Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 31 août 2019

Projet de loi de bioéthique : quand le gouvernement refuse la pensée complexe




Paris, le samedi 31 août 2019 – Un dossier dans Le Parisien, des éditoriaux qui se multiplient dans les hebdomadaires, des réflexions sur des blogs : la question (multiple) des tests (et des manipulations) génétiques est partout dans la presse et les médias. Mais elle est quasiment absente du texte du projet de loi de révision des lois de bioéthique. A une exception près : un chapitre concerne la levée de l’interdiction de communiquer les données "secondaires" découvertes lors d’analyses génétiques (réalisées par exemple en cas de cancer). Il s’agissait d’une revendication forte de la Société française de médecine prédictive et personnalisée (SFMPP). « Ces découvertes, appelées données secondaires, deviennent très fréquentes dans les laboratoires de génétique avec l’extension des analyses et posent des questions de perte de chance potentielle lorsque l’information obtenue contient un risque dont la prévention est validée » observait il y a quelques semaines l’organisation dans un communiqué.

Omerta

Mais pour le reste, silence. Il ne sera donc pas question de la recherche chez l’embryon avant réimplantation dans le cadre d’une FIV d’anomalies chromosomiques et génétiques entraînant des maladies graves parfois. On n’évoquera pas non plus l’accès pour les couples en vue d’une conception des bénéfices possibles de la recherche de mutation récessive autosomique (voir notre sondage en cours auquel vous pouvez participer). On n’approfondira pas plus la question de l’accès aux tests génétiques en tous genres. On préférera le maintien des interdictions et le silence, plutôt que le débat complexe (ce qui paraît être en contradiction avec certaines des orientations mises en avant par le gouvernement).

Décalage avec la réalité

Faire comme si ces questions n’existaient pas alors qu’elles sont au cœur des préoccupations des praticiens et du quotidien de nombreux Français. On estime ainsi aujourd’hui que 100 000 Français se sont adressés à des entreprises étrangères (principalement américaines) pour réaliser une analyse génétique, à la recherche d’une prédisposition à un affection ou encore pour établir une "généalogie" de leur ADN. Les médecins constatent régulièrement les conséquences ambiguës de ces initiatives : certains résultats sont mal compris et peuvent susciter une inquiétude irraisonnée, tandis que parallèlement l’impossibilité de réaliser certains tests en France suscite l’incompréhension, y compris parfois celle des praticiens. Mais le législateur ne se penchera pas sur le dossier et les questions ne seront pas posées. 

Personnes intersexuées : un regard différent sur la chirurgie précoce




Paris, le samedi 31 août 2019 – Le projet de loi de bioéthique qui sera examiné dans quelques semaines par le Parlement comporte quelques impasses. Il n’est ainsi pas fait mention de l’accompagnement des personnes intersexuées. Pourtant, le Conseil d’Etat avait formulé il y a un an différentes recommandations que plusieurs associations représentant une partie des personnes intersexuées espéraient voir reprises dans le texte de loi. Retarder le moment de l’inscription du sexe à l’état civil de l’enfant et empêcher les opérations d’assignation sexuelle précoces faisaient notamment partie des préconisations phares du Conseil d’Etat. De fait, depuis plusieurs années, beaucoup dénoncent la pratique d’interventions chez les nourrissons, qui empêchent la prise en considération du consentement de l’enfant. Certains, soutenus dans ce sens par la position des comités de défense des droits de l’homme de l’ONU, considèrent ces interventions comme des mutilations.
Tous cependant ne partagent pas cette vision de la situation. Certains pédopsychiatres, (en s’appuyant parfois sur des travaux anciens), continuent à défendre la nécessité d’une prise en charge rapide. Cette position se fonde sur une conception spécifique du sexe et du genre, que tous ne partageront pas, mais qu’expose pour nous ici le docteur Christian Flavigny, dont les points de vue sont souvent l’objet de débat (Pédopsychiatre, psychanalyste. Dernier ouvrage paru : Le débat confisqué : PMA, GPA, bioéthique, “genre”, #metoo …, Edition Salvator, juin 2019)
JIM.fr : Quel regard portez-vous sur les propositions du Conseil d’Etat concernant l’établissement de l’état civil des personnes intersexuées ?
Docteur Christian Flavigny : Elles sont désastreuses, inspirées du discours des personnes devenues militantes en raison de souffrances personnelles ; or si on peut accepter ce discours de leur part, car elles souffrent d’une situation, ce qui est une épreuve et peut expliquer qu’elles s’écartent des explications psychologiques cohérentes de leur situation affective, on ne peut l’accepter de la part de hauts magistrats qui ont la possibilité de s’informer, de se documenter (j’ai fait remarquer qu’ils négligeaient de se référer aux travaux français sur le sujet, pourtant pionniers et de réputation internationale, alors qu’ils mentionnent des travaux américains très discutés mais dont la thèse séduit plus volontiers les militants). C’est aberrant et scandaleux.

Découvrez «L», la nouvelle newsletter féministe de «Libération»

Par Cécile Daumas — 
Le male gaze décrit les enjeux de pouvoir entre les sexe dans les séries télé, les jeux vidéo, la pub ou l'art.
Le male gaze décrit les enjeux de pouvoir entre les sexe dans les séries télé, les jeux vidéo, la pub ou l'art. Image Jeanne Macaigne pour Libération

«L» rendra compte, chaque dernier samedi du mois, des innombrables débats suscités par les luttes féministes, les études de genre, le combat LGBTQI+, l'intersectionnalité, et toutes les percées intellectuelles, conceptuelles, révérées ou contestées, qui sont autant de bornes vers l'émancipation.

Le séisme #MeToo et ses répliques l’ont rappelé bruyamment à la face du monde. Plus personne – et surtout pas les nouvelles générations – ne s’accommodera d’une société régie par les inégalités de sexe et de genre. Être maître de son corps. Ne plus consentir aux évidences ni aux violences. S’interroger inlassablement sur les rapports de force dans l’entreprise, dans la rue, dans les couples… Et se poser finalement les seules questions qui vaillent. Qui a le pouvoir ? Qui fait l’histoire ? Qui tient le regard ?

De plus en plus de mères sans-abri hébergées avec leur nouveau-né à l’hôpital Lariboisière

La direction du groupe parisien assure qu’un « transfert » vers une « structure d’accueil adaptée » est en cours.
Par Clara Gilles  Publié le 30 août 2019
L’hôpital Lariboisière, en août 2013.
L’hôpital Lariboisière, en août 2013. THOMAS SAMSON / AFP
Les gestes de Lumbia Maria sont encore hésitants au moment de changer la couche de son bébé, jeudi 29 août. Sans table à langer, elle se contente d’un chariot d’infirmière transformé pour l’occasion. Un peu moins d’un mois après son accouchement, la jeune femme est toujours aux urgences maternité de l’hôpital Lariboisière, dans le 10e arrondissement de Paris. Pas dans une chambre, mais dans la salle d’attente du pédiatre. Depuis quelques semaines, plusieurs femmes sans-abri – entre cinq et dix – se partagent cet espace avec leur nouveau-né.
En les accueillant, l’établissement assure le service public hospitalier, qui se doit d’accepter toute demande d’admission d’une femme enceinte dans le mois précédant et suivant son accouchement. Sans aucun confort, avec l’accès à un point d’eau mais pas de douche. Maria dort sur le sol de la salle d’attente depuis plus de deux semaines. Cisse Kady, une autre jeune maman, depuis quinze jours.
La présence de telles femmes n’est pas une nouveauté. Mais leur nombre a crû en un an. Elles n’étaient que « deux ou trois l’été dernier », estime Jean-Louis Benifla, chef du service de la maternité.
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La fin du travail ?

LES PIEDS SUR TERRE par Sonia Kronlund
30/08/2019
28 MIN

Et si pour supprimer le chômage, on supprimait le travail ? En attendant le revenu universel, quelques expériences de travailleurs au repos et de chômeurs actifs.
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•  Crédits : Crédits : Diogenes/FLICKR
C'est une enquête subjective, où il s'agit de remettre en question le travail.  Car entre les formes de travail que l'on dit "ubérisées" - souvent sous-payées et privées de tout sens social, ou ce qu'on appelle les “bullshit jobs”, les jobs sans finalité, ni utilité clairement compréhensible, la valeur du travail est remise en question. 
Quand l'usine a fermé, ça a été une libération.
Corine, ancienne ouvrière, licenciée de l'usine après 30 ans payés au SMIC, raconte son rapport au travail. Benjamin, lui, explique comment il a réussi à passer plusieurs mois à vivre sans argent. 
La dentiste a soignée mes caries et, en échange, je me suis occupée de sa mère. Benjamin.

vendredi 30 août 2019

Audition de psychiatres, pédopsychiatres, psychologues et psychanalystes Assemblée nationale Paris

UNIDIVERS
Dans le cadre de l’examen du projet de loi bioéthique
Audition de psychiatres, pédopsychiatres, psychologues et psychanalystes
• **Pr Myriam Szejer**, pédopsychiatre psychanalyste,attaché à la maternité et au centre de PMA de l’hôpital Foch de Suresnes, Directeur pédagogique et enseignante à l’université Paris Descartes

• **Pr Catherine Jousselme**, professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à Paris Sud, chef de service et du pôle universitaire du Centre Hospitalier Pédopsychiatrique « Fondation Vallée », et **Mme Mireille Cosquer**, psychologue clinicienne et statisticienne

« No free lunch » : les internes invités à bouder les repas payés par les labos

Camille Roux
| 31.08.2019




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GARO/PHANIE

Nouvelle rentrée, mêmes convictions. Les représentants d'internes de médecine générale de l'Isnar-IMG renouvellent cette année la campagne « No Free Lunch ». Celle-ci a pour objectif de sensibiliser les étudiants à l'impact du marketing dans le milieu médical. L’Isnar-IMG met donc les internes au défi de refuser tous les repas sponsorisés par les labos.

Quand l’église de scientologie dénonce les « traitements inhumains » subis en psychiatrie



Publié le 30 Août 2019

Des militants anti-psychiatrie ont manifesté devant de nombreux hôpitaux en août 2019, sans trop parler de leur appartenance à l'église de scientologie. Décryptage.

Les militants
Les militants de la commission des citoyens pour les droits de l’homme, affiliée à l’église de scientologie, devant le centre hospitalier du Rouvray, près de Rouen (Seine-Maritime), le 27 août 2019. (©RT/76actu)
[...] Ils se sont rendus à Lille , Douai (Nord), Calais (Pas-de-Calais)Caen (Calvados),l’Aigle (Orne) ou encore Le Havre (Seine-Maritime). Mardi 27 août 2019, ses militants étaient devant le centre hospitalier du Rouvray, dans l’agglomération de Rouen. Mais derrière cette « association de lutte contre les violences en psychiatrie », se cache l’église de scientologie condamnée plusieurs fois pour escroquerie.
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Suicide d'un cadre de l'hôpital de Flers : “On avait annoncé qu'il y aurait un drame. Tout le monde est resté sourd”

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Par CM et AL   Publié le 29/08/2019



Un cadre de l'hôpital de Flers a mis fin à ses jours le 22 août sur son lieu de travail. Une enquête interne va être menée pour déterminer si cet acte à un lien avec ses conditions de travail. Pour ses collègues et certains représentants du personnel, il n'y a aucun doute.

C'est dans un bâtiment désaffecté du pôle psychiatrique de l'hôpital de Flers qu'un cadre de santé a mis fin à ses jours le 22 août dernier. "Ce n'est pas anodin qu'il ait fait son passage à l'acte au sein de l'hôpital, ça faisait des mois qu'il se plaignait des conditions de travail qu'on subissait tous", affirme Francine Fourmentin, une de ses amies et collègues, elle-même cadre de santé. "Il y a une chose qui est certaine, c'est qu'il n'y a vraisemblablement pas de lien entre l'acte et le contexte actuel de l'hôpital", estime, pour sa part, David Trouchaud, le directeur de l'établissement, "en revanche, il conviendra de déterminer si l'acte de l'intéressé est lié à son travail."


Le stylo, symbole d’une écriture en voie de disparition

Oubliés les pleins et les déliés ? Alors que l’expression manuscrite se fait de plus en plus rare au profit de la dactylographie, la pratique de l’écriture cursive reste essentielle pour le bon fonctionnement des méninges.
Par   Publié le 30 août 2019
Une enfant fait ses devoirs, en Bourgogne, en 2015.
Une enfant fait ses devoirs, en Bourgogne, en 2015. CYRIL ENTZMANN / DIVERGENCE
Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous avez écrit à la main, où vous avez saisi un stylo et noirci une feuille de papier ? « Quelle drôle de question ! », se serait exclamé votre interlocuteur, au siècle dernier. Désormais, le silence se fait. Puis l’effort de mémoire. « Ah si, je sais ! J’ai laissé un mémo sur le frigo, samedi, pour les courses… »

Un "mini-cerveau" humain créé en laboratoire s'active comme un cerveau de nouveaux-nés prématurés

Par  le 30.08.2019
Des réseaux de neurones de sont formés, sont actifs et synchronisés : pour la première fois, un organoïde de cerveau est actif ! D'après les chercheurs, l'activité de ces "mini-cerveaux" est similaire à celle d'un bébé prématuré.
Organoïde de cerveau
Vue en coupe d'un des organoïdes de cerveau.

De la taille de petits pois, des cerveaux miniatures créés en laboratoire ont surpris leurs inventeurs en développant des réseaux de neurones fonctionnels similaires à ceux des nouveau-nés prématurés. Ces travaux sont publiés dans la revue Cell Stem Cell.


Pourquoi la situation est-elle devenue « tendue » au pôle psychiatrique de l'hôpital de Vichy ?

La Montagne

Publié le 29/08/2019 


Service psychiatrie de l'hôpital de Vichy

Confrontée à la difficulté de trouver du personnel, l’équipe médicale du service psychiatrie du centre hospitalier de Vichy s’interroge sur l’avenir de sa discipline. Et tient aussi à rappeler toute la prépondérance de sa mission.

La situation : un manque de personnel

La situation est présentée comme si « préoccupante » par le personnel soignant que ce dernier a craint, avant l’été, que l’une des trois unités de soins puisse être fermée provisoirement en août. En cause : un manque de personnel disponible, et notamment de médecins à temps plein, pour assurer la bonne marche des soins. Un déficit humain qui a finalement pu être comblé par l’appel à des intérimaires, ce qui reste évidemment une solution de court terme loin d’avoir rassuré les responsables du service.

Le «gène gay» n'existe pas, mais l'orientation sexuelle a une composante génétique

Par LIBERATION, avec AFP — 
Un homme enveloppé dans un drapeau arc-en-ciel à Bogota, le 30 juin 2019.
Un homme enveloppé dans un drapeau arc-en-ciel à Bogota, le 30 juin 2019. Photo Daniel Munoz. AFP

Cette conclusion est tirée d’une analyse réalisée sur un demi-million de profils ADN par un groupe de chercheurs en Europe et aux Etats-Unis, et publiée jeudi par la prestigieuse revue «Science».

Comme être petit ou grand, ou plus ou moins intelligent, aimer les hommes ou les femmes n’est pas défini par un seul gène, mais par de multiples régions du génome et, comme tout caractère humain complexe, par d’insaisissables facteurs non génétiques.

Conférence théâtrale Humour Tournée de l'Atlas de l'Anthropocène par la Cie Vertical Détour - de et avec Frédéric Ferrer

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Le Vaisseau, fabrique artistique dirigée par la compagnie Vertical Détour au Centre de Réadaptation de Coubert, sort de ses murs et organise 6 soirées autour des bouleversements climatiques en partenariat avec 6 lieux seine-et-marnais. Chaque soirée, un spectacle de théâtre suivi d’un moment d’échange convivial avec la compagnie et ses hôtes !
Sous la forme de conférences théâtralisées, Frédéric Ferrer, metteur en scène et comédien de la compagnie Vertical Détour, cartographie les bouleversements du monde en posant une question centrale et décalée, souvent sans réponse. A partir de recherches scientifiques et documentées, il décortique avec humour les problématiques soulevées par la morue, les canards en plastique ou encore les vikings.


jeudi 29 août 2019

Tribunal correctionnel de Perpignan : "J’ai arrêté mon traitement, je veux me sortir de la psychiatrie"

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Publié le 
Dimanche, le jeune garçon s’est introduit dans une habitation de Bages.

Il en est ressorti avec deux ordinateurs, un téléphone, une carte de banque et divers objets. Avant même de débuter leurs investigations, les gendarmes sont persuadés de connaître l’auteur du méfait. Un jeune placé sous curatelle qui réside non loin de là. Il a déjà deux convocations au tribunal pour le mois de janvier prochain. Il n’arrête pas de semer le trouble dans le quartier.
[...] "On m’a diagnostiqué schizophrène, je suis sous curatelle mais j’ai des soucis. Depuis 18 jours, je n’avais plus d’argent ni de bons d’achat, je crevais de faim. Alors j’ai volé". Le problème réside dans le fait que les experts médicaux qui l’ont examiné n’ont décelé aucune maladie mentale. Ils ne constatent qu’une tendance à la manipulation et un manque d’empathie. Lequel semble avéré.
Le juge lui demande s’il réalise la détresse des victimes
" - Mais je n’en sais rien, je suis dans ma tête, pas dans la leur ! 
- Vous prenez des médicaments ? 
- J’ai arrêté. Je veux me sortir de la psychiatrie !"

« Medicare for all » ou l’impossible sécurité sociale à l’américaine

Aux Etats-Unis, plusieurs personnalités politiques s’affrontent à propos du projet d’assurance santé universelle. Les républicains y sont farouchement hostiles.
Par   Publié le 27 août 2019
Le sénateur indépendant du Vermont, Bernie Sanders, lors de la relance de son projet de « Sécu pour tous », à Washington, le 9 avril.
Le sénateur indépendant du Vermont, Bernie Sanders, lors de la relance de son projet de « Sécu pour tous », à Washington, le 9 avril. MARK WILSON / AFP
Le slogan sonne comme une promesse : « Medicare for all ». Politiquement, il pourrait se traduire par « la santé pour tous » ou « la Sécu pour tous ». Une évidence en Europe, mais pas aux Etats-Unis. Le « Medicare for all », dans sa forme la plus « pure », prévoit la suppression des assurances privées. De fait, le slogan pourrait aussi être rendu par « nationalisation de l’assurance santé ». Corollaire : les républicains américains hurlent au « socialisme ».

Comprendre le mal-être au travail

L’essai de Catherine Meig, clinicienne du travail, psychanalyste et consultante en management, rend accessibles quelques concepts et réflexions pour mieux comprendre et accompagner la souffrance au travail.
Par   Publié le 28 août 2019
« J’ai mal au travail. Parcours en quête de sens », de Catherine Mieg. François Bourin, 320 pages, 22 euros.
« J’ai mal au travail. Parcours en quête de sens », de Catherine Mieg. François Bourin, 320 pages.
Le livre. A 46 ans, Maelisse a acquis, après dix-huit ans passés dans une compagnie d’assurances multinationale, une expertise très pointue de gestion des sinistres dans la marine : elle coordonne toute l’indemnisation au niveau mondial. Un jour, elle s’écroule. Impossible de se lever pour aller travailler.
Agée seulement d’une trentaine d’années, Sophie est quant à elle responsable « risques » dans la filiale d’une grosse banque, une autre compagnie d’assurances. Lors d’une visite médicale pour son petit garçon, elle fond en larmes quand le médecin lui demande comment cela va de son côté.