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mardi 22 juin 2010

Le blues des Bleus : psychanalyse sur le terrain


La phrase de Robert Pires est un raccourci : « Domenech est manipulateur. Il te mange le cerveau ». Mais les mots de l’ancien Bleu traduisent la tendance. Joueurs, commentateurs, journalistes, tous, s’improvisent psychologues pour expliquer l’échec de l’équipe de France.

Le vocabulaire du divan a chassé celui de la pelouse : abattement, délabrement, moral dans les chaussettes.

Le collectif se résume à un seul état d’âme.

Sur la communication, Jean-Pierre Escalettes déclare : « Un footballeur « va » à la presse, comme on « va » chez le boucher ».

Aimé jacquet avait déjà habitué les joueurs à rester dans leur bulle pour se protéger des influences extérieures.

Aujourd’hui, les journaux sportifs parlent d’autisme.

Et ceux qui communiquent sont des félons. Patrice Evra, capitaine des bleus : « Pour moi, le problème, ce n’est pas Nicolas Anelka, c’est le traître qui est parmi nous ».

Les frictions internes s’appellent désormais psychodrame. A qui la faute ?
- Au gourou Domenech qui protège et qui lâche ? A son égard, Thierry Henri parle d’un manque de psychologie.
-A l’argent ? 288 250 euros par mois en moyenne, de quoi éloigner les joueurs des réalités et les transformer en enfants gâtés?

Mais la psychothérapie passe par l’aveu de l’impuissance et Roselyne Bachelot affirme avoir vu des larmes dans les yeux des bleus…

Ouf, la séance est terminée, le match peut commencer.

http://redigerweb.wordpress.com/2010/06/22/le-blues-des-bleus%E2%80%A6la-psychanalyse-sur-le-terrain/

Du 24/06/2010 au 08/06/2010
Narbonne.

Vent de folie en psychiatrie

théâtre

Au programme du Citron Givré ce jeudi 24 juin à 21 heures.

« Vent de folie en psychiatrie », une comédie délirante co-écrite par quatre élèves du cours de comédie du citron givré. François Boyer, Vincent Turchi, Dominique Barrot et Raphaël Lecoanet ont écrit, adapté et mis en scène. Si vous voulez savoir ce qui se passe dans la salle d'attente du grand professeur d'un hôpital psychiatrique, venez faire un tour au citron givré. Trois dates sont au programme, jeudi 24 juin et les jeudis 1er et 8 juillet. Informations et réservations au 04 68 91 64 77.

Tarif unique pour ce spectacle : 9 €.
Vernissage d'un premier album pour la fanfare de Perreux

Dans le cadre de la fête d'été du Centre neuchâtelois de psychiatrie, la fanfare 3D de l'Hôpital psychiatrique de Perreux a verni son premier album.

Cet ensemble insolite offre un repère aux résidents depuis 15 ans à l'Hôpital de Perreux.
«Nous avons commencé à répéter d'abord à 4 ou 5 musiciens sur l'initiative d'un résident qui voulait faire partie d'une fanfare et pour qui ce n'était pas possible», explique Jocelyne Genoud, directrice de la fanfare. Elle souligne également les vertus sociales, artistiques et thérapeutiques de la musique.

Actuellement la fanfare compte onze résidents et une dizaine de bénévoles.




550 hôpitaux psychiatriques seront reconstruits en Chine

550 hôpitaux psychiatriques et départements de psychiatrie des hôpitaux généraux seront reconstruits ou restructurés au cours des deux prochaines années pour accueillir un plus grand nombre de patients qui souffrent des maladies mentales graves et ne reçoivent aucun traitement, a rapporté lundi le site Xinhuanet.comhttp://xinhuanet.com/.

Yin Li, le vice-ministre de la Santé a constaté lors d'une conférence de travail sur la sécurité sociale et la stabilité une aggravation des incidents causés par des personnes atteintes de maladies mentales dans certaines régions. Il a ajouté que le pays éprouve le besoin de renforcer ses services médicaux ainsi que la prise en charge des malades. C'est pourquoi le gouvernement a décidé de créer 550 hôpitaux psychiatriques et des services de psychiatrie supplémentaires dans les hôpitaux généraux au cours des deux prochaines années.

La prise en charge des patients, l'établissement des hôpitaux psychiatriques, ainsi que l'accessibilité des frais médicaux et des services psychiatriques aux malades demeurent les priorités essentielles dans la prévention et le traitement des maladies mentales.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne





La vie n'est (plus) un préjudice

En France nul, désormais, «ne peut se prévaloir d'un préjudice du seul fait de sa naissance». C'est la fin de la jurisprudence Perruche.
Jean-Yves Nau [1]
22 Juin 2010

Elle alimentait depuis près de dix ans de violentes controverses dans des milieux très divers. C'est fini: la loi dite «anti-Perruche» est bel et bien conforme à la Constitution française. C'est ce qu'a décidé, vendredi 11 juin le Conseil constitutionnel. Les «Sages de la rue Montpensier» ont ainsi tranché un débat fondamental qui empruntait au droit, à la médecine et à l'éthique, sinon au religieux. Le Conseil était présidé par Jean-Louis Debré en présence de Jacques Barrot, Michel Charasse, Jacques Chirac, Renaud Denoix de Saint Marc, Jacqueline de Guillenchmidt ainsi qu'Hubert Haenel et Pierre Steinmetz. Pour résumer à l'essentiel: nul ne peut plus désormais, en France, se prévaloir d'un préjudice du seul fait d'avoir vu le jour.

Retour sur les principaux chapitres de cette affaire sans précédent et hautement «clivante».

Acte I : Le préjudice d'être né


Tout commence avec la naissance, en janvier 1983, de Nicolas Perruche. L'enfant souffre de graves troubles neurologiques et cardiologiques, conséquences d'une infection rubéoleuse contractée par sa mère durant la grossesse. Il apparaît très vite que le diagnostic de cette infection n'avait pas été porté du fait, notamment, d'erreurs commises par un laboratoire d'analyses biologiques. Or Mme Perruche fait alors valoir que si ces erreurs n'avaient pas été commises, elle aurait choisi d'avorter. Il y a donc, selon elle, un préjudice manifeste: en toute logique, son fils Nicolas ne devrait pas vivre. Il existe donc un préjudice d'être né. Ce cas de figure sans précédent est soumis quelque temps plus tard à la justice: en 1989 le couple Perruche attaque, au nom de leur enfant, le médecin, le laboratoire et leurs assureurs. C'est le début d'une longue histoire.

En 1992, un tribunal de grande instance juge le laboratoire et le médecin «responsables de l'état de santé de Nicolas Perruche et les condamne in solidum avec leurs assureurs» à l'indemnisation de Nicolas et de ses parents. Un an plus tard, la cour d'appel de Paris refuse d'admettre la réparation pour l'enfant tout en maintenant, bien évidemment, l'indemnisation des parents. Dans un arrêt du 26 mars 1996, la première chambre civile de la Cour de cassation prononce la cassation:

Attendu qu'en se déterminant ainsi, alors qu'il était constaté que les parents avaient marqué leur volonté, en cas de rubéole, de provoquer une interruption de grossesse et que les fautes commises les avaient faussement induits dans la croyance que la mère était immunisée, en sorte que ces fautes étaient génératrices du dommage subi par l'enfant du fait de la rubéole de sa mère, la cour d'appel a violé le texte susvisé.

L'affaire doit être rejugée. Elle l'est en 1999 par la cour d'appel d'Orléans qui estime alors, en substance, que le préjudice de Nicolas n'est pas dû aux fautes du laboratoire et du médecin, mais a bien été causé par l'infection rubéoleuse. Les parents forment un nouveau pourvoi en cassation. Il faut en finir. Ce sera, croit-on, chose faite avec le célèbre arrêt du 17 novembre 2000 de la Cour de cassation

(...) dès lors que les fautes commises par le médecin et le laboratoire dans l'exécution des contrats formés avec Mme Perruche avaient empêché celle-ci d'exercer son choix d'interrompre sa grossesse et ce afin d'éviter la naissance d'un enfant atteint d'un handicap, ce dernier peut demander la réparation du préjudice résultant de ce handicap et causé par les fautes retenues.

Acte II : La polémique

Cet arrêt fut aussitôt suivi de violents échanges et de multiples commentaires sur fond d'eugénisme. Pour la première fois en France, la jurisprudence consacrait sans équivoque le droit pour un enfant né handicapé d'être indemnisé de son propre préjudice. Affaire complexe. Si le médecin et le laboratoire n'avaient pas commis de fautes diagnostiques, Nicolas Perruche n'aurait pas vu le jour. La seule conséquence de cette faute était donc la venue au monde de cet enfant que l'on indemnisait personnellement à ce seul titre... En clair, la justice française considérait le seul fait de vivre (handicapé) comme un préjudice. Et cette décision s'inscrivait dans le contexte plus général du rejet croissant du handicap, du refus des aléas thérapeutiques et de la judiciarisation croissante des rapports entre les médecins et leurs patients.

On pouvait aussi aisément extrapoler, ce que firent notamment des associations de handicapés: il existait des vies qui ne méritaient pas d'être vécues. Découvrant cette nouvelle jurisprudence, les compagnies d'assurance concernées recalculèrent très vite à la hausse leurs primes suscitant l'ire des gynécologues-obstétriciens et des spécialistes du diagnostic prénatal: on passait d'une obligation de moyens à une obligation de résultat. Certains firent aussi observer que l'arrêt de la Cour de cassation pousserait les médecins à ne plus prendre aucun risque. Pour prévenir le risque grandissant de poursuite judiciaire et de condamnation, ils n'auront guère d'autre choix que de placer les futurs parents devant leurs nouvelles responsabilités, et, en cas de doute, de les inciter directement ou pas à choisir d'avorter. Comment en rester là?

Acte III : Toute vie vaut d'être vécue


Une première proposition de loi «anti-Perruche» fut proposée en 2001, reprise dans la loi Kouchner du 4 mars 2002, relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. Cette disposition a trouvé depuis 2005 sa place dans le code de l'action sociale et des familles, à l'article L. 114-5 [3]:

Nul ne peut se prévaloir d'un préjudice du seul fait de sa naissance.
La personne née avec un handicap dû à une faute médicale peut obtenir la réparation de son préjudice lorsque l'acte fautif a provoqué directement le handicap ou l'a aggravé, ou n'a pas permis de prendre les mesures susceptibles de l'atténuer.
Lorsque la responsabilité d'un professionnel ou d'un établissement de santé est engagée vis-à-vis des parents d'un enfant né avec un handicap non décelé pendant la grossesse à la suite d'une faute caractérisée, les parents peuvent demander une indemnité au titre de leur seul préjudice. Ce préjudice ne saurait inclure les charges particulières découlant, tout au long de la vie de l'enfant, de ce handicap. La compensation de ce dernier relève de la solidarité nationale.

Il n'en reste pas moins que la loi «anti-Perruche» a été régulièrement remise en cause par certains couples concernés devant la Cour européenne des droits de l'homme. Mais pour le Conseil constitutionnel, la messe est dite. Ce dernier avait été saisi le 14 avril par un particulier parent d'un enfant souffrant de myopathie du fait d'une erreur diagnostique. Cette demande s'inscrivait dans le cadre des questions prioritaires de constitutionnalité que prévoit un nouvel article (61 alinéa 1 [4]) de la Constitution. La plaignante contestait plusieurs dispositions de la loi du 4 mars 2002. Selon Me Arnaud Lyon-Caen, avocat d'une famille touchée par le handicap, la loi anti-Perruche viole les «droits et libertés garantis par la Constitution» et s'oppose au principe de dignité humaine. La réponse des Sages n'a pas tardé: «Ces dispositions sont conformes à la Constitution.» [5]

En 2001, le Comité national d'éthique –saisi sur ce thème par Elisabeth Guigou, alors ministre de l'Emploi et de la solidarité– avait rendu un avis (pdf [6]) dans lequel on peut lire en conclusion:

La reconnaissance d'un droit de l'enfant à ne pas naître dans certaines conditions apparaîtrait hautement discutable sur le plan du droit, inutile pour assurer l'avenir matériel des personnes souffrant de handicaps congénitaux et redoutable sur le plan éthique. En effet, un tel droit risquerait de faire peser sur les parents, les professionnels du diagnostic prénatal et les obstétriciens, une pression normative d'essence eugénique.
Jean-Yves Nau

Source URL : http://www.slate.fr/story/23121/arret-perruche-toute-vie-vaut-detre-vecue

Links:
[1] http://www.slate.fr/source/jean-yves-nau
[2] http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000007041543&dateTexte=
[3] http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=D1EB8E4D1FE4AA7D3BF7DBF90A36DA4F.tpdjo04v_2?cidTexte=LEGITEXT000006074069&idArticle=LEGIARTI000006796463&dateTexte=&categorieLien=cid
[4] http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006071194&idArticle=LEGIARTI000019239217&dateTexte=&categorieLien=cid
[5] http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2010/2010-2-qpc/decision-n-2010-2-qpc-du-11-juin-2010.48407.html
[6] http://www.ccne-ethique.fr/docs/fr/avis068.pdf
[7] http://www.flickr.com/photos/gabi_menashe/218574269/
[8] http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.fr

[2]. Réunie en assemblée plénière sous la présidence de Guy Canivet, la Cour casse le dernier arrêt donnant ainsi raison aux parents:










La justice confirme le caractère intransmissible du sperme

L’insémination post-mortem est interdite par la loi de bioéthique, et devrait le rester lors de la révision de cette dernière, comme le recommande la Mission de Jean Leonetti. Fabienne Justel voulait donc récupérer le sperme congelé de son mari, décédé d’un cancer en septembre 2008, pour pouvoir se faire inséminer à l’étranger. Elle a intenté une action en justice pour récupérer le sperme auprès du CECOS (Centre d’études et de conservation des œufs et du sperme) de Rennes.

En première instance, le tribunal de Rennes l’a déboutée en octobre dernier, rappelant que, selon la loi, « font obstacle à l’insémination ou au transfert des embryons le décès d’un des membres du couple, le dépôt d’une requête en divorce, la séparation de corps ou la cessation de la communauté de vie ».

En appel, en mai, l’avocate de Fabienne Justel avait plaidé que le contrat de conservation des paillettes conclu entre son mari et le CECOS faisait partie de l’actif net successoral et devait donc être restitué à son héritière. Le défenseur du CECOS avait évoqué de son côté « le caractère intransmissible du sperme aux héritiers ». La cour d’appel de Rennes a tranché ce mardi en confirmant le jugement du tribunal de grande instance.

R. C.
Quotimed.com,
le 22/06/2010

 
Sur la psychanalyse et sur sa fin
Notes de séminaires, Tours, 1996-1997
Bernard Casanova

Présentation de l'éditeur

Tour à tour incisif sur la "profession", acerbe sur les médias, moqueur des modes, Bernard Casanova confrontait ses auditeurs aux aspérités de cette pratique analytique qu’il avait fait sienne après celle de psychiatre des hôpitaux, un jour délaissée. Membre dès l’origine de l’École lacanienne de psychanalyse, il tint sans discontinuer séminaire à Tours, loin du ton magistral qu’il n’affectionnait guère.

Sont ici présentées les deux dernières années (1996-1997) de ce séminaire, accompagnées de quelques-uns des dessins qu’il crayonnait en séance. Bernard Casanova croise ici à de multiples reprises et sous des angles divers une préoccupation qui lui tenait à cœur : celle-là même de la psychanalyse envisagée depuis sa fin.




Expériences de la folie
Patrick CHEMLA (ed)

Co-Auteurs : Yacine AMHIS - Mathieu BELLAHSEN - Herve BOKOBZA - Loriane BRUNESSAUX - Coralie DA SILVA - Patrick FAUGERAS - Anne-line FOURNIER - Olivier GRIGNON - Emile LUMBROSO - Simone MOLINA - Jean OURY - Jean-claude POLACK - Christelle POURRIER - Laure THIERION -
©2010
Santé mentale (Hors collection) -

Faire « l'expérience de la folie » renvoie à l'énigme de l'Inconscient que l'invention freudienne a défriché mais qui nous revient toujours de façon inédite et bouleversante. Cela relance une traversée de ce qui, au plus intime de chacun, fait obstacle ou empêchement à la rencontre de la folie, à rebours de l'hygiénisme et de la prévention généralisée que notre société impose aujourd'hui dans l'espoir insensé d'en finir avec la maladie, mentale ou somatique, voire même avec la mort.

Renoncer au leurre séducteur d'un « savoir par avance », quand bien même il puiserait aux meilleures sources, est nécessaire pour privilégier « la parole vraie » et le geste nécessaire. Encore faut-il sans cesse subjectiver les théories analytiques pour fabriquer sa « boîte à outils conceptuels » qui se trouvera malmenée à chaque fois, et surtout prendre le risque de la rencontre. Les auteurs en témoignent chacun à leur manière.

Patrick Chemla est psychiatre, chef de service, psychanalyste.

Avec la participation de : Yacine Amhis, Mathieu Bellahsen, Loriane Brunessaux, Hervé Bokobza, Coralie Da Silva, Patrick Faugeras, Anne-Line Fournier, Olivier Grignon, Émile Lumbroso, Simone Molina, Jean Oury, Jean-Claude Polack, Christelle Pourrier, Laure Thiérion.

Mise en vente le 27 mai 2010



Un lieu, un temps pour accueillir la folie
Une expérience de communauté thérapeutique
Francois DE CONINCK - EQUIPE DU WOLVENDAEL


 « Là où la folie se perd, un lieu peut faire repaire...
Un repaire, oui, mais pas comme lieu d'écart, de retrait,
un repaire comme lieu d'ouverture,
mais aussi un lieu d'investissement sur la cité.
Un repaire, donc, qui, dans le fil du mouvement de la psychothérapie institutionnelle, vise l'ouverture au possible, l'ouverture de possibles. »

Ce livre est le récit d’une expérience de communauté thérapeutique (pour adultes le plus souvent psychotiques), s'inspirant de quelques principes essentiels de la psychothérapie institutionnelle. Il vise à en défendre la pertinence et l'actualité, à contre-courant de la psychiatrie actuelle, dominée par le savoir de la biologie et des techniques comportementales et cognitivistes. Sans récuser l'apport du savoir scientifique quand il est rigoureux, ce témoignage fait valoir que toute approche de la folie est vaine si elle ne donne pas réellement, c'est-à-dire au sein même du dispositif de soins, une place à d'autres dimensions humaines telles que l'incomplétude, le temps, la parole, l'inattendu, l'angoisse, le risque, la responsabilité, certaines transgressions...

François de Coninck, écrivain, a accompagné l’équipe thérapeutique du Wolvendael dans ce travail d’écriture.

lundi 21 juin 2010


MENTAL , REVUE INTERNATIONALE DE SANTÉ MENTALE ET PSYCHANALYSE APPLIQUÉE
No 24 - Avril 2010
Clinique et pragmatique de la désinsertion en psychanalyse
 
SOMMAIRE

 Éditorial: Vicente Palomera

Jacques-Alain Miller : Le salut par le déchet

I - Fondements psychanalytiques de la désinsertion
Philippe La Sagna : Sortir de l’isolement par l’ironie
Hebe Tizio : Le délire comme désinsertion du langage
Maurizio Mazottti : La désarticulation du corps dans la schizophrénie

II - Variétés cliniques de la désinsertion
Céline Menghi :  Sono solo
Jean-Louis Gault : Une nouvelle alliance avec la langue
Lucia D’Angelo : Le sentiment de la vie

III - Enseignements de la pratique dans les lieux alpha
Carlo Vigano : Le psychanalyste et l’illusion de l’insertion sociale
Jean-Claude Razavet : Débranchement successifs de l’Autre
Amanda Goya : Subjectiver la maladie
Eugenio Diaz : Le freelance
Nadine Laceur : De la permanence du travail interprétatif à la permanence d’un lien
Pilar Foz : L’invention d’un mode d’insertion dans l’Autre
Thomas Roïc : Un signe de socialisation
Thierry Van de Wijngaert : S’appliquer contre la volonté d’insertion
Natalie Wulfing : Du  sans domicile fixe au  logement permanent
Despina Andropoulou :Toxicomanie : un symptôme social de désinsertion subjective

IV - La pratique des réunions cliniques et la cartographie du réel
Présentation : Éric Laurent
Yasmine Grasser : Les embarras de la sexualité dans le discours globaliste
Dominique Holvoet : Leçons des pratiques de réunions cliniques au Courtil
Antonio Di Ciaccia : la pratique des réunions cliniques et la cartographie du réel
Manuel Fernandez Blanco : Réunion clinique et réel
Débat : Les régimes du savoir dans les réunions cliniques
 animé par Éric Laurent
avec P. Francesconi, G. Briole, J.-D. Matet, A. Stevens

V - Étude

Éric Guillot : De l’agressivité à la pulsion de mort

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