Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 31 octobre 2015

UNE REFLEXION SUR LES INVESTISSEMENTS EN DIRECTION DE CEUX QUI S’OCCUPENT DES PLUS VULNÉRABLES






Le Monde selon Caroline Eliacheff


LA GRÈVE DES AVOCATS VOUS INSPIRE UNE REFLEXION  SUR LES INVESTISSEMENTS EN DIRECTION DE CEUX QUI S’OCCUPENT DES PLUS VULNÉRABLES

Oui, je vais essayer d’être claire!  La grève des avocats  concerne l’aide juridictionnelle, cette disposition qui permet aux citoyens dont les revenus sont inférieurs à 941€ (ce qui correspond au seuil de pauvreté) de faire prendre en charge intégralement par l’Etat leurs frais de procédure estimés chichement.


Services de psychiatrie des Hôpitaux du Léman : 23 lits risquent de disparaître

ledauphine.com 30/10/2015 

Photo Le DL

Ce matin, à l’initiative de Patricia Amisse, aide médico-psychologique au sein des services de psychiatrie des Hôpitaux du Léman (HDL), des élus du Chablais, dont Marc Francina et Jean Denais, respectivement maires d’Évian et de Thonon, ainsi que la CGT et le personnel, sont venus manifester leur colère face au risque de suppression de 23 lits sur les 43 que compte actuellement le service.

Art brut - Bilan de Outsider Art Fair Paris 2015

AMA 

La Outsider Art Fair, à Paris s’est déroulée du 22 au 25 octobre 2015, attirant de nombreux collectionneurs pour 38 exposants.

Le fondateur de la foire, Andrew Edlin, a commenté ce bilan en se référant à Jean Dubuffet, qui a posé le terme « art brut » et qui « défendait des artistes qu’il trouvait dans des hôpitaux psychiatriques et des prisons, des lieux où il y avait des artistes qui ne se considéraient même pas comme artistes eux-mêmes. » Des exposants tels que la Librairie Galerie Nicaise, à Paris, qui exposait des œuvres d’André Robillard, un artiste français de 84 ans interné depuis l’âge de 14 ans. Découvert par Jean Dubuffet, il est connu comme le dernier artiste vivant mis en avant par le fondateur de l’art brut. Ses œuvres se composent d’armes composées d’objets récupérés, vendus à des prix allant de 1.000 à 20.000 €. Fleisher/Ollman Gallery, de Philadelphie, présente des collages de Felipe Jesus Consalvos, un ouvrier cubano-américain issu d’une usine de cigares, dont l’œuvre a été découverte après sa mort, des paysages par Joseph Yoakum et des dessins par Scottie Wilson, un vendeur britannique. Des travaux de James Castle, un illustrateur sourd et illettré venant d’Idaho, aux États-Unis, se sont vendus entre 10.000 et 30.000 $.

Quel monde construisons-nous ?

Par  le 28/10/15

On ne présente plus la chercheuse et ethnographe américaine danah boyd (Wikipédia,@zephoria) dont nous avons souvent relayé les propos sur InternetActu.net comme sur A lire ailleurs.
A l’occasion d’une conférence donnée récemment, dont elle a publié le transcript sur son site, elle posait la question du monde que nous fabriquons avec les technologies et y apportait des réponses qui méritent d’être écoutées.

La technologie encapsule la complexité du monde

La chercheuse rappelle tout d’abord que pour elle, l’internet était un “portail vers la complexe société interconnectée dans laquelle nous vivons”. “Je regardais les activistes utiliser la technologie comme un levier pour connecter les gens d’une manière nouvelle, alors que les gens du marketing utilisaient ces mêmes outils pour manipuler les gens pour gagner de l’argent. J’ai arrêté de croire alors que la technologie seule pourrait produire l’illumination”. “A mesure que les outils sont devenus plus populaires et se sont répandus, ce qui était en jeu n’était pas la réalisation des désirs idylliques des premiers développeurs, mais une complexité de pratique qui ressemblait plutôt au bordel de la vie quotidienne.”

christian berstart brut

franco bellucci

beau comme...

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Franco

Bellucci

1945
Italie
Benjamin d’une famille de trois enfants, Franco Bellucci est né à Livourne (Italie) en 1945. Une encéphalite retarde son développement psychique et le prive de la capacité de parler. À l’adolescence, il fait montre d’une destructivité compulsive envers les objets qui l’entourent. Cette agressivité ne se porte jamais vers les autres ni vers lui-même. 
Le 15 février 1961, pendant l’éclipse solaire totale qui noircit le ciel de l’Italie du Nord, il jette la télévision par la fenêtre, en proie à une crise. Après une hospitalisation à Livourne où il détruit une grande partie du mobilier de l’hôpital, les médecins l’internent à l’asile psychiatrique de Volterra. Il passe alors la plupart des heures de la journée attaché à son lit. Craint pour sa force hors du commun, il est notamment connu pour briser les vitres des fenêtres, arracher radiateurs et robinets, ce qui lui cause de graves blessures aux mains. 

vendredi 30 octobre 2015

En Suisse, clinique et dépendances

Par Michel Henry, Envoyé spécial à Nyon (Suisse) — 
La clinique de la Métairie, à Nyon, lundi. Pour le psychologue Philippe Cavaroz (en haut), la méthode en douze étapes «met le patient d’égal à égal avec les soignants».

Inspirée des Alcooliques anonymes, la «méthode Minnesota», sans produit de substitution, est pratiquée sur les bords du Léman, pour 900 euros par jour. Mais la France, hélas, n’en a cure.

    Assurer les soins en milieu pénitentiaire ...

    30.10.15
    Les missions des unités sanitaires qui assurent les soins en milieu pénitentiaire sont exigeantes du fait d'un contexte particulier liée au milieu carcéral ; ce dernier conjuguant en effet une triple contrainte : sécuritaire, organisationnelle et sanitaire. Explications en regard du travail effectué par l'unité sanitaire de soins somatiques du CHU de Caen.

    Un bref rappel historique

    barreaux de prison cellule
    Par le biais d'unités de soins spécifiques, les détenus peuvent bénéficier d'un suivi médical et d'une offre de soin de qualité.
    Avant 1994, la prise en charge des soins des détenus relevait de la seule compétence de l'administration pénitentiaire. La prise en charge médicale des détenus était alors assurée par un ou plusieurs médecins vacataires désignés par le directeur régional des services pénitentiaires auprès de chaque établissement. Ce dernier devait disposer d’une infirmerie et d ‘un temps infirmier dédié à temps complet ou à temps partiel. La loi du 18 janvier 1994 a confié au service public hospitalier la charge d’assurer les examens de diagnostic et les soins, dispensés selon les  besoins  en milieu pénitentiaire ou en milieu hospitalier. Le décret n°94-229 du 27 octobre 1994 transfère cette prise en charge sanitaire au service public hospitalier plus apte à remplir cette mission. Sont alors mises en place de véritables unités de soins, garantissant aux détenus l’accès à un personnel médical et à une offre de soins de qualité. « L’infirmerie » pénitentiaire cède alors la place à l’Unité de Consultation et de Soins Ambulatoires « (UCSA) », qui bénéficie d’un financement Mission d’Intérêt Général (MIG) ; deux unités de soins sont alors créées à Caen, l’une à la Maison d’Arrêt, l’autre au Centre Pénitentiaire. Ces deux unités sont rattachées à un service clinique hospitalier du CHU de Caen. Le Centre Hospitalier Spécialisé (CHS) du Bon Sauveur de Caen avait déjà reçu en 1986, la mission  de mettre en place le Service Médico-Psychologique Régional (SMPR) afin d’assurer la santé mentale des prévenus et détenus.

    Six régions évaluent l'impact de groupes d'entraide mutuelle sur le quotidien des usagers handicapés

    Volonté d'amélioration du fonctionnement de l'action publique à l'esprit, la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) et la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) se lancent dans une nouvelle étude. Afin de mesurer les effets induits par la fréquentation des groupes d'entraide mutuelle (Gem) sur la situation de vie des adhérents, elles viennent de missionner l'association nationale des centres régionaux d'études, d'actions et d'informations en faveur des personnes vulnérables (Creai) sur une évaluation qualitative. Lancée le 2 octobre sur six régions de France, celle-ci devrait s'achever en juillet 2016.

    «Jouer à La Borde : Théâtre en psychiatrie» de Henri Cachia

    laborde
    La psychothérapie institutionnelle… Bien sûr, La Borde ! Ilot de résistance né en 1953, au beau milieu des structures concentrationnaires habituelles.
    La Borde, qui tente de réenchanter le monde par une révolution perpétuelle au gré des multiples réunions quotidiennes et d’une politique de remise en question permanente empêchant de figer les rapports soignants et soignés. Une expérience de vie sans pareille, bien plus qu’une théorie, avec une absence de hiérarchie rigide, où personne n’a l’avantage de s’installer dans son petit royaume.
    Henri Cachia, comédien, fasciné par ce lieu magique et les répétitions théâtrales — découverts dans La Moindre deschoses, film de Nicolas Philibert (1996) —, n’a eu de cesse de participer à l’atelier-théâtre, pour le fameux spectacle du 15 août, événement majeur de la vie labordienne.

    Diagnostic médical : la palpation du cerveau bientôt possible ?

    RTFLASH 29/10/2015

    En s’inspirant de la sismologie, des chercheurs de l’Inserm sous la direction de Stéfan Catheline (Unité Inserm 1032 « Applications des ultrasons à la thérapie ») viennent de mettre au point une méthode d’imagerie non invasive du cerveau par IRM qui donne les mêmes indications que la palpation physique. A terme, elle pourrait servir pour le diagnostic précoce des tumeurs cérébrales ou de la maladie d’Alzheimer.
    De nombreuses pathologies impliquent des changements structurels des tissus qui se traduisent par une modification de leurs propriétés mécaniques telle l’élasticité. Grâce à la sensibilité de ses mains et à sa connaissance fine du corps, un médecin peut, par un examen dit de palpation, évaluer la taille et la dureté d’une tumeur, la présence de ganglions inflammés, ou encore la taille et la position d’un fœtus chez la femme enceinte par exemple.
    Cette palpation est complétée ou remplacée par des techniques modernes qui  transmettent au médecin une indication de l’élasticité d’un tissu biologique. Elles reposent sur la génération et la détection d’ondes dont la vitesse de propagation à travers l’organisme diffère selon la dureté des organes (plus un tissu est dur, moins l’onde se propage vite et inversement).

    Art in Reims affiche l’art brut

    30-10-2015


    artbrut102015
    L’Art Contemporain s’invite dans la cité des Sacres à travers des expositions éphémères et des conférences programmées en 2015 et 2016. Rendez-vous à partir du 2 novembre prochain pour le premier volet de Art in Reims consacré à l’Art Brut et l’Art Singulier, à l’Hôtel Ponsardin dans les locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Reims-Epernay, partenaire de cet événement.


    Bruno Latour pense autrement la crise écologique

    LE MONDE DES LIVRES 
    Face à Gaïa. Huit conférences sur le nouveau régime climatique, de Bruno Latour, La Découverte, « Les Empêcheurs de penser en rond », 400 p.





    Ceux qui se plaignent de l’absence des intellectuels en politique avouent seulement qu’ils partagent ce mélange d’ignorance, de paresse et de mépris dont on se contente aujourd’hui au regard des idées. Il leur suffirait en effet d’ouvrir un livre de l’auteur français actuellement le plus cité et le plus traduit au monde, Bruno Latour, pour découvrir de quelle manière un penseur inclassable peut mettre son immense capacité d’invention conceptuelle et de découverte théorique au service de l’approfondissement des grandes questions de notre époque.

    Son nouveau livre, Face à Gaïa, est particulièrement exemplaire à cet égard. Il s’agit d’éclairer ce qui est peut-être l’affaire la plus grave de notre temps  : la ­catastrophe écologique globale que la ­notion de « réchauffement climatique » a rendue sensible au grand public (car comment appeler autrement que catastrophe ce qui entraîne une perte de biodiversité telle qu’on parle d’« extinction massive » ?). Suivant la philosophe Isabelle Stengers dans Au temps des catastrophes (La Découverte, 2009), Latour ­attire notre attention sur une conclusion inattendue que l’on peut tirer des travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)  : un nouvel acteur est arrivé dans l’histoire humaine – la Terre ! La Terre, qui fut longtemps le cadre neutre et muet de l’action des sociétés, est devenue un acteur qui nous répond. Le carburant que vous mettez dans votre voiture n’affecte pas seulement la qualité de l’air autour de vous (comme le voulait le vieux concept de pollution), mais bien l’organisation du climat à l’échelle de la planète. Les décisions politiques et économiques que l’on prend aujourd’hui détermineront le visage de notre monde pour des milliers d’années. Le temps géologique a rejoint le temps historique, à tel point qu’on parle d’« anthropocène » pour désigner cette époque de la Terre où l’homme est la principale force géophysique.
    Pour désigner ce nouvel acteur, Latour, comme Stengers, propose de reprendre le terme jadis utilisé par le géophysicien britannique James Lovelock, Gaïa. Pourquoi ce mot, alors que la communauté scientifique lui a reproché d’avoir réintroduit le fantasme New Age d’un super­organisme ?

    D’abord parce que Gaïa évoque un être animé et c’est bien cela qu’il faut faire sentir  : ce que nous prenions pour un simple décor inerte s’est mis en mouvement. Ensuite, parce que, comme Latour le montre brillamment dans les premiers chapitres de ce livre, le discrédit de la notion vient d’une mauvaise lecture de Lovelock. Celui-ci ne dit pas que les vivants sont les organes d’un énorme animal, mais au contraire qu’ils ­contribuent à fabriquer l’habitabilité même de leur espace  : l’atmosphère terrestre est le résultat des relations entre les vivants. Nous ne sommes pas dans la Nature, nous sommes avec toutes sortes d’êtres  : nous sommes le paysage les uns des autres. Ce que vient confirmer de manière très peu bucolique la notion d’anthropocène…



    Héroïne




    San Francisco, le samedi 31 octobre 2015 – Des doigts de pied peints. Et un chat. C’est une photo comme on peut en voir des dizaines sur les blogs de femmes et de mères, qui aiment à évoquer leur quotidien avec leurs enfants, leurs interrogations, leurs moments de pause (comme une pédicure). Pourtant, l’auteur américain de ce blog n’est peut-être pas tout à fait une mère de famille comme les autres. Elle a 45 ans, élève ses trois enfants de moins de sept ans, et vit avec eux et son époux dans une banlieue sans problème de San Francisco. Elle poursuit une carrière professionnelle intéressante dans la santé publique et assure mener une existence parfaitement confortable comme elle le raconte elle-même. Mais penchons nous un peu plus sur les écrits de son blog. Tracey Helton évoque donc sa dernière séance de pédicure : « Tandis que je me faisais masser les pieds, je me suis surprise à penser "C’est meilleure qu’un shoot d’héroïne" ». Comparaison un peu osée d’une blogueuse qui ne recule pas devant l’exagération ? Pas tout à fait, car Tracey Helton sait parfaitement ce qu’est un shoot d’héroïne.

    Les mensonges des adultes et la promesse de la Vicodin

    En 1999, ce n’est pas sur internet que Tracey évoquait sa vie, mais sur la chaîne HBO qui diffusait un reportage réalisé entre 1995 et 1998, consacré à cinq toxicomanes vivant dans les rues de San Francisco, intitulé « Black Tar Heroin : The Dark End of te Street ». Tracey, 25 ans, de beaux cheveux noirs, des yeux bleus étincelants était l’une des héroïnes de ce glaçant documentaire, révélant sans nuance le quotidien de ces jeunes toxicomanes. Devant la caméra qui la montre en train de s’injecter sa dose quotidienne dans le haut de sa cuisse, elle explique avec simplicité : « J’avais entendu parler de l’héroïne, et je me suis dit qu’en prendre devait être une expérience intéressante. J’ai toujours dit que je voulais tout essayer au moins une fois dans ma vie ». Sa première « expérience » avec la drogue remonte à l’époque où elle n’était qu’une lycéenne : de la Vicodin lui avait été prescrite après le retrait de ses dents de sagesse. « Je suis tombée amoureuse de l’effet provoqué par les opiacées. Mes soucis semblaient comment envolés sous son influence. Dès lors j’ai recherché à retrouver ce sentiment ». Les discours maintes fois entendus dans son entourage sur la dangerosité de la drogue n’ont aucune prise sur elle. « A sept ans j’avais déjà vu mon père ivre mort à de nombreuses reprises. J’avais déjà surpris des personnes plus âgées sous l’emprise de la drogue » raconte-t-elle. Très tôt, elle constate l’incommensurable fossé entre les déclarations de bon aloi des adultes et leur comportement. « J’ai compris qu’ils mentaient ».

    Le sexe des anges peut-il être « neutre » ? Retour sur le jugement du Tribunal de Grande Instance de Tours

    31/10/2015
    Avant d’être consacrés par la Cour de cassation ou le Conseil d’Etat, les grands revirements de jurisprudence ont souvent pour origine des avocats audacieux et des magistrats qui osent franchir le Rubicon. Le jugement qui a été rendu par le Tribunal de Grande Instance de Tours, le 20 août dernier, et qui a été relayé à grands bruits par la presse ce mois-ci, est appelé à avoir une postérité certaine.
    En effet, pour la première fois en France, une juridiction reconnait la possibilité de faire figurer la mention « sexe neutre » sur l’état civil d’une personne.

    Un requérant « intersexué »

    Un requérant forme devant le Tribunal de Grande Instance une demande de rectification de son état civil tout à fait singulière qui nécessite que l’on se penche un instant sur sa situation.
    En effet, sur son acte de naissance, le requérant a été « défini » comme étant de sexe masculin.
    Toutefois, d’un point de vue biologique, le requérant est présenté par les certificats médicaux versés aux débats comme étant « intersexué ». Ce dernier est né avec des organes génitaux qui ne « correspondent pas à la norme habituelle de l’anatomie masculine ou féminine » et possède à la fois des organes génitaux féminins (vagin rudimentaire) et masculins (micro-pénis).
    D’un point de vue psychique, le justiciable exprime surtout une impossibilité manifeste à se définir sexuellement et revendique une « identité intersexué ». Le requérant évoque notamment le caractère artificiel de la posture masculine dans laquelle il estime avoir été assigné à sa naissance en fonction des avis médicaux et « des préférences personnelles » de ses parents.
    Bien que ses parents aient choisi de le déclarer comme garçon, et bien qu’il ait été élevé comme tel, ce dernier demande une rectification de son état-civil.

    jeudi 29 octobre 2015

    Face au vieillissement, Jennifer Oliver tente de « restaurer une qualité de vie »

    Le Monde.fr | 29.10.2015 | Par Julia Pascual

    Jennifer Oliver, psychologue, et une future résidente. Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), le 23 octobre 2015.
    Jennifer Oliver, psychologue, et une future résidente. Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), le 23 octobre 2015. Nadege Abadie pour Le Monde

    Je dois avouer que je ne la suis pas trop ». Jennifer Oliver n’a pas la tête dans l’ordre du jour parlementaire. Psychologue, elle travaille depuis cinq ans auprès de personnes âgées pour la société ABCD 94, dans le Val-de-Marne. Les questions liées à la perte d’autonomie, à l’épuisement des aidants, aux impératifs financiers des familles… elle les aborde au quotidien. Des sujets que les sénateurs ont précisément évoqués alors qu’a été adopté mercredi 28 octobre, en seconde lecture, le projet de loi sur « l’adaptation de la société au vieillissement ». Le texte fait l’objet d’un assez large consensus bien que les professionnels du secteur regrettent des moyens insuffisants face à une thématique au périmètre grandissant. En 2050, 24 millions de Français auront 60 ans et plus.


    Tâches ménagères : les inégalités ont la vie dure

    LE MONDE | 29.10.2015 | Par Julia Pascual
    Les mères continuent tout de même d’assumer 65 % des tâches parentales.
    Les mères continuent tout de même d’assumer 65 % des tâches parentales. 

    Si les emplois du temps des femmes et des hommes ont convergé ces trente-cinq dernières années, les premières continuent d’assumer les deux tiers du travail domestique. Plus inquiétant : le rapprochement des emplois du temps a tendance à se ralentir, ce qui pourrait annoncer qu’un palier est en voie d’être atteint.

    C’est une longue plongée dans le quotidien des Français et les inégalités de genre que publie, jeudi 29 octobre, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), dans un numéro spécial de sa revue Economie et Statistique. Regroupant et analysant quatre enquêtes réalisées entre 1974 et 2010, des chercheurs portent un regard sur la façon dont les hommes et les femmes se répartissent les tâches domestiques. Et le constat pourrait se résumer à un tiède « peut mieux faire ».


    Après le génocide

    29/10/2015

    Le vingtième siècle connut hélas plusieurs crimes de masse, parmi lesquels ceux commis par le sinistre régime Khmer rouge au Cambodge entre 1975 et 1979, souvent qualifiés de génocide et ayant coûté la vie à près de 2 millions de personnes (environ un cinquième de la population cambodgienne de l’époque) [1].
    Travaillant à l’Institut Nordique d’Études Asiatiques de Copenhague (Danemark), Inger Agger [2] évoque précisément, dans la revue Transcultural Psychiatry (éditée par la Division de Psychiatrie Sociale et Transculturelle de la McGill University, à Montréal, Canada) les conséquences lointaines de ces exactions à grande échelle : une quarantaine d’années plus tard, des survivants continuent toujours à souffrir de “symptômes mentaux douloureux.”

    Parler pour lutter contre le harcèlement à l’école

    Le Monde.fr | 29.10.2015 | Par Aurélie Collas


    C’est en en parlant le plus possible qu’on luttera le plus efficacement contre le harcèlement à l’école. Forte de cette conviction, la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a annoncé, jeudi 29 octobre, le lancement d’une nouvelle campagne de communication sur le harcèlement scolaire à partir du 5 novembre. La troisième en quatre ans.

    le marteau et le tamponnoir ou la culture hors sol

    Blogs  |  PAR AGNÈS PIERNIKARCH

    J'ai en mémoire la parabole de Lucien BONNAFE, qui, pour illustrer son propos choisissait avec soin l'image qui allait plus vite qu'un long discours, afin de permettre à son interlocuteur de saisir le sens de son intervention. Ainsi, afin de montrer  l'intérêt de l'action d'une équipe de secteur pouvant intervenir,  pour proposer des soins voire des soins intensifs en dehors d'une hospitalisation, ou pour préparer le patient à celle-ci et obtenir son consentement, il évoquait, si la demande des équipes se cantonnait à la simple demande de moyens supplémentaires pour l'équipe d'hospitalisation, l'histoire du marteau, de la vis, et du tamponnoir. L'auditoire, ébahi, se taisait, inquiet de la santé mentale de l'orateur. Même dans les années 80, plus personne ne savait à quoi pouvait bien servir un tamponnoir. Bref, dans "la boite à outil", le matériel était inadapté. Il était inutile de prendre un marteau de plus en plus lourd, c'est le marteau qui ne servait à rien. Lucien Bonnafé parlait d'un tamponnoir, on pourrait dire aujourd'hui, une perçeuse et une cheville, afin de faire tenir la vis.

    La solution proposée par le lobby des Directeurs des Hôpitaux évoque cette anecdote.


    Benjamin Will de Sarreguemines : immersion dans le plus grand hôpital de Chine

    LE REPUBICAIN 29/10/2015
    LORRAIN 
    Elève infirmier à Sarreguemines, Benjamin Will a d’abord stoppé ses études pour exercer comme aide-soignant. Alors qu’il pensait devenir assistant social, retour à la case départ. Il décide de suivre un contrat de professionnalisation en soins infirmiers aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg. Le principe consiste à alterner cinq semaines de stage avec cinq semaines de cours. Dans ce cadre, il apprend que le CHU a scellé un partenariat avec l’hôpital Rui-Jin de Shanghai. Il favorise les échanges entre étudiants français et chinois.

    Home de David Storey

    A propos du spectacle

    Où se situe l’action de Home ? Dans un asile pour vieillards ? Un hôpital psychiatrique ? Une petite île perdue en plein milieu de la Manche ? Peut-on répondre précisément à cette question ? Ce qui est sûr, c’est que Home est le point de repère de cinq personnages à la dérive. Home est le cadre d’une humanité qui ne sait plus vraiment où elle est. C’est le nom que l’on a donné à ce lieu par dépit.

    Coup de bec du « Canard » sur des DU de facs de médecine « sans assise scientifique »

    Coline Garré
    | 28.10.2015
    Le « Canard enchaîné » épingle dans son édition du 28 octobre certains diplômes universitaires s’éloignant de la médecine par les preuves, proposés à des prix élevés par les universités.

    Le journal cite, pêle-mêle : le diplôme de psychothérapeute EMDR, psychotraumatologue et compléments psychopathologies, 3 200 euros pour 145 heures à Metz, la méditation pleine conscience, pour 1 845 euros à Limoges, la programmation neurolinguistique à Rennes, la réflexothérapie plantaire à Papeete, ou encore la naturothérapie à l’université catholique de Guingamp, facturée entre 2 200 euros en formation initiale et 3 220 euros en continue.

    Comment réussir l'embauche d'un travailleur handicapé en Ehpad

    LE PROBLÈME

    Au même titre que toutes les entreprises de plus de vingt salariés, les Ehpad doivent compter au moins 6% de personnes handicapées dans leurs effectifs. Ce recrutement implique une démarche particulière. Quels sont les partenaires à connaître, la méthode à suivre et les aides financières possibles ?

    Le rachat des jours de RTT a flambé à 85,9 M€ en 2013 dans les hôpitaux

    Une vraie explosion : le nombre de jours de RTT rachetés dans les établissements publics de santé a été multiplié par vingt-deux sur 2012-2013 pour culminer à 362 340. Soit 85,9 M€, alors que ce montant n'atteignait même pas les 5 M€ un an plus tôt. Une poussée de fièvre à porter au crédit quasi exclusif des médecins et de la refonte de leurs CET.

    Chez les patients schizophrènes La mortalité est 3,5 fois plus élevée que dans la population générale

    29.10.2015

    La mortalité est 3,5 fois plus élevée chez les patients schizophrènes que dans la population générale, révèle une étude publiée cette semaine dans la revue « JAMA Psychiatry »


    Lire l'étude ...

    Débrayage du personnel à la clinique de Bellelay (BE)

    SUISSE Jeudi 29 octobre 2015

    PsychiatrieLe personnel des services psychiatriques du Jura bernois-Bienne-Seeland (SPJBB) dénonce le projet d'autonomisation du canton de Berne qui prévoit des mesures d'économies.

    La clinique psychiatrique de Bellelay, dans le Jura bernois.
    La clinique psychiatrique de Bellelay, dans le Jura bernois.Image: ARCHIVESLe personnel de la clinique psychiatrique de Bellelay, dans le Jura bernois, a mené mercredi une nouvelle action de protestation pour dénoncer les mesures d'économies qui frappent les institutions psychiatriques du canton du Berne. Les employés ont observé un débrayage symbolique entre 11h30 et 14 heures.Lire la suite ...

    mercredi 28 octobre 2015

    France culture - Histoire des drogues 2/4 : Histoire du haschich






    La Fabrique de l'Histoire

    Syndiquer le contenupar Emmanuel LaurentinLe site de l'émission
    Emission La Fabrique de l'Histoire
    du lundi au vendredi de 9h06 à 10h Durée moyenne : 53 minutes
    Ecoutez l'émission53 minutes

    - Un documentaire de Olivier Chaumelle et Françoise Camar 5

    27.10.2015 - 09:06

    Histoire du haschich

    Un documentaire de Olivier Chaumelle et Françoise Camar

    On a adopté le mot haschisch, ou hachich, ou haschich, ou hachisch, ou encore d’autres combinaisons orthographiques, depuis l’arabe, langue dans laquelle il signifie “herbe” au sens général.
    Pour profiter des vertus ou vices du Cannabis indica, on a inventé toutes sortes de préparations destinées à le conserver mieux, ou à le transporter sous un moindre volume. Les poètes romantiques du XIXe siècle on été initiés au haschich par les médecins aliénistes de leur temps, lesquels n’hésitaient pas à essayer sur leur propre personne toutes les substances à leur disposition. L’aliéniste Jacques-Joseph Moreau de Tours — auteur de Du hachisch et de l’aliénation mentale, paru en 1845 — par exemple, accompagna un de ses riches patients pendant trois ans dans un voyage en Orient, où il fit connaissance du haschich.