Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 7 septembre 2013

Chaissac-Dubuffet, entre plume et pinceau : goût de la liberté

Par 

Ils n'avaient a priori rien de commun. Ce qui ne les a pas empêchés d'entretenir une solide amitié. Gaston Chaissac (1910-1964), qui vivait isolé dans le bocage vendéen, composait des peintures colorées, à la figuration naïve. Jean Dubuffet (1901-1985), membre de l'avant-garde parisienne, des toiles lourdes de matière, qualifiées d'art brut. Jean Paulhan les a présentés en 1946. Durant dix-huit ans, ils échangeront au moins 448 lettres. Et c'est cette amitié que retrace aujourd'hui le musée de la Poste, mettant en parallèle, selon un parcours chronologique, leur correspondance et leurs oeuvres.  

Evolution Le masculin-féminin l’emporte

5 septembre 2013

Pourquoi la reproduction sexuée écrase-t-elle autant son alternative asexuée ? Parce qu’elle permet la diversité, estiment les biologistes. Simple, mais pas si facile à prouver. Une équipe du Muséum en propose une nouvelle démonstration.

Cet été, les scientifiques ont parlé sexe. En tout bien tout honneur, dans leurs labos. Discussions alimentées par deux publications austères, lardées de chiffres et de formules mathématiques, et semblant se contredire. La première semblant apporter, enfin, une explication au mystère de la supériorité écrasante de la reproduction sexuée sur la reproduction sans sexe au cours de l’évolution. Et la deuxième prouvant, à l’inverse, qu’une famille de petites bestioles se porte très bien depuis des millions d’années, donnant naissance à de nouvelles espèces sans sexe du tout.

Néandertal, en passeur d’os

5 septembre 2013

Outil. Des lissoirs réécrivent la préhistoire.

La controverse scientifique sur les relations entre Néandertal et Cro-Magnon rebondit sur un os. L’os, utilisé comme matière première pour des outils - hameçon, aiguille, harpon - fabriqués avec une technologie distincte de celle des outils de pierre, est une marque de fabrique de notre ancêtre direct, l’homme anatomiquement moderne, né en Afrique et immigré en Europe il y a un peu plus de 40 000 ans. Néandertal, lui, ce lourdaud, aurait tout juste copié son cousin plus futé (1) peu avant de disparaître. Cette thèse des échanges culturels entre Cro-Magnons et Néandertaliens suppose que tout objet issu de ce processus soit daté après l’arrivée des premiers en Europe.
Iconoclaste. Pas du tout, les Néandertaliens auraient transmis une technologie aux Cro-Magnons ! C’est ce qu’affirme une équipe internationale de préhistoriens, notamment de l’Inrap (Institut national des recherches archéologiques préventives) et de l’Institut Max-Planck de Leipzig. Leur article (2) propose cette thèse inverse, pour le moins iconoclaste. Une proclamation fondée sur des lissoirs en os, dénichés dans deux sites, l’abri Peyrony et Pech-de-l’Azé, en Dordogne.

En France, peu de hics sur le laïc


6 septembre 2013

Hormis sur la cantine et les sorties, les tensions sont rares en primaire.

L’école primaire n’a jusqu’ici jamais été un lieu d’enjeux forts sur les questions de laïcité. Au tournant des années 2000, alors que le secondaire - collèges et lycées - se prenait les pieds dans les premières affaires de voile, l’école primaire, âge des élèves oblige, a été peu concernée par les débats qui aboutiront à la loi de 2004 sur l’interdiction des signes religieux dans les établissements scolaires.
Récemment, les combats des défenseurs d’une laïcité plus affirmée se sont déployés dans d’autres champs : la petite enfance, après l’affaire de la crèche Baby-Loup, l’entreprise, et cet été, sans grand succès, l’université. L’école primaire n’a cependant pas été totalement épargnée, sur deux sujets principalement : la viande halal dans les cantines, et l’accompagnement de sorties scolaires par des mères d’élèves voilées.

Laicité : A l’étranger, une donnée qui souvent va de soi

L’Espagne, l’Allemagne ou les Etats-Unis envisagent plutôt sereinement la question de la religion à l’école.

Sida : bientôt des autotests de dépistage

Les associations de lutte contre le VIH attendent beaucoup de ce nouvel outil préventif qui pourrait être commercialisé fin 2013.

Un dépistage à portée de tous et sans passer par un médecin. De nombreuses associations de lutte contre le VIH revendiquent depuis plusieurs années la mise sur le marché des autotests. Leur demande est en train d’aboutir après l’avis favorable rendu en mars par la Commission nationale du sida (CNS). Un mois plus tard, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait levé les derniers obstacles à la commercialisation, mais sous certaines conditions. «J’ai lancé la procédure permettant la mise à disposition des autotests en France», avait-elle confirmé en juin au congrès de l’association de lutte contre le sida Aides. L’autotest existe déjà aux Etats-Unis, le Royaume-Uni vient de lever son interdiction et la France devrait suivre d’ici quelques mois : à la fin de l’année ou début 2014. Ce nouveau test serait un instrument de plus dans la panoplie du dépistage. Car, en France, 30 000 à 40 000 personnes seraient séropositives sans le savoir. Ce nouvel outil préventif est une révolution. Il y a quelques années, même les associations de lutte contre le sida y étaient farouchement opposées. «Nous avons changé d’avis après qu’une enquête a montré que les gens qui ne se dépistaient jamais l’utilisaient à l’étranger», explique à Libération un membre d’Act Up. «Mais, ce n’est qu’un produit complémentaire aux outils de prévention existants», souligne-t-il.

Liste des Centres de Santé français

Nous avons classé les centres de santés par département, dans l’ordre des codes postaux de leur ville. Cette liste contient environ 350 centres de santé sur les 1454 recensés par la CNAM. 
Il s’agit de centres de santé polyvalents. La médecine générale en est le pivot. L’usager est assuré d’y trouver un éventail de services de premier recours assez large, et des professionnels de spécialités diverses, gage d’un travail en équipe pluridisciplinaire. Sur le plan médical les centres de santé sont habituellement partie prenante des réseaux de soins locaux, en association avec les médecins de ville et les hôpitaux. Les centres de santé travaillent en liaison avec les services sociaux municipaux ou départementaux. On trouve souvent sur place des permanences sociales.
Tous les centres de santé pratiquent le tiers-payant et accueillent gratuitement les bénéficiaires de la Couverure Maladie Universelle (CMU complémentaire) et de l’Aide Médicale d’Etat.


Un jeu video pour lutter contre le déclin cognitif des personnes âgées

Un jeu vidéo pourrait contribuer à lutter contre le déclin cognitif lié à l'âge, selon une étude publiée mercredi dans la revue scientifique Nature. Mis au point par des chercheurs de l'Université de Californie à San Francisco il a été testé sur des personnes âgées de 60 à 85 ans. NeuroRacer est un jeu en trois dimensions qui consiste à conduire une voiture le long d'une route infinie. Sur le chemin, des signaux ponctuels colorés apparaissent à l'écran. Pour gagner, les participants doivent presser un bouton quand un certain signal surgit tout en continuant la conduite. Pour arriver à égaler les résultats de jeunes participants jouant pour la première fois, les volontaires âgés de 60 à 85 ans ont été soumis à un entraînement de 12 heures en l'espace d'un mois. Les chercheurs ont observé leur activité encéphalographique et localisé l'origine de ces changements au niveau de certaines zones du cortex préfrontal. Quand les participants âgés s'améliorent au jeu, l'activité de ces zones augmente. Des études par imagerie par résonance magnétique restent à effectuer pour compléter les présents résultats. Restera ensuite à convertir nos personnes âgées aux jeux vidéo...

Temps de travail à l’hôpital de Cognac : le rapporteur public propose d’annuler la retenue sur salaire

Le Dr Mohamed Ettahiri, médecin urgentiste au centre hospitalier de Cognac, vient de marquer un point dans l’affaire complexe qui l’oppose à son hôpital sur la question du temps de travail.
Le rapporteur public du tribunal administratif dePoitiersoù se juge ce litige, a proposé mercredi l’annulation de la retenue sur salaire de 5 400 eurosinfligée par l’hôpital de Cognac au médecin. L’établissement reproche auDr Ettahiri de n’avoir pas rempli ses obligations horaires de service. Le tribunal ne rendra sa décision ferme que dans quinze jours mais, en général, ce dernier suit les recommandations du rapporteur public. Pour l’avocat du médecin, Me Saad Berrada, joint ce jeudi par « le Quotidien », il s’agit d’une « petite victoire ».

L’énigme de la patiente de Thuir résolue

05/09/2013



« Mais qui est donc cetteSarah Mastouri, que personne n’arrive à identifier ? » Il y a quelques jours, les médias ont largement relayé cette question, assortie d’une photo montrant le visage d’une jeune femme brune. Le côté inhabituel de l’affaire est que la question est venue de façon très officielle du service de psychiatrie de Thuir dans les Pyrénées-Orientales.
En janvier la jeune femme était hospitalisée sans papier d’identité. Elle a alors décliné avec assurance cette identité de Sarah Mastouri et a affirmé être née en Algérie le 4 juillet 1984. Elle a ensuite fourni des éléments précis et persistants sur sa biographie. Notamment elle a évoqué avoir été victime d’une agression fin juillet 2012, au cours de laquelle ses papiers d’identité auraient été dérobés. Mais, « Je suis incapable de me souvenir des noms des personnes qui peuvent se souvenir de moi », racontait-elle.

Sarah n’existe pas

L’hôpital a alors entrepris de faire des recherches, mais cela n’a donné aucun résultat. Selon les registres, Sarah n’existe pas. On a alors évoqué un cas d’amnésie avec perte d’identité. Mais il fallait tout de même savoir qui était cette jeune femme.

Hôpitaux de Marseille : prise d’otage mi-août révélée hier, l’AP-HM s’explique

Le journal « la Provence » rapporte un nouvel incident grave survenu à l’Hôpital Nord, à la mi-août. Un patient blessé par balles dans une tentative de règlement de comptes a menacé le personnel avec une arme. L’homme craignait pour sa propre sécurité, et redoutait des représailles dans l’enceinte même du CHU marseillais.
Interrogé par l’AFP, le directeur de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône a démenti toute prise d’otages. La version livrée par le personnel à « la Provence » fait cependant état d’une violence inédite et même de séquestrations. Un chirurgien orthopédique déclare : le patient« interdisait à quiconque d’entrer ou de sortir de l’unité, menaçant de butter le premier qui désobéirait ou donnerait l’alerte ».

Arnaud Desplechin : "Jimmy est surtout un humain, un honnête névrosé"

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 
Propos recueillis par 
Mathieu Amalric dans le rôle du psychanalyste Georges Devereux et Benicio Del Toro (au premier plan) dans celui de l'Indien Jimmy Picard.
Mathieu Amalric dans le rôle du psychanalyste Georges Devereux et Benicio Del Toro (au premier plan) dans celui de l'Indien Jimmy Picard. | DR
Jimmy P. Psychothérapie d'un Indien des plaines, le nouveau film d'Arnaud Desplechin, est adapté d'un livre de Georges Devereux. Publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1951, cet ouvrage, à la croisée de l'anthropologie et de la psychanalyse, a ouvert la voie à l'ethnopsychiatrie. C'est le seul livre qui retranscrive le verbatim exact d'une psychanalyse.
Juif d'origine hongroise, né en 1908 à Lugos, en Transylvanie, Georges Devereux s'installe à Paris au milieu des années 1920. Il se consacre à l'ethnologie et à l'anthropologie. Contemporain de Claude Lévi-Strauss, qui l'aidera beaucoup à la fin de sa carrière, il fait de l'Amérique du Nord son terrain d'étude favori. Il s'intéresse aux Indiens Mohaves, auxquels il consacre une thèse. Il intègre ensuite le Winter General Hospital de Topeka (Kansas), alors l'un des premiers hôpitaux américains à traiter les troubles psychologiques et psychiatriques des vétérans de la seconde guerre mondiale.
Le livre de Georges Devereux et le film d'Arnaud Desplechin racontent l'analyse d'un Indien Blackfoot, Jimmy Picard, qui a combattu en France durant la seconde guerre mondiale. Souffrant de nombreux troubles (migraines, vertiges, perte d'audition...), il est admis à l'hôpital de Topeka. Le diagnostic de schizophrénie est envisagé, mais, dans le doute, les médecins font appel à un psychanalyste spécialiste des cultures amérindiennes, Georges Devereux.
Savant solitaire, sans patrie ni frontières, ce dernier soigne Jimmy Picard en respectant les préceptes de Topeka tels qu'ils sont énoncés par Elisabeth Roudinesco dans sa préface à Psychothérapie d'un Indien des plaines : "Soigner l'homme malade, l'adapter à son environnement, le guérir en prenant en charge son corps, son âme et son bonheur." Après sa mort, le 28 mai 1985 à Paris, les cendres de Devereux ont été transférées, ainsi qu'il l'avait lui-même souhaité, dans le cimetière mohave de Parker, au Colorado.
Pourquoi avoir adapté un tel livre ?
Je l'avais lu il y a longtemps, au moment de sa sortie en France. J'en avais déjà utilisé des bouts dans Rois & Reine, en 2004 - des morceaux de dialogue entre Mathieu Amalric et son analyste, Elsa Wolliaston. Je voulais partir sur autre chose, sur une question politique.

Les héritiers sont de retour

LE MONDE DES LIVRES | Par 
Une illustration de Sergio Aquindo.
Une illustration de Sergio Aquindo. | sergioaquindo.blogspot.com
On démarre avec Balzac, romancier d'un autre siècle, et on termine en compagnie de Jacques Rancière, philosophe défenseur d'une forme exigeante de la démocratie. Ce n'est pas si courant, avouons-le, quand il s'agit d'un ouvrage d'économie savant qui offre tous les gages de rigueur imposés par l'académie. C'est que son auteur, Thomas Piketty, ne conçoit pas d'étudier les inégalités économiques et leur évolution en se retirant du monde : la question interroge trop profondément le sens que nous prêtons à l'idée démocratique. Or, point de politique hors du champ des représentations. Aussi est-ce là qu'il porte le fer – et le coup fait mouche.
Jamais vous n'auriez pensé à comparer notre monde, l'aube du XXIesiècle, à celui de Proust ? La proposition prend en effet à revers ce en quoi nous voulons croire : que la croissance moderne a favorisé le travail par rapport à l'héritage, la compétence par rapport à la naissance. Le Capital au XXIe siècle s'emploie à prouver que les deux sociétés se ressemblent plus qu'il n'y paraît. Les rentiers regagnent, jour après jour, de leur superbe ; l'héritage retrouve, peu s'en faut, l'importance qu'il avait... au temps du Père Goriot.
Contre-intuitif ? En effet. Si nous avons tant de mal à nous représenter cette réalité, c'est que le clivage n'est plus aussi marqué qu'au temps de Proust, entre une toute petite élite oisive et des travailleurs plus ou moins misérables. Nous sommes passés à une "société de petits rentiers".
Thomas Piketty s'est fait une spécialité de l'analyse historique des inégalités. Travaillant entre la France et les Etats-Unis, il a fédéré un groupe de recherche international sur le sujet. Son premier ouvrage, Les Hauts Revenus en France au XXe siècle (Grasset, 2001) a été prolongé par de nombreux travaux, dont certains, sur les "1 %" (les plus riches), ont influencé les débats outre-Atlantique. En 2011, juste avant la campagne présidentielle, il a proposé une réforme fiscale clé en main (Pour une révolution fiscale, Seuil). C'est dire que Thomas Piketty ne conçoit pas son travail sans prolongement dans l'espace public. D'ailleurs, il préfère, à celui de "sciences économiques", le terme d'"économie politique" qui a le mérite d'illustrer, dit-il, "la visée politique, normative et morale" de sa discipline.

La violence dans le couple saisie au plus près

LE MONDE | Par 
La jeune photographe américaine Sara Lewkowicz a su entrer dans l'intimité de cette famille.
La jeune photographe américaine Sara Lewkowicz a su entrer dans l'intimité de cette famille. | SARA LEWKOWICZ/REPORTAGE BY GETTY IMAGES
Le thème de la violence conjugale, en images, se résume souvent à des portraits de femmes dans des refuges, l'œil amoché. Mais dans le travail de l'Américaine Sara Lewkowicz, exposé à Perpignan pour les 25 ans dufestival Visa pour l'image, la violence surgit sous nos yeux, en direct. Cette jeune photographe, qui a reçu le Prix de la ville de Perpignan Rémi Ochlik, montre de façon remarquable la vie d'avant et d'après les coups. "La violence ne surgit pas de nulle part, dit cette petite femme brune au regard décidé. C'est un processus, et le résultat d'une relation marquée par l'agression – même si, au départ, elle n'est pas physique."
Au début, étudiante en photo à l'université d'Ohio, elle voulait seulement travailler sur la difficulté de se réintégrer après une incarcération. Lors d'une fête foraine, elle sympathise avec un jeune couple : Shane, 31 ans, juste sorti de prison, a du mal à trouver du travail avec ses tatouages qui lui mangent la figure. Mais il veut recommencer une nouvelle vie avec Maggie, 19 ans, et ses deux enfants nés d'un autre père.
Sara Lewkowicz va passer du temps avec la famille, au point d'entrer dans leur intimité : dans ses images étonnantes, c'est comme si elle n'était pas là. "J'ai gagné leur confiance en parlant avec eux, et en parlant de moi, dit-elle. Si vous voulez que les gens s'exposent, il faut s'exposer aussi."

La mobilisation s'accentue autour de la fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu de Paris

Le Monde.fr | Par 
Vue de l'Hôtel-Dieu sur l'île de la Cité à Paris.
Vue de l'Hôtel-Dieu sur l'île de la Cité à Paris. | AP-HP
L'hypothèse d'une fermeture prochaine des urgences de l'Hôtel-Dieu est relancée. La commission médicale d'établissement (CME locale) du groupe hospitalier Hôtel-Dieu-Cochin, qui regroupe une vingtaine de professeurs, a demandé, lors d'un vote à l'unanimité lundi 2 septembre, la fermeture des urgences le 4 novembre. Une date qui avait été fixée en 2012, mais reportée le 10 juillet par la ministre de la santé, Marisol Touraine, sine die. Ce vote intervient alors que, depuis le 1er septembre, des opposants à cette fermeture occupent une partie de l'hôpital.
Les responsables médicaux des deux établissements qui ont voté la résolution ont demandé "le transfert accéléré des services cliniques et médico-techniques restant sur le site de l'Hôtel-Dieu vers l'hôpital Cochin". Ils s'inquiètent de "la démoralisation croissante des soignants médicaux et non-médicaux à la suite de la prise de décisions contradictoires sur l'évolution" de l'hôpital.

La direction générale de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et la CME centrale ont lancé en 2012 un projet de reconversion du vieil hôpital en un "hôpital universitaire de santé publique", c'est-à-dire sans lits mais axé sur la médecine générale (maison médicale ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre), la formation, la recherche et la santé publique. Dans ce cadre, ils ont conjointement décidé de la fermeture de ces urgences, le 4 novembre 2013. De nombreux services de l'Hôtel-Dieu, jugés trop vétustes, ont déjà été transférés vers Cochin, situé à 1,5 km.

Spectacle "Celle qui avait une plume"

BELGIQUE 
"Comment je peux savoir que le bleu que moi je vois est le même bleu que toi tu vois ?..."

Des questions, des métaphores, des histoires qui évoquent le bizarre ou l'étrange, en passant du drôle à l'inquiétant, pour évoquer la folie, et la norme. 
Des récits collectés auprès de personnes qui ont une expérience de la psychiatrie, des contes populaires allumés, des phrases ou des poèmes lancés comme des bouteilles à la mer, des bouées de sauvetage ou des clés vers un autre monde...

Le SOS des médecins des centres de santé à Marisol Touraine

Les médecins des centres de santé n’en peuvent plus d’attendre. Forts d’un rapport de l’IGAS sur les centres de santé favorables à ces structures, ils réclament que ses préocnisations rendues publiques fin juillet, entrent bien vite en application. Dans une lettre envoyée mardi, le Dr Eric May (photo), président de l’Union syndicale des médecins de centres de santé (USMCS), et ses confrères demandent à la ministre de la Santé d’agir vite.

Rentrée : le Défenseur des Droits réclame des moyens pour les handicapés

Le PLFSS 2013 qui doit être présenté fin septembre contiendra-t-il des mesures pour favoriser la scolarité des enfants handicapés ? Le Défenseur des droits, Dominique Baudis l’espère bien. "En l'absence de places disponibles en établissement ou service (médico-social) pour répondre à leurs besoins, ces enfants vont se trouver, lors de la prochaine rentrée scolaire, sans solution et privés de leur droit fondamental à l'instruction", écrit-il dans un courrier aux ministres Vincent Peillon (Education), Marisol Touraine (Affaires sociales et santé) et Marie-Arlette Carlotti (Handicap et lutte contre l'exclusion). Dans sa lettre, le Défenseur des Droits les interroge sur "les mesures que vous entendez prendre pour remédier à cette situation douloureuse pour les enfants handicapés et leurs familles". Faute de places en établissements spécialisés tels que les Instituts médico-éducatifs (IME), des milliers d'enfants -au moins 5000 selon l’UNAPEI- trop handicapés pour être scolarisés en milieu ordinaire, ont en effet été privés de rentrée.

Entre Dubuffet et Chaissac, un lien passionnel

"Jean Paulhan causeur" (1946) de Dubuffet.
"Jean Paulhan causeur" (1946) de Dubuffet. | ADAGP PARIS
D'un côté, Gaston Chaissac (1910-1964), né dans une famille ouvrière, ayant exercé différents petits métiers dont celui de cordonnier, ayant souffert de tuberculose. Il commence à dessiner et peindre vers 1937, sans être passé par une école des beaux-arts, mais sans être non plus un autodidacte, puisqu'il reçoit à ses débuts des conseils d'Otto Freundlich et d'Albert Gleizes.
De l'autre côté, Jean Dubuffet (1901-1985), issu d'une famille de marchands de vin en gros du Havre, bourgeoisie aisée. Elève de l'Académie Julian en 1918, il devient proche de Juan Gris, André Masson, Fernand Léger. Durant l'entre-deux-guerres et l'Occupation, il alterne les périodes où il développe son négoce en vin à Bercy et celles qu'il consacre à ses essais artistiques. Il s'est vanté plus tard, dans un texte autobiographique, d'avoir réalisé de substantiels profits en abreuvant la Wehrmacht. Pendant ce temps, dans un village de Vendée, Chaissac, sa femme Camille et leur fille vivent tant bien que mal du salaire d'institutrice de Camille.
La rencontre des deux hommes est donc peu probable ; l'intervention de Jean Paulhan s'avère décisive. Ayant vu quelques oeuvres de Chaissac à la fin de 1943, le directeur de la Nouvelle revue française entre en correspondance avec lui. Au même moment, il rencontre aussi Dubuffet et l'introduit auprès du galeriste René Drouin, place Vendôme, à Paris, qui l'expose en octobre 1944.

Retraites : les jeunes font leur rentrée sociale

3 septembre 2013

mobilisation . Un collectif de 16 organisations appelle à descendre mardi dans la rue contre la réforme.

L’intitulé du collectif annonce la couleur : «La retraite : une affaire de jeunes.» Ce rassemblement de 16 organisations (Unef, UNL, CGT, FSU, Solidaires, JOC, Génération précaire, etc.) appelle les jeunes à participer à la manifestation de mardi contre la réforme des retraites, organisée par plusieurs centrales syndicales (CGT, FO, FSU, Solidaires).
Le collectif, qui dénonce une réforme «injuste pour les jeunes», veut faire entendre la voix de la génération 1973, celle qui prendra la réforme Ayrault «plein pot» en 2035. Autrement dit, celle qui devra travailler 43 ans pour une pension à taux plein. «Les réformes sont toujours menées au nom de la jeunesse et se font à chaque fois à son détriment», a attaqué hier Emmanuel Zemmour, président du syndicat étudiant Unef, en préambule d’une conférence de presse.

vendredi 6 septembre 2013

Theux/Liège : un psychothérapeute theutois exonéré de la TVA par le Tribunal de Première Instance de Liège





Le Tribunal de Première Instance de Liège s’est prononcé pour une exonération de TVA vis-à-vis des prestations d’un psychothérapeute theutois. Le droit belge ne serait pas en accord avec une directive et la jurisprudence européenne. Cette décision, certes pas définitive, est un premier pas vers une reconnaissance de la profession, qui n’a actuellement aucun statut légal. L’État belge interjette appel.
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mercredi 4 septembre 2013

Stratégie de santé : Marisol Touraine évince Claude Evin

3 septembre 2013

La ministre des Affaires sociales, redoutant de se faire éclipser sur le dossier, a torpillé la nomination de cette forte personnalité en tant que haut-commissaire.

Paris, le 23 septembre 2009. Portrait de Claude Evin, ancien ministre rocardien, auteur de la loi dite loi Evin qui interdit l'affichage de publicité pour l'alcool et le tabac en 1991.
COMMANDE N° 2009-0956
(Photo Raphael Dautigny)
Il s’agissait du projet phare de la rentrée : lancer la «stratégie nationale de santé». On allait voir ce que l’on allait voir, avec les prémices d’un tout nouveau paysage sanitaire, concentré autour du patient et non plus autour des structures. Avec en chef d’orchestre Claude Evin, ancien ministre de la Santé, qui aurait été nommé haut-commissaire chargé de cette nouvelle politique.
Mais voilà qu’en ces premiers jours de septembre, tout finit en eau de boudin. Matignon a reculé : «Marisol Touraine est réticente et ce n’est pas le moment de la mettre en difficulté, car elle gère la réforme des retraites», se borne-t-on à dire. Fermez le ban. Selon nos informations, Claude Evin va rester à la tête de l’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France, et la stratégie nationale de santé retomber dans la poussière des tiroirs du ministère. «C’est bien dommage, note un bon connaisseur du sujet. Cela aurait donné du souffle à un ministère qui en manque cruellement.»

DSM, comptes de la folie ordinaire

3 septembre 2013

Le plasticien s’inspire du manuel rédigé par des psychiatres américains listant les troubles mentaux.

Alexandre Périgot a documenté son travail à partir de personnages qui présentent tous des pathologies de folie. On trouve des cas qui paraissent assez évidents, à l’instar de Jack Nicholson dans Shining,ou, moins connu, Peter Breck, dans Shock Corridor, de Samuel Fuller (1963), où l’acteur tient le rôle d’un journaliste qui apprend à simuler les symptômes de la folie afin d’intégrer un asile psychiatrique pour les besoins de son enquête.

La valse des temps de classe

2 septembre 2013

Depuis la fin du XIXe siècle, les congés des écoliers se sont allongés de plusieurs semaines et les journées de cours ont fait l’objet de nombreuses expérimentations. Historique des emplois du temps.

Mais quelle histoire, quel sens du rythme. C’est peu dire que depuis le grand Jules (Ferry) et sa républicaine école gratuite et obligatoire, le temps de travail des écoliers ressemble à s’y méprendre à «trois pas en avant, trois pas en arrière, trois pas sur le côté, trois pas de l’autre côté». Avec une succession de ministres de l’Education (près de trente sous la seule Ve République) à un rythme, pour le coup, frénétique.
Seul point fixe de cette longue épopée, la journée de classe qui jusqu’à aujourd’hui n’a jamais varié d’un pouce : 6 heures. Et une tendance lourde : le temps global de présence en classe depuis la fin du XIXe siècle ne cesse de rétrécir. Là où, en 1894, les primaires ingurgitaient 1 338 heures de cours en 223 jours de classe, nous en étions l’an passé à 864 heures de cours en 144 jours de classe. Total, plus d’un tiers des heures d’enseignement parties en fumée…

Le coût de remboursement des thérapies ne serait pas élevé

SUISSE

ASSURANCE DE BASE
Les psychologues pensent que si les consultations étaient remboursées par l'assurance de base, elle représenteraient 0,6% du total des prestations.

La facture des psychologues ne serait pas très salée si leurs coûts annuels étaient remboursés par l'assurance de base. La faîtière estime qu'ils se monteraient tout au plus à 131 millions de francs, soit 0,6% du total des prestations remboursées par l'assurance de base en 2011.
La Fédération suisse des psychologues (FSP) se base sur l'«Enquête sur les données structurelles de la psychothérapie en Suisse en 2012», réalisée sur son mandat par leBureau d'études de politique du travail et de politique sociale (BASS). L'étude, publiée mardi, relève qu'environ 5700 psychothérapeutes psychologues ont mené l'an passé 3,1 millions de consultations pour quelque 260'000 patients.

Le contrôleur des prisons prône des aménagements de peine pour les mères détenues avec un enfant

Le Monde.fr avec AFP | 
Dans un avis consacré aux jeunes enfants en prison et à leurs mères détenues, paru mardi au Journal officiel, le contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, recommande des suspensions ou aménagements de peine et des libérations conditionnelles pour les mères détenues avec un enfant.

Les TCC potentialisent les médicaments

20/08/2013

The American Journal of Psychiatry évoque la course à l’efficacité entre les traitements médicamenteux et les psychothérapies pour la « recherche d’un vainqueur décisif » qui départagerait ces deux options, en réalité complémentaires puisque ces dimensions (pharmacologique et psychologique) occupent l’une et l’autre une « place importante chez la majorité des patients. »

La thérapie régénérative, nouvelle approche en développement contre l’Alzheimer

 26/08/2013


La thérapie neurogénérative entre en essai clinique avec un premier représentant de cette classe, un neurostéroïde endogène métabolite de la progestérone. Son administration a donné de bons résultats chez l’animal dans la promotion de la neurogenèse et la restauration des fonctions cognitives d’une part chez la souris âgée et d’autre part dans un modèle de maladie d’Alzheimer (MA). Son intérêt est de passer la barrière hémato-encéphalique, l’existence de nombreuses données d’innocuité, et son mécanisme caractérisé. Dans un premier essai de phase 1, des patients souffrant de déficit cognitif léger, et de MA en phase précoce, vont recevoir des doses ascendantes du traitement une fois par semaine pendant 12 semaines. 


Dominique Monnier

Binton R et coll.: Allopregnanolone as a Regenerative Therapeutic for Alzheimer's: From Discovery to Phase I Multiple Ascending Dose Clinical Trial.
Alzheimer's Association International Conference (AAIC) (Boston, Etats-Unis) : 13 au 18 juillet 2013.

AU BAZAR DU GENRE, FÉMININ – MASCULIN EN MÉDITERRANÉE

Selon le sexe reçu à la naissance, chaque individu se voit attribuer des rôles différents dans la société : le genre désigne cette construction sociale. En Méditerranée comme ailleurs, l’opposition entre masculin et féminin est largement fondée sur la domination des hommes.

L’ordre des sexes y est conçu comme une distribution et une hiérarchisation des rôles et des statuts. Aux hommes l’espace public, la guerre, la politique ; aux femmes l’espace domestique, la famille et les enfants.


Pourtant, aujourd’hui plus que jamais, cet ordre est remis en question.

Enfin un roman à mourir de rire

 02-09-2013

Son titre ? «L'Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea»

Romain Puértolas, tel qu'il se présente sur son site internet, alors que sort en librairie son premier roman, sobrement intitulé «l'Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea» (Le Dilettante, 19 euros). (©Capture d'écran du site internet de Romain Puértolas)
Romain Puértolas, tel qu'il se présente sur son site internet, alors que sort en librairie son premier roman, sobrement intitulé «l'Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea» (Le Dilettante, 19 euros). (©Capture d'écran du site internet de Romain Puértolas)

Par tradition, l'écrivain français est chagrin. Contrairement à l'Anglo-Saxon, il tient que l'atrabile est un signe de respectabilité, et l'affliction, une preuve de style. Voyez les titres des nouveaux romans: «Toute la noirceur du monde», «la Lune assassinée», «J'ai perdu tout ce que j'aimais», «le Chemin des morts», «De la boue sur les lèvres», «Autopsie des ombres», «Les anges meurent de nos blessures», «Rien».
Bienvenue dans la rentrée littéraire ! Il convient donc de fêter Romain Puértolas, qui a le culot de signer un premier roman à mourir de rire: «l'Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea» 

Raymond Reynaud, patte singulière


2 septembre 2013 
Inconnu du grand public, Raymond Reynaud a pourtant donné ses lettres de noblesse à l’art singulier, cousin éloigné de l’art brut de Dubuffet. Son œuvre fait l’objet d’une rétrospective à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), sa ville natale. On y découvre ses typiques formes humaines, difficilement identifiables, qui s’épanouissent au milieu des arabesques et des rosaces tape-à-l’œil. Distorsion, nervosité, hybridations... Raymond Reynaud se permet toutes les dissonances dans ses gouaches huilées.
Sa Danse macabre des 7 péchés capitaux s’érige naturellement en fleuron de l’école Reynaud (photo). En haut, le jardin d’Eden, représenté par Dieu tenant à la main la clé du paradis et les tables de la loi. En bas, l’enfer. Le tout, sous la forme d’un personnage indescriptible. Dédiée à sa défunte épouse, Arlette, qui a sorti l’artiste de la dépression dans les années 60, l’exposition est une invitation à l’éclosion spirituelle.
Photo Jean Bernard
Raymond Reynaud à l’Espace culturel Robert-de-Lamanon, Salon-de-Provence (13), dans le cadre de Marseille-Provence 2013. Jusqu’au 29 septembre. Entrée libre. Rens. : www.salondeprovence.fr

"Il faut convertir les jeunes femmes au numérique"

LE MONDE | 
Veronique Di Benedetto. Directrice générale d'econocom'.
Veronique Di Benedetto. Directrice générale d'econocom'. | DR
Véronique Di Benedetto, directrice générale d'Econocom France, est aussi directrice générale adjointe du groupe européen de services informatiques. En rachetant, le 1er juillet, 51,9 % du capital d'un autre acteur du marché, Osiatis, Econocom a changé d'échelle.
L'effectif du groupe passe de 3 700 à 8 300 personnes réparties dans une vingtaine de pays, dont deux nouveaux : le Brésil et l'Autriche. Le nouveau leader des services informatiques en France et en Belgique, qui devait présenter lundi 2 septembre dans l'après-midi ses résultats semestriels, affiche un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros et annonce un objectif de 3 milliards pour 2017.
Mme Di Benedetto, une des rares femmes à la tête d'une entreprise du numérique, conjugue le goût des défis et de la création d'entreprise à une expérience internationale et une préoccupation pour les relations humaines.
En 2011, elle avait pris la direction générale de la filiale française du gestionnaire d'infrastructures informatiques et de télécommunications Econocom, qui venait de racheter la société ECS, qu'elle dirigeait, pour gérer la fusion des deux entités.
Véronique Di Benedetto, comment expliquez-vous qu'il y ait si peu de femmes dans le numérique ?
Le numérique souffre d'une image erronée auprès des jeunes femmes. C'est une vraie perte de talents pour cette industrie, car le numérique sera partout, dans tous les secteurs d'activité. Et l'innovation y est permanente.
La commission "femmes du numérique" de Syntec, dont je suis membre, oeuvre en amont, dans les collèges, les écoles d'ingénieurs, etc. Il faut convertir les jeunes femmes au numérique mais aussi leurs mères, car elles ont de l'influence sur la carrière de leurs filles.
Je conseille vivement aux jeunes filles de s'orienter vers les études d'ingénieur et surtout d'aller vers les métiers du numérique. C'est un vivier d'emplois très variés.