La psychiatrie française en revue, etc.

Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

dimanche 20 juin 2021

Elisabeth Roudinesco & Alain Badiou. “Ni trop loin, ni trop près”

 Affiche Bibliothèques idéales

Conférence, rencontre, débat

  • Le 27 juin 2021 à 16H00
Opéra national du Rhin 
19 place Broglie - 67008 Strasbourg
Improbable duo ? Pas tant que ça. Deux de nos plus grands intellectuels français dialoguent à Strasbourg. Ils sont amis mais d’accord sur rien. Ou peu de choses. 
Elisabeth Roudinesco est historienne et psychanalyste. Elle propose une étude critique des théories de genre, de la pensée anticoloniale et post coloniale tout en déplorant les dérives identitaires. Censure de spectacles, déboulonnage de statues, haine du «mâle blanc»: la violence de certains militants agissant au nom de l’antiracisme ou du féminisme stupéfie. Comment en est-on arrivé là ?

Pour une psychiatrie citoyenne

Par Agnès Morel   Publié le 16 juin 2021

association psychiatrie

L'association Les Invités au festin travaille à tisser du lien autour des personnes souffrant de troubles psychiques - DR

Psychiatre, Marie-Noëlle Besançon a fondé il y a trente ans les Invités au festin. Cette association propose une psychiatrie alternative, à la fois citoyenne et communautaire, qui lutte contre la stigmatisation et l’isolement des personnes souffrant de troubles psychiques. Elle regroupe une dizaine de lieux de vie et d’accueil de jour.

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Anne Revah, se détruire, dit-elle

par Virginie Bloch-Lainé.  publié le 19 juin 2021 

«L’Intime Etrangère» dans le tourbillon de la folie.

Un accent aigu sépare interne et interné ; plusieurs années d’exercice de la médecine, aussi. Tandis qu’elle a déjà atteint un point avancé de sa carrière de psychiatre, Suzanne est internée en mars 2020 dans une clinique de Saint-Mandé. La pandémie commence à peine, mais un autre tsunami renverse cette femme : une voix intérieure lui lance des injonctions suicidaires («Jette-toi»), et il se pourrait bien qu’elle lui obéisse. L’Intime Etrangèreraconte, avec des piques d’humour noir, et de façon nette, le cauchemar vécu pendant huit mois par l’héroïne et par l’autrice, car cette histoire est la sienne. Psychiatre et romancière, Anne Revah a traversé cette épreuve. Elle est entrée dans un tunnel de folie. Lorsqu’elle en est sortie elle s’en rappelait mal, si bien que le récit se nourrit des souvenirs de son entourage proche, sa compagne, Valentine, et ses deux filles, pour lesquelles cet épisode fut très difficile : «Les enfants n’aiment pas voir leur mère devenir brutalement folle, une dépression ça se conçoit.» Tout le monde perd pied, avec la folie.

Commercialisation du CBD : La Cour de cassation franchit un petit pas supplémentaire

Paris, le samedi 19 juin 2021 - Elles fleurissent désormais dans nos centres-villes. Depuis plusieurs semaines, des entrepreneurs multiplient l’ouverture d’échoppes proposant la vente de produits à base de cannabidiol (CBD), une molécule extraite de la plante de chanvre et quasiment dépourvue de tetrahydrocannabinol(THC) la substance responsable des effets psychoactifs du cannabis.

Bien sûr, l’esprit de liberté qui souffle depuis la levée des confinements successifs n’est pas totalement étranger dans cette vague. Mais le véritable coup d’envoi de cette course au CBD est sans doute à trouver dans l’arrêt rendu par la Cour de Justice de l’Union Européenne le 19 novembre 2020, qui a jugé contraire à la législation européenne l’interdiction d’importation sur le territoire national de produits à base de CBD.

Mais cet arrêt ne suffit pas à lever toutes les difficultés juridiques entourant la commercialisation des produits à base de CBD. D’autant plus que les autorités, dans une logique souvent conservatrice, tentent de freiner l’ouverture des échoppes estimant parfois de manière contestable qu’elle constitue un relai pour la vente de produits, eux, bel et bien illicites.


Sainte-Marie : Débrayage de 2 heures à l'appel de la CGT pour s'opposer à la fermeture du service géronto-psychiatrie

 Sainte-Marie : Débrayage de 2 heures à l'appel de la CGT pour s'opposer à la fermeture  du service géronto-psychiatrie

Publié le 

Le projet de fermeture, cet automne,  des 17 lits du service géronto-psychiatrie de l'hôpital Sainte-Marie ne passe vraiment pas du côté de la CGT, syndicat majoritaire, à l'origine du débrayage de 2 heures qui vient de se dérouler ce jeudi après-midi devant la barrière de l’hôpital Sainte-Marie afin de marquer son opposition au projet.

Défendant un véritable savoir-faire dans la prise en charge des personnes âgées séniles ou en perte d'autonomie, l'hôpital Sainte-Marie affiche un taux de remplissage de l'ordre de 85%. "Il y a un réel besoin, plaide Francis Cunnac, le délégué central CGT de Sainte-Marie. Dans la période actuelle, avec l’augmentation des besoins en soins psychiatriques, nous trouvons que ce n’est pas une bonne chose. Quand des lits ferment, ils ne rouvrent jamais et à terme, ce sont aussi des postes annexes qui fermeront (buanderie, cuisine, pharmacie, etc.), même si un certain nombre est réaffecté sur des services ambulatoires, en vue de diminuer le recours à l’hospitalisation." 

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Un décès sur 100 est un décès par suicide







Communiqué de presse 17 juin 2021 






Orientations de l’OMS pour aider le monde à atteindre l’objectif de réduire d’un tiers le taux de mortalité par suicide d’ici à 2030

Le suicide reste l’une des principales causes de décès dans le monde, selon les dernières estimations de l’OMS, parues aujourd’hui dans la publication « Suicide worldwide in 2019 ». Chaque année, un plus grand nombre de personnes meurent par suicide que du fait du VIH, du paludisme ou du cancer du sein  ̶  ou encore des guerres ou des homicides. En 2019, plus de 700 000 personnes se sont suicidées : soit un décès sur 100, ce qui a incité l’OMS à élaborer de nouvelles orientations pour aider les pays à améliorer la prévention et la prise en charge liées au suicide.

« Nous ne pouvons pas – et ne devons pas – ignorer le suicide », a déclaré le DTedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé. « Chaque suicide est une tragédie. Il est d'autant plus important aujourd'hui de porter attention à la prévention du suicide, que nous venons de vivre de longs mois de pandémie de COVID-19, et que de nombreux facteurs de risque de suicide  ̶  perte d’emploi, difficultés financières et isolement social – sont toujours très présents. Les nouvelles orientations que l’OMS publie aujourd’hui montrent clairement la voie pour intensifier les efforts de prévention du suicide. »

Chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, le suicide est la quatrième cause de décès après les accidents de la route, la tuberculose et la violence interpersonnelle.

Les taux varient d’un pays à l’autre, d’une région à l’autre, et entre hommes et femmes.


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vendredi 18 juin 2021

Autisme : ils proposent une alternative à l'enfermement des patients.







Arrêter de marginaliser les personnes atteintes d’autisme lourd : c'est ce que souhaite l’association Silence des Justes, qui a inspiré le film "Hors normes", en proposant une alternative qui se concentre sur un accompagnement personnalisé de ces patients.


Mettre en évidence les conditions nécessaires pour promouvoir une éducation inclusive orientée vers les besoins des élèves.

Cet ouvrage collectif comporte dix chapitres rédigés en espagnol ou en français par des chercheurs en éducation appartenant à des universités argentines, colombiennes, françaises et turques. Les auteurs participent à un réseau international de recherche qui travaille depuis plus de dix années sur la question de l’inclusion scolaire dans ses différentes dimensions. L’ouvrage interroge les cadres épistémologiques pour penser l’inclusion et les politiques qui organisent l’action. Il propose des analyses critiques contextualisées de pratiques inclusives expérimentales menées dans l’enseignement primaire, secondaire et supérieur. Au-delà de la diversité des exemples, l’ambition de cet ouvrage est de mettre en évidence les conditions nécessaires pour promouvoir une éducation inclusive orientée vers les besoins des élèves et lutter contre l’échec scolaire et universitaire.

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« Pousser la chansonnette, en particulier au sein d’une chorale, pourrait bien avoir des vertus très précieuses à tout âge »

Publié le 26 mai 2021

La science s’est penchée sur les nombreux bienfaits du chant, qui fait travailler les muscles comme le cerveau. Dans sa carte blanche au « Monde », Sylvie Chokron, chercheuse en psychologie, attribue la note maximale à cette activité.

Carte blanche. Fredonner une chanson est une activité bien plus complexe qu’il n’y paraît. D’un point de vue purement physique, le chant met en jeu l’appareil vocal et le système respiratoire et favorise une respiration abdominale lente et profonde qui influence en retour le système cardio-vasculaire et le système nerveux autonome. Mais chanter, même sous sa douche, active également l’audition, la motricité, ainsi qu’un réseau important d’aires cérébrales, situées dans les deux hémisphères et impliquées dans la mémoire, le langage, la motivation, le plaisir, les relations sociales ou encore l’attention.

Découvrez une #storyofchange inspirante : l'histoire de Sparknews!

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Notre Histoire
A propos Tour du monde
A propos Bestseller
A propos Club Impact Journalism Day

A 24 ans, Christian de Boisredon réalise avec deux amis un tour du monde à la rencontre d’initiatives positives, à contre-courant des informations déprimantes qu’il trouvait dans les médias. Ensemble, ils rassemblent leurs découvertes dans un futur best seller : L’espérance autour du monde (Hope Around the World, Pocket). Naît ainsi une conviction intime chez Christian : les médias peuvent trouver leur audience en étant plus constructifs. Il co-fonde donc l’association Reporters d’Espoirs et lance le “Libé des solutions” en 2007.

En 2012, il choisit un nouveau canal pour convaincre les rédactions du monde entier avec la fondation de Sparknews. L’entreprise sociale crée des opérations éditoriales collaboratives qui mettent en lumière des initiatives positives, à travers le prisme du journalisme de solutions. L’emblématique Impact Journalism Day va réunir 20, puis 32 et enfin 54 médias qui publient le même jour des suppléments avec des preuves qu’on peut raconter le monde différemment. Cette nouvelle façon de faire remonter et diffuser des récits porteurs de transformation positive au coeur de l’information est reconnue en 2014 comme une solution à grande échelle aux enjeux sociaux et environnementaux contemporains : Christian devient fellow Ashoka.

Au cours des années qui suivent, l’équipe Sparknews s’agrandit et choisit d’explorer des thématiques plus précises de la transition écologique et sociale. Ainsi Solutions&Co naît pendant la COP21, 20 titres de la presse économique mettant en avant les initiatives d’entreprises pour le climat. Suivront Women In ActionRethink HealthWomen in Businesses for GoodEarth Beats et 7.7 billion.

En 2016, l’équipe de Sparknews décide de mettre son expertise au service de celles et ceux qui veulent porter ces nouveaux récits dans les entreprises. Le Club de la Transformation Positive voit le jour, qui a réuni depuis plus de 3000 managers et cadres souhaitant faire bouger les lignes de leurs entreprises. Au cours des années, Sparknews a ainsi déclenché des déclics au sein de Danone, Adéo, Suez, Facebook, BNP-Paribas, Bouygues, Axa…

En 2019, Sparknews devient B corp ! Le mouvement B-Corp rassemble plus de 2500 entreprises qui s’engagent à concilier business et impact positif pour la planète et la société. Il s’agit d’un engagement complet sur des critères sociaux, environnementaux, de transparence et de gouvernance. En clair, ce sont les entreprises qui tentent “non pas d’être les meilleures AU monde mais bien les meilleures POUR le monde.

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“Pablo Picasso et Françoise Gilot, la femme qui dit non” sur Arte, autopsie d’une relation orageuse


Françoise Gilot et Picasso, photographiés par Cornell Capa.

Françoise Gilot et Picasso, photographiés par Cornell Capa.

Cornell Capa / International center of photography / Magnum Photos

Elle avait quarante ans de moins que lui lors de leur rencontre, en 1943. Annie Maïllis et Sylvie Blum retracent la liaison tumultueuse entre le Minotaure et la jeune peintre, qui finira par le quitter et dénoncer son emprise. Un documentaire sobre et riche en images inédites à découvrir sur Arte.

Après avoir regardé ce film, on s’imagine bien Françoise Gilot ramener le canon de son revolver déchargé pour en souffler la fumée et demander : « L’ai-je bien descendu ? » La victime serait Pablo Picasso, que la jeune femme rencontra en 1943 à une terrasse de Paris sous l’Occupation. Elle a 21 ans, lui quarante de plus. Ce documentaire raconte les quelque dix années de bonheur et d’orage qui suivirent, et l’exploit que réussit cette peintre en échappant à la dépression ou au suicide, le lot commun de beaucoup des ex-compagnes de l’artiste.

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christian berstart brut

 

anna zemánková

hortus deliciarum #2

exposition du 17 juin au 18 juillet 2021

Anna Zemánková - © christian berst — art brut

Anna Zemánková est une figure déjà consacrée de l’art brut, au point qu’elle fut honorée en 2013 lors de la 55e biennale de Venise avant qu’un ensemble important de ses œuvres ne rejoigne les collections du Centre Pompidou. C’est dès le début des années 60 que cette humble Moravienne se mit à produire un œuvre auquel sa condition ne l’avait pas préparée et qui répondait de façon saisissante à des injonctions venues des tréfonds. Ainsi, à l’heure où les démons de la nuit le disputaient encore aux irisations séminales de l’aube, elle cueillait en pensée des fleurs étranges avant de les faire saillir du papier. « Je fais pousser des fleurs qui ne poussent nulle part ailleurs » disait-elle.


Femmes retranchées, "suicide by cop"... : le nombre de forcenés violents a fortement augmenté avec le déconfinement

David Di Giacomo  publié le 

Le Raid et le GIGN font état de l'augmentation inquiétante du nombre d'interventions qu'ils réalisent pour interpeller des forcenés violents depuis le déconfinement. Quasiment un jour sur deux, les deux unités d'élite sont sollicitées pour ces interventions délicates.

Valentin Marcone dans les Cévennes, Terry Dupin en Dordogne : ces forcenés ont mobilisé à chaque fois des centaines d'hommes avant d'être interpellés. Et depuis le début de l’année, avec le déconfinementles cas de forcenés ont explosé : +137% selon le ministère de l'Intérieur. Ainsi, quasiment un jour sur deux, le GIGN ou le Raid sont sollicités pour ces interventions particulièrement délicates.

En première ligne, on trouve les hommes de la colonne d'assaut bien sûr, mais aussi les négociateurs : ce sont eux qui doivent entrer en contact, entamer le dialogue avec les forcenés. Benoît fait partie depuis trois ans de la cellule négociation du Raid, en région parisienne. "Nous, ce qu'on dit souvent en groupe, explique-t-il, c'est qu'on essaie de sauver les gens d'eux-mêmes. Si l'on n'a pas envie d'être là pour la personne, il y a peu de chances que cela marche."

Lors des interventions, on essaie de manifester la plus grande empathie, de voir à la fin dans le regard des gens qu'on leur a été utile, d'une certaine manière.

Benoît, négociateur au Raid

"Les situations qu'on rejoue en exercice sont des situations qu'on a vécues sur le terrain", poursuit Benoît. franceinfo a pu assister à l'un de ces exercices. Le négociateur prend le téléphone et tente une négociation. "Je m'appelle Mehdi, je suis policier au groupe d'intervention. On a été appelés parce qu'il y a eu des coups de feu qui ont été tirés et entendus. On sait que vous êtes tireur sportif alors on s'inquiétait pour vous, mais également votre famille. Boris, vous pouvez me dire ce qui s'est passé ?" "J'ai cessé mon activité avec la crise sanitaire, j'ai des problèmes de santé et à un moment il y en a marre... ", lui répond son interlocuteur. 

Il s\'agit pour le négociateur de trouver le moyen de faire redescendre l\'individu émotionnellement avant qu\'il ne passe à l\'acte.
Il s'agit pour le négociateur de trouver le moyen de faire redescendre l'individu émotionnellement avant qu'il ne passe à l'acte. (DDSP78 / Service communication)

"Je vais vous dire une chose aujourd'hui, tente le négociateur, voilà, moi, je suis avec vos enfants, Elodie et Yoann, et je peux vous dire qu'ils aiment leur papa, qui pensent à vous... Et aujourd'hui, je pense qu'on peut trouver une solution ensemble. Ils m'ont dit que vos mots avaient un peu dépassé votre pensée... " Dès lors, le processus de négociation commence.


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A Nantes, la fièvre dans le songe

par Clémentine Mercier   publié le 14 juin 2021

Des somnambules éthérées aux spirales psychédéliques, une exposition captivante fait dialoguer trois siècles d’hypnotisme et d’histoire de l’art. 

L’écouter flanque des frissons. En octobre, Tony Oursler nous confiait avoir été hypnotisé lors d’une séance par Internet. L’artiste américain était le premier abasourdi par ce qu’il venait de vivre : «Cela a été le truc le plus incroyable de ma vie, alors que je suis plutôt sceptique de la magie. Je me suis baladé dans trois différents lieux, aussi clairement que je vous vois aujourd’hui, comme dans un film. Je n’en croyais pas mes yeux.» Grâce à une hypnotiseuse basée en Californie, il a pu retrouver, depuis New York, le ventriloque à marionnettes que lui avait présenté son grand-père quand il était petit mais aussi se balader dans la maison de son enfance, dans une pièce cachée derrière une télévision. «Elle m’a dit de regarder au sol et soudain j’ai vu mes petites jambes d’enfant, mon short et mes petits pieds de quand j’avais 5 ans, c’était très bizarre. Je n’ai aucune raison de vous mentir. Tout cela sans aucune drogue. Ça a été une expérience fascinante.»

jeudi 17 juin 2021

Éducation : « Plus on punit un enfant, plus il fait de bêtises »

Publié le |

Pour qu’un enfant ne fasse pas trop de bêtises, paradoxalement, il est préférable de ne pas le punir. Les explications d’Isabelle Filliozat.

Est-il pertinent d’infliger une punition à son enfant qui a fait une bêtise ? Est-ce que ça sert à quelque chose, est-ce que ça règle le problème est-ce que ça aide l’enfant en question ? Pour la psychothérapeute Isabelle Filliozat, la réponse est trois fois non.


Eaux contaminées: les écrevisses sous antidépresseurs sont plus "téméraires" (étude)

Publié le : 

Image d'illustration d'une écrevisse en Allemagne en septembre 2019

Image d'illustration d'une écrevisse en Allemagne en septembre 2019  Bernd Thissen dpa/AFP/Archives

Les écrevisses exposées à des antidépresseurs à cause d'eaux contaminées se comportent de façon plus "téméraire", en sortant plus vite de leur cachette et en passant plus de temps à chercher de la nourriture, selon une étude publiée mardi.

Ces travaux, publiés dans le journal Ecosphere, mettent en lumière les conséquences inattendues que les médicaments humains peuvent avoir sur l'environnement aquatique.

"Notre étude est la première à étudier la façon dont les écrevisses répondent aux antidépresseurs à des niveaux représentatifs de ceux présents dans les cours d'eau et les étangs où elles vivent", détaille Alexander "AJ" Reisinger, de l'Université de Floride et l'un des principaux auteurs de l'étude.

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Corrigés du bac philo – filière générale : “Sommes-nous responsables de l’avenir ?”

Mathias Roux publié le 
© iStockphoto

Nous ne sommes pas responsables de ce qui n’a pas encore eu lieu, mais nos actes nous engagent au-delà de nos intentions. En s’inspirant de la pensée du philosophe Hans Jonas, le professeur agrégé de philosophie Mathias Roux propose, pour traiter cette question du baccalauréat 2021, un plan de dissertation, où il s’agit de trouver un moyen terme entre la nécessité de limiter l’étendue de notre responsabilité et le souci de l’avenir.

Prédire les comportements suicidaires chez les étudiants grâce à l’intelligence artificielle

COMMUNIQUÉ | 15 JUIN 2021 | PAR INSERM (SALLE DE PRESSE) 

risque suicidaire

Alors même que le nombre d’étudiants vulnérables augmente sous l’effet de la crise sanitaire, détecter les individus en grande détresse et à risque suicidaire est essentiel pour permettre d’intervenir le plus précocement possible. © Ben Blennerhassett – Unsplash

Comment prédire le risque suicidaire chez les étudiants ? C’est une question d’actualité, alors que les effets délétères de la crise sanitaire sur la santé mentale des étudiants sont de plus en plus visibles, et que l’on connait l’importance d’une détection et d’une prise en charge précoce de ce risque. Une équipe de chercheurs de l’Inserm et de l’Université de Bordeaux, en collaboration avec les universités de Montréal et McGill au Québec, ont identifié, grâce à l’intelligence artificielle, un ensemble restreint d’indicateurs de santé mentale qui prédisent avec précision les comportements suicidaires des étudiants. Les résultats sont publiés dans la revue Scientific Reports.

Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans et les étudiants sont particulièrement exposés au risque de comportements suicidairesPlusieurs facteurs connus peuvent contribuer à l’augmentation des risques chez cette population : le passage du lycée à l’université, l’augmentation de la charge de travail, l’augmentation du stress psychosocial et des pressions scolaires, et l’adaptation à un nouvel environnement. Ces risques ont par ailleurs été exacerbés par la situation de crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19.

Une détection précoce des comportements suicidaires (les pensées suicidaires et les tentatives de suicide) est primordiale afin de permettre l’accès à une prise en charge adéquate. Grâce à une méthode d’apprentissage automatique[1], ou « machine learning method » en anglais, les chercheurs de l’Inserm et de l’Université de Bordeaux ont développé un algorithme permettant d’identifier de façon précise les principaux facteurs prédictifs des comportements suicidaires parmi une population étudiante.

Suivi sur un an de plus de 5 000 étudiants français

Les résultats de cette étude portent sur l’analyse de données recueillies auprès de 5 066 étudiants qui ont été suivis sur une période supérieure ou égale à un an, entre 2013 et 2019. Tous appartiennent à la cohorte i-Share qui porte sur la santé des étudiants, dirigée par Christophe Tzourio, professeur d’épidémiologie à l’université de Bordeaux, praticien au CHU de Bordeaux et directeur du centre de recherche Bordeaux Population Health.   

Les participants sont âgés de plus de 18 ans, francophones et inscrits dans une université française. Ils ont rempli deux questionnaires en ligne détaillés : un au moment de leur inscription, l’autre un an plus tard. Les informations recueillies par ce biais renseignent les chercheurs à la fois sur la santé des participants, leurs consommations de drogue et d’alcool, leurs antécédents médicaux et psychiatriques ainsi que sur leur état psychique.


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