Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 10 janvier 2015

La psychanalyse à l'épreuve de la guerre

Marie-Hélène Brousse - La psychanalyse à l'épreuve de la guerre.
Après le premier conflit mondial certains avaient pu croire qu'on pouvait en finir avec la guerre. Depuis, non seulement il y a eu la Deuxième Guerre mondiale, mais aussi toutes les autres qui ont suivi. Les modalités de la guerre se transforment continuellement, mais elle ne cesse jamais. Aujourd'hui multiple, diverse, elle manifeste les traits de l'époque qui est la nôtre en ce début de xxie siècle : le déclin des figures d'autorité traditionnelles au profit du chiffre, des fonctions et des procédures standardisées ; le statut de Un-tout-seul du sujet qui modifie la psychologie des foules ; la montée au zénith des objets des technosciences, qui permettent de tout voir, de tout savoir et de faire la guerre sans y être physiquement ; l'information en temps réel pour tous. 



Le monstre n’est pas caché dans un lac : il est au fond de nous

Didier Morisot | Infirmier psy



         et

Didier Morisot est infirmier en psychiatrie. Il nous raconte les pathologies, les délires de cet « abruti » d’inconscient, les coups de blues des soignants, la délicatesse dont il faut faire preuve avec les patients.

Il y a longtemps, un de mes profs a eu une parole prophétique : « Morisot, vous finirez mal si vous continuez comme ça. » Il avait raison, j’ai fini en psychiatrie.
Bon, d’accord, je suis du bon côté de la barrière, si tant est qu’il y en a un meilleur que l’autre. En attendant, ça me change des urgences, ce pays de cow-boys où l’on enfonce, avec zèle, un tas de tuyaux dans le corps des gens.

En psychiatrie, on a le temps

Il y a donc un temps pour tout ; la conquête de l’Ouest est finie, et la bête passe de l’agitation à l’introspection.
Le modèle n’est plus l’agité du bocal qui saute sur le beefsteak, mais la force tranquille qui temporise afin d’éviter l’horreur absolue : la précipitation. Même que pour certains collègues qui cavalent en médecine ou en chirurgie, il faut être un gros fainéant pour bosser en psychiatrie.
En tout cas, on y trouve un truc qui n’existe plus ailleurs : du temps ! Royal. Très souvent, on peut même soulager sa vessie en direct. Si, si, je vous promets.
Infirmier en soins généraux, c’est comme être caissière en supermarché ; il faut s’organiser à l’avance (sortir l’agenda, calculer le nombre de perfusions à poser, d’injections, de pansements, etc.) avant d’envisager une délivrance vésicale. Mais en psychiatrie, non. Si vous avez envie de changer l’eau du bocal, vous y allez.

Charlie Hebdo : le Dr Elsa Cayat parmi les victimes

 08/01/2015






Crédit photo : DR
Psychiatre et psychanalyste de 54 ans, Elsa Cayat est la seule femme à avoir été abattue mercredi dans l’attaque menée contre « Charlie Hebdo ». La chroniqueuse de la rubrique « Charlie Divan », passait au crible des faits de société, deux fois par mois. Le Dr Cayat était également l’auteur de plusieurs œuvres sur le couple et la sexualité, dont l’un avec la participation d’Antonio Fischetti, enseignant-chercheur en physique.

vendredi 9 janvier 2015

La FHF s’inquiète du risque de « démantèlement » du service public hospitalier

09/01/2015


Le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), Frédéric Valletoux, est ressorti inquiet de sa rencontre avec Marisol Touraine au sujet de la loi de santé, a rapporté la FHF ce vendredi dans un long compte rendu.
Après les négociations directes fin décembre entre le ministère de la Santé et la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) et les« déclarations victorieuses » de son président Lamine Gharbi sur l’accord obtenu, la FHF déclare redouter un « démantèlement du service public », faute de garanties.
L’appréhension de la FHF porte principalement sur deux points : la nature du futur service territorial de santé au public (STSP) ; et le bloc des obligations à respecter pour participer au service public hospitalier (SPH).

Loi de santé : un collectif de psychiatres appelle les médecins à tirer profit du service territorial

09/01/2015

C’est une voix différente dans le concert de critiques contre la loi de santé. Le « collectif pour une psychiatrie de progrès », think thank sur le système de santé créé en 2013, appelle les acteurs du soin à lire« autrement » la loi présentée par Marisol Touraine.
Selon le collectif, les agences régionales de santé (ARS) n’ont pas les moyens d’imposer des parcours aux médecins dans le cadre du service territorial de santé au public, défini dans l’article 12. « Si cette disposition a le moindre sens, c’est en tant qu’elle inciterait les acteurs du terrain à se parler, s’entendre, s’organiser », écrit-il.
Le collectif voit même dans l’élaboration de ces parcours une opportunité pour mieux reconnaître la place de chacun, hospitaliers et libéraux, usagers et aidants, social et médico-social. « Ou bien le service territorial de santé au public sera mis en place par les acteurs de terrain, et selon leurs vœux, ou bien il restera lettre morte », veut-il croire.

Dr Richard Rechtman : « Un tel attentat renvoie à un sentiment d’impuissance épouvantable »

09/01/2015






Dr Richard Rechtman, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. - Crédit photo : AFP
Interrogé au lendemain de l’attentat contre « Charlie Hebdo », le psychiatre et anthropologue Richard Rechtman, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), analyse l’impact de ces événements sur les esprits.
Le Quotidien : Peut-on dire que la société est dans un état de sidération ?
Dr Rechtman : On observe un état d’indignation majeure plutôt que de sidération. La sidération, au sens psychique, empêche de réagir. Au contraire, depuis l’attentat, il n’y a aucune paralysie, les gens ont manifesté spontanément ou diffusé des messages sur les réseaux sociaux.
Un attentat comme celui-ci renvoie à un sentiment d’impuissance épouvantable, impuissance à le prévenir, à s’en protéger, à arrêter les auteurs qui partent en cavale. Quand l’impuissance est à ce point forte, cela génère une grande angoisse, ainsi que la nécessité d’agir et de témoigner.
Il y a d’abord une phase d’émotion, avec plus que de l’empathie et de la compassion : une identification assez générale. J’ai reçu des patients en urgence qui sont dans un trouble profond, avec des larmes qui ne sont pas feintes, comme s’ils avaient été atteints littéralement dans leur chair et dans leurs valeurs.
Mais on n’est plus dans le pur émotionnel. Si les Français arrivent à se réunir sur une place, à rester silencieux un certain temps, puis à dire des choses communes, c’est qu’un début de rationalisation apparaît.

Addictions : un outil minute pour repérer les "consommateurs à risque"

09.01.2015

La Haute Autorité de Santé a publié jeudi un outil "simple" et rapide pour aider les médecins à repérer et aider ceux qui ont une "consommation à risque" en matière d'alcool, de tabac ou de cannabis. L'outil se présente sous forme d'une brochure avec plusieurs étapes: d'abord un questionnaire pour évaluer le risque encouru, puis une sensibilisation rapide pour inciter le patient à réduire ou arrêter de consommer. "Une minute peut suffire" pour évaluer la consommation et "cinq minutes permettent" de sensibiliser et de demander au patient s'il envisage de réduire sa consommation, explique la HAS.
 

Le document de la HAS
Sur l'alcool, deuxième cause évitable de cancer après le tabac, la HAS rappelle qu'il est à proscrire durant toute la grossesse et aussi sensibilise sur le phénomène de "binge drinking" à savoir la consommation ponctuelle mais massive d'alcool, pratiqué par certains jeunes. On parle de "binge drinking", ou de "biture expresse", lorsqu'au moins six verres standard d'alcool (10 cl de vin ou 25 cl de bière par exemple) sont bus par une personne en une seule occasion. Cette pratique nécessite une "prise en charge adaptée", souligne la HAS.

Jean-Claude Kaufmann : «Le lit est la ligne de front du couple»

ANNE-CLAIRE GENTHIALON

Il y a la couette. Que chacun tire à soi. Les courants d’air que l’autre fait en se glissant dessous. Ses pieds froids. La lumière de sa tablette. La mauvaise haleine du matin. Sans parler des nuisances sonores du genre ronflements assourdissants ou pets inopinés. Pas facile de dormir à deux. Au-delà de l’amour partagé, de l’envie de se lover tout contre l’être aimé, le lit est bien souvent le théâtre de guérillas nocturnes. Un champ de bataille où les amants élaborent, chacun de leur côté, des tactiques sournoises pour ne pas céder une once de territoire. De l’enroulement façon rouleau de printemps à l’édredon jeté entre les deux moitiés. C’est cette «tendre guerre» qui se joue entre les draps que Jean-Claude Kaufmann, sociologue du couple et directeur de recherches au CNRS, analyse dans son dernier ouvrage, Un lit pour deux, à paraître mercredi prochain. Ringard de s’intéresser à l’art de partager son plumard ? 
Pour le chercheur, on aurait «tort de négliger le lit», ce lieu intime où se mêlent tendresse, sexe, mais aussi gênes et agacements. A travers 150 témoignages récoltés dans les chambrées, il voit se dessiner les nouvelles aspirations des couples. Et celles de la société.

L’aide médicale à mourir, une nécessité

PHILIPPE BATAILLE SOCIOLOGUE, DIRECTEUR D’ÉTUDES À L’ECOLE DES HAUTES ÉTUDES EN SCIENCES SOCIALES (EHESS, PARIS, CADIS)

Le débat national sur la fin de vie des Français est toujours dans l’impasse. Les propositions faites au président de la République par les députés Alain Claeys et Jean Leonetti sur les directives anticipées et sur la sédation n’envisagent pas l’aide à mourir et elles ne tiennent pas compte des procès tenus en 2013. Celui autour de Vincent Lambert, qui est tétraplégique et inconscient depuis six ans (lire aussi pages 4 et 5 du 8 janvier). Et celui de l’urgentiste Nicolas Bonnemaison, accusé de sept assassinats par empoisonnement, qui fut acquitté le 2 juillet par la cour d’assises de Pau. Ces deux grandes affaires, qui intéressent les Français, montrent les nécessités de l’aide à mourir.
L’acharnement thérapeutique dont Vincent Lambert est victime, depuis des années, consiste à l’alimenter et à l’hydrater. Artificielle depuis son accident de la route en 2008, sa vie a longtemps dépendu de l’indécision, ou de la décision, médicale de suspendre l’hydratation et l’alimentation. Seulement, sitôt saisie par les parents Lambert, qui s’opposent au Conseil d’Etat autorisant l’arrêt de tous les traitements dont il dépend pour vivre, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a suspendu le droit de surseoir à son existence avant qu’elle ne se prononce. Réduit à cet état, le tétraplégique pauci-relationnel (1) ne tire nul bénéfice des directives anticipées renforcées (le Conseil d’Etat avait validé le 24 juin celles simplement orales qu’il avait confiées à son épouse). Il peut, certes, tirer parti de la sédation profonde et continue, mais pour de nouveau mourir de faim et de soif. Quel regard la Cour européenne des droits de l’homme va-t-elle porter sur la législation française après son audience du 7 janvier ?
L’acquittement du docteur Nicolas Bonnemaison, par la cour d’assises de Pau en juin, a lui aussi été remis en cause par le parquet général qui a fait appel. Le médecin a, en outre, appris que la Cour de cassation de la section du contentieux du Conseil d’Etat a validé la décision par laquelle la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins l’a radié définitivement.
Le cas Lambert montre aux Français les difficultés que la médecine française rencontre pour mettre fin à un authentique acharnement thérapeutique. Quant à l’affaire Bonnemaison, elle prouve qu’il est toujours difficile pour un soignant d’être entendu et défendu en rapport avec sa conscience médicale.
A rapprocher ces deux affaires, on voit que la médecine et le droit considèrent l’alimentation et l’hydratation artificielles du grand handicapé comme un traitement, alors que les soins palliatifs sont toujours moralement dus à l’être vulnérable qui agonise, en dépit du bon sens médical d’un urgentiste qui sait que les unités de soins palliatifs (USP) n’accueillent pas en leurs lits l’arrivée à la fin de l’agonie, pas même d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou de gériatrie. Ceux-là meurent bel et bien dans des activités d’urgence.

Bon Sauveur : la psychiatrie confrontée aux restrictions budgétaires

09/01/2015


La Santé près de chez vous - Albi (81)

Cérémonie des vœux hier au Bon Sauveur, ici lors du discours de Bernard Huez./ Photo DDM, Emilie Cayre.
Cérémonie des vœux hier au Bon Sauveur, ici lors du discours de Bernard Huez./ Photo DDM, Emilie Cayre.
Une minute de silence a précédé hier la cérémonie des vœux présentés par les dirigeants du Bon Sauveur aux personnels et invités. Un sticker «Je suis Charlie» était distribué à l'entrée de la salle. Assurément une belle initiative.
Balayant les activités 2014, François Huez, président de la fondation, a surtout évoqué l'année qui démarre. «Il s'agira d'entreprendre la révision du projet institutionnel et de traduire dans les orientations pour les cinq ans à venir les missions reçues des fondateurs qui est de prendre en compte les plus démunis». Le président n'oubliera pas en conclusion d'évoquer «les préoccupations financières vis-à-vis du financement des activités». Le directeur Gilbert Hangar précisera un peu plus tard ces préoccupations : «L'Agence régionale de santé (ARS) nous demande de réfléchir à une répartition des dotations financières plus équitables. Nous proposons d'étudier les activités de chaque établissement. Certains ont créé des spécialités d'autres non».

jeudi 8 janvier 2015

Tunisie : Examen de projets de création de services de psychiatrie dans les régions

DIRECTINFO

Par : Di avec TAP 09 jan 2015
Une réunion s’est tenue vendredi à Tunis pour examiner le projet de création de services de psychiatrie dans les établissements hospitaliers publics et privés dans les régions.

Le ministre de la santé Mohamed Salah Ben Ammar a souligné la nécessité de surmonter les obstacles à l’ouverture de ces infrastructures dans les régions.

Psychiatrie. 162 lits supplémentaires à l’hôpital Mazurelle

La Roche-sur-Yon 


À terme, ce sont 162 lits supplémentaires qui seront mis à disposition dans le centre hospitalier. 80 sont déjà en place, les autres le seront dans les semaines à venir.


Près d’un salarié sur cinq proche du burn-out

07.01.2015


Près de deux salariés sur dix (17%) se disent potentiellement en situation de burn out et trois sur dix (31%) disent être confrontés à ce problème dans leur entourage professionnel. Au total, selon une enquête de l'institut Think pour Great Place to Work, près d'un salarié sur deux (48%) se dit ainsi confronté à des situations de burn out ou à des niveaux de stress très importants pour lui-même ou pour des proches. Chez les managers, la part des salariés qui se disent proches du burn out atteint 24%.

Les animaux peuvent-ils aider à guérir ?

30/01/2014


La zoothérapie repose sur l'idée que la présence d'un animal constitue un élément apaisant dans la vie d'un patient atteint de handicap ou d'un trouble médical lourd.
Florence Nightingale, instigatrice de nombreuses techniques de soins modernes, gardait une tortue dans son service lors de la guerre de Crimée car elle avait observé que la présence d'un animal diminuait l'anxiété des soldats blessés. Plus récemment, un psychothérapeute américain a observé, dans les années 1950, l'influence rassurante de son chien sur l'un de ses patients autistes et a lancé la psychothérapie facilitée par l'animal.
Les pays anglo-saxons utilisent beau­coup ces approches, malgré l'absence d'études sur large cohorte, nécessaires à une validation objective. La zoothérapie, qui inclut tous les types de thérapie faisant appel à l'animal, reste controversée, même dans les pays où elle est utilisée. Ses pires détracteurs l'accusent de poser un risque sanitaire pour les patients et de mettre en danger des animaux pour un effet que des robots pourraient suffire à obtenir et d'autres spécialistes, plus modérés, reconnaissent un effet uniquement lié à un effet placebo ou à une socialisation accrue par le simple événement de la présentation à un animal. Sans données scientifiques objectives, le recours à ces méthodes reste une question de conviction et d'expérience personnelle du thérapeute, qui joue de toute façon un rôle déterminant.

Le suicide assisté dans les prisons de Suisse?

Fati Mansour 08 janvier 2015


SUISSE  


Le détenu Frank Van Den Bleeken a demandé à être euthanasié en Belgique mais la procédure a été abandonnée. (Photo News)
Le cas du détenu belge souffrant de troubles psychiques interpelle bien au-delà des frontières du royaume. La question est particulièrement sensible en Suisse où l’assistance au suicide est tolérée et où les établissements spécialisés pour délinquants perturbés peinent à ouvrir
Un détenu qui demande à mourir parce qu’il ne voit pas le bout du tunnel, qu’il souffre trop dans sa tête et en prison. L’affaire du délinquant sexuel qui avait obtenu d’être euthanasié en Belgique par injection létale avant un revirement médical et une prise de conscience politique suscite le débat bien au-delà des frontières du royaume. De mémoire de spécialistes, la Suisse, où seule l’assistance au suicide est tolérée, n’a connu aucun cas de demande émanant de prisonniers. Un tel scénario serait-il envisageable ici? La réponse est forcément complexe mais le terrain sans doute fertile. Car les établissements du pays abritent aussi un grand nombre de délinquants perturbés et enfermés dans des conditions susceptibles de péjorer leur état ou d’anéantir tout espoir d’amélioration.

Tomodachi Life sur Nintendo 3DS, le jeu phénomène qui vous aide à comprendre l'univers de vos enfants à travers des histoires délirantes


Tomodachi LifeLe concept original de Tomodachi Life réside dans le fait de pouvoir donner vie à ses proches et amis grâce aux Mii (petits avatars). Vous pouvez personnaliser leur look, voix, âge et personnalité ! Conseillez-les et aidez-les à faire des choix puis regardez ensuite tout ce petit monde interagir... des choses surprenantes peuvent arriver ! Et si votre mari était le père Noël et que vos enfants étaient des stars du rock ?
Il est donc très amusant pour les joueurs de pouvoir montrer et partager ce qui leur arrive dans le jeu. C'est d'ailleurs un bon moyen pour les parents d'en apprendre un peu plus sur ce qui se passe dans la vie de leur enfant. Grâce au jeu, les enfants se laissent aller à des confidences en parlant des aventures de leurs Mii, qui les représentent. Et si sa petite amie dans le jeu était réelle ? Comme le précise le Dr Alain Raab, psychiatre spécialisé en psychiatrie infantile, en parlant des parents : " Ils ont l'impression que les enfants leur disent des choses que d'habitude ils ne peuvent pas leur dire ou leur font passer des messages que d'habitude ils ne peuvent pas leur faire passer ".
Comme ce sont les joueurs et leur famille qui en parlent le mieux, voici à travers des vidéos ce que ces derniers en pensent mais également ce qu'en pense le Dr Alain Raab, psychiatre spécialisé en psychiatrie infantile. Dr Alain Raab : " Grâce au jeu, les enfants arrivent à dire différemment un certain nombre de choses, alors il agit presque comme le médiateur. "

L’expression créative peut aider les personnes atteintes de schizophrénie





Michel Bédard

Bilan médical 2014 Le défi des maladies émergentes

31.12.2014


Ebola, coronavirus, chikungunya, etc. 2014 a été marquée par l’émergence de nouveaux risques infectieux. Mais au-delà de ces maladies virales inédites, d’autres pathologies montent en puissance liées à la pollution, au contexte économique ou encore aux évolutions de la société. 

« Les maladies infectieuses ne disparaîtront jamais. Il en naîtra toujours de nouvelles; il en disparaîtra lentement quelques unes ; celles qui subsisteront ne se montreront plus sous la forme que nous connaissons aujourd’hui… » Dans un livre publié dans les années 30, le microbiologiste Charles Nicolle avait déjà pronostiqué l’émergence ou la résurgence de certaines pathologies infectieuses.

Les nouvelles menaces infectieuses

Près d’un siècle plus tard, les années écoulées lui ont donné raison avec, coup sur coup, plusieurs menaces infectieuses inédites du Mers Cov en Arabie Saoudite à Ebola en Afrique de l’Ouest en passant par la dengue ou le chikungunya aux Antilles. Si, pour le moment, ces pathologies ont peu impacté le quotidien de tous les médecins, elles auront contribué à modéliser leur pratique, en les préparant au pire. Qui désormais ne saura pas appeler le 15 s’il suspecte une infection au virus Ebola ? Qui n’aura pas le réflexe de protéger la collectivité si un Mers-Cov pointe le bout de son nez ?

Des colères à répétition ou…un trouble de dérégulation dit d’humeur explosive !

04/11/2013 


Malgré les limites inhérentes à nos diagnostics et à notre compréhension des mécanismes psychopathologiques, nous devons pourtant traiter nos patients, rappelle l’éditorialiste de The American Journal of Psychiatry. Or traiter implique bien sûr une reconnaissance préalable des troubles, laquelle évolue au fil des schémas nosographiques. Par exemple, la nouvelle mouture du DSM comporte un diagnostic original, le « trouble de dérégulation dit d’humeur explosive » (disruptive mood dysregulation disorder).

Comment le cerveau évite les erreurs

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO 
La compréhension des mystères du cerveau constitue l’un des défis majeurs de ce début de XXIsiècle. L’un de ses secrets les mieux gardés, et peut-être le plus important, réside dans la manière dont celui-ci code les informations.
Déchiffrer ce codage, c’est-à-dire le mécanisme par lequel il convertit une information (tel un son) en un signal électrique interprétable par les neurones, constituerait un pas de géant dans la compréhension de son fonctionnement. Des neuroscientifiques, sous la responsabilité d’Alexandre Pouget, professeur au département des neurosciences fondamentales de l’université de Genève, proposent le 7 septembre, dans la revue Nature Neuroscience, une modélisation théorique du système de codage utilisé par le cerveau.
« Nous nous sommes demandé comment le cerveau parvient à analyser en continu l’incessant flux de signaux qu’il reçoit », dit Alexandre Pouget. A chaque instant, le cerveau doit reconnaître les informations qui lui parviennent et les distinguer des signaux parasites, ou bruit de fond. Un incroyable écheveau à démêler qui mettrait à genoux n’importe quel supercalculateur.
La prouesse du cerveau est d’autant plus remarquable qu’elle s’effectue moyennant une consommation énergétique bien moindre. « Cette prodigieuse capacité de traitement de l’information pour un coût énergétique si faible a toutefois un prix : les calculs du cerveau demeurent approximatifs, tempère Alexandre Pouget. Pour obtenir un modèle théorique précis, nous avons donc cherché à prendre cela en compte. »

Janvier est le mois où vous avez le plus de risques de mourir

Le Monde.fr  | Par 


C'est un mystère qui ne se dissipe pas aussi aisément qu'on pourrait le croire. Selon les données compilées par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) sur les quarante dernières années, janvier est – de loin – le mois le plus « meurtrier » de l'année en France métropolitaine. Le nombre de décès enregistrés y est en moyenne supérieur de 15 % à la moyenne de l'année : près de 52 000 décès, contre 40 000 en septembre, le mois le moins meurtrier.


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Octobre
 Décès: 44 190