Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 30 mars 2013


Qui pilote la politique du médicament ?


L’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM) vient de publier un bilan des effets indésirables des contraceptifs oraux. Le docteur Antoine Pariente souligne à juste titre dans Le Monde que la multiplication des affaires révélant les risques des médicaments provoque un important mouvement de défiance (http://abonnes.lemonde.fr/sante/article/2013/01/31/il-y-a-une-veritable-mefiance-qui-nait-a-l-egard-des-medicaments_1825021_1651302.html). Il s’étonne aussi de l’utilisation excessive de certains médicaments en dépit de la connaissance de leur risque.
Cependant, lorsque l’on regarde la façon dont le circuit du médicament est organisé, cela n’est guère étonnant, je l’ai déjà écrit dans ce blog (http://securitesanitaire.blog.lemonde.fr/2013/02/03/30/). Ce circuit est en effet particulièrement complexe, rappelons-le : un médicament reçoit d’abord une autorisation de mise sur le marché délivrée par l’ANSM. Puis la Haute autorité de santé apprécie le service médical rendu par le produit. C’est ensuite sur cette base que le Comité économique des produits de santé négocie son prix. Le remboursement est alors décidé par le ministre chargé de la Santé et l’assurance-maladie procède au remboursement des médicaments prescrits par les médecins. Les effets secondaires éventuels du médicament sont alors surveillés par les médecins, les patients et les firmes pharmaceutiques qui doivent les notifier à l’ANSM.

Que fait le cerveau quand il ne fait rien ?

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 
| BEB DEUM
Tout commence en novembre 1992 par une découverte fortuite faite par Bharat Biswal, un étudiant ingénieur électricien alors âgé de 25 ans. Voulant se former en biophysique et neurosciences, il se voit proposer un poste dans le département de radiologie de la faculté de médecine du Wisconsin à Milwaukee (Etats-Unis). Il entreprend alors de réduire le bruit de fond des signaux générés par l'IRM fonctionnelle (IRMf) afin d'améliorer l'interprétation des données recueillies lors de la réalisation d'une tâche motrice.
"Je ne pouvais travailler que tous les samedis soir car le reste du temps presque tous les scanners étaient pris par les cliniciens. A ma grande surprise, j'ai remarqué la présence d'une forte corrélation entre l'activité des cortex moteurs gauche et droit, alors même que le sujet était parfaitement immobile !", se souvient Bharat Biswal, aujourd'hui ingénieur biomédical au département de radiologie de la New Jersey Medical School. Il venait de découvrir l'existence d'une activité spontanée, au repos, entre des régions distantes du système moteur qui apparaissent fonctionnellement couplées.
"RÉSEAU DU MODE PAR DÉFAUT"
"D'autres études montreront qu'il existe dans le cerveau au repos, lorsque notre activité cognitive n'est pas dirigée vers un objectif spécifique, une activité cérébrale intense et soutenue dans des régions spatialement éloignées", indique le professeur Francis Eustache, qui dirige l'unité Inserm du laboratoire de neuropsychologie du CHU de Caen. "Ces structures sont fortement connectées sur le plan fonctionnel et forment un réseau caractérisé par la présence de fluctuations synchrones de basse fréquence", poursuit le chercheur.
Ce réseau est composé de régions du cortex préfrontal en avant et du cortex pariétal en arrière. Dans un article paru en 2001 dans lesComptes rendus de l'Académie des sciences américaine (PNAS), Marcus Raichle, professeur de radiologie à la Washington University School of Medicine (Saint Louis, Missouri), l'a baptisé "réseau du mode par défaut" pour signifier qu'il fonctionne même lorsque l'on ne fait rien. Depuis, cet article a été cité 2 595 fois dans la littérature scientifique.
Le cerveau reste donc actif au repos. Un repos très relatif dans la mesure où "le cerveau, qui représente seulement 2 % de la masse corporelle totale, consomme au repos 20 % de l'énergie du corps. De plus, la réalisation d'une tâche n'exige qu'un faible surcoût d'énergie par rapport à celle consommée par un cerveau au repos : moins de 5 %",indique Marcus Raichle.

En France, la fécondité défie la crise

Le Monde.fr avec Reuters | 
Contrairement à la plupart des autres pays développés qui ont vu fondre le nombre des naissances ces dernières années, la crise économique n'a pratiquement eu aucun impact sur le taux de fécondité en France.
Avec 792 000 naissances en 2012 contre 793 000 en 2011, le nombre des naissances en France métropolitaine est resté quasiment stable tout comme l'indicateur de fécondité, qui se maintient à 2 enfants par femme en 2012 comme en 2011, indique l'Institut national des études démographiques (INED), dans une étude publiée jeudi 28 mars.
Les stéréotypes garçons-filles s'imposent dès la crèche

Avant même d'entrer à l'école, les enfants sont exposés à de nombreux stéréotypes, selon ce rapport.

Avant même d'entrer à l'école, les enfants sont exposés à de nombreux stéréotypes, selon ce rapport. Crédits photo : PHILIPPE DESMAZES/AFP
L'Inspection générale des affaires sociales (Igas) a remis ce jeudi un rapport à Najat Vallaud-Belkacem qui explique qu'avant 3 ans, les enfants sont déjà assignés à des rôles en fonction de leur sexe.
Jolies princesses contre superhéros. Dès la crèche, les enfants sont incités à se conduire en fonction des stéréotypes sexués, selon un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) remis ce jeudi à la ministre du Droit des femmes, Najat Vallaud-Belkacem. Les jouets proposés aux enfants, les compliments différents qui leur sont faits, les attitudes qu'on leur demande d'adopter sont autant d'incitations invisibles, expliquent les auteurs, qui s'étaient vus chargés de cette mission par la ministre il y a trois mois. Najat Vallaud-Belkacem va maintenant «étudier avec attention» ce rapport avant de prendre d'éventuelles décisions.
A partir des observations menées, les auteurs ont constaté que “les petites filles sont moins stimulées, moins encouragées dans les activités collectives tandis que leur apparence est davantage l'objet des attentions des adultes”. A l'inverse, «les préoccupations pour les activités physiques sont plus prononcées quand il s'agit des garçons». Au cours des échanges verbaux, «les professionnels interrompent plus fréquemment les filles que les garçons», relève aussi cette enquête. Les jouets utilisés renvoient également à «un monde binaire». Ainsi, ceux des garçons sont «plus nombreux et diversifiés que ceux des filles et sont associés à l'extérieur», alors que ceux des filles «sont plus limités en nombre» et «souvent réduits au champ des activités domestiques et maternelles». Ces jouets renvoient à des compétences différentes: plutôt verbales pour les filles, plutôt mathématiques et scientifiques pour les garçons

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Plus de 6 millions d’Européens atteints par la maladie d’Alzheimer

Plus de 6 millions d’Européens ont été frappés en 2011 par la maladie d’Alzheimer. Leur nombre devrait grimper à plus de 10 millions en 2040. Ces résultats sont issus de l’action Alcove lancée par la Commission européenne et 19 états membres. Face à cette épidémie, une des actions emblématiques repose sur le bon usage des neuroleptiques dans la prise en charge des troubles du comportement des personnes présentant une démence. A ce jour, de 20 à 60 % des patients âgés vivant en institution sont exposés aux neuroleptiques. Mais avant de traiter, il s’agit aussi de poser un diagnostic au moment opportun. Le patient dans ce cadre a certes le droit de connaître la maladie. Mais devrait disposer de l’opportunité à refuser les explorations.

Sur le régime des Matermittentes

Publié, le lundi 11 juillet 2011

Les Matermittentes, collectif des mères intermittentes qui se sont réunies pour dénoncer le traitement discriminatoire exercé par la CPAM et par l’Assurance chômage (UNEDIC) vis-à-vis des femmes exerçant un emploi discontinu dans le cadre d’un congé maternité, reviennent ici sur quelques-uns des vides juridiques laissés dans le régime de l’intermittence en s’interrogeant sur les raisons de cette « exception sociale ».
C’est l’histoire d’une enquête, celle que nous menons pas à pas depuis près de deux ans.
Elle commence avec la naissance de quelques enfants. Ces enfants, les nôtres, ont la particularité d’avoir pour mères, des femmes qui travaillent par intermittence dans le spectacle ou l’audiovisuel. Nous sommes danseuses, comédiennes, circassiennes, réali- satrices, monteuses, chargées de production... Or, si nous exerçons nos métiers depuis de nombreuses années, notre travail ne nous a pas permis, d’ouvrir de droits aux indemnités de la Sécurité sociale pendant la durée de notre congé maternité.

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Le blog des Matermittentes




La vraie vie à l'école. La psychanalyse à la rencontre des professeurs et de l'école

Philippe Lacadée
 Avril 2013
Présentation :
 « J’ai deux écoles de la vie : l’école des études, pour soi-même, et l’école de la vraie vie », explique un élève à sa professeure. Pour lui, la vraie vie, c’est le jeu de la vie. Mais pas à l’école. Tant d’élèves, tant de professeurs, pensent que « la vraie vie est ailleurs !…».
L’école doit inventer aujourd’hui les lieux et les liens pour rendre les élèves plus présents, plus attentifs au savoir vivant que les enseignants leur transmettent, plus responsables devant la vie qu’ils ont à construire. Comment faire classe afin que les élèves s’y sentent accueillis dans leurs dires et consentent, peu à peu, à abandonner cette position de repli sur soi pour s’ouvrir à la vie de l’esprit ?
Soutenir ce pari exige de savoir dire « oui » au sujet qui s’exprime tout en disant « non » à ce qui le déborde, à ce qui peut le pousser à des extrêmes, voire jusqu’au refus scolaire.
C’est ce savoir-y-faire-là que nous transmettent ici des enseignants, avec l’éclairage de la psychanalyse, dans la mesure où ils s’interrogent sur la vie du langage, le savoir de l’enfant, le désir des pédagogues et la fonction que tient dans l’éducation le désir de l’Autre. Parier sur les impasses, la dimension pulsionnelle de la satisfaction et de la jouissance permet d’entrevoir des éclaircies dans l’impossible d’éduquer. 

Un comité de soutien relance le débat sur la psychiatrie

Le Monde.fr avec AFP | 
Le débat sur la psychiatrie est à nouveau relancé. Un comité a été créé pour soutenir la jeune femme qui avait vandalisé le tableau de Delacroix La Liberté guidant le peuple au musée du Louvre-Lens, et qui est toujours internée en hôpital psychiatrique, ont annoncé ses membres mercredi 27 mars.
Les membres de ce collectif, proches de l'association Politis 62, veulent "alerter l'opinion" et "ouvrir le débat sur la folie""On revient àune psychiatrie répressive", a regretté Bruno Mattéi, philosophe et intellectuel engagé, lors d'un point de presse. "Nous disons : 'écoutons-la'. Mais on ne peut pas." Selon M. Mattéi, la jeune femme a déclaré lors d'une audition expliquer son geste "par la volonté de lutter contre la manipulation de l'opinion et par le souci d'élever le niveau de conscience du peuple".

mercredi 27 mars 2013

Les directeurs des soins dans la rue

De mémoire de ministre de la Santé, on n’avait pas vu défiler de directeurs d’hôpital sous ses fenêtres Avenue de Ségur depuis des années. Ils sont entre 200 et 300 à avoir battu le pavé parisien ce mercredi 27 mars, en grande majorité des directeurs des soins. En colère car leur statut ne progresse pas d’un iota, malgré les promesses renouvelées par plusieurs ministres successifs.

Des députés socialistes créent un groupe de travail sur le cannabis thérapeutique

Le député socialiste, maire du 18e arrondissement, Daniel Vaillant, a annoncé la création d’un groupe de travail réunissant des socialistes à l’Assemblée nationale sur l’usage thérapeutique du cannabis.

Violence : les paradoxes d'un monde pacifié

SOMMAIRE A LIRE ICI


Psychiatrie coloniale : des préjugés tenaces

Jean-Christophe Coffin   (Profil auteur)
Mis à jour le 20/03/2013
Soins insuffisants et inégalitaires, soupçons
 de « primitivisme », tentation de biologiser les différences culturelles… Dans les colonies françaises, le regard porté sur les troubles mentaux reflétait le contexte politique.
La constitution des empires coloniaux modernes précède de peu l’essor de la profession psychiatrique en Europe. Mais c’est essentiellement à partir du XXe  siècle que se constitue un savoir psychiatrique en contexte colonial. Celui-ci, au gré de son histoire, s’avère très réceptif aux impératifs politiques et culturels de son temps. Ce qui n’a pas manqué d’interroger sur sa crédibilité, voire de jeter sur celle-ci un discrédit définitif. Toutefois, la psychiatrie coloniale est loin d’être monolithique, et connaît plusieurs phases au cours de son histoire de moins d’un siècle. Elle est souvent dominée par quelques figures qui ont imprimé leur marque en assurant le destin de quelques concepts. Elle a construit un corpus qui, s’il est constitué de préjugés flagrants, comporte néanmoins des éléments d’observations qui seront repris dans la période de décolonisation pour construire une ethnopsychiatrie, dont les contours ne cessent cependant d’être redéfinis à l’âge contemporain.




Les enfants veulent être de belles personnes

Marc Oeynhausen
Mis à jour le 07/03/2013
Des enfants de 5 ans seraient-ils déjà soucieux de leur réputation sociale ? Dès leur plus jeune âge, certains enfants vont spontanément partager leurs jouets et montrer leur envie d’aider les autres. Mais ce n’est peut-être ni l’empathie ni l’altruisme qui pousseraient les enfants à agir ainsi. Comme chez les adultes, le comportement des enfants pourrait être orienté par le calcul d’éventuels bénéfices secondaires de leurs actes. Il semblerait en effet que nous soyons davantage généreux lorsque nos actes ont lieu en public plutôt qu’en privé. L’envie d’être reconnu et estimé par les autres expliquerait cela.

Des chercheurs de l’université américaine de Yale ont observé le comportement d’enfants d’une classe de maternelle.

Loir-et-Cher - Santé

Inquiétudes en psychiatrie à l'hôpital de Blois

27/03/2013
Le personnel soignant de paramédical en psychiatrie est inquiet face à la fermeture de lits et la continuité des soins. La direction, elle, se veut rassurante.
Lundi dernier, nous avons eu une réunion d'information avec la direction de l'hôpital : du fait de l'absence de certains médecins, la fermeture de 25 lits en psychiatrie était " envisagée ", avec redéploiement de 12 agents dans d'autres services. Deux jours après, ces fermetures étaient effectives, s'inquiètent les personnels soignants du corps paramédical de psychiatrie à l'hôpital de Blois.

Les 39 auditionnés à l’Assemblée Nationale

25 mars 2013
Un bout de phrase de la loi du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge a été annulé par leConseil d’état le 6 octobre 2011. En conséquence le parlement doit s’en saisir pour raccommoder le trou produit par le Conseil d’Etat.

L’Assemblée Nationale organise donc une audition pour imaginer comment ré-écrire ce petit morceau de loi, un peu mieux que ne l’avait rédigée la précédente assemblée. A cette occasion le Collectif des 39 a été auditionné le 21 février 2013. Ce sont Patrick Chemla, Thierry Najman, Serge Klopp et Matthieu Belhasen qui sont allés exposer notre point de vue et nos expériences.
Et les bonnes feuilles, les voici !
*Video:intervention de patrick chemla

Intervention de Patrick Chemla
*Video:intervention de serge kloop

Intervention de Serge Klopp
*Video:intervention de mathieu belhasen

Intervention de Mathieu Belhasen
*Video:intervention de thierry najman

Intervention de Thierry Najman

Des robots à la maison, des câlins au service à la personne

Le Monde.fr avec AFP | 
Les robots "compagnons", qui jouent avec les enfants, aident les personnes âgées et veillent sur la maison ont été les stars d'Innorobo, salon international de robotique, du 19 au 21 mars à Lyon.
Né à l'université d'Osaka, Telenoïd, aux allures de petit fantôme blanc et lisse, est un robot "câlin", qui mime les expressions faciales des humains à la perfection.
Né à l'université d'Osaka, Telenoïd, aux allures de petit fantôme blanc et lisse, est un robot "câlin", qui mime les expressions faciales des humains à la perfection. Dirigé par téléphone, il a pour vocation de"remplacer la présence humaine" de la personne au bout du fil, qui se matérialise grâce à lui. 

L’alcool devient l’une des premières causes médicales d’hospitalisation

Les hospitalisations pour des troubles liés à l’alcool représentaient en 2011, 470 000 séjours, révèle une étude du Pr Michel Reynaud, chef du département de psychiatrie et d’addictologie à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif, et du Pr François Paille, présentée devant la Société française d’alcoologie. L’étude intitulée« Les diagnostics des troubles liés à l’alcool dans les hôpitaux français »a été réalisée à partir de la base de données PMSI-MCO-ATIH (Agence technique de l’information sur l’hospitalisation).
« Il s’agit de l’une des premières causes médicales d’hospitalisation médicale, c’est-à-dire n’incluant ni la chirurgie, ni l’obstétrique », précise le Pr Michel Reynaud. Ces hospitalisations sont 1,7 fois plus nombreuses que celles pour diabète, et 3 fois plus nombreuses que celles pour des pathologies vasculaires. À titre de comparaison, 1 019 000 séjours hospitaliers liés au cancer ont été recensés en 2011, selon l’Institut national du cancer (Inca).

Episode de mémorisation ou se souvenir de son opération, même sous AG...

 25/03/2013

Rapidement lue, l’étude pourrait faire froid dans le dos. Dans la revueAnaesthesia, des anesthésistes anglais chiffrent les épisodes de mémorisation survenus au cours de procédures d’anesthésie générale. La mémorisation n’est pas un véritable éveil ; le patient se souvient d’un moment de l’intervention : « Docteur, je vous ai entendu parler... dire que... »
Les 7 125 anesthésistes anglais interrogés par questionnaire au cours d’une enquête nationale (NAP5*), font état de 153 épisodes survenus au cours de leur année d’exercice en 2011, soit un taux d’incidence estimé à 1 épisode tous les 15 000 opérés.
Les observations antérieures relativement rares faisaient état de 1 à 2 épisodes pour 10 000, les écarts étant liés aux méthodes pour apprécier ces mémorisations, notamment quand et à quelle fréquence sont utilisés les questionnaires. Le problème reste pourtant très préoccupant, côté patient et côté anesthésiste, puisqu’il vient en quatrième position sur la liste des accidents qui doivent être évités, après le décès, les nausées et les vomissements.

Malades étrangers : des expulsions à haute dose pour seul traitement

25 mars 2013

On dirait que rien n’a changé. En attestent ces bribes d’histoires, racontées la semaine dernière par l’association Aides et l’Observatoire du droit à la santé des étrangers (ODSE).
Il y a, par exemple, le cas de Kouamé, âgé de 35 ans. D’origine ivoirienne, il vit en France depuis 2005. Il découvre sa séropositivité au cours d’un examen de routine en novembre 2011.
En mars 2012, il dépose auprès de la préfecture une demande de titre de séjour pour soins, assortie d’un rapport médical précisant sa pathologie. Le 25 mai, le médecin de l’Agence régionale de santé (ARS) de Seine-Saint-Denis rend un avis défavorable. Motif ? Les traitements VIH seraient «disponibles en Côte-d’Ivoire» et l’état de santé de Kouamé serait «compatible avec une prise en charge dans son pays». Se conformant à cet avis, la préfecture enjoint Kouamé à quitter le territoire français sous trente jours.
Depuis, il se cache, terré dans la clandestinité, sans papiers ni revenus. «Cet avis défavorable est pourtant en totale contradiction avec l’instruction du ministère de la Santé, et en total décalage avec la réalité. En 2010, avant la guerre civile ivoirienne, seuls 37% des malades avaient accès au traitement VIH», explique Aides.
Le jour où l'infirmier psy est devenu journaliste - Quimperlé
jeudi 21 mars 2013

En plus de son métier de cadre supérieur de santé en psychiatrie à l'hôpital de Quimperlé, Armel Rivallan est le rédacteur en chef de la revue « Soins psychiatrie », une référence dans le milieu.
C'est la semaine de la santé mentale. Armel Rivallan, cadre supérieur de santé à l'hôpital, est aussi rédacteur en chef adjoint de la revue bimestrielle Soins psychiatrie. Par passion.
Portrait
On parle psychiatrie, ses yeux s'allument comme un feu de joie. Armel Rivallan met vite à l'aise, question de métier. Ce quinquagénaire né à Paris, où il a vécu jusqu'à ses 20 ans, est entré en psychiatrie par hasard. « La vraie question est : quand en sort-on ? »lance-t-il avec humour. Ça ne semble pas près de lui arriver. Rien ne le prédestinait pourtant à suivre cette voie. Chauffeur de poids lourds, dépanneur TV, employé pour un négociant en vins de Bordeaux... Il passe le concours d'infirmier psy « parce qu'il me fallait un boulot ».
La plume et le bistouri

Hésitations éthiques autour des autotests sur le sida

Cela peut être déroutant, la bioéthique. On en a un joli exemple avec la question des autotests sur le sida,  ces kits de dépistage qui pourraient permettre à chacun de tester son éventuelle séropositivité.
La semaine dernière, le Conseil national du sida se prononçait clairement pour leur  diffusion . Cette aprés midi, le Comité consultatif national de bioéthique (CCNE) s'est montré, pour sa part,  beaucoup plus réservé. Notant par exemple que  "lorsque que le résultat de l’autotest indique une séronégativité, c’est le cas le plus fréquent, le risque pour la personne est d’être faussement rassurée par le résultat négatif attendu de ce test pratiqué par elle-seule, de ne pas effectuer un test de confirmation, et ce d’autant que la personne a, a priori, utilisé l’autotest en raison d’une réticence à entrer dans le système actuel de dépistage accompagné".
Pour autant, le CCNE se doutant bien que ces autotests devraient, bientôt, être diffusés, en Europe comme ils le sont déjà aux USA, il insiste pour que les autorités sanitaires s’assurent, avant toute commercialisation, de «leur efficacité», qu’elles organisent «la mise à disposition commerciale des auto tests par les pharmacies voire sur les sites Internet des pharmacies», et qu’elles «développent un effort encore accru en matière de prévention".
Comment expliquer, néanmoins, ces positions différentes de deux instances, normalement sensibles aux mêmes valeurs éthiques ? 


Trois ministres à Lyon pour le comité stratégique de la filière santé


La ministre de la Recherche, Geneviève Fioraso, a ouvert dimanche à Lyon le Forum Biovision consacré aux sciences de la vie. "Nous devons renforcer le partenariat public-privé" dans les secteurs de "l'industrie du médicament, du diagnostic, du dispositif médical et (des) biotechnologies.
LIEN SOCIAL
Bienvenue à l’hôpital psychiatrique
Auteur(s): Philippe Clément -
éd. Les empêcheurs de penser en rond, 2007 (190 p. ; 15 €)
Voilà un livre à lire au titre radicalement ironique qui fait froid dans le dos et mal au cœur pour quiconque est concerné par la folie. Philippe Clément est infirmier psychiatrique et sans nommer l’établissement dans lequel il travaille, il fait le récit de son quotidien professionnel. Mais il le fait sans colère et sans exagération, presque avec une infinie douceur. Son récit est comme une confidence murmurée à l’automne d’une longue allée d’arbres centenaires comme en contiennent souvent les parcs des vieux asiles psychiatriques. De retour d’un « renfort », intervention musclée nécessitant le recours à plusieurs soignants parfois de services différents, Philippe Clément raconte : « Comme souvent en psychiatrie, on est là aux limites floues du soin et de la sanction, comme la folie du type est aux limites, floues également, de la souffrance et de la faute. Ce malade nous a occupé presque une heure durant et il doit, d’une certaine façon, maintenant en payer le prix. Aussi, il n’obtiendra rien. Les soignants ne vont rien céder. J’ai la conviction que l’enjeu principal est ici un enjeu de pouvoir, de domination et qu’il n’est plus vraiment question de soin. » (p.37). 




du lundi au jeudi de 17h à 17h55
Ecoutez l'émission52 minutes

Devenir homme (1/4) - « Junior, tu seras un homme mon fils » 

(Une série de quatre émissions)

A réécouter ici
25.03.2013 - 17:00 
Un documentaire d'Aurélie Djian et Anna Szmuc

Areski © NICOLAS BRETON
Jadis les pères étaient du genre absent, se levaient tôt, rentraient tard : dis bonne nuit à ton père, un baiser et au lit ; Ciné-Mac Do le weekend, piscine le dimanche matin, révisions énervées du prochain contrôle de maths, Trivial Pursuit les soirs de vacances. Ils ne savaient pas trop quoi faire, au fond, de leur paternité, ni surtout comment l’exprimer.
Quant à la transmission du masculin, il semblerait que ces pères soient non seulement passés à côté de 1968, mais qu’ils n’aient pas inventé grand chose depuis le bon vieux temps des chasseurs cueilleurs : papa travaille, papa est fatigué, papa ramène de l’argent à la maison, papa va une fois par semaine au supermarché, papa fait ponctuellement preuve d’autorité (quand maman en a marre de son rôle de gendarme).
Les pères d’aujourd’hui, jeunes ou moins jeunes s’occupent de leur paternité autant qu’ils s’occupent de leurs enfants. Ils décident d’en avoir ou pas, n’hésitent pas à annoncer dès le premier rendez-vous : je veux un enfant dans l’année. Certains s’épanouissent pleinement dans leur rôle de père.  Exit les chasseurs cueilleurs, dirait-on !
Avec :
Isabelle Sorrente, écrivain
Michael Fortin, sage-femme à l’hôpital Lariboisière
Toni, 40 ans, neurologue et Marius, 8 ans
Nicolas, 42 ans, iconographe et Areski, 2 ans et demi
Jacques, 50 ans, producteur et Jacques Junior, 20 ans

Production : Aurélie Djian
Réalisation : Anna Szmuc
Preneur de son : Benjamin Chauvin

lundi 25 mars 2013


XXIes Journées ADH « Dialogue(s) à l’Hôpital » 21&22 mars 2013 Paris

21 février 2013
L’Association des Directeurs d’Hôpital organise ses XXIes journées au Parc Floral qui seront dédiées aux « Dialogues à l’Hôpital ». Ce rendez-vous privilégié de la profession s’attache à rendre compte des réalités de terrain rencontrées par les professionnels de santé, à interroger les pratiques et les valeurs managériales des Directeurs d’hôpital, et à donner un écho sociétal aux problématiques hospitalières, au carrefour des préoccupations sociales, politiques et économiques de notre époque.
En 2013, les 21 et 22 mars, les Journées traiteront des « Dialogue(s) à l’Hôpital », articulés autour de trois actes : Etablir, interrompre, et renouer le dialogue.
Pourquoi utiliser le dialogue comme vecteur de performance, comme mobilisateur de ressources, comme facteur de compréhension, d’adhésion, et d’action ? Comment instaurer un dialogue durable et productif dans un univers où cohabitent des corps de métier très spécialisés chacun doté d’un langage spécifique, et où la culture orale maintient une empreinte forte alors que dans le même temps l’inflation réglementaire et la multiplicité des injonctions verticalisent la parole ? Comment renouer le dialogue entre la majorité silencieuse et la minorité agissante ? Comment favoriser un dialogue social positif et objectif ? Comment formuler des clés de compréhension communes pour une action collectivement acceptée ? Comment donner du sens au changement face à la cadence frénétique des réformes et dans une situation financière tendue ? Comment décrypter les jeux d’acteur et incarner la parole institutionnelle ?

dimanche 24 mars 2013

Mon analyse avec Freud



Abram Kardiner


Mikel Dufrenne (

Préfacier

), Andrée Lyotard-May (

Traducteur

)


L'intérêt historique de ce texte est manifeste en ce qu'il cerne un moment important du mouvement psychanalytique. Mais le compte-rendu de cette analyse constitue surtout un document clinique exceptionnel : le récit de cet homme, qui, à l'apogée de sa célébrité, "n'est pas encore sûr de ne pas finir comme un clochard", est un des rares textes passionnants sur l'angoisse d'abandon et sans doute le souhait d'échec dans l'hystérie masculine. 

C'est enfin une mise au point quant à la technique freudienne et ce qu'il en est du désir de l'analyste dans la dialectique de la cure : Freud parle en filigrane de son propre désir et on ne peut qu'être frappé de la différence de son attitude avec ce qu'il est convenu d'appeler aujourd'hui la "bienveillante neutralité" du psychanalyste. On considérera sans doute sous un angle différent ses écrits techniques après avoir lu le témoignage de Kardiner.










Ce livre aurait pu s’appeler « La mort est mon métier ». Mais le titre était pris et le propos pas franchement désopilant. L’ouvrage, qui sort le 25 mars en librairie, s’intitule donc « On ne meurt qu’une fois et c’est pour si longtemps. Les derniers jours des grands hommes » (*).
Avec ces 220 pages, le Dr Patrick Pelloux se propulse dans l’espace –hors des urgences qu’il incarne à la ville et qu’il croque en chroniques depuis quelques années– et surtout dans le temps. De Jésus à Churchill, le voilà sur la trace des agonies au choix célèbres, frappantes ou emblématiques de leur époque. Il explore la piste sans se prendre trop au sérieux, en conteur truculent, en historien « du dimanche » (sa bibliographie n’est pas très orthodoxe) et, on ne se refait pas, en médecin.