Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 4 février 2017

Henriette Zéphir est venue avec ses «guides» à l’Art brut

ExpositionAccrochée en solo pour la première fois à Lausanne, la Toulousaine (1920-2012) dit avoir dessiné ses énergies diffuses sous l’influence d’une présence.

Henriette Zéphir (1920-2012)dit avoir travaillé sous influence depuis le 3 mai 1961.
Henriette Zéphir (1920-2012)dit avoir travaillé sous influence depuis le 3 mai 1961.Image: Claudine Garcia/COLLECTION DE L'ART BRUTElle nie tout en bloc! Ces réseaux de complexités linéaires, cette maîtrise des flux colorés, tous ces dessins mêlant et renouvelant les formes d’une énergie à la fois vitale et spirituelle ne sont pas de sa main. Elle est là, à sa table de travail pendant de longues heures – parfois jusqu’à dix d’affilée –, c’est elle qui trace, c’est elle qui colore mais la créatrice se défile au moment de parler d’œuvres, d’auteur et dans la foulée d’appartenance. Il y a elle et, il y a eux, ses «guides», cette présence ressentie depuis un jour de mai 1961. L’énigmatique Henriette Zéphir, que la Collection de l’Art Brut à Lausanne sort de sa réserve pour une première exposition monographique dans une institution, avait alors 41 ans et son monde aux vertus curatives, son nouvel univers s’est fait… en sept jours! Mais rien à voir avec la religion, la créatrice ne se dit pas pieuse comme elle nie tous liens avec les spirites.
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Documentaire - Henriette Zephir - le souffle des esprits

Un film de Bastien Genoux et Mario Del Curto (18min, 2012)

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C’est à 41 ans qu’Henriette Zéphir se met à dessiner sous influence, « poussée » par l’injonction venue d’une présence ressentie à ses côtés. Depuis lors, elle s’adonne à « l’occulte ». Découverte en 1965 par Dubuffet, elle ne consentit jamais à céder ses oeuvres jusqu’à ce que ses « guides » le lui permettent.

"L'universel, à l'épreuve du mal", entretien avec Julia Kristeva

03.02.2017


Pour cette dernière journée à la Sorbonne, écoutez cet entretien entre Julia Kristeva et Martin Legros, rédacteur en chef de Philosophie Magazine.

Julia Kristeva chaleureusement applaudie en clôture de son entretien dans le cadre du Forum Sorbonne


Et les Mistrals gagnants

Réalisé par (2016)




 . 
Durée 79 mn
Nationalité : français

Synopsis

Ambre, Camille, Charles, Imad et Tugdual ont entre 6 et 9 ans. Malgré la maladie, ils continuent à rire, jouer, se disputer, rêver. A aimer la vie. Ambre, qui souffre d'hypertension artérielle pulmonaire, se passionne pour le théâtre et les garçons affrontent leur mal avec courage et humour...

Critique lors de la sortie en salle le 01/02/2017
Par Samuel Douhaire

Neuroblastome, épidermolyse bulleuse, insuffisance rénale sévère... Des maladies douloureuses, handicapantes, potentiellement mortelles, d'autant plus intolérables quand elles frappent des enfants. Sur un sujet aussi difficile, Anne-Dauphine Julliand parvient pourtant à offrir un film empli de rires, de petits bonheurs, de lumière, en un mot, de vie.

Connais-toi toi-même

Paris, le samedi 4 février 2017 – L’angoisse suscitée par l’annonce, la douleur associée aux traitements, les difficultés matérielles : l’onde de choc provoquée par le diagnostic d’un cancer a été décrite dans de nombreux récits. Elle est bien sûr l’objet d’une attention soutenue de la part des professionnels de santé et des responsables institutionnels, même si les mesures mises en place demeurent imparfaites. Cependant, plonger dans le ressenti profond d’un patient qui souffre d’un cancer est rare. Découvrir, pas à pas, comment la maladie transforme l’être, le bouleverse, met en mouvement ce qu’il est ou ce qu’il croyait être est une expérience singulière. Jérôme Rivkine a tenté de la partager.

Qui de la faculté ou d’internet est meilleur pour poser un diagnostic ?

Amsterdam, le samedi 4 février 2017 - Depuis décembre dernier est diffusé aux Pays-Bas un nouveau programme de télévision, importé de Norvège : Médecins vs Internet.
Une équipe de trois médecins y affronte une autre formée de trois célébrités dans la recherche d’un diagnostic !  Les premiers se contentent de l’anamnèse quand les seconds bénéficient de l’aide d’internet. Pour le premier numéro la production a poussé le vice jusqu’à constituer le groupe des célébrités d’acteurs issus de feuilletons médicaux…

Quel est le nouveau défi glaçant des adolescents ?

04/02/2017


 Le temps des expérimentations et des défis stupides : l’adolescence expose à de multiples dangers. Alertés, les parents se montrent souvent attentifs aux risques que représentent la consommation de substances psycho-actives ou la pratique d’activités physiques dangereuses. Cependant, leur vigilance omet parfois de s’intéresser à des jeux dont la stupidité n’a d’égale que la dangerosité.

L’effet du sel

Ainsi, depuis quelques mois, les pages Facebook des adolescents américains et britanniques fourmillent de photographies de peaux rougies et marbrées. A l’origine de ces tatouages particuliers, la réalisation du "Salt and Ice Challenge". Il s’agit de s’appliquer du sel sur la peau et immédiatement après un glaçon et de maintenir le plus longtemps possible ce dernier en dépit de la douleur.

vendredi 3 février 2017

Sus au "Fat shaming" ! Se moquer des personnes en surpoids nuit à leur santé

Roxane Curtet
| 29.01.2017

« Je ne suis pas gros, juste enveloppé ! » Faire des allusions à l’embonpoint des individus demeure une forme de préjudice très courante. Les personnes qui luttent face à leur problème de poids se retrouvent confrontées aux stéréotypes qui les jugent parfois fainéants, voire incompétents. Or, la souffrance qui en découle a un impact sur leur santé et augmente leur risque de développer une maladie cardiovasculaire ou métabolique d’après une étude parue dans la revue Obesity.

Mesure thérapeuthique pour un jeune schyzophrène

SUISSE  19.01.2017

Tribunal de Moutier
Le tribunal de Moutier a rendu son verdict jeudi en fin d'après-midi
Dix-sept mois de prison et une mesure thérapeutique : le tribunal de Moutier a rendu jeudi son verdict dans le procès d’un jeune homme qui devait répondre de 22 chefs d’accusation. Il a notamment été reconnu coupable de lésions corporelles simples, de vol et de menaces. Il a en revanche été libéré des préventions de brigandage avec arme à feu, par manque de preuves, ainsi que de tentative de meurtre. Dans ce dernier cas, il a été déclaré irresponsable. L’accusé souffre de schizophrénie, et il était en crise lorsqu’il a frappé à la tête le patron d’un bar prévôtois avec un guidon de trottinette.

L'hôpital psychiatrique d'Alençon va se moderniser

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Par Flora GELOT    01/02/2017

Le centre psychothérapique de l'Orne, à Alençon, a de nombreux projets pour le futur.

Amélioration du cadre de vie des patients en psychiatrie, nouvelle salle d'audience, relookage et extension de la pharmacie. Le centre psychothérapique de l'Orne, à Alençon, a de nombreux projets.

Un service de 26 lits reconstruit

Lors de ses voeux vendredi dernier, Yves Geffroy, le directeur du Centre psychothérapique de l'Orne (CPO), a annoncé que l'ancienne maison d'accueil spécialisée (fermée depuis 2012) serait rasée.
À son endroit se dressera, à l'été 2020, le nouveau service des Arcis. Il accueille des patients ayant des pathologies assez lourdes, présents pour certains depuis des années. Ce service sera d'une capacité de 26 lits.
« Il disposera d'autant de lits qu'aujourd'hui, mais les chambres, individuelles, seront chacune équipées d'une salle d'eau, et les surfaces seront agrandies pour plus de confort », précise Yves Geffroy. Coût du projet : 4,5 millions d'euros. La direction du CPO a déjà choisi l'assistant maîtrise d'ouvrage. L'architecte retenu sera connu fin juin, afin que les travaux puissent commencer en 2018.

Suicide de Marion, 13 ans : l'Etat jugé partiellement responsable

 03 février 2017

Victime de harcèlement scolaire, l'adolescente a mis fin à ses jours en février 2013. Le tribunal administratif de Versailles estime que l'Etat a une part de responsabilité dans ce drame.


Des avancées à confirmer sur les droits des malades

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO  | Par 

La date n’est pas un hasard. « La loi de modernisation de la santé, votée le 26 janvier 2016, est emblématique du droit des patients », a indiqué Anne Laude, professeure à l’université Paris-Descartes, codirectrice de l’Institut Droit et santé (Inserm, université Paris-Descartes), pour introduire le colloque sur ce thème qui s’est tenu le 26 janvier.

Au total, 38 articles de cette loi, qui en compte 227 en tout, concernent les droits des malades. « C’est en fait une loi gigogne, un texte qui à lui seul aurait mérité un débat parlementaire. Si ça avait été une loi en tant que telle, cela aurait pu être le deuxième grand texte sur le droit des malades après la loi de mars 2002 », relève Didier ­Tabuteau, codirecteur de l’Institut Droit et santé, responsable de la chaire santé de Sciences Po, et coauteur avec Anne Laude d’un « Que-sais-je ? » sur les droits des malades, paru en août 2016. « Les droits des malades sont renforcés, reconnus et bien identifiés, a ­résumé la ministre de la Santé Marisol Touraine dans un message vidéo. C’est en informant et en expliquant qu’on peut réduire la maladie. »

L'AP-HP ferme temporairement la néonatologie de Tenon par manque de pédiatres



À compter de ce 1er février, la maternité de l'hôpital Tenon à Paris (20e arrondissement) perd son niveau 2A et rebascule au simple niveau 1. En effet, l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) a annoncé ce 30 janvier par communiqué la fermeture temporaire de l'unité de néonatologie "en raison de difficultés de fonctionnement dues notamment à un effectif médical insuffisant". Ces douze derniers mois, ce constat a déjà entraîné la fermeture de la moitié de la capacité de cette unité. Mais ces difficultés se sont "récemment" accrues, à lire le CHU francilien, d'où sa décision.

Pourquoi les Françaises en mal d'enfants vont en Espagne

Par Catherine Mallaval — 

Devant la clinique Eugen, à Barcelone, en 2008.

De plus en plus de femmes se rendent à Barcelone pour bénéficier de techniques de procréation médicalement assistée que la France interdit.


Quatre missions sont attribuées à l'Union nationale des associations d'usagers du système de santé


L'Union nationale des associations agréées d'usagers du système de santé sera l'interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, comme en attestent les missions qui lui sont confiées par décret. Son organisation sera classique, avec une assemblée générale et un conseil d'administration, et reposera sur le principe d'une voix par association.

Violences sexuelles : au Sénat, les hommes ne se sentent pas tellement concernés

Par Juliette Deborde — 

Ce jeudi, au Sénat, un débat sur les violences sexuelles a réuni sept hommes, contre plus de vingt femmes. A la tribune, que des élues. Les journalistes présentes ? Essentiellement des femmes. Et ce, alors même que les agresseurs sont en majorité des hommes.


Hellocare, l’appli qui permet d’avoir un médecin à portée de clic 7/7 j

Amandine Le Blanc
| 30.01.2017

hellocare
© Hellocare


En 2014 le Dr William Benichou est contacté par une de ses patientes qui, à l’étranger, ne parvient pas à trouver de médecin. Il décide donc de l’aider à distance à travers un échange de photo. Ce premier télé-conseil est le point de départ du généraliste pour la création de l’application Hellocare. Lancée ce 30 janvier, l’application mobile permet de mettre en relation audio ou vidéo des médecins et des patients sept jours sur sept de 7 h à 22h.

Intolérance alimentaire L’hypersensibilité au gluten se précise



30.01.2017


De nombreux patients excluent toute trace de gluten de leur alimentation et disent s’en porter mieux. Pour autant, tous ne sont pas des malades cœliaques ni des allergiques au gluten et une nouvelle entité physiopathologique se précise, celle de l’hypersensibilité au gluten. Exposée aux Journées Francophones de Nutrition (Montpellier, 30 nov-02 déc 2016), elle reste pour le moment un diagnostic d’élimination.
Par effet de mode ou comme solution de dernier recours pour limiter des troubles à type  de syndrome de l’intestin irritable parfois très handicapant, de nombreuses personnes suppriment de leur alimentation le gluten, terme générique désignant les protéines des céréales (blé, orge, seigle avoine) comme la gliadine. Elles s’en trouvent soulagées mais toutes ne sont pas, loin de là, d’authentiques malades cœliaques. Une petite frange d’entre elles serait plutôt « hypersensible au gluten ». Avec quatre consensus internationaux parus entre 2011 et 2014, les contours de cette « intolérance au gluten non cœliaque » décrite en 2009 pour la première fois se dessinent, même si de nombreuses zones d’ombre demeurent.

Sept recours contre la loi santé mentale de Maggie De Block

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BELGIQUE  Eric Burgraff     

Cinq associations professionnelles s’insurgent contre les récentes modifications de la loi « santé mentale » par la ministre De Block.


© Le Soir/Dominique Duchesnes


Tout avait commencé par quinze années de palabres entre politiques, experts et professionnels du « psy », qu’ils soient psychologues cliniciens, psychothérapeutes ou psychanalystes. Des professionnels eux-mêmes divisés en multiples courants et chapelles. Quinze années donc pour aboutir, en 2014 à la loi Muyle-Onkelinx officialisant la reconnaissance des psychologues et donnant un cadre légal à la psychothérapie. Objectif avoué : séparer le bon grain de l’ivraie, empêcher – grâce au contrôle des pairs reconnus - les charlatans de tous bords d’exercer dans ce secteur. C’était en 2014… Deux ans plus tard, fin juillet 2016, Maggie De Block a détricoté une bonne partie du texte de manière à restreindre le champ d’action des psychothérapeutes. Pour faire bref, elle réserve la psychothérapie aux médecins, aux psychologues cliniciens et à certaines professions de santé moyennent une formation complémentaire. De plus, elle laisse peu d’avenir aux psychothérapeutes existants qui n’entrent pas dans les nouveaux critères.

A la recherche du sommeil perdu

La Méthode scientifique        Nicolas Martin 30.01.2017


Comment marche le sommeil ? Les troubles du sommeil sont-ils un enjeu de santé publique ?


Manque de sommeil
Manque de sommeil Crédits : Indi Samarajiva / Flickr

Un tiers des Français se dit en déficit de sommeil. Le nombre d’heures que nous passons à dormir, et particulièrement les adolescents, a réduit de près d’une heure en 25 ans. Un tiers des actifs dit dormir moins de 6h par nuit en semaine. Et ce n’est pas tout, 16% des adultes de plus de 15 ans souffrent d’insomnies chroniques. Pour couronner le tout, nous sommes sur le podium des plus grands consommateurs de benzodiazépines en Europe, le tout dans une société qui nous enjoint d’être performants, attentifs, de jour comme de nuit. La preuve est faite qu’avoir des problèmes de sommeil n’est pas un trouble individuel, c’est une question de santé publique.

"Il faut faire émerger encore davantage la démocratie sanitaire en santé mentale"

JEAN-LUC ROELANDT, DIRECTEUR DU CENTRE COLLABORATEUR DE L'OMS POUR LA SANTÉ MENTALE EN FRANCE

 
Jean-Luc Roelandt
À l'issue de la 4e rencontre nationale des conseils locaux de santé mentale (CLSM), le Dr Jean-Luc Roelandt, directeur du Centre collaborateur de l'Organisation mondiale de la santé (CCOMS) pour la recherche et la formation en santé mentale en France, revient pour Hospimedia sur les enjeux actuels du développement de ces CLSM sur notre territoire.

Hospimedia : "Le Centre collaborateur de l’OMS pour la formation et la recherche en santé mentale en France (CCOMS) a co-organisé le 19 janvier dernier la 4e rencontre nationale des conseils locaux de santé mentale (CLSM). Pouvez-vous nous indiquer où en est le développement de ces conseils et sur quels axes ils travaillent à l'heure actuelle ?

Jean-Luc Roelandt : Plus de 170 CLSM (1) sont actuellement opérationnels et une centaine environ sont en projet. Ces outils de gouvernance locale en faveur de la promotion de la santé mentale, de l’accès aux droits et aux soins permettent, dans une logique de santé communautaire, le décloisonnement entre les acteurs locaux.

Ile-de-France : toujours plus de 50 000 IVG en 2015 et de fortes inégalités territoriales

Coline Garré
| 02.02.2017


En 2015, il y a eu 51 284 recours à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) en Ile-de-France, soit un taux de recours de 17,1 pour mille (‰) femmes en âge de procréer. La région arrive au troisième rang en métropole, où la moyenne est de 14,4 ‰, derrière la Provence-Alpes-Côte d'Azur (20,5 ‰) et la Corse (17,2 ‰), relève une étude de l'Observatoire régional de santé* (ORS). On observe une relative stabilité des données, puisqu'en 2012, l'Ile-de-France recensait 51 625 IVG, soit un taux de recours de 17,2 IVG pour 1 000 femmes.
Néanmoins, la tendance nationale à une diminution du taux d'IVG chez les mineures est aussi décelable en Ile-de-France, avec 1 719 recours en 2015, soit un taux de 8,2 ‰ contre 10,5 ‰ en 2012 (mais une imprécision demeure, en raison de la confidentialité qui s'applique aux mineures). Les taux de recours les plus élevés (25,2 %) touchent les 18-24 ans et les 25-34 ans.