Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

jeudi 19 octobre 2017

La cinquième édition de l'Outsider Art Fair s'installe du 19 au 22 octobre 2017 à l'Hôtel du Duc

Outsider Art Fair

Cette jeune foire, installée depuis plus de 20 ans à New York, met en lumière le meilleur de l’art brut et de l’outsider art.
L'Outsider Art Fair voit les choses en grand : elle invite une trentaine de galeries internationales à investir l’Hôtel du Duc, vaste espace d’exposition de 1000 m2 situé près de l’Opéra Garnier.
Qui dit art brut, dit Halle Saint Pierre, c'est donc en toute logique que l'on y retrouvera le plus important musée parisien d'art naïf à travers une librairie hors-les-murs, avec une sélection de livres, de catalogues et de revues, ainsi que des ouvrages inédits disponibles pour la première fois en France. 

mercredi 18 octobre 2017

Vivre avec une moitié de cerveau



Comme de nombreux patients dont les crises d'épilepsie sont devenues invivables, Amanda a subi une opération qui l'a privée de son hémisphère gauche.

Bruce Campbell dans Man With the Screaming Brain (2005). 
Image : Capture d'écran

Amanda Caldwell est une jeune femme de 24 ans, récemment diplômée de l'Université de Long Beach City College, en Californie. Durant ses études, elle a été DJ, responsable des programmes d'une radio locale, et a co-fondé le club des étudiants handicapés de sa fac. Elle a la ferme intention de vivre de sa plume et a déjà gagné de nombreux prix pour ses écrits de fiction.
Amanda a une vie parfaitement normale, à ceci près qu'elle ne possède que la moitié de son cerveau.
"Mon handicap est invisible pour les yeux," m'explique Caldwell par téléphone. "Quand les gens me voient marcher dans la rue et qu'ils remarquent que ma démarche est un peu particulière, ils se disent que j'ai probablement fait un AVC lorsque j'étais plus jeune. Ils ne se doutent pas qu'on m'a retiré une grosse partie du cerveau."

L'Italie à l'heure de la psychiatrie phénoménologique

[mardi 17 octobre 2017]






Le psychiatre italien Danilo Cargnello prolonge de façon souvent inattendue les analyses produites par l'analyse existentielle de Binswanger.

Couverture ouvrage


C'est le musicologue et esthéticien Laurent Feneyrou qui a traduit le premier chapitre de Alterità e alienità, ouvrage rédigé par Danilo Cargnello, psychiatre phénoménologue italien né en 1911 et mort en 1998. Publié en 1966, l'ouvrage a été remanié et enrichi en 1977. Le traducteur fait part, dans l'introduction, des modalités de réception de l'oeuvre de Freud parmi les psychiatres italiens, et signale que le psychanalyste Cesare Luigi Musatti (1897-1989) a introduit Cargnello à la psychanalyse freudienne. On peut considérer que deux autres psychanalystes, Edoardo Gemmelli (1878-1959) et Giorgio Zunini (1903-1977), constituent l'une des sources des Formes fondamentales de la présence humaine chez Binswanger, titre français du chapitre précité. Par ailleurs, si l'Italie intégra avec retard la découverte de Freud ainsi que la psychiatrie phénoménologique, l'on doit cependant à Giovanni Enrico Morselli (1900-1943) la nécessité d'"écouter" la productivité morbide, de "faire l'expérience" de la schizophrénie. L'oeuvre tardive du psychiatre italien Barison - inspirée de la philosophie de Heidegger et de l'herméneutique de Gadamer - consacre cette tendance : il s'agit de mettre en relief un mode d'être inédit, celui faisant coexister patient et médecin, et qui n'est pas sans rappeler le modus amorisde Binswanger analysé ici par Cargnello.

« Assistés », « profiteurs », « paresseux »… en finir avec les clichés sur les pauvres

A l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, tour d’horizon des contrevérités fréquentes sur la pauvreté.

LE MONDE  | Par 

Distributions des Restaurants du cœur à Alep (Syrie).
Distributions des Restaurants du cœur à Alep (Syrie). SYLVAIN THOMAS / AFP

Un président de la République qui dénonce les « fainéants », un dirigeant des Républicains qui fustige le « cancer de l’assistanat », des aides sociales rabotées parce qu’on ne va pas « pleurer pour 5 euros »… le personnel politique n’est pas le dernier à véhiculer des caricatures des personnes en situation de pauvreté — qui concerne un Français sur sept, selon l’Insee.

A l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, mardi 17 octobre, nous avons rassemblé des clichés et idées reçues sur la pauvreté, dont certains ont déjà été évoqués dans de précédents articles du Monde ou des Décodeurs. Cette série, loin d’être exhaustive, s’inspire aussi du travail acompli par l’association ATD Quart Monde.


A Marseille, dans le quartier le plus pauvre de France

17/10/2017

Ce mardi a lieu la journée mondiale du refus de la misère. Et Emmanuel Macron lance sa stratégie de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes. Reportage d'Isabelle Dor sur la situation à Marseille, dans le 3e arrondissement.

Il y a 8 000 à 12 000 personnes sans-abri dans la deuxième ville de France.
Il y a 8 000 à 12 000 personnes sans-abri dans la deuxième ville de France. Crédits :Frédéric Speich Maxppp

Il y a 8 000 à 12 000 personnes sans-abri dans la deuxième ville de France.
Il y a 8 000 à 12 000 personnes sans-abri dans la deuxième ville de France.• Crédits : Frédéric Speich - Maxppp
A l'occasion ce mardi de la journée mondiale du refus de la misère, et pour tenir ses promesses de campagne, Emmanuel Macron lance aujourd'hui sa une stratégie de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes.

Une quarantaine d'acteurs (associations, entreprises et experts) sont invités à l'Elysée ce midi pour trouver des solutions.

Quatre chantiers ont d'ores et déjà été annoncés : prévention, accompagnement, grande exclusion et meilleure gouvernance.


Marseille est un concentré de pauvreté et pas seulement dans les quartiers nord. Dans le 3ème arrondissement, à moins d’un kilomètre du Vieux-Port, plus d'une personne sur 2 vit sous le seuil de pauvreté et n’a pas d’emploi. C'est le quartier le plus pauvre de France selon l'INSEE. Pour Simon Lavabre, coordinateur départemental de Médecins du Monde :


Phobie scolaire : comment reprendre le chemin de l’école ?

Les origines de cette phobie sont multiples, la prise en charge longue, la reprise de la scolarité très graduelle. Reportage à la Maison de Solenn, à Paris.

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO Par 
« Les folies sont les seules choses qu’on ne ­regrette jamais» Provocatrice, la phrase nous cueille au troisième étage d’un vaste bâtiment de verre. De quoi séduire tout esprit frondeur, tout adolescent. Elle nous vient d’un génie esthète et excentrique, Oscar Wilde (Portrait de Dorian Gray, 1890). Ici, la maxime trône en lettres multicolores collées sur un panneau. « C’est une jeune fille souffrant de phobie scolaire qui l’a créé. Elle a été suivie ici deux ans », indique Valérie Saada, psychologue clinicienne.

Nous sommes à la Maison de Solenn - Maison des adolescents, une entité de l’hôpital Cochin (Assistance publique-Hôpitaux de Paris, AP-HP) à Paris. En face, la coupole du Val-de-Grâce. Une merveille. Elle veille sur ce lieu et ses locataires. Ici, ils sont dans un cocon. Un espace extraordinairement amical, baigné de lumière et de bienveillance.

Ce mercredi, la Maison de Solenn reçoit Rose, Alex et Claire (les prénoms ont été changés). Depuis un à deux ans, le trio est suivi ici. Ils ont 16 ou 17 ans. Tous trois souffrent d’une phobie scolaire. Boule au ventre, nausées, vomissements, migraines, sueurs froides, cœur qui bat la chamade : un beau matin, à la seule idée de devoir se rendre à l’école, ils ont été saisis d’une crise d’angoisse, d’un accès de larmes, d’une attaque de panique. Leur mal-être, insidieux, couvait sans doute depuis longtemps.

Le premier prix suisse décerné à l'art brut suscite la polémique

SUISSE  17-10-2017


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Et si l'art brut se normalisait? La question se pose au moment où, pour la première fois, un prix suisse récompense une production d'"art spontané". Décerné à Olten (AG), Aare Brut est doté de 5000 francs.
Attribuée par un jury d'experts et par Procap, l'association de défense des droits des handicapés, la distinction est revenue à la Fribourgeoise Rosalina Aleixo.

Le prix Aare Brut a été délivré en marge d'une exposition qui rassemble les créations de 14 artistes jusqu'à la fin octobre à Olten, dans une exposition éponyme.

Besoin de reconnaissance

Or, la récompense suscite la polémique: un prix est-il légitime pour récompenser les oeuvres de créateurs indemnes de toute culture artistique - la définition même de l'art brut? Curatrice de l'exposition, Emelyne Fichot explique que ce prix a pour but de favoriser l'émergence des créations artistiques de qualité et de permettre une certaine ouverture aux autres, malgré les réticences.

"Si le besoin de reconnaissance est contraire au principe même de l'art brut, les choses évoluent, en même temps que la société", estime-t-elle.


mardi 17 octobre 2017

Conférence du Collège des Psychologues du Groupe Hospitalier Sud Ile de France. Le corps et les limites.

Conférence du Collège des Psychologues du Groupe Hospitalier Sud Ile de France.
            Le corps et les limites.
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Intervenants extérieurs invités : Marc TOCQUET-DERVOUT, psychologue, psychanalyste. Caroline CARON, Psychanalyste. Florence BARRUEL-SINIMALE, Psychologue. Intervenants du GHSIF : Isabelle CAUT, psychomotricienne (Isis), Elodie DAUNEAU, Psychologue (EMSP), Elodie FUENTES, Psychologue (ELSA), Gautier GRACIEUX, Neuropsychologue (Aubergé), Anna PRZEWLOCKA, Psychologue (Epsylone).                                     
Le Collège des Psychologues de Melun a choisi le thème « le corps et les limites » pour transmettre ses réflexions cliniques sur cette question importante des liens fonctionnels entre corps et psyché, sur la question des vécus corporels de maladies, blessures, handicaps et des limites de leurs dépassements. Cette journée scientifique accueille les psychologues hospitaliers ainsi que les psychologues libéraux du secteur. Nous souhaitons que cette rencontre favorise l’échange qui permettrait d’avancer sur la question du « projet psychologique » à l’hôpital. Parmi les thèmes de cette journée :

Une mère obligée de se battre pour empêcher que son fils autiste soit interné en psychiatrie

15-10-2017

C'est une situation qui témoigne d'un problème sociétal dont on parle trop peu, récemment relayée par le journal le Parisien : le combat d'une mère de famille du Val-de-Marne, miroir des difficultés que rencontrent certains enfants autistes, et leurs familles, pour trouver des environnements adaptés.
En cause, les traitements psychiatriques, qui sont parfois avancés comme étant la seule alternative possible dans certains cas, et qui sont critiqués par bon nombre de parents et d'associations. Puissants traitements médicamenteux, « camisoles chimiques », sédatifs et narcoleptiques à répétition, autant de méthodes perçues par certains parents comme relevant de la solution de facilité, qui, à force de vouloir les « tranquilliser », déshumanise leurs enfants plutôt que de les aider.

Trouble bipolaire : un cas clinique doublement délirant

Le Monde Blogs    , par Marc Gozlan

Syndrome de Capgras (« c’est un imposteur »). Syndrome de Cotard (« je suis mort ») © Wikipedia et Pixabay
Des psychiatres turcs viennent de décrire une situation clinique extrêmement rare : la survenue chez un même individu de deux troubles neuropsychiatriques parmi les plus étranges, à savoir un syndrome de Capgras et un syndrome de Cotard.
Un syndrome de Capgras (encore appelé « illusion des sosies » et dont j’ai déjà eu l’occasion de parler à cinq reprises sur ce blog) est caractérisé par la conviction qu’un membre de son entourage n’est pas celui qu’il semble être mais un imposteur incroyablement ressemblant. Ce trouble neuropsychiatrique appartient à ce que les spécialistes nomment les délires d’identification. Le sujet a la conviction délirante qu’une personne proche a été remplacée par un imposteur, un double physiquement identique qui a le plus souvent des intentions hostiles.

Dans les cas extrêmes du syndrome de Cotard (auquel j’ai également déjà consacré un billet), le malade affirme être mort ou ne plus exister. Il peut parfois exister un délire d’immortalité. Alors que les anciennes descriptions du syndrome de Cotard pouvaient laisser penser que celui-ci touchait avant tout le sujet âgé, il s’avère qu’il n’est pas spécifique d’une tranche d’âge donnée. D’authentiques syndromes de Cotard ont récemment été décrits chez des adolescents et des adultes jeunes. Lorsqu’il survient chez un patient de moins de 25 ans, ce syndrome est souvent associé à un trouble bipolaire (autrefois appelé psychose maniacodépressive). Ce dernier est caractérisé par l’alternance, chez un même individu, d’accès aigus de manie euphorique et de dépression mélancolique.

CHS de Jury : « On ne doit plus agir entre nos murs »

LE 16/10/2017

Les professionnels de la psychiatrie étaient à Jury, ce jeudi, pour parler médiations thérapeutiques. L’avenir de la spécialité et des patients.


Plus de 160 professionnels de la santé psychiatrique   et des étudiants étaient ce jeudi à Jury.  Photo Gilles WIRTZ.
Plus de 160 professionnels de la santé psychiatrique et des étudiants étaient ce jeudi à Jury. Photo Gilles WIRTZ.

Ils ont été plus de 160, ce jeudi, à faire le déplacement jusqu’à l’hôpital psychiatrique de Jury. Des professionnels de la spécialité venus du Haut et Bas-Rhin, de Lorquin, de Sarreguemines ; des psychiatres, un philosophe mais aussi des étudiants des écoles de formation d’infirmiers ; des aidants familiaux et des groupes de patients venus dire leurs maux et ce qui les aide à aller mieux. Au centre des débats : la médiation thérapeutique ou ces mille supports, ces jeux, ces ateliers qui permettent une interaction différente avec le patient et son observation.
Mais à quoi sert ce genre de grand-messe ? « À redonner du sens à la prise en charge psychiatrique, explique le directeur des soins de Jury, Maurice Zilliox. C’est aussi se remettre en cause, réfléchir sur nos pratiques de manière à ce qu’elles restent en adéquation avec les patients ». Pour cela, les personnels de demain sont une vraie carte maîtresse. « Ces infirmiers en formation ont 100 heures de psychopathologie sur trois ans dans leur cursus. C’est évidemment insuffisant alors avec ce genre de rendez-vous, nous les confrontons à la réalité du terrain, à leurs pairs aussi et nous découvrons leur façon de résonner ».

Violences obstétricales : un collectif d'usagers appelle à la prise de conscience des soignants

Coline Garré
| 18.10.2017
Alors que le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes conduit toute une batterie d'auditions préalables à la publication, au printemps 2018, d'un rapport sur les violences obstétricales, demandé par la secrétaire d'État Marlène Schiappa, le Collectif interassociatif autour de la naissance (Ciane) rend publiques ses propositions pour lutter contre la maltraitance. Le Ciane la définit comme une « perturbation de la relation de soins comprise dans sa globalité », caractérisée par des faits isolés ou cumulés de violence verbale, de déni de la douleur (ou de mauvaise prise en charge), d'absence d'information et de recherche du consentement de la patiente, d'accompagnement et de respect de l'intimité, etc. 

En trente ans, près de 80 % des insectes auraient disparu en Europe

Ce déclin catastrophique est dû à l’intensification des pratiques agricoles et au recours aux pesticides. Il menace la chaîne alimentaire.

LE MONDE Par 

Un monarque, papillon migrateur, en Californie, en 2014.
Un monarque, papillon migrateur, en Californie, en 2014. MICHAEL FIALA / REUTERS

En moins de trois décennies, les populations d’insectes ont probablement chuté de près de 80 % en Europe. C’est ce que suggère une étude internationale publiée mercredi 18 octobre par la revue PLoS One, analysant des données de captures d’insectes réalisées depuis 1989 en Allemagne ; elle montre en outre que le déclin des abeilles domestiques, très médiatisé par le monde apicole, n’est que la part émergée d’un problème bien plus vaste. « Nos résultats documentent un déclin dramatique des insectes volants, de 76 % en moyenne et jusqu’à 82 % au milieu de l’été, dans les aires protégées allemandes, en seulement vingt-sept ans, écrivent Caspar Hallmann (université Radboud, Pays-Bas) et ses coauteurs. Cela excède considérablement le déclin quantitatif, estimé à 58 %, des vertébrés sauvages depuis 1970. » Le facteur majeur permettant d’expliquer un effondrement aussi rapide, avancent les auteurs, est l’intensification des pratiques agricoles (recours accru aux pesticides, aux engrais de synthèse, etc.).

lundi 16 octobre 2017

Découvrez l'art brut à Hamois

Vivre Ici

08 octobre 2017


Une exposition d'œuvres réalisées par des personnes atteintes d'une déficience intellectuelle est à découvrir à Hamois.

Une exposition rassemblant les œuvres des bénéficiaires du Saja Solignac de Schaltin se tient à l'Office communal du Tourisme et de la Culture d'Hamois. Le Saja Solignac est un service d'accueil de jour pour personnes adultes porteuses d'une déficience intellectuelle. Les 25 participants avaient comme seul fil conducteur le "bonhomme". Ce thème découle de créations d'un des pensionnaires qui représentaient un bonhomme et qui ont inspiré cette initiative.

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PSYCHIATRIE Ramsay Générale de Santé ouvre une clinique dédiée à la prise en charge des professionnels de santé



La Clinique Le Gouz, située à Louhans, en Saône-et-Loire, deviendra dès le 16 octobre un établissement dédié à la prise en charge psychiatrique des professionnels de santé. Le groupe Ramsay Générale de Santé l'a annoncé ce 28 septembre. Tous les professionnels de santé, quels que soient leur statut et leur métier, pourront y être pris en charge.

Il représente aujourd'hui un véritable enjeu de santé de publique. Le groupe Ramsay Générale de Santé (RGDS) s'intéresse au mal-être soignant. RGDS a inauguré, ce 28 septembre, à Louhans (Saône-et-Loire) une clinique de psychiatrie générale dédiée à l'accueil des professionnels de santé, toutes professions et tous statuts confondus. Il s'agit d'un projet de reconversion de la Clinique Le Gouz, anciennement nommée Val-de-Seille. Elle proposera, à partir du 16 octobre prochain, une offre de soins adaptée aux différentes pathologies mentales, allant du dépistage et de la prise en charge, jusqu'à la réhabilitation cognitive et sociale. 

L’hyper-connexion révèle la solitude des hommes

Par Roland Gori, Psychanalyste — 


Photo Jon Feingersh. Getty Images


Converti au numérique, l'être humain s'éloigne de son essence psychique et symbolique.


“Handi-Gang” : quand les handicapés passent à l'action

  • Philippe Roizès 
  • 13/10/2017



    “Handi-gang”, Cara Zina
    Dans son roman “Handi-gang”, Cara Zina raconte l’histoire d’un groupe d’action qui lutte pour l’accessibilité.  © Editions Libertalia

    Un groupe de handicapés vengeurs au service de la lutte pour l’accessibilité ? Une réalité dans les années 1970, remise au goût du jour dans un roman aussi offensif que tendre signé Cara Zina. Qui sait de quoi elle parle.

    Ecouter Cara Zina lors d’une des présentations de son second roman, Handi-Gang n’est pas une perte de temps. Qu’elle en lise avec malice quelques pages, ou qu’elle explique dans un langage direct et concret, ce que signifie être handicapé en France, elle sait accrocher l’attention sur un sujet que beaucoup voient de très loin.
    Fauteuil roulant
    Le point de départ du roman, c’est une expérience personnelle vécue par Cara Zina et son fils handicapé : « Je l’avais emmené dans une colonie de vacances censée être pensée différemment. Mais aucune activité physique n’avait été prévue pour lui et il n’avait pu participer qu’à un atelier de braille.