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samedi 2 mars 2019

OLIVIER BÉTOURNÉ LES FÊTES RÉVOLUTIONNAIRES

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Le 13 mars 2019

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Les Grandes Révoltes


Le cycle des Grandes Révoltes est heureusement interminable, tant la révolte est permanente. Cette année, détour en Amérique avec les Black Panthers et Wounded Knee et retour sur les grandes révoltes qui ont marqué l’histoire de France et d’Europe.

LES FÊTES RÉVOLUTIONNAIRES

« La fête est une levée en masse, la levée en masse est une fête» observe  finement Mona Ozouf  à la suite de Péguy.
C'est que le peuple vécut les grandes journées de mobilisation dans l’éblouissement de sa force, et la fête comme la promesse renouvelée d’une liberté plus belle encore pourvu qu’on poussât toujours plus loin l’audace. On comprend que, par réaction, tous les gouvernants de la séquence révolutionnaire, de La Fayette à Robespierre, se soient évertués à enrôler la fête au service du projet symétriquement inverse : mettre un terme à l’insurrection éternellement répétée.
D’un côté le peuple et ses traditions festives bientôt investies des plus belles passions civiques (la liberté, l’égalité), de l’autre les gouvernants soucieux d’en finir avec le désordre : Fête de la Fédération, Fête de l’Etre Suprême.

OLIVIER BÉTOURNÉ

Olivier Bétourné est historien et éditeur. L’historien a consacré  ses années de recherche universitaire (Sorbonne, Paris-I, sous la direction  d’Albert Soboul) à la Révolution française. Il est l’auteur des ouvrages La section parisienne de Bonne-Nouvelle : contradictions sociales et luttes politiques (juin 1793-prairial an III)(1975), Penser l’histoire de la Révolution.

FINLANDE Moins anxieux grâce au revenu de base

Alternatives Economiques

YANN MENS


Les premiers résultats d’une expérimentation montre que le revenu de base accroît le bien-être des allocataires, même s’ils ne retrouvent pas plus souvent un travail

Plus confiants, moins malades, mais hélas toujours chômeurs… Malgré les espoirs de ses promoteurs, l’expérimentation d’un revenu de base, lancée en Finlande en janvier 2017 et qui s’est terminée en décembre 2018, pourrait ne pas être concluante pour ce qui concerne le retour à l’emploi, à en croire de premiers résultats publiés le 8 février dernier.

Adrienne Mayor : «Les mythes grecs nous mettent en garde contre l’instrumentalisation de la technologie»

Par Laure Andrillon, (à San Francisco) — 
Dessin Dessin Jeanne Macaigne

Talos le robot, Médée la «hackeuse», la mythologie met déjà en scène le rêve de la toute puissance et de l’immortalité via la machine. L’historienne américaine, basée dans la Silicon Valley, met en garde contre ceux qui veulent «jouer à dieu» avec l’intelligence artificielle, sans pour autant renoncer au progrès.

Il y a plus de 2 500 ans, les mythes grecs décrivaient déjà des robots-combattants, des arcs aux flèches intelligentes, des trépieds autonomes qui viennent vous servir du nectar ou de l’ambroisie. Ils mettaient même en scène des formes d’intelligence artificielle : des assistantes automatisées dotées de conscience, ou un robot aux allures de femme souriante, envoyé par un dieu pour tenir compagnie aux hommes. Dans Gods and Robots(Princeton University Press, novembre 2018, non traduit), Adrienne Mayor invite la Silicon Valley à voyager dans le temps pour relire toutes les histoires d’amour, de guerre et de vengeance racontées par les anciens. Cette chercheuse en lettres classiques et en histoire des sciences, à l’université Stanford, montre que les mythes ont posé, de manière visionnaire, les interrogations éthiques qui nous déchirent et nous divisent encore aujourd’hui. Il y est question de robots qui se retournent contre leurs maîtres, de pièges technologiques tendus par des tyrans, de quêtes d’immortalité qui tournent mal. Ces intrigues, bien que saupoudrées de magie, prouvent que nos aspirations technologiques d’aujourd’hui répondent à des «rêves culturels» très anciens. Et suggèrent qu’il nous faut les poursuivre avec prudence : les robots fonctionnent mieux chez les dieux que sur Terre et, pour les hommes, l’histoire se transforme bien souvent en tragédie.

Microbiote et dépression : maux de ventre et vague à l’âme

LA MÉTHODE SCIENTIFIQUE par Nicolas Martin
25/02/2019
58 MIN

Quelles sont aujourd’hui les causes reconnues de la dépression ? Depuis quand établit-on un lien entre microbiote et dépression ? Quels liens connus entre microbiote et cerveau ? Est-ce un microbiote détraqué qui facilite l’apparition de la dépression ou bien l’inverse ?
Illustration de la bactérie Lactobacillus crispatus
Illustration de la bactérie Lactobacillus crispatus Crédits : KATERYNA KON/SCIENCE PHOTO LIBRARY - Getty
Selon une récente étude épidémiologique conduite en France, la dépression est une maladie qui gagne du terrain, elle toucherait jusqu’à une personne sur 10 au cours de sa vie, et est de plus en plus liée à des facteurs environnementaux, et notamment la détérioration de la qualité nutritionnelle, ou des facteurs d’inflammation à bas bruit. Or, de plus en plus de recherches pointent sur l’influence que pourrait avoir notre microbiote intestinal sur notre santé mentale, via le nerf vague. Mais est-ce le microbiote qui cause des dérèglements de l’humeur, ou les états dépressifs qui dérèglent le microbiote ? Sera-t-il possible un jour de traiter la dépression par voie entérique ?

"Nouvelles formes du désir d'enfant"

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Une étude révèle que les idées suicidaires chez les enfants de trois à six ans doivent être prises au sérieux

Univadis

15 févr. 2019

Les enfants âgés de trois à six ans ayant des idées suicidaires (IS) ont une meilleure compréhension de ce que signifie mourir, par rapport à la majorité de leurs pairs, selon une nouvelle étude.


Art Brut Japonais n°2 à La halle saint Pierre

HALLE SAINT PIERRE

Jusqu'au 10 mars 


Takeru AOKI, Aki Yashiro, 1997-2004. ©Satoshi Takaishi

A l’occasion du Tandem PARIS-TOKYO*, la Halle Saint Pierre présente la seconde édition de l’exposition Art Brut Japonais, huit ans après le grand succès du premier volet.

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vendredi 1 mars 2019

Participez au Prix Equipes Soignantes en Psychiatrie 2019

"Partageons nos projets de soins innovants dans la prise en charge des personnes souffrant de psychose !"



Qui peut participer ?


Ce prix est ouvert à  toutes les équipes soignantes des structures intra ou extra hospitalières relevant d'un établissement public ou privé en psychiatrie. Il est également ouvert aux équipes soignantes  exerçant en milieu libéral, associatif ou en structure médico-sociale. Le projet récompensé est un projet d'équipe soignante, il doit par conséquent mettre en évidence l'implication de membres de l'équipe soignante parmi  lesquels un (e) ou plusieurs  infirmier(e)s. 
Le porteur du projet doit être un(e) infirmier(e) ( cadre ou pas).

L’Académie française se résout à la féminisation des noms de métiers

L’institution fondée au XVIIe siècle par Richelieu a tranché un sujet longtemps tabou, estimant qu’il n’existait « aucun obstacle de principe » à la féminisation des métiers.
Par Raphaëlle Rérolle Publié le 28 février 2019
Le président François Hollande écoute le discours de l’écrivain Dany Laferrière, le 28 mai 2015 à Paris, à l’Académie française.
Le président François Hollande écoute le discours de l’écrivain Dany Laferrière, le 28 mai 2015 à Paris, à l’Académie française. THOMAS SAMSON / AFP
Enfin ! Jeudi 28 février, l’Académie française s’est prononcée en faveur d’une ouverture à la féminisation des noms de métiers, de fonctions, de titres et de grades. Approuvé à une très large majorité (seules deux voix se sont élevées contre), le rapport émanait d’une commission d’étude composée de Gabriel de Broglie, Michael Edwards, Danièle Sallenave et Dominique Bona. Quoique très prudent et fort diplomatique, il n’en représente pas moins une sorte de révolution sous la Coupole. C’est la toute première fois que l’institution, créée en 1634, va aussi loin dans la reconnaissance du féminin des mots.
Pas question de légiférer, rappelle le rapport, l’Académie se contente d’être la gardienne du « bon usage ». Il ne s’agit pas d’avaliser toutes les nouveautés, ni de les freiner d’ailleurs, mais « d’étudier quelles évolutions pratiques il serait souhaitable de recommander » en dégageant, parmi les usages, « ceux qui attestent une formation correcte et sont durablement établis ».

A Saint-Jean-de-Dieu et ailleurs, le monde de la psychiatrie appelle à la mobilisation

01.03.19

Un nouveau mouvement social est actuellement en cours au sein du centre hospitalier Saint-Jean-de-Dieu, établissement psychiatrique lyonnais. Ce même établissement qui déjà, en 2015, dénonçait par la voix de ses représentants syndicaux la souffrance au travail, puis en juillet 2017 signalait aux médias un bras de fer entre les salariés et la direction. Aujourd'hui encore, comme nous l'indique Linda Benmouma, représentante syndicale CFTC de l'établissement, la direction de notre établissement continue la mise en œuvre de sa politique d'austérité : après l'externalisation des ASH, voilà qu'elle nous annonce, le 14 février dernier, un projet de réadaptation de nos deux unité d'hospitalisation de courte durée (UHCD) prétextant des variations d'effectifs médicaux qui ne permettraient pas le maintien du fonctionnement de la mission UHCD sur les deux unités Pussin et Alphée. Diminuer notre capacité de lits en UHCD sous couverts d'économie et satisfaire aveuglement aux injections dictées par les tutelles et politiques ne va pas dans le sens d'une réponse à notre mission première de service publicEt de poursuivre, en continuant à mener cette politique d'austérité, la direction générale de notre établissement se rend coupable auprès de la population de faillir à ses obligations en matière d'accueil d'urgence et met en péril notre obligation de permanence des soins.


SUR INSTAGRAM, CET INFIRMIER ILLUSTRE AVEC DOUCEUR SON QUOTIDIEN EN SOINS PALLIATIFS

JOHANNA

Dans la vie, Xavier est un homme de 34 ans exerçant la profession d’infirmier en soins palliatifs à Metz. Sur les réseaux sociaux, il se fait appeler “l’homme étoilé” et raconte avec beaucoup de douceur, de talent, d’amour et d’humour, le quotidien de 
sa profession à travers des petites BD. 

Pour la plupart des personnes, les soins palliatifs sont souvent sujet à tabou, mais pas pour Xavier. Lui, son métier, c’est d’accompagner au mieux possible les personnes qui arrivent à la fin de leur vie, tant par des soins que par du soutien émotionnel, et il le fait avec douceur, amour et bienveillance.


Petites maternités : la coordination des usagers dézingue les médecins pro-fermeture au « savoir omniscient »

Anne Bayle-Iniguez
| 01.03.2019
« Les hélicoptères, ces anges de la santé qui décollent par tous les temps, se posent n'importe où et ne coûtent presque rien », quelle bonne idée de les promouvoir en lieu et place des maternités de proximité ! C'est sur ce ton caustique que les usagers de la coordination de défense des hôpitaux et maternité de proximité ont décidé de répondre aux médecins spécialistes ayant réclamé dans une tribune la fermeture des petites structures jugées « dangereuses »

De l’anxiété à la démence, un cercle vicieux

Publié le 20/02/2019




Dans un contexte où l’augmentation de l’espérance de vie entraîne mécaniquement l’accroissement de l’incidence des maladies neurodégénératives, et en l’absence concomitante d’un traitement significativement efficace, toute connaissance nouvelle sur un facteur de risque des démences séniles constitue une avancée utile, puisque la réduction de ce facteur pourrait alors représenter une perspective de prévention.

Fins de mois difficiles, impayés, vente de patrimoine... Des familles asphyxiées face au « coût faramineux » des Ehpad

Pour une personne âgée sur deux, la facture s’élève à au moins 1 850 euros par mois. Parfois, les liens familiaux n’y résistent pas.
Par Béatrice Jérôme Publié le 27 février 2019
Parfois, les liens familiaux n’y résistent pas. « Nous formions jusqu’à ce jour la famille modèle, très soudée, très solidaire, raconte Thierry Dormeau, 50 ans, contrôleur de gestion en Seine-et-Marne. Il aura suffi de trois mois pour que ce bonheur soit détruit. » Pauline, sa mère, souffre d’Alzheimer. Fin 2016, il a dû se résoudre à l’installer, à 83 ans, dans une maison de retraite proche de chez lui.
Très vite, entre les quatre enfants de Pauline, la brouille a éclaté. Invoquant des dettes, des fins de mois plus difficiles, deux d’entre eux n’ont ni voulu – ni pu – partager la facture de l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), qui s’élevait à plus de 1 200 euros mensuels. Les impayés se sont accumulés. Aujourd’hui, l’établissement réclame plus de 11 000 euros. Quant à Pauline, elle est placée sous tutelle depuis neuf mois et l’établissement souhaite son départ. « Je verse 300 euros par mois à l’Ehpad, 10 % de mon salaire, confie Thierry Dormeau, qui n’a pas les revenus suffisants pour consentir un effort supplémentaire. J’attends, inquiet de savoir qui va payer le dû final. C’est l’engrenage du système qui a détruit notre fratrie. »

Ehpad : ces familles qui s'endettent pour leurs aînés

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27/02/2019

Beaucoup de Français s'inquiètent pour leurs vieux jours. Comment faire face aux coûts d'un Ehpad,1 850 € en moyenne par mois ? Les enfants doivent souvent aider à payer la facture. C'est le cas de ce couple rencontré par France 3.



Aide médicale à mourir : une méthode optimale reste à définir

Elsa Bellanger
| 01.03.2019


Comment s’assurer de l’absence de souffrances lors d’une aide médicale à mourir ? C’est la question sur laquelle s’est penchée une équipe de recherche internationale, mêlant des spécialistes de la médecine, du droit et de l’éthique. Leur étude, publiée initialement dans la revue « Anaesthesia », a été rapportée dans le « British Medical Journal ».
Ces chercheurs ont passé en revue les différentes méthodes utilisées, en particulier celles mises en œuvre aux Pays-Bas, et les ont comparées aux modalités de la peine capitale encore pratiquée dans plusieurs États américains. Si les drogues utilisées, leur dosage et le suivi varient, la méthode la plus répandue repose sur une ingestion auto-administrée de barbiturique, suivie d’un décès résultant lentement d’une asphyxie due à une dépression cardiorespiratoire. Une variante consiste à faire réaliser les injections par un médecin.

Psychiatrie: "On va réinvestir dans un monde en grande difficulté" dit Macron

Publié le 28 février 2019

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Pessac (AFP) - Emmanuel Macron, en visite jeudi soir à Pessac, près de Bordeaux, lors d'un débat consacré aux femmes, a affirmé avoir demandé "une initiative de grande ampleur" pour la psychiatrie, "un monde en grande difficulté", avec l'objectif d'apporter une réponse "à l'automne".
"J'ai demandé à la ministre (de la Santé Agnès Buzyn, ndlr) de préparer une initiative d'ampleur", a indiqué le président de la République devant un auditoire exclusivement féminin, de quelque 400 participantes réunies dans un gymnase, où le président les a rejointes.
"On a sous-investi ce secteur depuis des décennies", a indiqué M. Macron en réponse à la question d'une psychiatre girondine sur l'accompagnement des psycho-traumatismes et les violences, avec, selon cette professionnelle de santé, des disparités géographiques.
"On va réinvestir, relancer des appels à projets. Je veux aussi qu'on puisse redonner une perspective à la pédo-psychiatrie et à la psychiatrie dans notre pays", a affirmé le président en reconnaissant que "le monde de la psychiatrie est aujourd'hui en grand difficulté", ajoutant qu'il y aurait "des investissements".
M. Macron, interpellé également sur la question des psychologues qui, contrairement aux psychiatres, ne sont pas reconnus par l'assurance-maladie, a admis que les "psychologues ne sont pas reconnus et ne font pas l'objet de remboursement", sauf dans des "conditions très encadrées".