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dimanche 23 juin 2019

Bouches-du-Rhône : en un an, 3 500 patients ont déjà testé les séances de psy gratuites

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Par Delphine Tanguy

A 50, 60 ou même 80 euros la séance, tout le monde ne peut pas s'offrir de psychothérapie. Celle-ci reste en effet entièrement à la charge du patient, la Sécurité sociale ne remboursant que la prise en charge par un psychiatre - c'est à dire un médecin - ou en centre médico-psychologique (CMP). Des structures souvent saturées : il faut parfois un an d'attente pour y décrocher un rendez-vous.

Une expérimentation lancée dans quatre territoires pilotes, dont les Bouches-du-Rhône, pourrait cependant modifier l'accès au suivi psychique en France : depuis un an, le ministère de la Santé et la Caisse nationale d'assurance maladie testent le remboursement de séances de psychothérapie chez des psychologues cliniciens ou psychothérapeutes libéraux agréés. "Cette expérimentation s'adresse aux patients souffrant de troubles de dépression ou d'anxiété légère", précise Karine Huet, déléguée départementale à l'Agence régionale de santé Paca. Des personnes qu'on "aurait eu tendance à traiter par le médicament", alors que ce n'était pas forcément la meilleure réponse à leurs symptômes.



Le remboursement de la Sécurité sociale est-il un effet placebo ?




Que faire face à l’effet placebo du remboursement par la Sécurité sociale ?
Paris, le vendredi 21 juin 2019 – La Haute autorité de Santé (HAS) doit rendre la semaine prochaine son très attendu avis sur la prise en charge par la Sécurité sociale des spécialités homéopathiques. Il est probable que l’instance se prononce en faveur de la suspension du remboursement de ces médicaments, compte tenu de l’absence de preuve d’une efficacité (supérieure au placebo).

Symbolisme ou pragmatisme ?

Depuis la publication au printemps 2018 d’une tribune signée de 124 médecins appelant la fin du remboursement de l’homéopathie, notamment parce que cette reconnaissance de la solidarité nationale confère à ces produits une dimension usurpée et qui peut favoriser l’adhésion à des pseudo-médecines potentiellement dangereuses, le débat fait rage dans notre pays. Au-delà des invectives où chacun s’est accusé de la plus grande « violence » (les signataires ont été décriés pour avoir produit un texte au « vitriol », quand leurs opposants n’ont pas hésité à saisir l’Ordre et à les accuser de tous les conflits d’intérêt possibles), une réflexion s’est développée autour de la question du remboursement des soins. Quels critères devraient s’appliquer ? Faut-il accorder un poids symbolique au remboursement quant à la philosophie de la société et son appréhension de la médecine ? Faut-il faire du remboursement une politique ou s’inscrire dans une dimension plus pragmatique.


Exposition du peintre François Tortosa à Sotteville les Rouen

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Par Stéphane Lhôte

Des oeuvres simples et complexes à la fois / © Stéphane L'hôte

PONTARLIER | Le pôle psychiatrique fait front face à l’ARS

LE 22/06/2019

Le collectif soignants, soignés et familles du pôle psychiatrique du Haut-Doubs s’est rendu à l’Agence régionale de santé (ARS) à Dijon ce mardi 18 juin. Le but ? Plaider leur cause sur les quelque 350 000 euros d’économies exigées d’ici 2020.


Mardi 18 juin, le personnel de l’hôpital psychiatrique de Pontarlier proteste devant l’ARS à Dijon contre les restrictions budgétaires.  Photo DR
Mardi 18 juin, le personnel de l’hôpital psychiatrique de Pontarlier proteste devant l’ARS à Dijon contre les restrictions budgétaires.  Photo DR



Une première mobilisation le 12 mars, suivie d’une autre le 30 mars avec les élus locaux. La mobilisation du pôle psychiatrique du Grandvallier ne faiblit pas face à la réduction des coûts demandés par l’Agence régionale de santé (ARS). 350 000 euros d’économies qui engendreraient la suppression inévitable de plusieurs postes.
Un collectif composé de représentants du personnel a été reçu par l’ARS ce mardi 18 juin. « Nous allons recevoir une réponse définitive début juillet », annonce Lydie Lefebvre, déléguée syndicale CGT au CHIHC. L’objectif de cet échange était de mettre en lumière « les problèmes cruciaux rencontrés en ce moment sur le site de la psychiatrie. »




Corps en découvertes, du Vinatier à la Maison de la danse

logolyoncapitale

PAR AURÉLIE MATHIEU    22 JUIN 2019

Les Habitants © Ghislaine Hamid Le Sergent
Les Habitants © Ghislaine Hamid Le Sergent

Avec la Maison de la danse, le centre hospitalier du Vinatier crée un projet artistique intégrant patients, aidants et soignants. L’objectif est la découverte de l’art chorégraphique et une réappropriation du corps par la danse.

Initié par Emmanuel Monneron, psychiatre au Vinatier et danseur-chorégraphe, en collaboration avec le chorégraphe Sébastien Ly et la Maison de la danse et avec le soutien de la fondation Apicil, Des habitantsest un projet artistique prônant une nouvelle expérience du corps. Il implique des patients souffrant de handicap psychique, leurs aidants familiaux et des soignants spécialisés, du secteur de psychiatrie adulte du 8e arrondissement de Lyon.


samedi 22 juin 2019

James C. Scott: «On ne se débarrassera pas de l’Etat. Notre seul espoir, c’est de le domestiquer»

Par Thibaut Sardier, Recueilli par — 

Dans «Homo domesticus» l’anthropologue anarchiste s’intéresse aux humains qui sont restés chasseurs-cueilleurs au néolitique, préférant vivre en marge des Etats. Une nouvelle étape dans sa réflexion sur les formes de résistance politique qui s’inventent dans les sociétés rurales.



Ne vous fiez pas aux apparences : il a beau s’intéresser à des sujets chronologiquement ou géographiquement lointains, il ne cesse de questionner, en creux, l’état de notre société. Professeur de sciences politiques et d’anthropologie à l’université de Yale, James C. Scott a, comme tout anarchiste qui se respecte, une dent contre l’Etat. Dans Zomia ou l’art de ne pas être gouverné, que les éditions du Seuil viennent de republier en poche, il enquête sur une vaste région rurale d’Asie du Sud-Est dont les habitants ont longtemps vécu en marge des Etats, multipliant les stratégies pour résister encore et toujours aux velléités assimilationnistes de leurs voisins. Les sociétés agraires constituent le fil rouge de sa carrière, ce qui l’a conduit à élever lui-même des animaux pour mieux comprendre son objet de recherche. C’est aussi la raison pour laquelle, voulant mettre des cours à jour, il est remonté jusqu’au néolithique afin de montrer que le récit canonique d’une humanité abandonnant le modèle du chasseur-cueilleur pour celui de l’agriculteur vivant sous l’autorité d’un Etat n’avait rien d’évident.

Alain Prochiantz : « La radicale originalité de Sapiens »

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Publié dans le magazine Books n° 98 , juin 2019. Par Olivier Postel-Vinay.

Notre particularité, c’est notre cerveau. Comparé à celui des autres animaux, chimpanzés compris, il est littéralement monstrueux. C’est lui qui nous permet de concevoir des droits pour d’autres espèces.
















© Dani Pozo / AFP
Madrid, décembre 2011. « Combien de vies pour un manteau ? » interrogent ces militants animalistes pour dénoncer l’industrie de la fourrure.
Alain Prochiantz est chercheur en neurobiologie et professeur au Collège de France. Ses derniers ouvrages parus sont : Qu’est-ce que le vivant ? (Seuil, 2012) et Darwin, 200 ans (Odile Jacob, 2010).

Un biologiste déclarait récemment : « Nous n’avons cessé, depuis Descartes, de chercher tout ce qui nous distingue des autres animaux. C’est évidemment absurde et scientifiquement sans intérêt 1. » Ce n’est manifestement pas votre point de vue…
Il faut bien accepter que nous sommes nous aussi des animaux et que nous partageons beaucoup de traits avec les autres primates. Cela ne veut pas dire que nous sommes des singes comme les autres, tant les mutations qui ont donné naissance à la lignée des hominidés puis à Sapiens ont eu des effets biologiques et culturels hors de proportion avec la distance génétique qui sépare celui-ci de ses cousins bonobos et chimpanzés. Je pense qu’il n’est nullement absurde et qu’il est scientifiquement d’un grand intérêt d’identifier ce qui nous sépare d’autres animaux.

Randonnée des artistes. De l’art brut avec Kara à Saint-Ivy

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Publié le 21 juin 2019

Kara en visite à la chapelle Saint-Ivy, avec sa famille et des bénévoles de Ti Arzourien.
Kara en visite à la chapelle Saint-Ivy, avec sa famille et des bénévoles de Ti Arzourien.
Dans le cadre des expositions du Léguer en fête, Ti Arzourien a invité un artiste différent à Saint-Ivy. En effet, Kara est un artiste atypique car atteint de trisomie 21. Enfant, il suit une méthode de stimulation multisensorielle qui le met en contact avec des personnes et des lieux extrêmement enrichissants. Cela lui donne une culture étonnante et universelle.




Vidéos. À Bergerac, les urgences perdent patience


Publié le 

La profession infirmière toujours vue comme un "travail de femmes"



Les préjugés sur la profession infirmière ont la vie dure. Les femmes restent surreprésentées dans le métier et les stéréotypes de genre brident leur potentiel en matière de leadership. C’est ce que révèle un rapport de grande ampleur paru récemment. Si celui-ci pointe les problèmes de genres, il donne également des pistes pour ouvrir davantage de postes à responsabilités aux infirmiers et surtout aux infirmières !
La profession infirmière toujours vue comme un "travail de femmes"
"Investir dans le pouvoir du leadership infirmier : qu’est-ce que cela coûterait ?", la question à laquelle un important rapport tente de répondre.
Etablissez les mêmes règles pour tout le monde, brisez le plafond de de verre et abandonnez toute notion de "travail de femmes" et les infirmiers changeront le monde, scande Annette Kennedy, la Présidente du Conseil International des Infirmières suite à la publication du rapport sur le leadership des infirmiers (rédigé en anglais). Le texte montre une triste vérité sur les obstacles auxquels sont confrontés les soignants (et surtout les soignantes) pour pourvoir à des postes de décideurs. En effet, une problématique homme/femme demeure dans les métiers de la santé, le texte dénombre quantité d’exemples et constitue une liste de recommandations pour parer à cette situation.
Plus de 2600 infirmiers et maïeuticiens de 117 pays différents (plus d’un tiers venant d’Europe) ont été interrogés avant d’établir ces conclusions. Les auteures ont notamment constaté que, d’après les déclarations, plusieurs facteurs barrent l’accès à des postes plus élevés, notamment l’absence de ressources et d’équipements pour assurer le travail, le manque de formation au leadership et aussi un salaire pas toujours correct et juste. Il est indispensable que les infirmières puissent donner directement leurs points de vue sur les questions d’égalité des sexes et de leadership, pour éclairer le programme mondial sur les soins infirmiers et la couverture sanitaire universelle, affirme Constance Newman, la chef d’équipe sur les questions d’égalité des sexes et de santé chez IntraHealth (association International sur la santé publique) et auteure principale. C’est dans ce but que nous avons conduit cette étude : pour mieux comprendre et déterminer les facteurs, et leur ampleur, faisant que, parce qu’elles sont des femmes, les infirmières ne peuvent accéder à des fonctions de direction, afin que les décideurs mondiaux, nationaux et institutionnels s’y attaquent.
Les hommes sont appelés docteurs par les patients et les femmes infirmières même si elles s’avèrent être médecins

Une profession majoritairement féminine ne veut pas dire métier de femmes

La profession infirmière toujours vue comme un "travail de femmes"
Le rapport qui vient de paraître démontre un certain nombre de barrières pour parvenir à un leadership infirmier. Discrimination de genre, biais, stéréotype, plusieurs facteurs inhibent les soignants et plus particulièrement les femmes, pour développer des compétences et marginalisent leur accès à des rôles décisionnels. Il est facile de s’en rendre compte d’ailleurs : à l’heure actuelle, la gent féminine représente 70 % du total des effectifs de la santé et des services sociaux, mais seulement 25 % ont des fonctions de direction au sein du système de santé.


Écoute bienveillante, respect, clarté, confidentialité… : une charte d'engagement des libéraux auprès de leurs patients

21.06.2019




  • relation patient médecin
Crédit Photo : Phanie

Recevoir les patients « dans un respect mutuel », agir « avec humanité »,  écouter « avec bienveillance, en prenant en compte le vécu » ou encore délivrer des soins « selon les recommandations de bonnes pratiques » : l'Union nationale des professionnels de santé (UNPS, qui regroupe 22 syndicats et 12 professions)* vient de présenter une charte d'engagement des libéraux pour promouvoir la qualité de la relation patients/soignants et « réaffirmer les engagements fondateurs de l'exercice ».

Bientôt, nous diagnostiquerons, à domicile, une maladie avant qu'elle ne soit grave

RTFLASH    Vendredi, 21/06/2019

Depuis ses origines, la médecine essaye de soigner, et si possible de prévenir les multiples maladies qui affectent l’homme et elle y parvient de mieux en mieux, comme le montre l’augmentation absolument sans précédent de l’espérance de vie moyenne dans le monde : plus de trente ans de vie gagnés en un siècle !
La médecine parvient aujourd’hui à guérir un grand nombre de maladies, avec une efficacité que nous n'aurions même pas imaginée il y a seulement un demi-siècle. Par contre, elle peine encore à prévenir l’apparition des maladies les plus meurtrières et à les détecter très précocement, ce qui permettrait, notamment dans le cas des cancers et de maladies cardio-vasculaires, ou de pathologies neurodégénératives, d’effectuer un nouveau bond en avant en matière d’efficacité thérapeutique car, on le sait, il est bien plus facile de guérir ou de stabiliser une maladie détectée aux tout premiers stades, avant même que les symptômes n’apparaissent.
Certes, les outils de diagnostic, d’analyses biologiques et d’imagerie, ont fait des progrès considérables depuis la fin du siècle dernier, ce qui a contribué de manière importante à la baisse constante de la mortalité réelle par cancer et maladies cardio-vasculaires dans notre pays depuis trente ans - mais le recours à ces outils a rarement un caractère automatique. Il reste le plus souvent lié à l’apparition de symptômes qui laissent suspecter la présence d’une pathologie à traiter. Et pour un certain nombre de maladies graves, les symptômes apparaissent, malheureusement, tardivement et lorsqu’un diagnostic fiable est posé, les chances de guérison du patient sont souvent amoindries car la maladie a déjà beaucoup progressé…
Si nous pouvions déceler, avant même que ne se manifestent les premiers symptômes, de manière automatique et transparente, avec des outils fiables et peu coûteux, les principales maladies qui nous menacent, nous pourrions augmenter considérablement les chances de guérison dans de nombreuses pathologies graves, tout en améliorant sensiblement la qualité et le confort de vie des malades, qui pourraient bénéficier de traitements moins lourds et moins longs, pour une plus grande efficacité thérapeutique.
Un tel bond en avant scientifique et technologique permettrait également de réduire sensiblement le coût total de nos dépenses de  qui a été multiplié par 3,5, en France, depuis 1950 et atteint à présent 200 milliards d’euros par an, soit environ 9 % de notre PIB.

vendredi 21 juin 2019

Prison : à Châteaudun, une unité pour sortir les détenus violents de l’impasse

L’administration pénitentiaire souhaite ouvrir dix quartiers de ce type en 2019 pour travailler sur le désengagement de la violence.
Par   Publié le 21 juin 2019
Dans l’unité pour détenus violents du centre de détention de Châteaudun (Eure-et-Loir), le 18 juin.
Dans l’unité pour détenus violents du centre de détention de Châteaudun (Eure-et-Loir), le 18 juin. Jean-Baptiste Jacquin/Le Monde
Ils sont deux à être arrivés à l’unité pour détenus violents (UDV) du centre de détention de Châteaudun (Eure-et-Loir), mardi 18 juin. L’un était déjà incarcéré à Châteaudun, l’autre vient du centre de détention de Joux-la-Ville (Yonne). Ces détenus sont affectés pour un séjour de six mois, renouvelable une seule fois pour trois mois, dans ce quartier flambant neuf. Ils vont devoir y suivre un programme personnalisé, censé réduire la violence de leur comportement.

Infanticide : «Ce n’était pas des bébés, mais des êtres qui grandissaient en moi»

Par Julie Brafman, envoyée spéciale à Colmar, photo Pascal Bastien — 
L’avocat de Sylvie H., Roland Moeglen, et les parties civiles de l’association Enfance majuscule, à Colmar, le 18 juin 2019.
L’avocat de Sylvie H., Roland Moeglen, et les parties civiles de l’association Enfance majuscule, à Colmar, le 18 juin 2019. Photo Pascal Bastien pour Libération

Au terme de trois jours d’audience, la cour d’assises du Haut-Rhin a condamné, jeudi, à vingt ans de prison une femme accusée d'avoir tué cinq de ses nouveau-nés.

En octobre 2003, Sylvie H. et Antonio étaient dans le salon de leur maison de Wittelsheim (Haut-Rhin) en train de regarder la télévision quand l’information a surgi à l’écran : quatre nouveaux-nés ont été découverts dans des sacs-poubelle, dans la forêt de Galfingue. Soit à une vingtaine de kilomètres de chez eux. «Celle qui a fait ça mérite la peine de mort», s’est exclamé Antonio. Sa compagne, elle, n’a rien dit, continuant à fixer les images du bois maudit, écouter les témoignages des habitants sidérés et ceux des gendarmes déterminés à résoudre le mystère des corps abandonnés. Seize ans plus tard, Sylvie H. écoute toujours. Dans le box des accusés de la cour d’assises du Haut-Rhin, à Colmar, elle assiste en spectatrice au récit vertigineux de sa propre traque : 400 auditions, 340 prélèvements ADN, une cellule baptisée «infanticide 68», des dizaines de pistes explorées dans les milieux sectaires et satanistes. Tout ça pour un dénouement qui ne sera que l’œuvre du hasard. A la suite d’une rixe entre voisins en 2017, son ADN a été prélevé, il correspondait à celui recherché. «Oui, c’est moi», a-t-elle simplement prononcé quand les gendarmes ont frappé à sa porte. Un cinquième corps sera découvert lors de la perquisition, dans une glacière à la cave.
«Je ne cherche pas à me disculper, j’ai toujours dit que j’étais responsable», commence l’accusée de 55 ans, chemisier fleuri et cheveux bruns. Et de prévenir les jurés : «Vous allez me punir et je vais accepter. Mais je ne vais pas pouvoir vous dire pourquoi j’ai fait ça.»

Dépression majeure : efficacité maintenue de l’eskétamine sur la durée

Univadis

Par Agnès Lara    17 juin 2019

À retenir
Chez les patients souffrant de dépression pharmacorésistante et ayant répondu à un traitement par eskétamine intranasale associé à un antidépresseur par voie orale (rémission ou réponse stable) au cours d’un traitement de 16 semaines, la poursuite du traitement apporte une réduction significative du risque de rechute de dépression par rapport au placebo + antidépresseur par voie orale. Ces données et les données de sécurité obtenue par le département des Neurosciences du laboratoire Janssen sont en faveur d’une balance bénéfices/risques favorable sur la durée.

Affaire Lambert : le procureur général préconise de casser la décision ordonnant la reprise des traitements

Amandine Le Blanc
| 20.06.2019
Fin mai, les ministères de la Santé et des Affaires étrangères ont déposé un pourvoi en cassation dans l'affaire Vincent Lambert, contre la décision de la cour d'appel de Paris, qui avait ordonné le 20 mai la reprise des traitements alors que l'équipe de soignants du CHU de Reims venait de suspendre ces traitements le matin même.
Dans son avis écrit qu'il soutiendra à l'audience de la Cour de cassation (photo), qui se réunira lundi en assemblée plénière, François Molins, procureur général de la Cour de cassation, préconise la "cassation" de l'arrêt de la cour d'appel de Paris, "sans renvoi" devant une autre juridiction.

« Les généralistes seront de plus en plus sollicités pour les soins palliatifs », selon le Dr Olivier Mermet (Sfap)

| 20.06.2019


Pour la première fois, la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (Sfap) a élu un médecin de famille à sa tête. A 48 ans, le Dr Olivier Mermet, généraliste dans une MSP à Saint Pourçain-sur-Sioule (Allier), devient le nouveau président de la Sfap. Coordonnateur du réseau de soins palliatifs de l’Allier depuis 14 ans, il insiste sur l’importance des équipes de soins primaires dans ce domaine.
Vous êtes engagé depuis des années dans les soins palliatifs. Pourquoi cet intérêt pour ce sujet ?
Il y a 20 ans, j’ai fait ma thèse sur les difficultés que rencontraient les généralistes pour les soins palliatifs à domicile. Après avoir exercé exclusivement la médecine générale pendant une période, je me suis réintéressé à la question pour diffuser cette culture palliative au domicile. Mon objectif est que les patients puissent, en restant chez eux, bénéficier d’une expertise en soins palliatifs aussi et d’un accompagnement de qualité. Dans ma ville de Saint Pourçain-sur-Sioule, nous avons un hôpital de proximité dans lequel nous suivons nos propres patients.