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vendredi 12 février 2016

La psychiatrie autrement dans une expo photos à Couillet

Sarah Heinderyckx 12-02-15

BELGIQUE


La galerie Jacques Cerami à Couillet accueille jusqu'au 05 mars des photos de Vincen Beeckman. Pendant un an et demi, il a capté des instants de vie à La Devinière à Farciennes. La Devinière, c'est un lieu de psychothérapie alternative où ceux qu'on appelle les gossesvivent libres et sans traitement médicamenteux. Le photographe nous plonge dans leur quotidien.

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Grève à l'hôpital psychiatrique de Thuir dans les Pyrénées-Orientales

  • Par Fabrice Dubault 11/02/2016
  • Les salariés de l'hôpital de Thuir ont manifesté, ce jeudi, dans l'enceinte de l'établissement pour dénoncer les non remplacements qui génèrent l'épuisement des personnels et le sentiment de ne plus faire correctement leur travail.


  • Thuir (Pyrénées-Orientales) - les salariés de l'hôpital psychiatrique protestent contre le manque de personnels - 11 février 2016. © F3 LR
    © F3 LR Thuir (Pyrénées-Orientales) - les salariés de l'hôpital psychiatrique protestent contre le manque de personnels - 11 février 2016.


Psychiatrie : l'hôpital de Thuir lance une appli pour aider les généralistes à orienter les patients

12.02.2016


Le centre hospitalier (CH) de Thuir (Pyrénées-Orientales), spécialisé en soins psychiatriques, vient de lancer l'appli mobile « CH Thuir » pour faciliter l'orientation des patients en psychiatrie. Plus qu'un annuaire, ce guide pratique du CH de Thuir vise à aider les généralistes des Pyrénées-Orientales.

L'appli permet également aux médecins généralistes et urgentistes d'avoir accès à des modèles de certificat de soins psychiatriques sans consentement en fonction des pathologies et/ou de la situation sociale du patient. Les soins publics sont sectorisés au sein d'un même département et en fonction de l'âge, la structure de soins de recours peut changer. « L'organisation de soins en psychiatrie est complexe. Cette appli est un bon outil pour nous autres généralistes car il permet de trouver rapidement le bon interlocuteur », explique le Dr Jean-François Loève, médecin à Salses-le-Château, par ailleurs président de l'Ordre des médecins des Pyrénées-Orientales.

jeudi 11 février 2016

« Il y a obsession commune aux dépressifs et aux djihadistes »

Le Monde.fr
Ali Muhammad Brown, 31 ans de Seattle accusé d'avoir assassiné quatre personne pour protester contre la politique extérieure américaine en 2014 en s'inspirant de l'Organisation Etat islamique. (Patti Sapone/NJ Advance Media via AP, Pool)
Ali Muhammad Brown, 31 ans de Seattle accusé d'avoir assassiné quatre personne pour protester contre la politique extérieure américaine en 2014 en s'inspirant de l'Organisation Etat islamique. (Patti Sapone/NJ Advance Media via AP, Pool) Patti Sapone / AP
Par Thomas Bouvatier, psychanalyste
Il y a autant de lumière dans le regard des premiers, que d’ombre dans celui des seconds. Autant de foi dans les bienfaits de la mort, que de désespoir à cause d’elle. Autant d’énergie à surmonter de périlleux obstacles, que d’impossibilité à accomplir un acte aussi simple que de se lever de son lit. Quelle est cette chose aussi aliénante que les djihadistes croient posséder et que les dépressifs pensent avoir perdue ? Quelle est cette source de tant de pouvoirs, capable de transformer un gentil geek qui l’a trouvée en un monstre sanguinaire, ou une bête de travail qui l’a égarée en un velléitaire alité ? Cette question me travaille depuis que j’ai intégré l’association de contre radicalisation Entr’Autres et que je n’anime un atelier d’écriture thérapeutique avec des patients souffrant de dépression à Saint-Antoine.
Avant de jeter un regard sur leur enfance réciproque où pourrait se trouver la réponse, revenons d’abord à cette période où tout ce dont le bébé a besoin est fourni par sa mère, ou celle ou celui qui joue ce rôle. Donald Winnicott l’a nommée « l’illusion de toute puissance », que l’enfant devra apprendre à quitter progressivement pour bénéficier de sa puissance réelle, grâce à l’aide du père, ou de celui ou celle qui joue ce rôle. Il lâche le sein et le biberon pour apprendre à goûter différentes saveurs ; il abandonne sa couche-culotte pour connaître l’intimité et davantage de motricité ; il perd le babillage pour exprimer ses besoins en apprenant un langage construit ; il laisse son parent pour jouer avec d’autres enfants en respectant les codes de la sociabilité. Durant toutes les étapes de son autonomisation, il renonce à quelque chose de fusionnel et de magique, pour apprendre quelque chose d’autre, toujours plus tangible, en interférence avec le monde extérieur où il se ménage une place grandissante et un bonheur solide.
Parce qu’il dit adieu à cette croyance que son désir sera réalisé sur le moment, juste par l’intermédiaire d’un autre qu’il aura sollicité (réalisation immédiate du désir qu’on va appeler « jouissance »), il peut s’initier à différentes règles pour récolter les fruits de son travail (réalisation du désir par l’effort, qu’on va appeler « plaisirs »). Il fera ce qu’il veut, mais dans le cadre de cet ensemble de mesures, qu’on retrouve à la base de toutes les sociétés humaines et qui garantissent sa cohésion (et qu’on va nommer « la loi »).

JOURNAL DE BORD D’UN INFIRMIER EN PSYCHIATRIE



DES RENFORTS AVANT LA CAPITULATION

Des renforts avant la capitulation

Ce jour-là, Sylvia, infirmière, perd son calme avec un patient qui a la fâcheuse habitude de lui passer la main dans les cheveux. En furie, elle l'humilie...
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La météo peut-elle inciter au suicide ?


Al Huffington PostMAROC  11/02/2016
Gilles Brien  Biométéorologue et auteur du livre «Les Baromètres humains: comment la météo vous influence» 




À l'époque de Voltaire, la croyance que la pluie pouvait pousser les gens au suicide était tellement répandue que le suicide était appelé "la maladie anglaise" à cause du temps pluvieux qui caractérise l'Angleterre. De nos jours, beaucoup de gens croient que les conditions météo peuvent pousser au suicide. Et le plus étonnant, c'est qu'ils ont raison!
Plusieurs chercheurs dans le monde ont mis en lumière les liens entre les éléments météorologiques et les tendances suicidaires. Et leurs résultats sont en général très convergents. Au Japon, par exemple, un pays au taux de suicide les plus élevés dans le monde, le nombre de suicides sur les chemins de fer augmente après plusieurs jours de mauvais temps. On a même exhorté les opérateurs ferroviaires à augmenter les patrouilles quand le temps pluvieux s'éternise.
En Afrique du Sud, on a démontré que les orages font augmenter les suicides. En Pennsylvanie, c'est la pression barométrique. Une augmentation de 30% des tendances suicidaires est observée quand la pression tombe de 2 kPa en 24 heures. De telles chutes de pression sont courantes au Québec. Observe-t-on ici le même phénomène? Impossible à savoir. Pour les organismes qui s'occupent du suicide, la météo n'a jamais été un facteur de risque. Pourtant, en Colombie-Britannique, on a démontré le contraire.



Les histoires d’amour ne commencent pas sur Internet, en général

Le Monde.fr  | Par Gaëlle Dupont
EVA HAMBACH / AFP
Ils promettent l’amour à grands coups de campagnes publicitaires accrocheuses, et publient des chiffres aussi vertigineux qu’invérifiables sur le nombre de leurs utilisateurs… Au point que peu à peu, la croyance se répand que les sites de rencontres amoureuses sont devenus un moyen privilégié de trouver l’âme sœur. Une enquête de l’Institut national d’études démographiques (INED), publiée mercredi 10 février, fournit les premières statistiques fiables sur l’amour en ligne en France. Le phénomène est ainsi ramené à ses justes proportions.
Quelque 7 800 personnes âgées de 26 à 65 ans, représentatives de la population française, ont été interrogées sur leur vie affective en 2013 et 2014 par l’INED et l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Parmi elles, 14 % s’étaient déjà inscrites sur un site de rencontre – les applications de rencontre, dont le succès est grandissant, n’ont pas été prises en compte. Le chiffre grimpe entre 16 % et 18 % en incluant une estimation de l’usage des 18-25 ans. Ce qui est loin d’être négligeable.
Mais si leur fréquentation est importante, les utilisateurs y nouent surtout des relations éphémères (sauf pour les couples homosexuels, qui y trouvent souvent des partenaires durables). Parmi les personnes ayant connu leur conjoint actuel récemment, c’est-à-dire entre 2005 et 2013, moins de 9 % l’ont rencontré par le biais d’un site.

Et si une dépénalisation « contrôlée » du cannabis était la solution ?

Alain Dorra
| 12.02.2016
En France, où l’usage du cannabis est puni par la loi, l’efficacité de cette politique laisse à désirer : l’Hexagone est le premier pays consommateur de ce stupéfiant en Europe. Les scientifiques se déclarent, en majorité, favorables à une évolution de la législation. Seront-ils écoutés

Tandis que la France peine à modifier sa position en matière de cannabis, plusieurs pays ont vu leur législation en la matière évoluer ces dernières années. À commencer par les États-Unis où on compte désormais deux états où l'usage récréatif et le commerce du cannabis sont légaux, l’état de Washington et le Colorado, mais aussi une douzaine où sa consommation est décriminalisée ou autorisée pour usage médical. Et dans son discours de politique générale pour l’année 2016, le Premier ministre canadien Julien Trudeau s’est engagé à dépénaliser la consommation de cette drogue.

Cannabis : les jeunes moins accros qu'on ne le pense

11.02.2016


Les trois-quart des Français s'estiment bien informés sur les risques liés au cannabis. Selon un sondage réalisé par l'Ifop pour la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) 75% des personnes interrogées chez les 15 ans et plus, et 82% chez les 15-35 ans ont en tout cas ce sentiment. Il n'était que de 47% en 2000 et 75% en 2010, selon les données du Baromètre Santé 2010 publié par l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes).

Cohorte Framingham : l'incidence des démences pourrait diminuer grâce à la prévention

Dr Lydia Archimède
Une analyse réalisée à partir de l'étude Framingham (Framingham Heart Study, FHS) suggère que, contrairement aux inquiétudes, le nombre de nouveaux cas de démence (maladie d'Alzheimer et maladies apparentées) aurait tendance à diminuer. Les résultats publiés dans le « New England Journal of Medicine » montrent que certains cas de démence pourraient être évités ou que l'âge de début de la maladie pourrait être retardé.

La science des rêves prémonitoires

RÉDIGÉ PAR GERALDINE CREMIN

Vivre plus longtemps en tuant les vieilles cellules

LE MONDE Par Nathaniel Herzberg
Une équipe américaine a prolongé de 30 % l’espérance de vie moyenne de souris qui avaient été génétiquement modifiées pour favoriser l’élimination de cellules sénescentes.
Une équipe américaine a prolongé de 30 % l’espérance de vie moyenne de souris qui avaient été génétiquement modifiées pour favoriser l’élimination de cellules sénescentes. ROSLAN RAHMAN / AFP
Le monde, c’est bien connu, est séparé en deux. Il y a les optimistes, qui ne manquent jamais une occasion de rappeler les progrès presque incessants de l’espérance de vie. Et les pessimistes, prompts à rétorquer que, si le temps passé en bonne santé augmente, la durée de vie malade également ; et qu’en tout état de cause, progrès ou pas, chaque jour qui passe… nous rapproche de la mort. Pourtant, même ceux-là devraient s’incliner devant les résultats spectaculaires publiés mercredi 3 février dans la revue Nature.
Une équipe américaine, menée par Jan van Deursen, est en effet parvenue à prolonger de 30 % l’espérance de vie moyenne de souris en nettoyant leur organisme des cellules sénescentes. Mieux : avec cette opération, ils sont également parvenus à éliminer de nombreuses pathologies liées à l’âge et à augmenter donc leur espérance de vie en bonne santé.
Voilà des années que la sénescence titille les chercheurs. En 1961, Leonard Hayflick mettait en évidence cet état qui veut qu’à partir d’un certain temps les cellules cessent de se diviser. Elles ne sont pas encore mortes, mais ne vont déjà plus très bien. Pourquoi ce passage presque obligé ? Parce que ces cellules sénescentes favorisent la cicatrisation, montreront les uns ; parce qu’elles préviennent certains cancers et jouent même un rôle dans le développement embryonnaire, assureront d’autres.

"Mon client relève plus de la psychiatrie que de la justice"

PAR Publié le 

Un homme noie sa dépression dans des "shoots" d'exhibition sexuelle, au grand dam de sa voisine. Quand la justice se sent dans l'impasse...



Korian teste son chariot d'activités flash pour gérer les crises des personnes atteintes d'Alzheimer


L'Institut du bien vieillir Korian a présenté à la presse son premier chariot d'activités flash. Cet outil destiné tout particulièrement aux personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer devrait équiper une quarantaine d'Ehpad. Pendant six mois, cette méthode non médicamenteuse sera évaluée dans l'objectif d'un déploiement plus important.

Le CHU de 2026 ne fait pas l'unanimité

11/02/2016

Le CHU nouvelle génération pensé par la direction interroge. - Le CHU nouvelle génération pensé par la direction interroge. - (Archive NR, Hugues Le Guellec)Le CHU nouvelle génération pensé par la direction interroge. - (Archive NR, Hugues Le Guellec)
Le CHU nouvelle génération pensé par la direction interroge. - (Archive NR, Hugues Le Guellec)

La réorganisation radicale du CHU de Tours à l’horizon 2026 enthousiasme… et soulève de nombreuses interrogations chez les salariés.
On est tous pour avoir un bel hôpital moderne. Sur ce point, le projet à 500 millions d'euros officialisé par la direction du CHU de Tours fait l'unanimité. Les grandes lignes de la restructuration du CHU prévoient, à l'horizon 2026, de rapatrier trois des cinq sites actuels (Saint-Cyr, l'Ermitage, Clocheville) sur les deux pôles majeurs que sont Bretonneau et Trousseau (voir NR du 3 février). Derrière une modernisation nécessaire, des questions pointent concernant les conditions de ces regroupements et leurs conséquences pour les patients et les salariés. « On ne nous a pas présenté de plan précis », regrette en préambule Claire Delore (CGT). Salariés et syndicats tentent donc de lire entre les lignes.

Des secousses électriques contre l’addiction

STIMULATION CÉRÉBRALE PROFONDE Cette technique  repose sur l’activation  de régions précises du cerveau  à l’aide  d’électrodes.
STIMULATION CÉRÉBRALE PROFONDE Cette technique repose sur l’activation de régions précises du cerveau à l’aide d’électrodes.
© Keystone
Psychiatrie. La stimulation cérébrale profonde pourrait venir en aide aux personnes dépendantes.
Sortir de la dépendance – que ce soit à la cigarette, à l’alcool, au jeu ou encore à des substances illicites – ressemble souvent à un parcours du combattant, avec de forts risques de rechute. Un traitement encore expérimental pourrait cependant venir à bout des addictions les plus tenaces. A l’aide d’impulsions électriques, des chercheurs genevois sont parvenus à faire disparaître certains traits de l’addiction à la cocaïne chez des souris. Un travail publié récemment dans la prestigieuse revue Science et récompensé par le prix Pfizer de la Recherche 2016.

PAYS-BAS : UN RAPPORT S'OPPOSE À L’EUTHANASIE DES PERSONNES « FATIGUÉES DE VIVRE »

11 février 2016




Alors que le débat aux Pays-Bas porte sur la question de l’extension de l’euthanasie aux personnes « fatiguées de vivre », un rapport défavorable vient d’être remis au gouvernement.

Pour rendre son rapport, la Commission mise en place en juillet 2014, s’est penchée sur les résumés de soixante-six cas psychiatriques de suicide assisté qui ont eu lieu entre 2011 et 2014. Les experts ont alerté le gouvernement sur l’aspect délicat de cette question, ainsi que sur les dérives possibles.

Pour le Dr Paul Applebaum, de l’Institut de psychiatrie de New York et du Département de psychiatrie de l’université de Columbia, les résultats étudiés « soulèvent de graves préoccupations » : « par exemple, plus de la moitié des patients souffraient de troubles de la personnalité, ce qui interroge sur la ‘stabilité du souhait exprimé de mourir’ ».

Douze semaines de thérapie en ligne

TCC en ligne pour prendre en charge la dysmorphophobie

Plusieurs expériences ont été menées ces dernières années pour tenter de  démontrer l’efficacité de certaines thérapies par internet. L’objectif allégué est de favoriser l’accès aux soins de psychothérapie quand le manque d’offre, la distance ou la question financière sont des obstacles à la prise en charge. Le British Medical Journal publie les résultats d’une nouvelle expérimentation de ce type. Il s’agit cette fois de la prise en charge par thérapie cognitivo-comportementale (TCC) de patients atteints de  dysmorphophobie. Pour ce trouble qui toucherait entre 0,7 % et 2,2 % de la population générale, les recommandations préconisent une prise en charge médicamenteuse et psychothérapeutique dont fait partie la TCC. L’accès à ce type de thérapie est toutefois souvent difficile.