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samedi 21 janvier 2012


Proposition de loi visant à faire disparaître la psychanalyse de la prise en charge de l’autisme
Publié le 20/01/2012

Paris, le vendredi 20 janvier 2012 - La prégnance de l’approche psychanalytique dans la prise en charge de l’autisme en France, qui fait figure d’exception parmi tous les pays occidentaux, est l’objet de débats récurrents entre professionnels et associations. Le député UMP Daniel Fasquelle souhaite y mettre un terme définitif grâce à une proposition de loi déposée aujourd’hui qui vise purement et simplement à interdire « l’accompagnement psychanalytique des personnes autistes au profit de méthodes éducatives et comportementales ». « Je m'indigne en constatant qu'en France ce sont les pratiques psychanalytiques généralisées dans nos établissements hospitaliers et médico-sociaux qui sont financées par l'Assurance Maladie », explique le député du Pas-de-Calais dans l'exposé des motifs de sa proposition de loi.

M.P.










Personnes autistes : L’UNAPEI pour le retrait de la loi de Daniel Fasquelle

Rédigé par Pierre   // 20 janvier 2012 
Communiqué de presse : L’Unapei s’oppose à la proposition de loi de M. Daniel Fasquelle visant à interdire l’accompagnement psychanalytique despersonnes autistes.
« Interdire une forme d’accompagnement ne sert à rien et est clivant. Concentrons nos énergies à développer de façon urgente les méthodes qui ont prouvé leur efficacité. Si l’autisme est la grande cause 2012, c’est pour développer la recherche et permettre de répondre au mieux aux besoins des personnes autistes le plus précocement possible. Les personnes autistes et leurs familles ont besoin de compétences multiples pour répondre à leur problématique. Par ailleurs, en tant que Rapporteur au Conseil économique social et environnemental du projet d’avis sur « le coût économique et social de l’autisme en France », il est tout à fait prématuré d’en tirer quelconques conclusions.» s’insurge Christel Prado, Présidente de l’Unapei.
La polémique créée autour du documentaire « Le mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » réalisé par Sophie Robert a fait émerger de réels questionnements sur l’approche psychanalytique du traitement de l’autisme. L’Unapei, association de parents d’enfants handicapés mentaux, est pour une approche pluridisciplinaire. C’est aux familles qu’il revient de choisir le meilleur accompagnement pour leur enfant.
L’Unapei demande au député M. Daniel Fasquelle de retirer sa proposition de loi.
L’Unapei , Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis a été créée en 1960. Ll’Unapei est la première association française représentant et défendant les intérêts des personnes handicapées mentales et de leurs familles. Les associations affiliées à l’Unapei agissent pour répondre aux besoins et aux attentes des personnes handicapées mentales, favoriser leur insertion et leur permettre de vivre dignement avec et parmi les autres. L’Unapei est un mouvement national qui fédère près de 600 associations présentes au niveau local (Apei, Papillons Blancs, Chrysalide, Envol…), départemental (Adapei, Udapei, Association tutélaire) et régional (Urapei).
L’Unapei en chiffres :
180 000 personnes handicapées accueillies
60 000 familles adhérentes des associations affiliées
3 000 établissements et services spécialisés
75 000 professionnels employés dans les associations et les établissements


Passage à l’acte : l’agir, de la performance à la psychiatrie.
colloque
20 et 21 janvier 2012, 
9h00-18h00, 
INHA, Hôpital Sainte-Anne




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Psychiatrie : d’anciens patients pour épauler les nouveaux

rédigé le 18 janvier 2012 par Dominique Tchimbakala
Des hôpitaux d'Ile-de-France, de la région Paca et du Nord-Pas-de-Calais vont recruter à titre expérimental 30 anciens patients psychiatriques comme "médiateurs en santé mentale". Dès ce mois de janvier, ces derniers recevront une formation alternant cours théoriques et stages pratiques afin de devenir non pas des soignants mais des "facilitateurs de santé" pour les malades psychiatriques qui, eux, bénéficient encore de soins. Une initiative rejetée par certains soignants.

Trois questions à Danielle Hengen, responsable du Collectif Psychiatrie à la Coordination Nationale Infirmière des Bouches-du-Rhône :
  • Pourquoi êtes-vous opposée à cette expérimentation ?
Danielle Hengen : "D’abord la psychiatrie est le parent pauvre de la médecine de l'hôpital. Nous n'avons ni plateau technique, ni bloc opératoire. Notre seul matériel c'est le personnel humain, et pourtant nous manquons cruellement de personnel. Sans compter les suppressions de lits d'hôpital…
"Cette intrusion du patient médiateur nous paraît indécente pour les soignants. Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'il est inutile de former du personnel et que des patients équilibrés pourraient soigner à notre place ? Sans compter qu'on nous dit qu'ils vont être payés, peut-être plus qu'une infirmière débutante. Cela nous paraît inacceptable."
  • Leur expertise d'ex-patients serait pourtant intéressante à utiliser ?
Danielle Hengen : "Je pense que les patients médiateurs seraient un bon dispositif à l'extérieur de l'hôpital. Cela existe sous la forme de groupes d'entraide, comme par exemple les Alcooliques anonymes. Mais à l'hôpital, ça pourrait induire un manque de distance entre les patients et ces patients médiateurs.
"Les traitements psychiatriques sont souvent lourds, et la maladie mentale s'assimile ensuite à une maladie chronique. Comment un médiateur, ancien patient, va t-il vivre le retour à l'hôpital ? Cela ne nous semble pas être la bonne solution."
  • Quelles solutions alternatives doivent être explorées selon vous ?
Danielle Hengen : "Plutôt une augmentation du numerus clausus dans les IFSI (écoles d’infirmières) ainsi que la mise en place d'une spécialité psychiatrie. Il faut également réintroduire l'internat en psychiatrie pour les médecins. Améliorer les conditions d'hébergement en services de soin, mais aussi dans les structures d'accueil extra-hospitalières. C'est là notamment où les patients médiateurs ont un rôle à jouer."


TIME de Kim Ki-Duk, Vendredi 27 janvier 2012. Séance de 20 h 30. Ecole de la Cause freudienne 1, rue Huysmans, Paris 6e
 Le partenaire transformable par Damien Guyonnet
En Corée, un couple contemporain, comme il en existe tant d’autres. Ils s’’aiment tendrement, mais un jour la jalousie entre en scène. Puisque Ji-Woo regarde les autres femmes, See-Hee en conclut qu’il se lasse d’elle. Elle se doit de réagir. Prête à tout, elle s’’adresse au médecin et au bistouri pour changer de visage…. La démonstration de Kim Ki-Duk est radicale. Il dépeint un monde où la logique capitaliste dénature la logique amoureuse : où chacun se vit à la fois comme objet interchangeable, d’où la jalousie, et comme objet consommable (c’est-à-dire jetable), d’où la hantise de ne plus être aimé. Il rend compte également du sans limites qui sévit dans une modernité où la science rend possible les actes les plus fous.
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Recommandations - L’infirmier seul face à une situation d’urgence

18.01.2012
Pour apporter une première réponse à cette question, la Société française de médecine d’urgence (SFMU), en lien avec d’autres sociétés savantes, vient de publier des recommandations professionnelles pour un infirmier seul face à une situation de détresse médicale.
Rappelons qu'une situation de détresse médicale s’entend comme une situation où le pronostic vital et/ou fonctionnel du patient est engagé, et devant laquelle une réponse rapide et efficace doit être entreprise en attendant une intervention médicale, afin de garantir le maximum de chance de survie au patient. Ainsi sont traitées plusieurs situations d’urgence telles que l’arrêt cardiaque, les brûlures graves, les convulsions, l’accouchement mais aussi la prise en charge de la douleur…
Devant la grande hétérogénéité, voire l’absence de protocoles locaux, la SFMU a réuni un comité d’experts médicaux et paramédicaux issus de son corps mais aussi dela SFAR (Société Française d’Anesthésie-Réanimation) ou encore du Collège français de réanimation cardio-respiratoire pour déterminer et valider ces recommandations.

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Albi. "Où sont passés les 1,2 M€ pour que vive l'UMD ?"

bon sauveur-umd

Dans notre édition de mardi, nous mettions en avant les problèmes de recrutement au Bon Sauveur. L'institution doit embaucher 60 infirmiers (ères) et 3 médecins psychiatres d'ici 2 013 afin de faire tourner la Fondation et surtout la nouvelle unité pour malades difficiles (UMD). Problème : le budget de fonctionnement pour 2 012 n'est toujours pas tombé dans l'escarcelle du BS ; Patrice Kalfa, infirmier, syndicaliste Sud, ne cache pas l'inquiétude des salariés.
Le budget investissement a été versé mais pas celui nécessaire au fonctionnement de l'UMD. Que se passe-t-il ?
Le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé avait annoncé 2,133 m€ pour le fonctionnement de l'UMD et le financement des postes.
Il semblerait que cette somme a été versée à l'Agence régionale de santé (ARS) mais elle aurait utilisé les fonds pour répondre à d'autres besoins en matière de santé dans la région Midi-Pyrénées. Nous l'avons contactée et elle dit ne plus être en mesure de verser une telle somme. !
Le BS et son UMD sont donc obligés de naviguer à vue et en eaux troubles ?
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Êtes-vous prêts pour le paiement à la performance ?


Le P4P est généralisé depuis le 1er janvier et l’Assurance-maladie vient de confirmer que seuls 2,7% des généralistes ont refusé le dispositif. Cette nouvelle forme de rémunération offre une prime aux médecins, variable selon leur implication dans la coordination des soins, leurs résultats de santé publique ou le taux de leur prescription en génériques. « Le Généraliste » est allé à la rencontre de confrères qui ont opté pour le nouveau dispositif.

Une petite révolution dans le monde de la médecine libérale ! Intégré à la nouvelle convention, le P4P a donc fait son apparition dans 97 % des cabinets de médecins généralistes, un taux d’adhésion un peu plus élévé que chez les spécialistes. Selon les chiffres que l’Assurance-maladie a annoncé lors de la Commission paritaire du vendredi 20 janvier, à fin décembre 2011, seuls 2,7 % des généralistes ont envoyé une lettre de refus par lettre recommandée avec accusé de réception à leur CPAM pour se placer en dehors de ce nouveau dispositif. Ils en avaient la possibilité jusqu’au 26 décembre. Record de refus pour le Finistère qui a enregistré, tout de même, un taux d’adhésion autour de 85%.

Dans ce dispositif, entré en vigueur au début de 2012, les médecins seront désormais évalués sur 29 objectifs basés sur la gestion du cabinet, le suivi des pathologies chroniques, la prévention et la maîtrise des dépenses de santé, et toucheront une prime en fonction de leurs résultats. L’objectif, pour l’Assurance-maladie, est d’inciter les médecins à suivre les recommandations de la HAS et de récompenser leurs « bonnes pratiques ». Ils pourraient ainsi toucher jusqu’à 9 100 euros ! Voire au-delà pour ceux qui auraient une très grosse patientèle médecin traitant. « C’est théoriquement possible, si on a beaucoup de patients et que l’on est très bon médecin mais la moyenne tournera plutôt autour de 4 500 euros », tempère Mathilde Lignot-Leloup, directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins à la CNAMTS.

Ceux qui ne sont pas équipés informatiquement pourront tout de même participer. Puisque l’équipement informatique, même s’il est une condition sine qua non pour remplir les cinq premiers indicateurs qui rémunèrent l’organisation du cabinet, n’est pas indispensable pour le reste des items.

Les indicateurs étant indépendants les uns des autres les non-informatisés seront donc évalués sur le reste des indicateurs qui relèvent de leur pratique médicale. Il sera néanmoins plus facile pour ceux qui disposent d’un logiciel médical de produire leurs propres statistiques. Et de les comparer à celles établies par la CPAM. La question de la procédure à suivre en cas de contestation devrait d’ailleurs être discutée très prochainement avec les représentants des syndicats.

Comment la rémunération sera-t-elle calculée ?

A côté de ces cinq premiers indicateurs qui concernent l’organisation du cabinet du médecin traitant (synthèse annuelle, dossiers informatisés, logiciel d’aide à la prescription homologué, etc.) s’ajoutent des objectifs médicaux, dont certains sont déclaratifs également. La prime sera calculée à partir des résultats atteints par les médecins qui devront donc fournir à la CPAM leurs résultats cliniques sur ces cinq indicateurs (quatre concernant la glycémie et le LDL-cholestérol pour le diabète et un pour l’hypertension).

« Nous faisons confiance aux médecins pour avoir une approche déontologique », assure-t-on à l’Assurance-maladie qui ne s’interdit pas une vérification a posteriori des chiffres donnés par les médecins.

Les 19 autres indicateurs concernent soit la prévention, le dépistage (cancer, vaccins...) et le suivi des maladies chroniques, soit la maîtrise des dépenses de santé (avec, comme dans le Capi, une incitation à prescrire des médicaments génériques). Cette fois, c’est l’Assurance-maladie qui les calculera. L’Espace Pro sur ameli.fr permet aujourd’hui au médecin de consulter ses propres statistiques liées aux remboursements de la Sécu pour le régime général, pour l’instant basé sur les indicateurs du Capi. Tandis qu’avec l’adaptation de son logiciel au dispositif du P4P, le praticien pourra suivre sa propre activité en temps réel depuis son poste de travail avec les chiffres qu’il aura lui-même saisis. « C’est quelque chose qui intéresse beaucoup les médecins parce qu’ils peuvent ainsi regarder ce qu’ils font à partir de leurs logiciels », relève le président de MG France, Claude Leicher. Une extension intéressante « pour que le médecin puisse comparer ses chiffres avec l’Assurance-maladie et qu’il puisse se défendre », insiste aussi Michel Chassang, président de la CSMF.

Seul problème : les extensions de ces logiciels ne sont pas encore prêtes. Un retard qui agace les syndicats. « L’impatience est en train de gagner les médecins », prévient Christian Jeambrun. Un constat également partagé par la FMF. « Les éditeurs vont être prêts dans les six mois à venir alors qu’ils auraient dû déjà l’être. Et, donc, les médecins ne vont pas pouvoir percevoir la prime I (indicateurs de modernisation du cabinet) parce que ces éditeurs ne sont pas prêts », explique Jean-Paul Hamon.

Mises à jour trimestrielles

Interrogée, la CNAMTS déclare ne pas pouvoir prendre l’engagement de livraison des extensions de logiciels à la place de leurs éditeurs. Mais elle se veut rassurante. Les médecins n’auront pas besoin d’attendre la fin de l’année pour connaître leurs statistiques. Les premiers résultats individuels seront remis aux médecins à partir d’avril et disponibles dans l’espace pro d’Ameli à partir de juin, assure-t-elle, en promettant, par ailleurs, des mises à jour trimestrielles concernant les items sur la prévention et les maladies chroniques (sauf bien sûr pour les cinq items déclaratifs).

En plus des contraintes informatiques, certains des indicateurs du P4P sont déjà critiqués par les médecins. Comme ceux relevant davantage, selon eux, de la patientèle plutôt que du praticien. « Par exemple, pour l’indicateur du cancer du sein, le médecin ne peut pas savoir quelles patientes ont bénéficié ou non du dépistage », explique Christian Jeambrun. D’autres souhaitent au contraire que de nouveaux indicateurs apparaissent dans la convention. Pour Claude Leicher, « l’indicateur de travail en équipe de soins de premiers recours devrait intégrer la nouvelle forme de rémunération parce que cela se fait au bénéfice du patient soigné ».

Des modifications qui pourraient faire l’objet de négociations à venir avec l’Assurance-maladie qui « n’exclut pas » la possibilité d’avenants sur les objectifs. Mais pour l’heure, les médecins seront bel et bien évalués sur les indicateurs existants et rémunérés à partir de mars 2013. Avec un avantage pour les capistes inscrits à l’été 2010 puisqu’ils pourront bénéficier du cumul des deux dispositifs pendant quelques mois.
Dossier réalisé par Caroline Laires-Tavares et Giulia Gandolfi

Psychiatrie: adresse aux candidats républicains, pour une psychiatrie fondée sur l'hospitalité.

- Collectif des 39 - Quelle hospitalité pour la folie ? -quelle hospitalité pour l’humain ?
Meeting le 17 mars 2012
à "La maison de l'Arbre" à Montreuil sous Bois 93
La folie n’est concevable qu’irréductiblement liée à la condition humaine.
Les conditions d’hospitalité pour la folie se dégradent inexorablement depuis près de trente ans. Depuis le 2 décembre 2008, date du discours du Président de la République à l’hôpital d’Antony, la situation s’est considérablement aggravée ; il est de plus en plus difficile de soigner et d'être soigné particulièrement depuis la loi du 5 juillet 2011.
Nous sommes à un moment politique où tous ces enjeux cruciaux pour la psychiatrie se posent aussi pour l'ensemble de la société.
Nous nous adressons à tous les candidats républicains pour qu’ils s’engagent à soutenir une psychiatrie fondée sur l’hospitalité.
Nous, professionnels du sanitaire, du médico-social, patients, familles et proches qui fréquentons la psychiatrie affirmons que : 
-L’engagement thérapeutique doit conduire à mettre l'accueil au centre des préoccupations afin de prendre en considération la vulnérabilité et la créativité des patients nécessaires à toute prise en charge thérapeutique.
-La dimension relationnelle est au cœur de tout processus de prévention et de soins.
-L’accès à des soins de qualité est un principe républicain.
Aussi refusons-nous avec force:
- L’envahissement d’une logique gestionnaire et managériale, l’exigence de rentabilité du soin, le manque de temps soignant, le manque de lits et de places, qui amènent à une accélération inconsidérée des prises en charge. Trop souvent les patients se retrouvent déshospitalisés avant d’aller suffisamment bien. Ce qui de fait conduit à un abandon des plus fragiles renvoyés à la rue ou à la prison.
-  Les empêchements à la mise en place d’un accueil de bonne qualité dans les services et dans les lieux ambulatoires, où les protocoles standardisés pseudo scientifiques dénient la singularité de chaque acte, de chaque projet soignant, de chaque patient et constituent un obstacle à la rencontre avec les patients.
- La politique de la Haute Autorité de Santé (HAS) qui  impose cette protocolisation destructrice d’hospitalité par des « quasi rituels » de soumission sociale au travers de processus d’accréditations homogénéisants et abêtissants.
- La nouvelle loi du 5 Juillet 2011qui se fonde sur l’illusion dangereuse qu’un traitement sous la contrainte juridique dans la cité est une avancée pour les patients ou leur famille.
-La mise à mal de la protection judiciaire de la jeunesse et la volonté de prédire le destin psychopathologique d’enfants de 3 ans ou d’adolescents. Ces choix  vont à l’encontre de toute expérience clinique et éducative et aggravent de fait la situation psychique des jeunes concernés.
. Les diagnostics effectués par des programmes informatiques ou des questionnaires sans finesse clinique qui relèvent d’une pratique machinique que nous n’aurions jamais imaginée.  Cette dérive ne peut conduire qu’à des aberrations et à une déshumanisation.
Aussi soutenons nous toutes pratiques qu’elles soient publiques, libérales conventionnées ou associatives, garantissant en particulier la continuité des soinset prônant l’attachement à des valeurs fondamentales telles que le respect du secret professionnel, l’engagement relationnel, l’indépendance professionnelle et le respect de l’intimité du patient.
Nous défendons pour tous les professionnels de la psychiatrie  un enseignement qui repose  notamment sur la psychopathologie et nécessite la réintroduction de formations spécifiques ancrées sur la clinique.  Une rupture nette du cadre hospitalo - universitaire  sous l’emprise des laboratoires pharmaceutiques doit être effective.
Nous nous battons déjà quotidiennement là où nous travaillons pour une autre pratique du soin et de l’hospitalité pour les patients et leurs familles. Nous le faisons malgré toutes les difficultés que nous rencontrons sur le terrain. Lesrésistances internes aux collectifs de soins ont toujours nécessité un travaild’analyse permanent ouvrant  une possibilité  concrète d’agir sur  l’organisation du travail. Or  ces résistances se trouvent considérablement aggravées par l’organisation bureaucratique actuelle de la Psychiatrie.
Nous sommes dans l’urgente nécessité de refonder la psychiatrie avec les principaux concernés: soignants de tous métiers et travailleurs sociaux, patients et usagers, familles et tous ceux, intellectuels et artistes qui soutiennent notre mouvement.
Nous affirmons que cette perspective est essentielle pour que la psychiatrie ne bascule pas dans la barbarie où rejeter et punir feraient disparaître les pratiques accueillantes de soins désaliénistes.
Nous  demanderons solennellement aux politiques lors de ce meeting du 17 mars 2012 à "La maison de l'Arbre" à Montreuil sous Bois 93, de s’engager dans ce mouvement de refondation et d’abroger
 - la Loi du 5 juillet 2011, et toutes les lois organisant depuis des années la bureaucratisation de la gouvernance hospitalière.
- La loi du 25  février 2008 sur la rétention de sûreté
Contacts presse:
Yves Gigou: 06 60 48 98 84 - yglns39@orange.fr