Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 18 mai 2019

Sol Elias : "Il a fallu que je m'aliène pour écrire ce livre"

PAR LES TEMPS QUI COURENT par Marie Richeux
15/05/2019
59 MIN

Avec « Tête de tambour » (éditions Rivages), la primo romancière se prête à l’exercice d’un texte fragmentaire tenant sa ligne,transforme l’illisible des notes en lisible du livre, et relate la volonté du personnage de se venger de la « génétique avariée » léguée par ses parents.
Sol Elias
Sol Elias Crédits : @DR
L'auteure nous plonge dans les affres de la psychose et explore la complexité des relations filiales et le poids de l'hérédité, à partir des notes éparses de son oncle schizophrène, reçues en héritage. 
Les notes de Manuel
Les notes de Manuel Crédits : Sol Elias
Parler de schizophrénie ce n’est pas seulement parler du sujet atteint de schizophrénie, c’est aussi parler de la structure familiale et peut-être même aussi de la structure sociale qui va générer la psychose et donc le psychotique. Dans ce texte, la question de la famille est posée de façon centrale, et on se demande finalement qui est véritablement le fou dans un environnement d’entre-dévoration. Le schizophrène en devenir pressent la fragilité des autres membres de sa famille, et notamment de la figure maternelle, et il va, dans une course effrénée, prévenir la folie des autres en devenant fou avant eux. Le livre s’interroge sur le rapport entre psychose, famille, héritage et hérédité.

« La caravane APF France handicap est portée par une véritable dynamique »

Faire Face – Toute l'actualité du handicap

12 mai 2019


Au Havre, samedi 11 mai, les participants ont notamment demandé l'arrêt de la prise en compte des ressources du conjoint dans le calcul de l'AAH. © DR

Depuis le 7 mai, la Caravane APF France handicap En route pour nos droits ! sillonne la France pour porter les revendications des citoyen (ne)s handicapé(e)s. Trois questions à Patrice Tripoteau, le directeur général adjoint de l’association.

Faire Face : Comment se déroule cette caravane des droits ?
© Jérôme Deya
Patrice Tripoteau : La caravane est portée par une véritable dynamique. Elle se nourrit notamment de la légitimité des revendications : les adhérents d’APF France handicap se mobilisent pour faire respecter leurs droits, dont certains sont remis en cause.
Le soutien du grand public alimente aussi cette dynamique. Ainsi, dans chaque ville étape, de nombreuses personnes signent la lettre ouverte au président de la République.

De plus, la caravane offre l’occasion de poursuivre, ou d’engager, le dialogue avec des élus. Les maires du Mans, de Grenoble ou bien encore d’Annecy sont venus rencontrer nos adhérent.e.s. Tout comme Benoît Hamon, la tête de liste de Génération.s pour les élections européennes. Et un adjoint au maire de Clermont-Ferrand a annoncé, lors du passage de la caravane, le vote prochain d’une délibération imposant 100 % de logements accessibles dans les immeubles neufs.

Les experts “psy” se réunissent pour la première fois à Montpellier

Publié le 



Rassemblée en syndicat depuis dix-huit mois, la profession se réunit pour la première fois à Montpellier, ce vendredi 17 mai.

Créé il y a dix-huit mois, le syndicat national des experts psychiatres et psychologues (Snepp) organise sa première journée de formation en région ce vendredi 17 mai à Montpellier. Seul syndicat d’experts près les tribunaux, présidé par le psychiatre montpelliérain Jean-Claude Pénochet, il représente une activité très marginale mais pourtant essentielle qui mobilise 440 psychiatres en France, confrontés à des difficultés croissantes d’exercice, et à des sujets présentant des personnalités aux profils de plus en plus complexes. Dorothée Passerieux, expert près la cour d’appel de Montpellier, est secrétaire générale du Snepp.
A quelles difficultés s’exposent les experts “psy” auprès des tribunaux qu’ils soient psychologues ou psychiatres, réunis ce vendredi à Montpellier ?
Le syndicat a été créé pour défendre notre exercice et notre statut, notamment améliorer la qualité des pratiques sachant que le travail est contraignant, mal rémunéré, et que les experts se font souvent malmener, notamment lors de procès d’assises, un genre “d’arène” où le coupable est le plus souvent sévèrement sanctionné.

Histoire d’un sans-abri

Pour une clinique de la rue 

Préface de Olivier JAN
Histoire d'un sans-abri
Claude n’a plus de domicile. Il nous livre son quotidien précaire et la complexité de sa souffrance mais aussi sa rencontre avec Christine, éducatrice dans un accueil de jour. De cette relation va naître l’espoir de la reconstruction.
[...] A propos de l'auteur 
Antoine Courtecuisse est psychiatre de secteur et responsable de l’équipe mobile psychiatrie précarité Interface à Boulogne-sur-Mer, membre du comité de rédaction de la revue Institutions.

vendredi 17 mai 2019

SYNESTHÉSIE : SENS POUR SENS

Par Brice Bossavie — 
  Photo Paul Rousteau pour Libération

C’est un phénomène méconnu : chez les personnes touchées par la synesthésie, deux sens s’associent au point de s’emmêler. Musiciens et synesthètes, ils racontent ce qui change quand on voit la musique en couleurs.

«Sur le début du morceau, je vois du bleu, du jaune. Et aussi un peu de rose.» Dans le salon de son appartement du Xe arrondissement de Paris, la chanteuse Sônge se livre à un drôle d’exercice : alors que passe un des morceaux de son premier album, sorti en mars, la jeune femme décrit en temps réel les couleurs qu’elle visualise en l’écoutant. D’un coup, la mélodie change, allant vers des nuances plus dissonantes, un peu mélancoliques. Elle se redresse d’un coup : «Ah là, sur cet accord, on part direct sur du mauve.

Cannes : plongée dans la toute première unité pour malades du sida

retour à l'accueil

AFP, publié le vendredi 17 mai 2019

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L'équipe du film "5B" lors du 72e Festival de Cannes, le 16 mai 2019
© AFP, CHRISTOPHE SIMON
1983. Le sida a commencé ses ravages. Des infirmiers décident de se battre pour la dignité de leurs patients, faisant fi du climat de paranoïa autour des risques de contamination, montre "5B", un documentaire bouleversant présenté à Cannes.
"5B" est le nom du premier service hospitalier consacré aux malades du sida aux Etats-Unis, à San Francisco. 
Un lieu unique où "l'on avait le droit d'aimer nos patients", souligne une infirmière, où l'on touchait les patients sans gants, ni tenues de protection, où on les prenait dans les bras -- malgré le climat de peur entourant alors les malades du sida -- où l'on distribuait des glaces et organisait des brunch...

Les infirmières scolaires dénoncent "un retour à la santé scolaire des années 80"

 

Plus de 1000 infirmier(e)s éducateurs de santé étaient dans la rue, à Paris, le 7 mai dernier, à l'appel du Syndicat National des Infirmiers et Infirmières Educateurs de Santé (Snies-Unsa Education) et du SNICS (Syndicat national des infirmier(e)s conseiller(e)s de santé) pour manifester leur désaccord avec le projet de Loi pour une école de la confiance, comme l’a nommé le ministre de l'Education Nationale et de la Jeunesse Jean-Michel Blanquer, un texte actuellement en cours d’examen au Sénat.
manifestation scolaire paris 7 mai 2019
Les infirmier(e)s scolaires, éducateur(trice)s de santé, conseiller(e)s de santé dénoncent qu'"Avec Blanquer, ça dégénère "!












Mis à jour le 17 mai- Selon un communiqué, le Snies, le minitre Jean-Michel Blanquer a argumenté son amendement par une pénurie médicale et un manque d'attractivité pour la profession. A aucun moment il n'aurait évoqué le personnel infirmier de son ministère, laissant supposer qu'il ignore leur rôle. Toutefois, l'amendement a été adopté au Sénat le 15 mai dernier. 

Fichier biométrique des mineurs isolés : le Conseil constitutionnel saisi

Par Kim Hullot-Guiot — 
Un jeune étranger isolé, dans sa chambre d'un foyer de la Marne.
Un jeune étranger isolé, dans sa chambre d'un foyer de la Marne.Photo Cyril Zannettacci.VU pour Libération

Dix-neuf associations contestaient mercredi soir devant le Conseil d'Etat le décret portant la création d'un fichier recensant les étrangers qui demandent à être reconnus comme mineurs isolés.

"Mon hôpital est au bord de l'implosion" : À Lille, les infirmiers crient leur colère

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17/05/2019 

L'anesthésiste Jean Létoquart est venu manifester à Lille pour dénoncer la dégradation du service public de santé. Il n'est pas le seul à s'indigner.

Les couloirs des urgences sont engorgés. Les images prises par un membre du personnel de l'hôpital de Lens dévoilent la dure réalité du service public de santé. On y voit plusieurs malades entassés dans une pièce munie d'équipements minimes, des crochets bricolés au mur où sont pendues les perfusions. "Personne n'accepterait que notre propre enfant, que notre propre parent soit traité dans des conditions pareilles", reconnaît Jean Létoquart, infirmier anesthésiste. Pour dénoncer ce manque de moyens, il est venu manifester à Lille pour que ces patients puissent être soignés dignement. 


Dr Marcellin Meunier, médecin en EHPAD : « Depuis des mois et des années, je vois des agents pleurer à chaque pause » Martin Dumas Primbault

Martin Dumas Primbault
| 17.05.2019



  • MEUNIER EHPAD

Médecin coordonnateur de l’EHPAD de Notre-Dame-de-Monts (Vendée), le Dr Marcellin Meunier, 55 ans,dénonce le sous-effectif qui touche son établissement et conduit à la maltraitance des résidents comme des soignants. Dans une lettre ouverte publiée sur Facebook et relayée plus de 13 000 fois, il lance un ultimatum aux autorités : si rien n’est fait, il démissionnera. Le médecin explique au « Quotidien » les raisons de son action. 
LE QUOTIDIEN : Qu’est-ce qui a motivé la publication de ce témoignage ?
Dr MARCELLIN MEUNIER : Le personnel est épuisé. Depuis des mois et des années, je vois des agents pleurer à chaque pause. Il y a un certain nombre de personnes qui baissent les bras et quittent leur métier, notamment des jeunes aides-soignants. C’est malheureux.

A l'Ehpad de Notre-Dame-de-Monts, la centenaire console les soignants en pleurs

16.05.2019


Burn-out, dépression, troubles musculo-squelettiques... Depuis plusieurs mois, près d'un quart de l'effectif de l'Ehpad municipal de Notre-Dame-de-Monts, en Vendée, est en arrêt. Soit quinze personnes sur cinquante-cinq, y compris la directrice de l’établissement. Lequel se situe justement rue des Quenouilles. Vous connaissez l'expression... partir en quenouille...

Le médecin coordonnateur, lanceur d’alerte

Sur les réseaux sociaux, le médecin coordonnateur de l'établissement depuis vingt ans, Dr Marcellin Meunier, tire la sonnette d’alarme depuis le 7 mai dernier. Il a recueilli une vague de soutiens et d’encouragements de la part de la communauté soignante. Nous l’avons interrogé : Je ne peux plus cautionner ce système de maltraitance... Je suis médecin ! Je vois tous les jours des soignants pleurer. Le personnel est maltraité, épuisé. Mais il reste exceptionnellement professionnel et engagé. Les absences, de plus en plus nombreuses du fait de la situation, ne sont pas remplacées. Les toilettes ne sont pas toujours faites à cause du manque de personnel. Les résidents doivent faire leurs besoins dans leurs garnitures. Il n'y a presque plus d'animation, plus de temps pour faire manger les gens. Alors on les gave parce qu'on n'a pas le temps. J'ai peur qu'un des employés mette fin à ces jours. Je ne veux pas qu'on en arrive là ! 
Ce n’est pas facile de voir des collègues s’écrouler en sanglots. Cela fait des mois que nous alertons sur la situation. Nous sommes une équipe très soudée, heureusement. Mais tout cela est tellement dommage, et rageant !

La voiture, cet « objet passionnel » dont la symbolique s’est beaucoup érodée

Symbole d’ascension sociale et de liberté au XXe siècle, la « bagnole » est devenue omniprésente, indispensable (quand on n’habite pas dans une grande ville) mais aussi une contrainte.
Par Catherine Vincent Publié le 17 mai 2019
FANNY MICHAELIS
Pour ceux qui allaient devenir les « gilets jaunes », la hausse du prix des carburants fut la mesure de trop. La goutte qui fit déborder le réservoir.
De manière plus générale, il est rare que les annonces contraignantes concernant l’automobile – limitation de la vitesse à 80 km/h, multiplication des radars, augmentation du coût du contrôle technique – ne déclenchent pas l’ire des populations. Et pour cause : en dépit des critiques dont elle fait l’objet, la voiture individuelle continue d’occuper dans nos vies quotidiennes une place essentielle, voire vitale, dès lors qu’on n’habite pas au centre d’une grande ville.
Le nombre de kilomètres parcourus en moyenne par véhicule ne cesse d’augmenter (13 270 km en 2016), le nombre de voitures neuves vendues également (2,17 millions en 2018), et celles-ci sont de moins en moins remplies (1,6 passager par voiture en 2015, contre 1,8 en 1990). Une tendance plus marquée encore dans les territoires ruraux et périurbains, où ce moyen de transport est majoritairement utilisé pour rejoindre son lieu de travail. Non par choix, mais par nécessité.

À Paris, le G7 santé planche sur les soins primaires et le financement de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme

Loan Tranthimy
| 16.05.2019
Les soins primaires sont au cœur du sommet du G7 santé, qui se déroule ce jeudi 16 et vendredi 17 mai à Paris. Les ministres de la Santé des pays concernés (France, Allemagne, Canada, États-Unis, Italie, Japon et Royaume-Uni) vont tenter non pas de définir le « concept » de soins primaires, « très fluctuant et dépendant de la culture du pays » mais « d'identifier les problèmes et de partager les bonnes pratiques » afin de lutter contre les inégalités d'accès aux soins, indique le ministère de la Santé français. L'approche des rencontres, une série de huit-clos, se veut « consensuelle » et « pratico-pratique ». Si l'antibiorésistance ou encore le prix des médicaments ne figurent pas au programme, « ils seront abordés dans d'autres cadres », explique encore le ministère.

Lombalgies : l'Assurance Maladie mise sur le "conseiller service" pour éviter la chronicisation

Nicolas Evrard
| 16.05.2019

À l'occasion de l'annonce d'une campagne de communication sur la lombalgie commune baptisée « Pour le que mal de dos s'arrête, mieux vaut ne pas s’arrêter » qui sera lancée le 19 mai, l'Assurance maladie a présenté une nouvelle offre de service : le conseiller service. Sa fonction est de faciliter les relations entre le patient, le médecin traitant, le médecin-conseil et le médecin du travail. Il aide à la concertation entre le patient et les professionnels de santé et sociaux.

Les lycéens plébiscitent les formations d’infirmier(e)s sur Parcoursup

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Jeudi 16 mai 2019

Les écoles pour devenir infirmiers et infirmières arrivent en tête des vœux déposés sur la plateforme d’orientation post-bac Parcoursup. Une surprise pour la directrice de l’école de Cherbourg.

 Les formations pour devenir infirmier(e)s séduisent les lycéens
Les formations pour devenir infirmier(e)s séduisent les lycéens © Radio France - Célia Quilleret
Les écoles d’infirmiers et infirmières sont proposées cette année pour la première fois sur Parcoursup. Avec 1,5 million de vœux déposés, c’est la formation la plus demandée sur la plateforme d’admission post-bac. Un engouement qui surprend même les principaux concernés. 

PSYCHOTHÉRAPIE PSYCHANALYTIQUE Master of Advanced Studies

LogosUNIL-UNIGE

PUBLIC CONCERNÉ

Le Master of Advanced Studies (MAS) en psychothérapie psychanalytique s’adresse aux psychologues et aux médecins psychiatres souhaitant acquérir à travers une formation complète les savoirs, savoir-faire et savoir-être nécessaires à la conduite autonome de psychothérapies psychanalytiques.
Pour les candidat∙e∙s psychologues, le MAS permet l’obtention du titre postgrade fédéral en psychothérapie, délivré par l’Université de Lausanne et l’OFSP.
Pour les médecins psychiatres, le MAS en psychothérapie psychanalytique est compatible avec les exigences FMH de formation continue en psychothérapie.
Les participant∙e∙s doivent avoir une expérience pratique suffisante dans une activité psychothérapeutique dans l’orientation psychanalytique en tant que psychologue ou psychiatre (avec suivi de 2 cas de psychothérapie minimum) dès le début de la formation.

ENJEUX

Le Master of Advanced Studies (MAS) en psychothérapie psychanalytique est conjointement décerné par l’Université de Lausanne et l’Université de Genève. Accrédité par l’Office Fédéral de la Santé Publique (OFSP), le cursus du MAS en psychothérapie psychanalytique permet aux psychologues d’obtenir le titre postgrade fédéral en psychothérapie, délivré par l’Université de Lausanne et l’OFSP.
Formation en cours d’emploi, le MAS prend appui sur la pratique clinique et la pratique de la psychothérapie des participant∙e∙s. Des dispositifs de formation variés sont proposés  (enseignements théoriques, séminaires, ateliers cliniques, psychodrames, supervisions de groupe…), complétés par des éléments de formation organisés par les participant∙e∙s (expérience personnelle de la psychothérapie, heures de formation et de supervision complémentaires).