Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 13 juillet 2013

Dolto, comment te dire radio


11 juillet 2013
Françoise Dolto, avec ses enfants, de gauche à droite, Jean-Chrysostome (Carlos), Catherine et Grégoire.
Françoise Dolto, avec ses enfants, de gauche à droite, Jean-Chrysostome (Carlos), 
Catherine et Grégoire. (Photo AFP)

Rewind. Cet été, «Libération» transforme l’Histoire en fictions. Aujourd’hui, la trajectoire brisée de la pédiatre française, agonie d’injures par ses pairs.

Octobre 1976, l’automne à peine commence, et Françoise Dolto est prête, ravie même de ce joli projet : faire de la radio. Elle aime ça, elle trouve l’exercice particulièrement utile. «Parler au plus grand monde, si on peut éviter une psychose, ce serait énorme», dit la psychanalyste quand on la critique.
Pendant toute l’année scolaire 1968-1969, sur Europe 1, elle a déjà répondu en direct aux questions des auditeurs, mais elle le faisait sous le pseudonyme de «Docteur X». Et personne ne savait vraiment qui se cachait derrière. Et voilà qu’on lui propose une émission de radio, une véritable cette fois-ci. Ce sont Jean Chouquet et Pierre Wiehn, respectivement conseiller pour les programmes et directeur de France Inter, qui ont eu l’idée de faire intervenir la célèbre psychanalyste dans l’émission de Jacques Pradel. Ce dernier s’en souvient parfaitement: «Ils m’ont demandé si je connaissais Françoise Dolto. J’avais lu le Cas Dominique. Ils m’ont dit qu’ils avaient envie qu’elle intervienne dans mon émission. En début d’après-midi, m’ont-ils dit, "les mères de famille écoutent beaucoup la radio, on voudrait les aider à répondre aux questions que soulève l’éducation d’un enfant".» Voilà. Françoise Dolto a juste mis une condition : que sa fille Catherine puisse travailler avec elle. La raison ? «Elle voulait quelqu’un de très proche à ses côtés pour s’assurer qu’on ne lui sélectionnait pas des questions qui ne lui conviendraient pas», se souvient Pradel. Pour des motifs obscurs, France Inter s’y oppose, et la psychanalyste, claire comme elle l’a toujours été, refuse de faire cette émission, dont le nom a pourtant déjà été fixé : Lorsque l’enfant paraît…

En France, le poids des mots, le choc des labos

11 juillet 2013

Grâce au succès radio de Françoise Dolto, l’écoute de l’enfant a longtemps été privilégiée face aux médicaments.

Françoise Dolto a largement contribué à rendre la psychanalyse fréquentable pour le public français. Grâce (entre autres) à son émission Lorsque l’enfant paraît, les parents dont les enfants sont en souffrance psychique privilégient les thérapies de la parole au lieu d’avoir recours aux médicaments. Aux Etats-Unis en revanche, sous la pression des grandes firmes pharmaceutiques, c’est la psychiatrie biologique qui triomphe.
Le meilleur exemple en est la prise en charge des enfants dits agités. Comment calmer ces enfants-là en cinq secs ? Dans les années 50, apparaît la Ritaline, un médicament de la classe des amphétamines, aussitôt autorisé aux Etats-Unis pour le traitement du comportement chez l’enfant, en particulier ceux qui ont des troubles de l’attention associés à l’hyperactivité.

Les personnels de l'hôpital psychiatrique de Saint-Egrève dénoncent le manque de moyens

12/07/2013
Les personnels de l'hôpital psychiatrique de Saint-Egrève près de Grenoble ont manifesté ce vendredi 12 juillet au matin devant leur établissement. Ils dénoncent "des conditions de travail à flux tendu et une dégradation de l'accueil des malades".
La situation s'est particulièrement dégradée, Il y a 2 mois avec le départ de deux médecins psychiatres qui a entrainé purement et simplement la fermeture de 13 lits. La colère est montée dans le batiment Tony Lainé,, une unité spécialisé pour les malades adolescents.

Addiction : le Pr Reynaud défend sa stratégie de réduction des dommages devant les députés

À la demande de la vice-présidente de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, Catherine Lemorton (PS), le Pr Michel Reynaud, chef du département de psychiatrie et d’addictologie à l’hôpital universitaire Paul-Brousse (Villejuif), est venu présenterson rapport sur les addictions aux députés ce mercredi. Rendu il y a un mois à la présidente de Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT), Danièle Jourdain-Menninger, il devrait inspirer le plan de lutte contre la drogue et la toxicomanie gouvernemental, dont la publication, initialement annoncée en juillet, a été reportée à septembre.

vendredi 12 juillet 2013

Des milliers d'enfants handicapés sans place en instituts à la rentré

12 juillet 2013

Le Défenseur des droits estime qu'«au moins 5 000» enfants ne pourront être accueillis dans un institut médico-éducatif.

Des milliers d’enfants handicapés n’auront pas de place à la rentrée dans des établissements spécialisés, a alerté vendredi le Défenseur des droits, appelant les pouvoirs publics à l’action. «Il y a un manque de places qui existe depuis quelques années, et qui ne permet pas que les enfants soient accueillis, alors qu’une décision a été prise par la Maison départementale des personnes handicapées, pour qu’ils puissent faire leur scolarité dans des conditions normales dans un institut médico-éducatif», a déclaré sur Europe 1 Marie Derain, adjointe du Défenseur des droits, chargée des enfants.

Les médicaments s'achètent désormais sur internet


12 juillet 2013

Un décret autorise désormais les pharmacies à vendre en ligne les médicaments sans ordonnance. La mesure, strictement encadrée, mécontente une partie du secteur qui souhaite une plus grande libéralisation.

Le gouvernement exclut la vente de médicaments en grandes surfaces


12 juillet 2013

Cette hypothèse avait été envisagée par l'Autorité de la concurrence pour faire baisser les prix.

La vente de médicaments en grandes surfaces «n’est pas envisagée par le gouvernement», a affirmé vendredi la ministre de la Santé, Marisol Touraine, alors que cette hypothèse a été émise par l’Autorité de la concurrence pour faire baisser les prix. «L’hypothèse d’une vente des médicaments, même non soumis à prescription obligatoire, en grande surface, n’est pas envisagée par le gouvernement», a indiqué la ministre, le jour du lancement de la vente en ligne de médicaments sans ordonnance sur des sites adossés à une vraie pharmacie.

Au Japon, la chaleur tue les vieillards

  12 juillet 2013

Rien qu'à Tokyo, la canicule a déjà tué une douzaine de personnes et envoyé des milliers d'individus à l'hôpital depuis le 6 juillet.

90% des plus de 75 ans ont une pathologie ou un traitement chronique, selon l'assurance maladie

 11/07/13 - 18h18 - HOSPIMEDIA |
Dans son rapport sur les charges et produits pour 2014, l'assurance maladie a, pour la première fois, établi une cartographie médicale de la santé des personnes âgées. La progression des polypathologies est sensible chez les plus de 75 ans.
Les propositions relatives à l’évolution des charges et des produits au titre de 2014 de l'assurance maladie faisait figurer pour la première fois une cartographie médicale réalisée à partir de l’objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam). Parmi les objectifs annoncés : brosser un portrait de l’état de santé des personnes âgées, et repositionner la dépense de santé autour de la recherche de la qualité et de l’efficience du système de soins."Sur les 4,8 millions de personnes de 75 ans et plus couvertes par le régime général, 90%, soit 4,3 millions, ont au moins une pathologie ou un traitement chronique", énonce le rapport de l'assurance maladie. Les chiffres confirment le diagnostic des précédents rapports du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie : le facteur démographique tiendrait bien un rôle prépondérant dans la croissance des dépenses de soins.

Le recours aux journées de plus de 10 heures augmente chez les adhérents du SYNERPA

Le rapport annuel de branche 2012 du SYNERPA revient sur la situation de l'emploi, la formation professionnelle ou encore les durées et aménagements du temps de travail. Pour cette édition près de 60 % des adhérents du syndicat ont répondu au questionnaire.
Pour la neuvième année, le Syndicat national des établissements et résidences privées pour personnes âgées (SYNERPA) publie son rapportannuel de branche. 1034 établissements ont participé à l'élaboration du rapport 2012, soit 60 % des adhérents du syndicat. Parmi eux, 96,7 % sont conventionnés ou en cours de renouvellement de leur convention tripartite, seuls 3,3 % des structures sont en attente de reconventionnement. La capacité moyenne d'accueil est de 80,34 lits ce qui représente une capacité supérieure de près de 10 lits par rapport à 2011. Le statut commercial est prédominant parmi les répondants puisqu'il concerne 91 % d'entre eux, les 9 % restant ayant un statut associatif.

La Cour des comptes juge la ministre de la Santé trop absente du conseil de pilotage des ARS

 11/07/13 HOSPIMEDIA |
Dans son rapport sur l'organisation territoriale de l'État, la Cour des comptes invite à renforcer le rôle du Conseil national de pilotage des ARS pour accroître notamment le lien fonctionnel entre agences et ANSM, aujourd'hui quasi inexistant. Encore faudrait-il que la ministre de la Santé y siège davantage...

La Société libanaise de psychiatrie, l’homosexualité et les « thérapies réparatrices »...

 Nous avons reçu de la Société libanaise de psychiatrie la tribune suivante :

« Nous avons récemment été informés par la presse de cas d’arrestations ou d’abus à l’encontre de personnes homosexuelles au Liban. Nous avons aussi eu connaissance de certaines positions adoptées par les professionnels vis-à-vis des personnes homosexuelles et de la façon de les traiter psychologiquement.

« La Société libanaise de psychiatrie tient à faire part de sa position au sujet de l’homosexualité. On croyait autrefois que l’homosexualité résultait d’une dynamique familiale problématique ou d’un développement psychologique déficient. On sait à présent que ces suppositions reposaient sur des informations erronées et des préjugés. La recherche des causes biologiques de l’homosexualité fait actuellement l’objet d’un regain d’intérêt. Il n’existe toutefois pas d’étude scientifique reprise qui viendrait étayer une cause biologique spécifique à l’homosexualité. De même, aucune cause psychosociale ou de dynamique familiale, y compris les histoires d’abus sexuel à l’encontre des enfants, n’a été identifiée.

Les technologies de l’information aux petits soins

1 juillet 2013
Qu’on s’en félicite ou qu’on le regrette, les technologies de l’information sont en train de modifier profondément la pratique de la médecine. Le premier phénomène est l’avalanche d’informations disponibles, et leur dissémination sur le Web. La production scientifique médicale progresse à un rythme de plus en plus rapide : pour ne prendre qu’un seul exemple, le nombre de revues académiques médicales a doublé en trente ans. De plus en plus fréquemment, les articles sont disponibles, non seulement pour les médecins, mais aussi pour les patients. Il suffit de passer un peu de temps sur un forum dédié à telle ou telle pathologie pour constater que les articles scientifiques les plus récents y sont discutés, par les patients eux-mêmes. La relation de soins en est profondément bouleversée : aucun médecin n’a aujourd’hui le temps de prendre connaissance de l’intégralité de la production scientifique récente pour l’ensemble des pathologies ; en revanche, chaque patient se focalise sur sa situation, et il est de moins en moins rare qu’un patient signale à son médecin le dernier article académique portant sur un nouveau traitement pouvant le concerner. Une partie de la réponse vient des logiciels d’aide au diagnostic et à la prescription, régulièrement actualisés en fonction de l’évolution des connaissances.

jeudi 11 juillet 2013

LAP : des dizaines de défaillances, certification programmée d’ici à 2015

 11/07/2013
Une affaire liée à un logiciel d’aide à la prescription (LAP) potentiellement défaillant relance le débat sur ces outils qui ne sont pas considérés comme des dispositifs médicaux, et à ce titre, ne sont pas tenus d’obtenir le marquage CE, obligatoire pour tout dispositif médical. Selon « le Parisien » du 10 juillet, une patiente serait décédée à l’hôpital André Mignot, à Versailles, le 20 novembre 2011 à la suite de la prescription d’un antibiotique auquel elle était allergique. Le logiciel de l’établissement n’aurait pas décelé cette information, pourtant présente dans le dossier médical. Le journal cite un rapport de la commission régionale de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux d’Ile-de-France, selon lequel« la plupart des systèmes informatiques disponibles dans les hôpitaux ne sont pas actuellement performants pour permettre une alerte »,« l’information allergie ne pouvant être intégrée à une prescription afin de générer une alerte ».

Hôtel-Dieu : le président de la CME appelle les médecins à refuser la décision du ministère...

 11/07/2013
Le ton est direct et incisif. Dans un mail adressé aux membres de la Commission médicale d’établissement (CME), le président de la CME de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) exprime sa vive incompréhension après ladécision de Marisol Tourainede reporter la fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu. Le Pr Loïc Capron appelle la communauté médicale de l’AP-HP à refuser cet arbitrage qui « renie » les compétences légales et techniques de la CME, « à qui la loi impose de veiller à la qualité et la sécurité des soins ». La CME de l’AP-HP s’était prononcée en novembre pour la fermeture des urgences et l’ouverture d’une consultation sans rendez-vous 24 h/24 au sein de l’Hôtel-Dieu.

Un « décalage », pas un « report »

... Jean-Marie Le Guen (PS) critique à son tour la décision de Touraine

 11/07/2013

Le président du Conseil de surveillance de l’AP-HP(Assistance publique-Hôpitaux de Paris), Jean-Marie Le Guen, député socialiste de Paris, commente les derniers rebondissements concernant l’Hôtel-Dieu. À l’instar duprésident de la CME(Commission médicale d’établissement) de l’AP-HP, il déplore l’intervention ministérielle sur ce dossier si sensible.

A 90 ans, tout est encore possible

11/07/2013
 En comparant deux cohortes de nonagénaires, l’une née en 1905, l’autre en 1915, des médecins danois du Centre de recherche sur le vieillissement se veulent rassurant sur l’état de santé et les performances cognitives aux âges avancés. Les nonagénaires nés en 1915, bien qu’étant de 2,2 ans plus âgés au moment des évaluations que ceux de 1905, étaient plus performants aux tests cognitifs et aux évaluations de vie quotidienne. Plus la médecine progresse, plus on a de chance de vivre vieux et en bonne santé... Ce processus dit « gagnant-gagnant » n’avait encore pas été démontré sur des populations très âgées puisque l’on pouvait penser, qu’à l’inverse, certaines vies épargnées, grâce aux traitements, sélectionnent des sujets fragiles, globalement des « survivants » qui atteignent des âges avancés en mauvaise santé.

"Santé & travail" : l’usure des jeunes travailleurs

 
Le dernier numéro du magazine "Santé & travail" consacre son dossier au "destin précaire des jeunes travailleurs". Soumis à des conditions de travail éprouvantes pour la santé, ces actifs souffrent parfois d’une usure prématurée.
Pour de nombreux jeunes, décrocher un contrat à durée déterminée (CDD) relève du parcours du combattant, en particulier pour les non diplômés. Dans cette course à la (relative) stabilité professionnelle, les jeunes actifs s’épuisent physiquement et moralement dans des boulots précaires, comme le montre le magazine "Santé & travail" dans sa dernière livraison qui consacre son dossier au "destin précaire des jeunes travailleurs".

La simulation en santé est en phase de se généraliser

Les centres de simulation médicale connaissent un essor de plus en plus important ces dernières années. Véritables exercices de formation, ils confrontent les étudiants à la complexité de leur future pratique professionnelle. Encore facultative, cette démarche pédagogique pourrait devenir obligatoire.

L'ENQUÊTE

En 2010, la Haute autorité de santé (HAS) a confié au Dr Marie-Christine Moll et au Pr Jean-Claude Granry un état des lieux des initiatives existantes au niveau national et international sur la simulation en santé. Un an après la remise en janvier 2012 de ce rapport, formulant entre autres des propositions pour favoriser le déploiement des centres, la HAS a publié en janvier un guide des bonnes pratiques en la matière (lire notre sujet du 30/01/2013). Celui-ci a pour vocation d'apporter une définition et une description de la méthode à destination de ceux qui souhaitent concevoir des programmes de simulation. Parallèlement, le développement de ces pratiques est en pleine expansion. Le CHU et l'Université d'Angers par exemple comptent parmi les pionniers de la simulation en santé. Tandis que d'autres établissements officialisent chaque année leur plate-forme, les instances accordent de plus en plus d'intérêt à cette démarche.

Les « Ni bonnes » reçues au ministère

 Des représentantes de l'association d'infirmières et d'aides-soignantes ont rencontré une conseillère de Marisol Touraine pour exposer leurs revendications. En attente d'« actions concrètes d'amélioration » des conditions de travail, les soignantes n'ont obtenu que peu de réponses.

Après plusieurs mois de mobilisation sur les réseaux sociaux puis dans la rue, les infirmières et aides-soignantes de l'association « Ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes » étaient, enfin, reçues au ministère de la Santé ce mardi 9 juillet. Accompagnées de la présidente de la Coordination nationale infirmière, Nathalie Depoire, les « Ni bonnes » ont rencontré Ève Parier, conseillère de la ministre, et Michèle Lenoir-Salfati, de la Direction générale de l'offre de soins (DGOS).
Les soignantes ont alerté le ministère sur la dégradation des conditions de travail, qui met en danger les patients tout en entraînant la souffrance des professionnels de santé. Elles ont, notamment, demandé à ce que soit instauré un ratio patients/soignants en fonction de la charge de travail. Une proposition qui s'est « heurtée à une fin de non-recevoir », indiquent-elles dans un communiqué de presse. « Selon le ministère, cela doit dépendre des situations locales. » « Pour eux, une étude fine au niveau national prendrait 10 ans », précise Alexandra Saulneron, présidente de l'association.

Le cafard national dans le miroir de la presse

Pourquoi les Français forment-ils le peuple le plus pessimiste du monde ? Plus sombres que les Irakiens, plus désespérés que les Afghans… Chaque année, l’enquête internationale de Gallup sur le sujet, qui vient d’être publiée, arrive à ce résultat. Et chaque année, nous tombons de l’armoire.
Certes, une partie du réel n’est pas gaie, plombée par le chômage. Mais cela ne suffit pas à expliquer cette mélancolie car s’il suffisait de regarder la réalité dans laquelle nous vivons en France pour se forger une humeur, les qualités d’un pays éduqué, soigné, équipé et beau de surcroît, équilibreraient notre façon de voir. En vérité, ce n’est pas le réel qui nous mine tant. C’est le récit que l’on nous en fait. Qui déploie d’abord les peurs, l’inquiétude, le désamour de soi. C’est celui des politiques, des experts, des spécialistes et du café du commerce. De tout le monde. Se produit à l’échelle d’un peuple ce qui existe à celle d’un élève, la certitude d’être «nul» parce qu’on vous l’a dit. Dans la volière des oiseaux de mauvais augures qui nourrissent ce discours, nous, journalistes, sommes assez haut perchés. Nous participons aussi de ce cafard national. Avec de bonnes raisons d’ailleurs : le fondement même de notre métier est d’aller mettre au jour les dissimulations, les dysfonctionnements, les abus, les scandales. Le journaliste est un sceptique professionnel. C’est l’honneur de la profession et, à tout le moins, une précaution de base pour ne pas se faire rouler dans la farine.

Les 30 molécules les plus vendues en ville

Malgré une contraction du marché en 2012, la vente de médicaments reste importante en France avec 48 boîtes en moyenne par an et par habitant, d’après le dernier rapport de l’ANSM rendu public ce mercredi. Parmi les substances actives les plus vendues en ville, le paracétamol domine très largement le classement.

La Nouvelle-Zélande va légaliser certaines drogues de synthèse

Cette semaine, la nouvelle loi sur les substances psychoactives arrive en 3ème et dernière lecture à l'Assemblée Nationale néo-zélandaise. Cette loi doit permettre de légaliser certains « legal high », ces nouveaux produits de synthèse créés pour imiter les effets des drogues illicites et échapper à tout contrôle.
Selon le rapport mondial sur les drogues 2013, alors que les drogues traditionnelles telles que l'héroïne ou la cocaïne sont stables, la consommation de nouveaux produits de synthèse (NPS) se répand sur tous les continents. Les États membres de l’ONUDC en ont signalé 251 mi-2012 contre 166 fin 2009 soit une augmentation de plus de 50 %. Le nombre de NSP a, pour la première fois, dépassé le nombre total de substances sous contrôle international (234). Il nous faut prendre la mesure de ce qui est entrain de débuter, et pour cela nous rappeler l’histoire des drogues, leur apparition, celle du café, celle du tabac ou leur transformation, comme celle de l’héroïne avec l’invention de la seringue et les progrès de la chimie. Nous sommes probablement à l’orée d’une nouvelle page de cette histoire, qui se fera avec les réseaux sociaux, le livre électronique, avec le streaming des sons et des images, avec l’e-cigarette, etc…

Les 100 ans de la Colombière : un siècle de psychiatrie

L'Hôpital de la Colombière célèbre son centenaire en cet été 2013. L'histoire de cet établissement, anciennement appelé « Font d'Aurelle », est étroitement liée à celle de la psychiatrie. Aujourd'hui, plus d'asile relégué mais un centre inscrit dans son environnement urbain. Et pour témoigner de cette évolution une programmation qui alterne exposition, conférences scientifiques et littéraires et projection-débat.
Les montpelliérains sont invités à découvrir les bâtiments rénovés en 2006 et les nouveaux espaces ouverts sur le parc... Le centenaire de la Colombière offre aussi aux équipes l'occasion de présenter la nouvelle réalité de la psychiatrie et son avenir à travers les recherches menés dans les laboratoires Inserm.

mercredi 10 juillet 2013

Madame George Noëlle Châtelet

Il y a ceux qui y croient et ceux qui n’y croient pas. La présence des morts en nous, communément appelée esprits, fantômes, apparitions, divise selon les sensibilités, les cultures, les religions.
Ces corps immatériels, Jean-Marc, médecin, psychiatre et psychanalyste, par principe rétif aux phénomènes occultes, les croise à contrecœur. Prisonnier malgré lui des filets de sa « déraison », dans la maison de George Sand à Nohant, il bascule.

Urgences de l'Hôtel-Dieu : le chef du SMUR démis de ses fonctions

Le Monde.fr avec AFP | 


L'Hôtel-Dieu, plus vieil hôpital de Paris, veut devenir une structure "du XXIe siècle", qui accueillerait des patients à la journée. Les urgences seront fermées.
L'Hôtel-Dieu, plus vieil hôpital de Paris, veut devenir une structure "du XXIe siècle", qui accueillerait des patients à la journée. Les urgences seront fermées. | CC / Lionel Allorge

Un médecin urgentiste, le Dr Gérald Kierzek, à la pointe de la lutte contre la fermeture du service des urgences de l'Hôtel-Dieu, le plus vieil hôpital de Paris, a été démis de ses fonctions de chef du SMUR [service médical d'urgence et de réanimation] , a annoncé lundi 8 juillet la CGT.
"J'ai été démis de ma responsabilité médicale du SMUR par une lettre recommandée du chef des urgences, le professeur Bertrand Renaud. Je reste médecin hospitalier, médecin de base", a-t-il expliqué.
"ON ME SANCTIONNE POUR DES RAISONS POLITIQUES"

Cette décision est un nouvel épisode des tensions qui règnent autour de la fermeture, prévue le 4 novembre, des urgences de cet hôpital historique, situé près de la cathédrale Notre-Dame. La remise aux normes de ce service serait trop coûteuse, selon la direction de l'AP-HP, qui veut transformer l'Hôtel-Dieu en hôpital universitaire et y transférer le siège du groupe hospitalier.

Hélène Marie sera la nouvelle conseillère santé de la ministre en charge des Personnes handicapées

Selon un arrêté paru ce 9 juillet au Journal officiel (JO), Hélène Marie est nommée, à compter du 1er août prochain, conseillère "établissements et services, santé, budget" au cabinet de la ministre déléguée chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion, Marie-Arlette Carlotti. Hélène Marie est actuellement chargée de mission au Pôle "programmation de l'offre de services" à la Direction des établissements et services médico-sociaux (ESMS) de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA).

Il est logiquement mis fin, à compter de la même date, aux fonctions de Nicolas Durand, l'actuel conseiller "établissements et services, santé, budget", appelé à d'autres fonctions, précise l'arrêté. Nommé en juin 2012 au cabinet de la ministre (lire notre sujet du 06/06/2012), Nicolas Durand, énarque, était jusqu'alors Inspecteur général des affaires sociales (IGAS), avancé en novembre 2011 au grade d'inspecteur de première classe.
Caroline Cordier

Psychiatrie et prison : un rapprochement est-il possible ?

Après Bron (près de Lyon), Toulouse et Nancy, une quatrième Unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) a ouvert à Seclin il y a dix jours. Elle a été inaugurée lundi et accueille déjà une dizaine de détenus souffrant de problèmes psychiatriques. Ces « hôpitaux-prisons » sont loin de faire l’unanimité dans le milieu hospitalier. Celui de Seclin comporte soixante lits, un chiffre dérisoire au regard du coût de l’opération. Mais lundi, la prise en charge du détenu était sur toutes les lèvres.


Inauguration du nouveau centre de détention médicalisé de Seclin. PHOTO Max ROSEREAU.
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Lundi, à Seclin, on était loin des critiques émises en 2010 lors de la construction de la première UHSA, près de Lyon. À l’époque, les professionnels de santé voyaient d’un mauvais œil ce rapprochement entre deux mondes, celui de la santé et du pénitentiaire. Ils craignaient également pour leur sécurité. Trois ans plus tard, la situation a bien évolué.

Les plus de 70 ans affichent leur bonheur

LE MONDE | Par 
Les personnes âgées de 70 ans et plus sont très majoritairement heureuses et ne veulent pas être un poids pour leurs familles. Ce sont les principaux enseignements de l'enquête d'opinion de l'Observatoire de la révolution de l'âge réalisé par ViaVoice pour Le Monde, Harmonie Mutuelle et France 2 et publiée mardi 9 juillet.
Cette étude, pour laquelle deux échantillons de plus de 1 000 personnes (les plus de 70 ans d'un côté, les 40-70 ans de l'autre) ont été interrogés, porte sur le ressenti des personnes âgées sur leur vieillissement, entre liberté inédite et crainte de la dépendance. Elle propose également un regard croisé avec la génération de leurs enfants.
Pour une majorité de sondés, c'est aux pouvoirs publics d'assurer la prise en charge des personnes âgées.

Les femmes ont une longévité supérieure de 6 ans à celle des hommes





"Parmi les retraités nés en 1942 et résidant en France, les femmes peuvent espérer vivre 6 ans de plus que les hommes", indique la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) dans un rapport intitulé "Espérance de vie, durée passée à la retraite". La France est marquée par des inégalités sociales de mortalité prononcées qui néanmoins ont tendance à s'atténuer avec l'avancée en âge. Ainsi, les retraités cadres vivent en moyenne 3 années de plus que les ouvriers*. L'écart entre les cadres et les professions intermédiaires est estimé à 2 ans. En revanche, une ancienne ouvrière peut espérer vivre plus longtemps qu'un homme ayant été cadre. À noter par ailleurs que les femmes partent en retraite plus tard (61 ans contre 60 ans pour les hommes). Et parmi les femmes, les anciennes cadres font falloir leur droit plus tôt que les anciennes ouvrières. Ainsi, l'écart d'espérance de vie à 55 ans entre ces deux catégories est généralement de 2 ans et demi et celui de durée de retraite atteint facilement les 3 ans.

Mauvaise voix

LE MONDE | Par 

Il avait 21 ans quand il est entré "dans le monde des voix". C'était il y a dix ans. La maladie a commencé par une grave dépression. Nicolas faisait un DEUG de maths. Dans son groupe d'amis, chacun avait une petite amie. Pas lui. Il a pensé que c'était ça, la cause de son mal-être. Mais la dépression s'est aggravée. Le jeune homme avait l'habitude de fumer des joints quand les voix ont fait leur apparition. Il a appris ensuite que ce n'était pas un hasard : le cannabis sert souvent de déclencheur. Nicolas a alors "basculé dans un univers inconnu" dont il n'est jamais vraiment sorti. Par moments, il "se sent bien face au tourment" que lui procurent ces voix. Ces "compagnes de solitude" peuvent se montrer "paisibles" ou, au contraire, "cruelles" et même "despotiques". Dans ces cas-là, elles tentent de lui dicter sa conduite et elles "tapent dur""T'es pas un homme !", ricanent-elles, en lui lançant des défis. Sa souffrance psychique est alors inimaginable.
Se plaindre ? Nicolas n'y pense pas. Voilà longtemps qu'il côtoie "les sphères de la folie""De temps en temps, les voix font tellement de bruit dans ma tête que j'ai du mal à penser", dit-il. Très grand, mince, l'allure sportive, le visage émacié, presque christique, le jeune homme s'exprime avec facilité. Une grande humilité aussi. Lui qui était promis à un brillant avenir de chercheur en mathématiques, lui dont les amis d'enfance soulignent l'intelligence, la culture et la sensibilité, attend aujourd'hui d'être reconnu comme handicapé. Longtemps, il a refusé cette étiquette. A présent, il la réclame, dans l'espoir d'obtenir un emploi adapté à sa maladie. "J'ai été diagnostiqué psychotique", dit-il. Nicolas tient à ce terme générique, qui englobe les maladies mentales caractérisées par des pertes de contact avec la réalité. "Si tu dis que tu entends des voix, tu es aussitôt classifié schizophrène, ce que je ne suis pas", tranche-t-il.
Pendant des années, Nicolas a "joué avec le traitement".

mardi 9 juillet 2013

Les ex-hôpitaux locaux se métamorphosent lentement en EHPAD

L'Association nationale des hôpitaux locaux (ANHL) rend publique une étude qui met en lumière l'inexorable transformation de ces établissements sanitaires en EHPAD. L'ANHL lance un cri d'alarme à l'intention des pouvoirs publics.
"Nous déplorons une disparition à bas bruit de nos hôpitaux locaux",dénonce Dominique Colas, président de l'Association nationale des hôpitaux locaux (ANHL). À l'appui de son cri d'alarme, un rapport, réalisé par le cabinet Adysta, sur l'évolution de la situation des hôpitaux locaux, entre 2004 et 2011. En sept ans, quelque 44 hôpitaux locaux ont disparu : 42 ont été transformés en EHPAD (par reconversion de lits USLD en lits EHPAD), un ex-hôpital local est devenu un établissement médicosocial, et un hôpital local a stoppé son activité. "On a supprimé 600 lits de médecine dans les hôpitaux locaux, c'est énorme, c'est comme si l'on avait rayé de la carte un CH de référence.  Nous sommes passés incidemment du sanitaire au médicosocial. Avoir des lits de médecine permettait d'hospitaliser les personnes âgées au plus près du domicile des patient, et de soigner avec les médecins généralistes. La transformation des hôpitaux locaux participent ainsi de la création des déserts médicaux", dénonce Dominique Colas. Toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne : selon le rapport du cabinet Adysta, "les plus fortes diminutions sont enregistrées dans les régions Rhône-Alpes (-10), Alsace (-5), Pays de la Loire (-5), Centre, Bourgogne, PACA (-4)".

Dépenses maladie : le plan de la CNAM pour économiser 2,5 milliards d’euros en 2014 !

Le couperet vient de tomber. Après avoir établi, la semaine dernière, undiagnostic détaillé sur les gisements d’économies en matière de dépenses maladie, la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) expose aujourd’hui une batterie de propositions chiffrées, poste par poste, pour respecter à tout prix unONDAM de 2,4 % l’an prochain.
Très attendues, ces recommandations représentent une économie massive de 2,48 milliards d’euros par rapport à la croissancetendancielle des dépenses. Elles vont inspirer le gouvernement qui prépare le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale (2014). Voilà ce que suggère la CNAM.