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mardi 31 décembre 2019

Quand des esclaves appellent la clientèle occidentale à l'aide

korii.


Depuis plusieurs années, des ouvrièr·es exploité·es, principalement originaires de Chine, se servent des produits qu'elles et ils confectionnent pour alerter les client·es sur leurs conditions de travail, en y déposant des notes manuscrites.
En 2012, Stéphanie Wilson, une Australienne de 28 ans vivant à New York, achète un sac à main dans le magasin de vêtements Sacks, situé sur la Cinquième Avenue. Elle y découvre une note rédigée au stylo bleu par un certain Tohnain Emmanuel Njong, et qui commence par ces trois mots: «Help, help, help!»
Dans son message, Njong affirme travailler contre son gré dans une usine pénitentiaire chinoise. «Nous sommes maltraités et travaillons comme des esclaves treize heures chaque jour pour fabriquer ces sacs dans l'usine de la prison.»

Pas un cas isolé

La même année, Julie Keith, une habitante de l'Oregon, trouve un message dans un paquet de décorations d'Halloween achetées chez Kmart, qui indiquait que les ouvrièr·es chinois·es «travaillaient quinze heures par jour, sept jours par semaine, surveillés par des gardes sadiques» et demandait à ce que les organisations internationales de défense des droits humains soient alertées.
Deux ans plus tard, une Nord-Irlandaise découvre une note anonyme dans les plis d'un pantalon acheté chez Primark, qui dénonçait des conditions de travail horribles à la prison de Xiang Nan, dans la province du Hubei. «Notre travail consiste à produire des vêtements de mode pour l'exportation quinze heures par jour et la nourriture que nous mangeons ne serait même pas donnée aux chiens ou aux porcs.»

Violences conjugales : «Ce n’est pas aux femmes de fuir»

Par Chloé Pilorget-Rezzouk, photo Félix Ledru — 


Luc Frémiot, à Lyon, le 19 décembre.
Luc Frémiot, à Lyon, le 19 décembre. 
Photo Félix Ledru pour Libération

L’ex-procureur de Douai, Luc Frémiot, revient sur une année marquée par la mobilisation contre les féminicides. Il appelle à inverser le «logiciel» de prise en charge des conjoints ou ex violents.

Suppression des mains courantes au profit du dépôt de plainte, éloignement et suivi psychologique des conjoints ou des ex dès les premiers gestes violents… Nommé procureur de la République à Douai (Nord) en 2003, Luc Frémiot a fait de sa juridiction, pendant plusieurs années, un territoire précurseur en matière de lutte contre les violences conjugales, en instaurant des protocoles innovants et efficaces. Résultat : un taux de récidive abaissé à 6 %. L’homme a également marqué les esprits en 2012, alors qu’il était avocat général, en requérant l’acquittement d’Alexandra Lange pour légitime défense. La jeune femme, battue pendant douze ans par son mari, avait tué celui-ci alors qu’il tentait de l’étrangler. Désormais installé à Lyon, le magistrat honoraire revient avec Libération sur la lutte contre les violences faites aux femmes. Un enjeu sociétal et politique majeur, au cœur de l’année écoulée.
Comment avez-vous commencé à vous intéresser aux violences intrafamiliales ?
Tout naturellement. Lorsque j’ai été nommé à Douai, j’avais derrière moi de longues années de cours d’assises, pendant lesquelles j’ai pu constater que des féminicides - on n’employait pas encore le terme - auraient pu être évités. On retrouvait la trace de mains courantes ou de plaintes classées. On n’avait pas assez prêté attention aux appels au secours de ces femmes, qui se terminaient sur la table d’autopsie.

Christine Angot à Gabriel Matzneff : « Vous preniez vos désirs pour des réalités »

Dans « Le Consentement » (reGrasset), Vanessa Spingora décrit l’emprise pédocriminelle que lui a fait subir Gabriel Matzneff. La réaction indignée de ce dernier est, pour Angot, le signe qu’il n’a pas fait le deuil de sa relation avec celle qu’il a « humiliée ».

Publié le 31 décembre 2019

[Avant même sa sortie, le 2 janvier, le livre de Vanessa ­Springora « Le Consentement » (Grasset, 216 p., 18 euros) a provoqué une déflagration dans le milieu littéraire et bien au-delà. Dans son ouvrage, elle relate la relation traumatisante qu’elle a eue, à 14 ans, avec l’écrivain Gabriel Matzneff, alors âgé de 50 ans. Celui qui publia en 1974 « Les Moins de seize ans » n’a jamais caché son attirance pour des mineurs, comme en témoignent certains de ses livres, tout particulièrement son journal intime. Des livres qui lui ­valurent d’être invité notamment sur le plateau d’« Apostrophes » en 1990. Lors de cette émission, seule l’auteure québécoise Denise Bombardier dénonça ­ le caractère pédophile de ces écrits et la complaisance du milieu littéraire, au cœur ­désormais de la polémique.]
Tribune. Gabriel Matzneff,
En réaction au livre de Vanessa Springora, « Le Consentement » [Grasset, 216 pages, 18 euros], vous écrivez dans L’Obs « Apprendre que le livre que Vanessa a décidé d’écrire de mon vivant n’est nullement le récit de nos lumineuses et brûlantes amours, mais un ouvrage hostile, méchant, dénigrant, destiné à me nuire, un triste mixte de réquisitoire de procureur et de diagnostic concocté dans le cabinet d’un psychanalyste, provoque en moi une tristesse qui me suffoque. »
« Apprendre que le livre que Vanessa… » Vous l’appelez Vanessa ? Vous pensez pouvoir vous autoriser à l’appeler par son prénom, alors qu’elle vient de publier ce livre ? Vous prétendez encore à cette intimité ? Vous pensez avoir ce genre de droits ? Elle est toujours, pour vous, la petite fille que vous avez rencontrée dans un dîner où elle accompagnait sa mère, attachée de presse dans l’édition ? A l’époque, vous étiez important dans ce milieu. Vous comptiez. Vous vendiez des livres. Vous aviez des fans. J’en ai fait partie quelque temps. J’avais une vingtaine d’années. Je vous lisais. Je n’avais pas encore été dans le cabinet d’un psychanalyste. Je commençais à avoir des insomnies, des difficultés dans ma sexualité, mais je n’étais pas encore prête à me dire, à admettre, que mon père s’était autorisé à commettre un inceste sur moi parce qu’il ne m’avait jamais aimée, qu’il n’avait aimé que lui-même, son bon plaisir, sa propre autorité, au mépris total de mon avenir, de ma vie amoureuse future, de ma vie sexuelle, notamment.

Féminicides : le Téléphone grave danger, bilan d’un dispositif vieux de dix ans

Destiné à protéger les femmes des violences de leur ex-conjoint, cet outil est longtemps resté confidentiel. Bien qu’il soit jugé efficace, son utilisation varie selon les juridictions. En 2019, 148 femmes ont été tuées par leur conjoint.
Par  et   Publié le 30 décembre 2019
Le Téléphone grave danger est délivré pour six mois renouvelables aux femmes en situation de grand danger.
Le Téléphone grave danger est délivré pour six mois renouvelables aux femmes en situation de grand danger. CAMILLE GHARBI POUR « LE MONDE »
Ce vendredi de novembre, Camille a inspiré un grand coup avant de saisir les deux gros sacs noirs qui encombraient sa cuisine. Elle a dévalé l’escalier à toute vitesse et traversé la petite cour en courant. Une fois qu’elle s’est trouvée face aux deux containers verts, elle a fondu en larmes. Une petite victoire : elle n’avait plus descendu elle-même ses poubelles depuis plusieurs semaines. Mais ce soir-là, sentir contre sa cuisse, à travers la poche de son jean, son nouveau téléphone, un Téléphone grave danger (TGD), destiné à certaines femmes victimes de violences conjugales, l’a rassurée. La procureure, « une dame très énergique », le lui a remis en mains propres l’après-midi même.
Pour pouvoir en bénéficier, trois conditions sont nécessaires : la victime doit être dans une situation de grave danger ; elle ne doit plus cohabiter avec son conjoint ; enfin, son agresseur doit avoir été l’objet d’une mesure d’éloignement (interdiction d’entrée en contact, ordonnance de protection) ou d’une condamnation.
La proposition de loi du député Aurélien Pradié (Les Républicains, Lot), adoptée au Sénat le 18 décembre, prévoit d’assouplir ces règles. La garde des sceaux, Nicole Belloubet, dans sa circulaire du 9 mai destinée aux procureurs, les appelait déjà à attribuer plus largement les TGD. Dans le prolongement de cette circulaire, une fiche émanant de la direction des affaires criminelles et des grâces, diffusée en août, incitait très explicitement les procureurs à aller au-delà du texte. Les effets ont été immédiats : en novembre, 682 TGD étaient attribués, soit près de trois fois plus qu’au début de l’année.

Une journée à la Maison des femmes de Saint-Denis

30.12.2019

En France, toutes les heures, 25 femmes sont victimes de violences infligées par leur conjoint. 121 d'entre elles sont mortes sous les coups de leur partenaire depuis le 1er janvier 2019. Longtemps tabou, ce sujet de société est jusqu'au 25 novembre au cœur de débats organisés dans tout l'Hexagone dans le cadre du premier Grenelle contre les violences conjugales lancé par le gouvernement. Face à ce fléau, l'un des enjeux est de libérer la parole des femmes. Et les généralistes ont un rôle majeur à jouer. La HAS vient de publier ses premières recommandations à destination des soignants pour les aider à repérer et à accompagner les femmes violentées. Sur le terrain, des solutions d’accompagnement se développent. La Maison des femmes de Saint-Denis, ouverte il y a trois ans, offre une prise en charge globale et fait figure de pionnière et de modèle. Cette structure fondée par la gynécologue Ghada Hatem a accepté de nous recevoir. Reportage.

Maison Femmes
Amandine Le Blanc

Angers : internée en psychiatrie, une femme a été mariée à son insu

Anne Le Henaff  PUBLIÉ LE 28/12/2019

Le mariage c'est censé être le plus beau jour d'une vie et pourtant une Angevine de 60 ans n'en a aucun souvenir. La sexagénaire assure avoir été mariée à son insu alors qu'elle était internée en psychiatrie. Personne ne la prenait au sérieux mais la justice vient de lui donner raison. 
Elle a passé une grande partie de sa vie dans des hôpitaux psychiatriques un peu partout en France. Il y a un peu moins de 30 ans, on lui demande le numéro de sécurité sociale de son mari. Elle assure qu'elle ne s'est jamais mariée mais personne ne la croit jusqu'à ce qu'une avocate, lors d'un internement forcé dans un hôpital psychiatrique à Angers, s'interroge. "Je me suis dit effectivement si elle insiste sur ce fait-là c'est que peut-être c'est vrai", explique l'avocate. 
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Patrimoine à Toulouse. L’histoire de l’hôpital Gérard-Marchant, laboratoire de la psychiatrie

Publié le 29 Déc 19 

Retour sur l'histoire du célèbre centre hospitalier psychiatrique, situé dans le sud de Toulouse, route d'Espagne. Aujourd'hui, l'hôpital suit près de 15 000 patients.

Aujourd'hui, l'hôpital Marchant emploie au total près de 1400 agents et suit en moyenne 15 000 patients.
Aujourd’hui, l’hôpital Marchant emploie au total près de 1400 agents et suit en moyenne 15 000 patients. (©Mathieu Arnal)
Philippe Pinel, Jean-Étienne Dominique Esquirol et Gérard Marchant. Leurs bustes trônent fièrement devant l’entrée de l’asile de Braqueville. Hommage légitime à ce triumvirat toulousain à qui l’on doit la naissance de la psychiatrie moderne.

Un triumvirat toulousain

Le premier reste dans l’histoire pour avoir défendu l’instauration d’un traitement plus humain à l’égard des maladies mentales. Inspiré par les observations de Jean-Baptiste Pussin, un ancien patient devenu surveillant, il préconise à partir de 1793 « un traitement moral » en délivrant les aliénés, considérés alors comme des délinquants et des indigents, de leurs chaînes.

Le placement volontaire

Son élève, Esquirol poursuit ce renouveau en théorisant la fonction de l’asile psychiatrique, en étant l’initiateur en 1838 de ladite « loi de 38 » qui préconise les types d’internement – « placement volontaire » à la demande de l’entourage et « placement d’office » sur décision préfectorale. Et qui stipule par ailleurs la création d’un établissement public dans chaque département.

Suicide : les résultats de la première étude calédonienne

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Les résultats de cette étude ont été livrés au cours d'une conférence publique le 11 décembre dernier. Elle a été réalisée en collaboration avec l’OMS, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et l’université d’Australie.

Ce que l'on sait


- une quarantaine de personnes décèdent chaque année par suicide en Nouvelle-Calédonie.

Défense et illustration de la psychanalyse freudienne

Plusieurs contributeurs se sont réunis pour écrire ce petit ouvrage dans la ferme intention de rendre ses lettres à la noblesse à la psychanalyse tellement décriée ces dernières années.
Parution du livre : Ce que les psychanalystes apportent à la société
Après un siècle de domination complète dans une vive effervescence exponentielle depuis son invention par Freud, la psychanalyse est quelque peu mise à mal surtout après les interventions de certains praticiens qui parlent en son nom pour délivrer des discours de rejets à l’égard d’une partie de la société contemporaine. C’est ce qui est par exemple évoqué dans un chapitre vers la fin de cet ouvrage où effectivement durant les mouvements de protestation pour et contre le « Mariage pour tous » certains psychanalystes se sont servis de la caution scientifique de leur discipline pour développer des propos rien moins qu’homophobes pour s’opposer au projet de loi ouvrant la possibilité du mariage entre tout individu consentant quel que soit son sexe. Il existe encore d’autres affaires sensibles où des psychanalystes n’ont guère briller par leur esprit d’ouverture. Cependant, de ces coups portés à la discipline, il n’est guère question ici où il s’agit davantage de faire le point historique de tous les apports de la psychanalyse à l’ensemble de la société dans divers domaines durant tout un siècle.

Compétence judiciaire pour l’effacement des décisions de soins psychiatriques

Le Tribunal des conflits vient de rendre un important arrêt d’attribution de compétence en ce qui concerne le droit à l’effacement d’un antécédent psychiatrique dès lors que la mesure de soins psychiatriques est irrégulière et/ou non fondée.
Note introductive - CRPA
(Cette affaire a été mise en oeuvre par Me Jean-Marc Panfili, avocat au Barreau du Tarn-et-Garonne)
Principal considérant de cet arrêt du Tribunal des conflits :
Considérant que, depuis l’entrée en vigueur de ces dispositions [il s’agit des articles L 3211-12L 3211-12-1 et L 3216-1 du code de la santé publique], la juridiction judiciaire est ainsi seule compétente pour apprécier non seulement le bien-fondé mais également la régularité d’une mesure d’admission en soins psychiatriques sans consentement et les conséquences qui peuvent en résulter ; que, dès lors, toute action relative à une telle mesure doit être portée devant cette juridiction à laquelle il appartient, le cas échéant, d’en prononcer l’annulation ; qu’il s’ensuit que le juge judiciaire est compétent pour connaître de l’action intentée par M. A.

Santé mentale et psychiatrie : 5 projets financés en région Centre-Val de Loire à hauteur de 2 358 796 €

Agence régionale de santé Centre-Val de Loire

30 décembre 2019

A la suite d’appels à projets lancés par le Ministère des Solidarités et de la Santé, 5 projets ont été retenus en région Centre-Val de Loire, témoignant d’une mobilisation active et de la dynamique des acteurs du secteur.
Corps de texte
Les projets sélectionnés, qui répondent à une couverture territoriale large et à une mise en œuvre opérationnelle rapide dès 2020, visent deux objectifs :

Le centre hospitalier de Châteauroux va améliorer la prise en charge des jeunes atteints de maladies mentales

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Par France Bleu Berry  
Le Centre hospitalier de Châteauroux-Le Blanc a été retenu par le ministère Ministère des Solidarités et de la Santé pour améliorer la prise en charge en santé mentale et psychiatrie des mineurs. Avec, à la clé, un investissement de plusieurs centaines de milliers d'euros.

Le centre hospitalier de Châteauroux
Le centre hospitalier de Châteauroux © Maxppp - Manon Klein
 
Châteauroux, France
une bonne nouvelle pour finir l'année ! Le centre hospitalier de Châteauroux pourra bientôt mieux diagnostiquer les maladies mentales des jeunes. L'hôpital berrichon a été choisi pour mettre en place un projet lancé par le Ministère des Solidarités et de la Santé. D'ici 2020, une unité mobile d’accueil et d’évaluation sera crée pour développer le repérage et la prise en charge précoce des pathologies psychiatriques des enfants et des adolescents du département.

« Nous devons trouver un moyen de civiliser à nouveau le capitalisme »

Le politiste David Djaïz explique que la crise démocratique actuelle n’est pas « l’expression d’un simple moment populiste », mais bien le retour d’un effet de balancier qui remonte à la fin des « trente glorieuses », époque au cours de laquelle la démocratie commença à être bridée.
Propos recueillis par   Publié le 30 décembre 2019
Normalien et énarque, David Djaïz est haut fonctionnaire et enseignant à Sciences Po. Dans Slow démocratie (Allary Editions, 320 pages, 20,90 euros), il invite à reprendre le contrôle d’une « mondialisation débridée », qui a nui à la démocratie et à la justice sociale. Pour ce jeune essayiste, né en 1990, il est urgent de remettre la nation au cœur de l’agenda politique. Meilleure garante des solidarités, celle-ci reste le cadre essentiel de la démocratie.

Dans votre livre « Slow démocratie », vous rappelez que capitalisme et démocratie ont été solidement amarrés pendant les « trente glorieuses », avant de divorcer… Pourquoi ?

En dépit d’immenses bouleversements (exode rural, participation accrue des femmes au marché du travail, élévation du nombre de diplômés du supérieur), les « trente glorieuses » [1945-1973] restent dans notre imaginaire une période de grande stabilité et de prospérité. Pourquoi ? Parce que l’Etat-nation jouait un rôle central de régulation et de stabilisation du système.
Dans l’économie faiblement mondialisée d’alors, l’Etat pouvait activer des leviers de commande efficaces, comme les salaires. La fixation du smic est l’illustration de ce volontarisme de l’Etat. Pendant les « trente glorieuses », ce pilotage a entretenu un cercle vertueux où salaires et productivité augmentaient de concert. Dans le même temps, la population était de mieux en mieux assurée contre les risques de toute nature, grâce à la montée en puissance de la protection sociale. Enfin, les « trente glorieuses » sont une période de grande vitalité démocratique, avec un taux de participation aux élections de 80 % en moyenne dans les pays d’Europe de l’Ouest. Tout change à la fin des années 1960 et au début des années 1970.

Allergies, dépressions, les habitants du sud de la France seraient les premières victimes du changement climatique

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Par Ludovic Moreau   Publié le 24/12/2019

Inondation à Roquebrune-sur-Argens (Var), le 15 octobre 2018 / © Philipe Arnassan / MaxPPPInondation à Roquebrune-sur-Argens (Var), le 15 octobre 2018 / © Philipe Arnassan / MaxPPP
Des allergies toute l'année, de nouvelles maladies tropicales et un stress lié aux catastrophes naturelles à répétition : dans les décennies à venir, le changement climatique va affecter durement la santé des habitants du sud-est de la France, prévoient des experts.

Si la région sud est un haut lieu touristique, le Groupe régional d'experts sur le climat (Grec) révèle aussi que le sud-est de la France est un "hot spot" du changement climatique.

Selon les prévisions de ces experts, la sécheresse et la chaleur estivale augmenteront en durée et en intensité, les eaux souterraines et de surface diminueront de 20%, et les épisodes de pluies intenses se multiplieront dans les années à venir.
    
Ces épisodes "méditerranéens", que nous avons connus à plusieurs reprises depuis septembre et caractérisés par des précipitations extrêmes, s'accompagnent de pertes humaines. Ces pluies torrentielles causant souvent des inondations ont causé la mort de 13 personnes lors de deux épisodes distincts en deux semaines. 
    
Les experts redoutent que ces catastrophes à répétition ne provoquent "un stress post-traumatique" chez les Méridionaux. Ce trouble apparaît chez la moitié des personnes exposées à des désastres naturels, et peuvent durer dans le temps : des symptômes de ce stress ont été observés chez des habitants de Vaison-la-Romaine (Vaucluse) plusieurs années après l'inondation qui avait fait 37 morts en 1992.

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Schizophrénie Thérapeutique Débouchés, investissement en capital, enquête sur les principaux acteurs et rapport sur les tendances à l’horizon 2026


Journal l'Action Régionale  james  décembre 26, 2019
Science

Le marché Schizophrénie Thérapeutique est une vaste recherche tributaire de l’industrie, qui examine la structure accrue du marché actuel dans le monde entier. Planifié par un système ordonné suffisant, par exemple une enquête SWOT, le rapport sur le marché Schizophrénie Thérapeutique démontre une évaluation globale de la vue d’ensemble de l’activité.
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