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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 5 décembre 2020

Vendredi noir : vertus de la consommation et consommation vertueuse avec Pierre Singaravélou et Daniel Cohen

LE 04/12/2020

À retrouver dans l'émission

L'INVITÉ(E) DES MATINS

par Guillaume Erner

Raillé par les uns, espéré par les autres : c’est aujourd'hui le black friday. Que racontent les circuits de mondialisation des objets de notre histoire ? D’où viennent les objets du quotidien ? La consommation peut-elle nous sauver de la crise économique ? 

Passants observant les vitrines des grands magasins parisiens
Passants observant les vitrines des grands magasins parisiens Crédits :  GEOFFROY VAN DER HASSELT - AFP

Alors que le gouvernement a demandé le décalage d'une semaine du "vendredi noir" français pour rouvrir les commerces en évitant la cohue, une question se pose : la consommation peut-elle nous éviter une crise économique ? Du XVIIIè siècle à aujourd'hui, comment ont évolué les systèmes marchands ? Que racontent nos objets du quotidien de l’histoire globale ? 

Pierre Singaravélou, “British Academy Global Professor” au King’s College de Londres, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est auteur de Le Magasin du Monde. La mondialisation par les objets du XVIIIe siècle à nos jours (avec S. Venayre), Fayard, 2020. Il sera rejoint en seconde partie par Daniel Cohen, économiste, il dirige  le département d’économie de l’École normale supérieure (ENS),  directeur du Centre pour la recherche économique et ses applications (CEPREMAP). Il est auteur de “Il faut dire que les temps ont changé, chronique (fiévreuse) d’une mutation qui inquiète”, Éditions Albin Michel.

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La Réunion : «Le rhum réveille le diable en eux»

Par Laurent Decloitre, Correspondant à la Réunion Photos Thierry HOARAU  

Face aux ravages de l’alcoolisme, médecins et militants demandent au gouvernement une meilleure régulation de la boisson locale, bien moins taxée qu’en métropole.

Une vitre fendillée témoigne de la dernière «incivilité» : les urgentistes du CHU de Saint-Denis, l’hôpital du chef-lieu de la Réunion, reçoivent«quotidiennement» des personnes ivres, qui «mettent le chantier». «Elles insultent les autres patients et les soignants, on doit se mettre à plusieurs pour les attacher» , raconte Guy Henrion, responsable du service. La plupart du temps, les ivrognes décuvent sur leur lit d’hôpital et repartent à 6 heures du matin. Pour autant, l’urgentiste soupire : «On ne les met pas dans un coin ; l’alcoolisme n’implique pas de délit de sale gueule. Ils peuvent avoir subi un traumatisme crânien ou suffoquer dans leur vomi.»

Ce témoignage illustre une triste réalité, pointée par Santé publique France dans un rapport publié en janvier dernier : à la Réunion, 7,3 % des passages aux urgences des hommes sont en lien direct avec une consommation d’alcool, contre 2 % au niveau national. Et le taux de mortalité des principales pathologies causées par l’alcool chez les hommes y est de près de 40 % supérieur à celui de la métropole. Cirrhoses, cancers du pancréas, troubles neurologiques… La Réunion compte également le plus grand nombre de cas de syndrome d’alcoolisation fœtale : cinq fois plus qu’en métropole, selon les derniers chiffres de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies.

Julien d’Huy : «L’étude des mythes permet de comprendre d’où nous venons et qui nous sommes»

Par Nicolas Celnik, Recueilli par  4 décembre 2020

Dans son livre, l’historien retrace l’évolution des mythes à travers le monde et le temps, depuis la naissance de l’homme moderne jusqu’à nos jours, et éclaire, par leurs prismes, les convictions ou certitudes qui nous habitent encore aujourd’hui.

Juliend'Huy

C’est peut-être l’épisode le plus connu de l’Odyssée :Ulysse, capturé par le cyclope Polyphème, lui crève un œil à l’aide d’un pieu dont la pointe a été durcie par les flammes, avant de s’enfuir caché sous un mouton. Ce qu’on sait moins, c’est qu’on retrouve des versions légèrement différentes de ce même épisode à travers le monde. Des Amérindiens racontent que des petits malins se sont dissimulés, attachés sous des bisons, pour échapper à un corbeau qui les gardait prisonniers, avant de ligoter l’oiseau au-dessus d’un feu - ce qui explique pourquoi le corbeau est noir. Cet air de famille ne doit rien au hasard : grâce à un travail minutieux de mythologie comparée, le docteur en histoire Julien d’Huy a retracé l’évolution des mythes dans le temps et à travers la planète. Utilisant une méthode phylogénétique - la même que celle qui sert à comparer des génomes -, il montre comment les mythes ont évolué au gré des migrations, aboutissant à ce que des populations, qui n’ont jamais eu de contact entre elles, racontent une même histoire. Mieux encore : en reconstruisant ces récits et leur évolution, il devient possible de connaître les «proto-récits» dont ils dérivent, ceux qui étaient racontés par l’homme avant sa sortie d’Afrique. La fresque que synthétise Julien d’Huy dans Cosmogonies, la préhistoire des mythes (éd. la Découverte) est vertigineuse : tous ces récits, apparemment disjoints, se rejoignent pour former un tronc commun d’une familière étrangeté. En contemplant cette toile, on se rappelle les mots de William Shakespeare : «Nous sommes de l’étoffe dont sont faits nos rêves.»

Hérédité, ce qui est à pois est à moi

LE 03/12/2020

À retrouver dans l'émission

LA MÉTHODE SCIENTIFIQUE

par Nicolas Martin

Qu’est ce que l’hérédité dans les sciences du vivant ? Comment s’opère la transmission des caractères d’une génération à l’autre ? Comment a été comprise et développée la notion d’hérédité depuis le 19ème siècle ? Quel apport de Mendel et ses lois ? De la génétique, de la biologie moléculaire ? 

L'hérédité, c’est la transmission, au sein d’une espèce ou d’une lignée de cellules, de caractéristiques d’une génération à la suivante.
L'hérédité, c’est la transmission, au sein d’une espèce ou d’une lignée de cellules, de caractéristiques d’une génération à la suivante. Crédits :  Jasmin Merdan - Getty

[...] Et pour dérouler cette émission, qui s’adresse autant à nos jeunes camarades auditrices et auditeurs qu’au plus aguerris en quête de revoir ces notions historiques fondamentales de l’histoire des sciences, nous avons le plaisir de recevoir Michel Morange, professeur émérite de biologie à l’Institut d'histoire et de philosophie des sciences et des techniques, rattaché à l’université Paris I et Giacomo Cavalli, directeur de recherches CNRS de l’équipe “Chromatine et Biologie cellulaire” à l’Institut de génétique humaine de l’université de Montpellier.

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Insolite : des lettres d'amour datant de la Seconde Guerre mondiale retrouvées

 franceinfo:

L.Nahon, A.Nicolas, M.Nadal, C.Grivet, M.SemerjianFrance 3
publié le 

Ces parents qui refusent de faire croire au Père Noël à leurs enfants

 PSYCHOLOGIES

Par Julie Martory  05 décembre 2020

Ces parents anti-Père Noël

Faire croire au Père Noël à ses enfants : une évidence ? Pas tant que cela ! Pour des raisons morales, des croyances religieuses ou des considérations matérielles, certains parents décident de ne pas jouer le jeu du Père Noël. Décryptage de leurs motivations avec Dominique Tourrès-Gobert, psychiatre et psychanalyste, auteur de  Il était une fois le bon dieu, le père Noël et les fées

Au-delà du personnage et des cadeaux, le Père Noël, c’est aussi l’un de ces petits rites qui ponctuent l’enfance et aident à grandir. Ne plus croire au Père Noël, c’est « constater qu’on ne peut plus prendre ses désirs pour des réalités, que tous nos souhaits ne peuvent pas être exaucés » explique la psychiatre Dominique Tourrès-Gobert. D’ailleurs, ne dit-on pas « croire encore au Père Noël » ? Cette étape de la désillusion, ou cette « expérience de la réalité » comme l’avait nommée Freud, fait partie intégrante de ce rite qui, par nature, est voué à disparaître en grandissant. Pourtant, certains parents "privent" leur enfant de ce rite. Pourquoi ? Est-ce néfaste pour l'enfant ? Eléments de réponse. 

Le Père Noël, cet énorme mensonge

« Je ne tenais pas à raconter un mensonge aussi énorme à ma fille, que je respecte profondément. Pour moi c’était incompatible avec un autre discours qui me tenait à cœur : celui de ne pas mentir », explique Sylvie. La volonté de ne pas mentir à son enfant : tel est le principal leitmotiv de ces parents qui décident de ne pas adhérer au mythe du Père Noël. Un mensonge le Père Noël ? Effectivement, c’en est un, et à double titre, comme le précise la psychiatre. « Ce qui est particulier dans le rite du Père Noël, c’est que ce sont les plus âgés qui vont initier les plus jeunes. Ils initient non seulement à la croyance, mais aussi à sa chute. » Une double trahison en somme, que certains parents considèrent comme un véritable abus de la naïveté, de la candeur de leur enfant. « Pourquoi commencer dès petit à mentir aux enfants et à enjoliver la réalité ? » renchérit Nadia. « Avec le Père Noël, il est question du merveilleux, du magique », nuance la psychiatre. Oui, le Père Noël est un mensonge, mais un joli, gentil mensonge - à la différence d’un lourd secret de famille, destructeur. Le Père Noël, c’est la magie, la fête, le mystère ; mais aussi le don, la générosité, la beauté gratuite d’offrir. « Si le Père Noël n’est pas vrai ‘pour de vrai’, l’amour qu’il incarne, lui, l’est », répondait la psychanalyste Claude Halmos à une lettre d’une lectrice s’inquiétant d’annoncer la non-existence du Père Noël à sa fille.

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10 réponses aux inquiétudes sur les vaccins

Par Pierre Ropert   04/12/2020

Le vaccin contre le Covid-19 est en passe de devenir une réalité. Mais cette perspective ravive de nombreuses questions : comment fonctionnent les vaccins ? Sont-ils dangereux ? Pourquoi certains sont-ils obligatoires ? Et en France, comment sera-t-il diffusé ? France Culture fait le tri.

Le vaccin pour le Covid-19 arrivera au cours de l'année 2021.
Le vaccin pour le Covid-19 arrivera au cours de l'année 2021. Crédits :  Daniel Roland - AFP

L'arrivée d'un vaccin qui pourrait sinon mettre fin, a minima endiguer la pandémie de coronavirus, a soulevé l'espoir de retrouver une vie normale. Mais cet horizon s'oppose, en France, à un scepticisme bien ancré : selon une enquête mondiale publiée en 2019 par Wellcome/Gallup, 1 Français sur 3 pense que les vaccins ne sont pas sûrs. Conséquence directe ? À en croire une étude Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro, près de 1 Français sur 2 affirme qu'il ne se fera pas vacciner contre le Covid-19. Paradoxalement, si beaucoup d'individus estiment que les vaccins sont potentiellement dangereux, ils ne doutent pas pour autant de leur efficacité.  

Alors manque de pédagogie ? Danger réel ? Désinformation ? France Culture tente de faire le tour de la question de la vaccination, en s'appuyant sur les émissions de la chaîne.

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vendredi 4 décembre 2020

Quand la musique soigne les douleurs chroniques

 RTFLASH

Mardi, 01/12/2020

On savait déjà que la musique pouvait avoir des effets bénéfiques avérés sur le stress et l’anxiété. « L’écoute musicale réduit les évaluations subjectives de sensation de stress et, en diminuant la concentration de cortisol, la pression artérielle et le rythme cardiaque », note Emmanuel Bigand, professeur de psychologie cognitive à Dijon, dans son ouvrage La Symphonie neuronale. Certaines études ont ainsi montré que la musique s’avérait aussi efficace qu’un anxiolytique.

De la même façon, l’écoute de la musique a montré son efficacité comme antalgique. Un pouvoir qui s’expliquerait par un effet de distraction qui détournerait l’attention de la douleur. « On peut également souligner que la musique plaisante active les structures neuronales du système limbique et du mésencéphale, aussi impliquées dans les sensations de douleur. Cette activation pourrait en quelque sorte court-circuiter les réseaux de la douleur », explique encore Emmanuel Bigand.

Ces différentes propriétés sont exploitées par l’application MusiCare, une méthode non médicamenteuse utilisée par les services d’une centaine d’hôpitaux et cliniques. Les séances durent une vingtaine de minutes pendant lesquelles les patients écoutent un morceau de musique dans un style qui leur plaît mais spécialement conçu pour l’application.

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Groix. Une psychologue s’installe sur l’île, une première

Publié le 

« Parfois, dans la vie, on a besoin d’un petit coup de pouce. Redonner confiance en soi, pour repartir et pouvoir se projeter, c’est mon Graal », sourit Annie Dupont Olivet.

Installée sur l’île depuis l’été après y avoir passé ses vacances depuis 20 ans, elle a ouvert le premier cabinet de psychologue libérale de l’île.

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Les Contes de Perrault illustrés par l’art brut

 

La grande rencontre

Les Contes de Perrault illustrés par l’art brut entrent dans notre Collection, qui rassemble depuis bientôt trente ans des histoires de la nuit des temps. Des Fables de La Fontaine au récit de la Genèse en passant par Les Métamorphosesd’Ovide ou l’histoire du prince Râma, ces livres essentiels éclairent et accompagnent notre existence.

Joseph Schneller, Dragon solaire, vers 1921 © Collection Prinzhorn

[...]

L'iconographie

Lire entre les lignes. Aller au-delà. Donner un sens. C’est dans la fragile puissance de l’art brut que nous avons trouvé une nouvelle clé de lecture, la chance de porter un regard neuf sur les contes et de découvrir ce qu’ils peuvent aujourd’hui encore nous apporter ; car ces œuvres, créées par des femmes et des hommes aux parcours très différents, souvent chaotiques, ont elles aussi une portée universelle. Les 135 créations que nous présentons dans cet ouvrage ne sont que force et pureté au service de l’expression des émotions et des sentiments. Les artistes manifestent la fragilité, la colère, l’espoir, la liberté, le désir d’amour et bien d’autres sensations qui les habitent. Nées dans l’esprit de personnalités singulières à l’imagination sans bornes et animées par la nécessité de créer, ces œuvres sont un cri. Un art spontané, brusque et époustouflant, dans lequel la féerie et la terreur des Contes sont omniprésentes. Les personnages esquissés, les héros anonymes, les lieux indéfinis, les mystères et la magie jaillissent des pages des Contesaussi bien que des œuvres d’art brut. L’imagination est un facteur commun qui instaure des liens forts et intimes entre ces deux arts.

Adolf Wölfli, La grande comète de 1866 en Amérique Vers 1909 © Collection de l’Art Brut, Lausanne

Jimmy Lee Sudduth, Sans titre, sans date © abcd/collection Bruno Decharme, photo Nicolas Du Pasquier

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Gagner sa vie

 arte

Imaginez un monde dans lequel chacun d’entre nous recevrait tous les mois une somme d’argent. Un revenu de base, sans condition, sans compte à rendre. Est-ce que vous arrêteriez de travailler ? Est-ce que cela changerait votre vie ?

Partout dans le monde, des deux côtés de l’échiquier politique, on trouve des défenseurs, et des détracteurs du revenu universel, alors que ses implications réelles sont encore méconnues. Peut-on faire confiance aux gens quand on leur donne de « l’argent gratuit » ? Qui doit payer pour les membres les plus vulnérables de nos sociétés ? Le revenu de base est-il une solution, à l’heure où l’autonomisation des machines menace des millions d’emplois et où le burn-out est reconnu comme une maladie professionnelle ?

D’Israël au Kenya en passant par le Japon et les États-Unis les auteurs, Margaux Missika et Yuval Orr, ont fait le tour du monde pour décrire six initiatives peu banales où le revenu ne provient pas directement d’un travail
« normal ».

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jeudi 3 décembre 2020

Avec le français facile, «on se sert de la matière grise de personnes déficientes intellectuelles»

Par Elsa Maudet — 3 décembre 2020

Gisèle, Romain, Abdallah, animateur, et Didier Vincent, moniteur d'atelier Falc, le 2 décembre à Carrières-sur-Seine.

Gisèle, Romain, Abdallah, animateur, et Didier Vincent, moniteur d'atelier Falc, le 2 décembre à Carrières-sur-Seine. Photo Marc Chaumeil. Divergences pour Libération

A l’occasion de la journée internationale des personnes handicapées, «Libération» s’est rendu dans une atelier de «Falc», où des travailleurs ayant un handicap mental œuvrent à rendre des documents accessibles à leurs pairs. Un marché qui attire aussi des acteurs peu scrupuleux.

Didier Vincent lit une phrase à l’écran : «Leurs avis sont importants avant le début de la formation.» Puis interroge : «C’est quoi un avis ?» Romain Rengard, 29 ans, se lance : «C’est ce que la personne donne, non ?» Il a déjà entendu l’expression «donner son avis», mais ne sait pas bien ce qu’elle désigne. Il retente sa chance : «C’est quelqu’un qui montre quelque chose ?» Didier Vincent tranche avec bienveillance : «OK, c’est pas compris.» En cette fraîche matinée de décembre, à l’Esat (établissement et service d’aide par le travail) La Roseraie de Carrières-sur-Seine (Yvelines), un petit groupe travaille le Falc, le français facile à lire et à comprendre, adapté aux personnes ayant une déficience mentale. Le secrétariat d’Etat aux Personnes handicapées leur a commandé la transcription d’un document de plusieurs pages. «Ce sont des personnes déficientes intellectuelles et on se sert de leur matière grise pour travailler», note Didier Vincent, le moniteur d’atelier, le seul à ne pas avoir de handicap, chargé de superviser et de guider les travailleurs.

Viols sur mineur : «Un enfant ne peut pas consentir, point barre»

Par Virginie Ballet — 3 décembre 2020

Manifestation avant le début d'un procès pour viol sur mineure commis par trois pompiers, à Versailles, le 24 septembre.

Manifestation avant le début d'un procès pour viol sur mineure commis par trois pompiers, à Versailles, le 24 septembre. Photo Christophe Archambault. AFP

En 2018, la majorité renonçait à mettre en place un âge de non-consentement dans la loi renforçant la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Juristes et associations dénoncent un texte aux contours juridiquement flous, qui a compliqué les choses. La députée Alexandra Louis présente ce vendredi les conclusions de sa mission d’évaluation.

Confinement : les sciences sociales en quête de terrain

Par Nicolas Celnik — 3 décembre 2020 

Fin mars, à Paris, au début du premier confinement, aux abords de la Bibliothèque nationale de France.

Fin mars, à Paris, au début du premier confinement, aux abords de la Bibliothèque nationale de France. 

Photo Cyril Zannettacci. VU

Comment travaillent les chercheurs dans cette période ? Que reste-t-il de leur espace d’investigation ? Une enquête en «distanciel» auprès d’eux est déjà une façon de répondre, et il apparaît que la situation exceptionnelle que nous traversons est elle-même un très riche sujet de recherches.

"Tu perds ton sang froid ?" Comment devenir anti-social avec Diogène


 


LE 03/12/2020

À retrouver dans l'émission

LES CHEMINS DE LA PHILOSOPHIE

par Adèle Van Reeth

Exilé de sa ville natale, Diogène, en peine, observe une souris qui court en tout sens… De cette observation, il renaît en philosophe-mendiant, en cynique. Quelle leçon éthique lui a enseigné la souris ? Le cynisme est-il un mouvement de retrait ou une offensive critique envers la société ?

Pour Michel Foucault "le cynique, c’est l’homme aux sandales ou aux pieds nus"... Voici Diogène le cynique
Pour Michel Foucault "le cynique, c’est l’homme aux sandales ou aux pieds nus"... Voici Diogène le cynique Crédits :  copyright Anaïs Ysebaert

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Personnes handicapées : l’inclusion en question, avec Sophie Cluzel

LE 03/12/2020

12 millions. C’est le nombre de personnes handicapées en France. Pour parler de l’inclusion de ces personnes dans notre société, Guillaume Erner reçoit Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées. Elle est rejointe par l’écrivain et philosophe Alexandre Jollien. 

Sophie Cluzel, la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, le 10 novembre 2020 à la Défense lors d'une réunion sur l'emploi des personnes handicapées
Sophie Cluzel, la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, le 10 novembre 2020 à la Défense lors d'une réunion sur l'emploi des personnes handicapées Crédits :  Eric PIERMONT - AFP

La France compte 12 millions de personnes handicapées dont les situations sont extrêmement différentes. 80% d’entre-elles ont un handicap invisible, comme la déficience mentale, les troubles cognitifs, le handicap psychique...

Alors comment mieux inclure les personnes handicapées dans notre société et comment changer le regard que nous portons sur le handicap ? 

Pour en parler, Guillaume Erner reçoit ce jeudi 3 décembre Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées depuis 2017. Et en deuxième partie des Matins, elle est rejointe par l’écrivain et philosophe Alexandre Jollien, auteur de La sagesse espiègle,aux éditions Gallimard (2018), ainsi qu’À nous la liberté, avec Christophe André et Matthieu Ricard, publié aux éditions L'Iconoclaste-Allary (2019).

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La crise écologique, comme dans un fauteuil

LE 03/12/2020

C'est aujourd'hui la journée mondiale des personnes handicapées. Une population à la fois vulnérable et résiliente face à la transition écologique.

les personnes en situation de handicap sont plus vulnérables face au catastrophes naturelles
les personnes en situation de handicap sont plus vulnérables face au catastrophes naturelles Crédits :  Madcat Madlove / EyeEm - Getty

A première vue, voilà un sujet, le handicap, qui n’a pas grand-chose à voir avec le thème de cette chronique : la transition écologique. Le changement climatique et l’érosion de la biodiversité menacent l’ensemble de la population, sans discrimination. 

Et pourtant …

Prenez la question du handicap physique, et songez à ce que cela veut dire lorsque vous êtes dans cette situation, et que vous êtes confrontés à des épisodes météorologiques extrêmes et à d’autres formes de catastrophes naturelles, comme par exemple les tremblements de terre. Si vous êtes dans un fauteuil, l’impact de ces événements va être décuplé. Et cela ne concerne pas seulement les pays en développement. Lors du séisme et du tsunami de mars 2011 au Japon, le taux de mortalité des personnes handicapées a été deux fois plus important que celui des valides.

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