au Venezuela, la pénurie de médicaments tue

09/05/2014

« Il n’y a pas que les balles qui tuent, le manque de médicaments aussi ! », clame une pancarte brandie par une chirurgienne devant un hôpital de Caracas, épuisée par les pénuries de fournitures médicales, qui ont officiellement atteint 50 % en mars.

Les hôpitaux espagnols, victimes de l’austérité, surexploitent leurs internes

09/05/2014

Touchés par les coupes budgétaires, les hôpitaux espagnols ont subi d’importantes restrictions de personnels ces cinq dernières années.
Conséquence : les conditions de formation des internes se sont considérablement détériorées. Leurs horaires de travail s’allongent et dépassent souvent les 48 heures hebdomadaires réglementaires (37,5 heures sans les gardes). Les intéressés dénoncent leur utilisation abusive par l’administration et les chefs de services hospitaliers.

Pas facile le travail d'infirmier et de préposé

QUEBEC Publié le 09 mai 2014
Pas facile le travail d'infirmier et de préposé
À la manière d'une téléréalité, la campagne web dévoilée jeudi par la FIQ illustre le quotidien de quatre professionnelles en soin./FIQ
Les conditions de travail des professionnels de la santé sont loin de s'améliorer en Outaouais... Selon des données obtenues par TVA Gatineau, pas moins de 319 infirmières et préposés aux bénéficiaires du CSSS de Gatineau sont présentement en congé de maladie, la plupart pour des raisons psychologiques.

Féminisme amnésique

BEATRIZ PRECIADO PHILOSOPHE, DIRECTRICE DU PROGRAMME D'ÉTUDES INDÉPENDANTES MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE BARCELONE (MACBA)
philosophe, directrice du Programme d'études indépendantes musée d'Art contemporain de Barcelone (Macba)

Comme c’est le cas dans presque toutes les pratiques d’opposition politique et de résistance minoritaire, le féminisme souffre d’une méconnaissance chronique de sa propre généalogie. Il ignore ses langages, oublie ses sources, efface ses voix, perd ses textes et ne possède pas la clé de ses propres archives. Dans les Thèses sur le concept d’histoire, Walter Benjamin nous rappelle que l’histoire est écrite du point de vue des vainqueurs. C’est pourquoi l’esprit du féminisme est amnésique. Ce à quoi Benjamin nous invite, c’est à écrire l’histoire du point de vue des vaincus. C’est à cette condition, dit-il, qu’il sera possible d’interrompre le temps de l’oppression.
Chaque mot de notre langage contient, comme enroulée sur elle-même, une pelote de temps constituée d’opérations historiques. Alors que le prophète et le politicien s’efforcent de sacraliser les mots en occultant leur historicité, il appartient à la philosophie et à la poésie la tache profane de restituer les mots sacralisés à l’usage quotidien : défaire les nœuds de temps, arracher les mots aux vainqueurs pour les remettre sur la place publique, où ils pourront faire l’objet d’une resignification collective.

L'ENFERMENT DES ÉTRANGERS GRAVEMENT MALADES : QUELLE RÉALITÉ ?

le 10 Mai 2014
Médecin généraliste à l’UCSA (Unité de consultation et de soins ambulatoires) des Baumettes, un des plus importants établissements pénitentiaires de France, et au CRA (Centre de rétention administrative) du Canet à Marseille, Reem Mansour est également présidente de l’association Osiris et membre du Comede (1) où elle a notamment été en charge du suivi médical. Elle a accepté, à partir de son expérience, d’expliquer ce qu’était l’accès aux soins dans ces lieux de privation de liberté, ce qui était possible et quelles étaient les limites actuelles. Interview.

Dans quelle structure exercez-vous et quelle est la procédure standard pour y bénéficier d'une consultation médicale ?


Docteur Reem Mansour : J'interviens en tant que médecin généraliste à l'unité médicale du centre de rétention administrative [UMCRA, ndlr] du Canet à Marseille qui dépend de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM). Chaque nouvel arrivant au centre de rétention bénéficie d'une consultation systématique avec une infirmière qui permet de reprendre les antécédents médicaux du patient, les éventuelles pathologies chroniques ou aigües ainsi que les éventuels traitements médicamenteux en cours. Si une personne reçue suit un traitement, souffre d'une pathologie aigüe ou chronique, laisse paraître un état de santé fragile (comportement inhabituel par exemple) ou si elle est une femme, une consultation médicale est alors systématiquement proposée.