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samedi 29 décembre 2018

Les contes cruels de Paula Rego

Accueil

Exposition du 17 octobre 2018 au 14 janvier 2019

Unique artiste femme du groupe de l’École de Londres, Paula Rego se distingue par une œuvre fortement figurative, littéraire, incisive et singulière.
Née en 1935 à Lisbonne, Paula Rego a quitté, adolescente, le Portugal et l’oppressante dictature de Salazar, pour faire ses études à Londres où elle vit depuis plus de cinquante ans. Formée à la Slade School of Arts, elle a côtoyé Francis Bacon, Lucian Freud, Frank Auerbach, David Hockney.
Peintre, elle élabore avec virtuosité de grands polyptyques au pastel. Habitée par une certaine littérature et culture visuelle du XIXe siècle, réaliste et fantastique, à l’instar de son compatriote cinéaste Manoel de Oliveira, Paula Rego entremêle de manière très contemporaine ces références (Jane Eyre, Peter Pan, Daumier, Goya, Lewis Carroll, Hogarth, Ensor, Degas...) à des éléments fortement autobiographiques et des éléments du réel, celui du monde actuel et de ses enjeux sociaux et politiques. Narratifs, grinçants, ses tableaux semblent issus de quelque conte cruel et évoquent la condition féminine dans des scènes étranges, à contre-courant des codes sociaux.

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Paula Rego, The Dance [La Danse], 1988
Acrylique sur papier monté sur toile  - 212,6 x 274 cm
© Collection privée / Bridgeman Images


« Restructurer le parc hospitalier, c’est l’adapter aux réalités démographiques et épidémiologiques »

Benoît Péricard, ancien directeur de l’agence régionale d’hospitalisation des Pays de la Loire, estime, dans une tribune du « Monde », que la transformation du parc hospitalier est nécessaire pour éviter un système de santé à deux vitesses.
Par Benoît Péricard Publié le 28 décembre 2018

Tribune. La transformation du parc hospitalier est nécessaire pour réussir Ma santé 2022 [le programme annoncé le 18 septembre par le président de la République]. Il faudra redonner de l’espoir aux personnels hospitaliers et en finir avec les déficits. Prenons l’exemple des petites maternités. Si nous étions capables de proposer et faire signer un tel courrier aux futures parturientes d’une cinquantaine de maternités dans l’Hexagone, nous n’aurions pas à soutenir les restructurations hospitalières avec cette tribune.
« Madame, vous avez choisi d’accoucher dans notre maternité et nous vous félicitons de votre choix. Celle-ci fait partie des maternités de proximité, elle assure un service sur notre territoire qui entraîne certaines contraintes : votre accouchement se déroulera sous la responsabilité d’une sage-femme, un médecin généraliste d’astreinte pourra être appelé en cas de difficultés ou de complications. Si le déroulement de l’accouchement le nécessitait, un transfert serait effectué dans la maternité de la ville X, située à 45 km, ce qui représente un déplacement de 60 minutes maximum en ambulance. Votre signature vaut approbation de ces conditions de prise en charge et des risques encourus… »

Dans les hôpitaux, des postes de pouvoir si masculins

Maternité, barrière psychologique, machisme… les femmes médecins ne sont qu’une petite minorité à occuper les postes de prestige.
Par François Béguin et Camille Stromboni Publié le 28 décembre 2018

AUREL
C’est un milieu prestigieux, difficile d’accès et… très largement tenu par des hommes. Alors que les femmes représentent plus de la moitié (52 %) des médecins hospitaliers en 2018, selon les chiffres du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers, elles ne sont qu’une petite minorité à occuper les postes de professeurs des universités – praticien hospitalier (PU-PH) et les postes de pouvoir à l’hôpital (chef de service, de pôle…).
Pour mettre fin à cette anomalie, près de 130 médecins demandent dans une tribune publiée vendredi 28 décembre dans Le Monde que soient prises « toutes les mesures nécessaires à favoriser une accession satisfaisante des femmes » à ces postes.
Après avoir longtemps été exclusivement masculin, le monde hospitalo-universitaire, où se combinent missions de soins, de recherche et d’enseignement, peine toujours à se mettre à l’heure de la parité. En 2016, les femmes ne représentaient toujours que 19 % du corps le plus élevé, celui des PU-PH en médecine, selon un rapport des inspections générales des affaires sociales et de l’enseignement supérieur, paru en juillet. Soit un taux encore plus bas que dans le reste du monde universitaire, où 24 % des professeurs sont des femmes. Et, en 2017 et 2018, seules 28 % de femmes ont été nommées PU-PH, pour un total de 366 nominations, font valoir les auteurs de la tribune.

« Le milieu hospitalier demeure excessivement machiste »

La sociologue Anne-Chantal Hardy décrypte les raisons qui font que si peu de femmes accèdent aux lieux de pouvoir
Propos recueillis par François Béguin et Camille Stromboni Publié le 28 décembre 2018

La sociologue de la santé Anne-Chantal Hardy, directrice de recherche au CNRS, revient sur les raisons pour lesquelles si peu de femmes accèdent aux lieux de pouvoir dans le monde hospitalo-universitaire.

Pourquoi le monde hospitalo-universitaire n’a-t-il pas suivi la féminisation des professions médicales ?

Aujourd’hui cela évolue doucement. Les spécialités se féminisent toutes un peu, mais à des rythmes très différents. Certaines sont en train de basculer vers l’équilibre. Il y a quelques années seulement qu’une femme est devenue urologue pour la première fois. Aucune citadelle n’est imprenable, mais il demeure des milieux, comme la chirurgie, où les femmes sont peu présentes et qui restent très durs pour elles. En médecine, elles n’ont jamais été en concurrence avec les hommes : elles sont arrivées, après la réforme de l’internat, là où les hommes n’allaient pas, d’où leur forte présence en médecine générale. Mais cette spécialité est quasiment absente du monde hospitalo-universitaire.

Le cannabis thérapeutique, « je n’ai trouvé que ça qui me soulage vraiment »

Deux personnes ayant recours à ces traitements témoignent au moment où la première expérimentation a été annoncée pour 2019.
Par François Béguin Publié le 28 décembre 2018
Pour apaiser les douleurs neurologiques et musculaires dues à sa sclérose en plaques, Anna (le prénom a été modifié), 35 ans, éducatrice sportive dans l’ouest de la France, s’est vite aperçue que seul le cannabis était efficace. « Les médicaments, eux, me détraquaient d’un point de vue gastrique, hépatique et rénal. Ils rajoutaient des maux à une maladie déjà difficile à vivre », raconte-t-elle.
Après une première tentative infructueuse, elle réussit à faire pousser dans son jardin une dizaine de pieds d’une variété médicinale de cannabis, ce qui lui permet aujourd’hui, tous les deux jours, de fumer un « petit » joint à base de fleurs séchées, sans tabac. Résultat : elle ne prend plus aucun médicament contre la douleur. « Je n’ai trouvé que ça qui me soulage vraiment », assure-t-elle,regrettant de devoir braver la loi pour accéder à quelque chose qui lui procure « autant de bénéfices et si peu de dommages collatéraux ».
Adèle (le prénom a été modifié), 44 ans, fonctionnaire dans le centre de la France, est également rapidement devenue adepte du cannabis thérapeutique pour soulager la spasticité liée à sa sclérose en plaques et ainsi retrouver une « qualité de vie »« Avec une seule prise par jour, je ne sens pratiquement plus une crampe qui aurait pu durer cinq heures », explique-t-elle, vantant l’absence de tout effet secondaire. « J’avais des nuits hachées, je dors plus paisiblement. » Tous ses médecins sont non seulement au courant de cette consommation mais approuvent cet usage – non fumé – du cannabis.

Cerveau connecté : bienvenue dans la matrice

LA MÉTHODE SCIENTIFIQUE par Nicolas Martin
26/12/2018
59 MIN

Pourquoi cherche-t-on à connecter notre cerveau à internet et à relier nos cerveaux entre eux ? Quels sont les enjeux techniques et éthiques de relier nos organes à des réseaux numériques ?
Pourra-t-on un jour connecter totalement notre cerveau à la machine ?
Pourra-t-on un jour connecter totalement notre cerveau à la machine ? Crédits : GDJ (CC0)
Troisième temps de notre semaine spéciale de fin d’année, une semaine de prospective, d’anticipation où l’on flirte avec le futur pour essayer d’en dessiner les contours. Aujourd’hui, nous allons partir de l’interface cerveau-machine, un des domaines de recherches les plus ambitieux, qui a donné lieu à quelques résultats spectaculaires, comme la collaboration à distance entre deux individus, uniquement fondée sur la lecture et l’interprétation de signaux cérébraux, ou plus concrètement, le contrôle de prothèses via des boucles de rétroaction. À quand le pas suivant, celui qui connecte directement notre cerveau au réseau ?

vendredi 28 décembre 2018

Robert Misrahi, philosophe du bonheur

LES CHEMINS DE LA PHILOSOPHIE par Adèle Van Reeth
28/12/2018
59 MIN

Portrait de Robert Misrahi, pour qui le bonheur est un cheminement qui passe par l’accomplissement de quatre actes de la joie : fonder, aimer, rêver, agir.
Robert Misrahi
Robert Misrahi Crédits : Radio France
Les Chemins de la philosophie du vendredi vous emmènent chaque semaine à la rencontre de ceux qui ont fait de la philosophie leur métier.   
La philosophie est-elle une vocation ? Comment viennent les idées ? Comment se fabrique un concept ? À quoi ressemble l'atelier du philosophe ? Et quel rôle le philosophe doit-il jouer dans la cité ?
Aujourd'hui : Robert Misrahi, professeur émérite de philosophie éthique à l'Université Paris 1-Panthéon Sorbonne.

Je serai philosophe 

Depuis toujours, j'ai envie de parler de ce que je fais à mes camarades, même comme jeune enfant j’étais passionné par l'idée de faire leur devoirs, ils me demandaient une aide que je donnais toujours avec plaisir, alors tout au long de ma vie je me suis dis : premièrement je serai instituteur et puis je passe mes classes prépa, deuxièmement je serai professeur de lettres. Et puis un beau jour je tombe en classe de philosophie... évidemment je serai philosophe !  
Robert Misrahi

Théorie du tout : ou rien ?

LA MÉTHODE SCIENTIFIQUE par Nicolas Martin

27/12/2018
59 MIN

Pour quelles raisons une théorie quantique de la gravitation est-elle nécessaire ? Quelles sont les approches actuelles ? Dans le cas où une théorie unificatrice serait opérationnelle, comment notre compréhension du monde en sera-t-elle modifiée ?
Pourra-t-on un jour unifier mécanique quantique et relativité générale ?
Pourra-t-on un jour unifier mécanique quantique et relativité générale ? Crédits : Marvin (CC BY-NC 2.0)
Et pour notre quatrième table ronde de fin d’année sur l’avenir des sciences, sur ce qui adviendrait le jour où… Nous allons replier l’espace-temps, aller de l’infiniment grand à l’infiniment petit, remonter aux origines de l’univers lorsque le temps était une dimension de l’espace et nous interroger sur l’arlésienne de la physique contemporaine, ce après quoi courent tous les théoriciens dans l’espoir d’arriver à unifier la physique : la théorie du tout, la gravitation quantique, ou l’unification des quatre forces fondamentales. Que se passera-t-il le jour où la timbale est décrochée ? Quels nouveaux horizons s’ouvriront à la physique, à notre compréhension de l’univers ? Mais le sera-t-elle un jour ?

Prévention du suicide : ces numéros surtaxés qui cherchent à se substituer à SOS-Amitié


Pour être plus faciles à contacter que les associations qui aident les personnes suicidaires, certains services payants utilisent les pubs de Google.
Par Jules Darmanin Publié le 28 décembre 2018

Fang Zhou / Cultura / GraphicObsession
Depuis quelques mois, les bénévoles qui donnent de leur temps aux lignes d’écoute pour les personnes suicidaires ou en détresse psychologique entendent une question de plus en plus récurrente : « Est-ce que cet appel est payant ? ».
Cette nouvelle méfiance s’explique facilement. En 2018, diverses sociétés ont cherché à investir le créneau de l’aide téléphonique aux personnes suicidaires et qui souhaitent parler à des associations comme SOS-Amitié ou Suicide-Ecoute. Les sites façades de ces sociétés, dont certains sont désormais fermés, s’appellent SOS-Suicide, Allo-Amitié ou Numéro-SOS-Solitude, des noms qui entretiennent la confusion avec les associations reconnues.

Des conséquences néfastes pour les personnes en difficulté

L’ensemble des acteurs de la prévention du suicide sont préoccupés par ces numéros parasites. D’autant plus que, par manque de bénévoles, SOS-Amitié ne peut répondre qu’à un appel sur trois, d’après Alain Mathiot, son président.

Troubles mentaux : un guide de la HAS pour optimiser la coordination des soins

Univadis
  • HAS
  •  
  •  30 nov. 2018
  •  
        À retenir
        La HAS met à disposition un guide de coordination entre médecins généralistes et les différents professionnels de la santé mentale, afin de favoriser une prise en charge pluridisciplinaire et collaborative des patients souffrant de troubles mentaux. Il pose quelques repères pour optimiser les modalités de communication et de collaboration entre médecins généralistes et/ou traitants, spécialistes de la psychiatrie, ainsi qu’avec les patients et leur famille.
        Le médecin généraliste est fréquemment amené à prendre en charge des patients atteints de troubles mentaux. La recherche d’un avis spécialisé peut être nécessaire face à une dépression grave ou résistante, ou en cas de pathologie psychiatrique sévère. S’il n’en dispose pas dans son réseau, le MG peut s’appuyer sur les annuaires d’Ameli, le répertoire opérationnel des ressources, des Agences Régionales de Santé ou s’adresser directement aux établissements disposant d’un secteur de psychiatrie, pour rechercher un avis spécialisé.

Les robots vont changer le destin de nos anciens

RTFLASH  21/12/2018

Bonjour, chers lecteurs de RT Flash,
La petite équipe de RT Flash prend quelques jours de repos. Si vous avez la chance de pouvoir en prendre, nous vous souhaitons de bien vous reposer pendant ces congés de fin d'année. Le prochain numéro sera mis en ligne le Vendredi 4 Janvier 2019.
René TRÉGOUËT
D’ici 2050, on prévoit que la population mondiale des personnes âgé de plus de 65 ans doublera pour atteindre 1,6 milliard d’individus, soit 16 % de la population totale. Quant à celle des plus de 80 ans, elle sera multipliée par quatre d’ici le milieu de ce siècle. La France comptera, quant à elle vingt millions de personnes âgées à la même échéance, soit plus d’un quart de sa population. Parmi ces seniors, il y avait 2,1 millions de personnes de plus de 85 ans en France début 2018. L’Insee prévoit qu’elles seront 4,2 millions d’ici 2050.
Aujourd'hui, 1,3 million de personnes sont en état de dépendance, c’est-à-dire qu’elles ont besoin de l’aide d’une tierce personne pour accomplir les gestes essentiels de la vie quotidienne comme se déplacer, s’habiller, se laver, se nourrir. Mais ce nombre, sous l’effet du vieillissement inexorable de notre population, devrait atteindre au moins 2,4 millions en 2050, selon l’hypothèse moyenne de l’Insee.
Il faut également rappeler qu’en 2050, seul un Français sur deux sera en âge d’être actif, ce qui permet de mieux comprendre l’équation redoutable à laquelle notre société va être confrontée : de moins en moins d’actifs qui vont devoir, d’une façon ou d’une autre, prendre en charge un nombre de personnes très âgées, fragiles ou dépendantes, qui va doubler au cours des trente prochaines années…

En Belgique, des banquiers incités à devenir infirmiers

Le besoin de banquiers diminue, les métiers de la santé peinent à recruter. Un accord va faciliter les transferts entre les deux secteurs.
Par Véronique Chocron Publié le 29 décembre 2018
Le siège du groupe bancaire belge KBC, à Bruxelles, en février 2014.
Le siège du groupe bancaire belge KBC, à Bruxelles, en février 2014. BENOIT DOPPAGNE / AFP
Deux problèmes, une solution. En Belgique, une résolution insolite vient d’être mise sur la table pour régler les questions d’effectifs rencontrées par deux secteurs-clés de l’économie du royaume. Comme en France, le secteur bancaire belge, bouleversé par la révolution numérique, l’intelligence artificielle et la chute de fréquentation des agences, ne cesse de détruire des emplois. « Les effectifs sont en baisse constante depuis vingt ans, de 2 % par an en moyenne », explique Rodolphe de Pierpont, le porte-parole de la Febelfin, la Fédération belge du secteur financier.

Houellebecq ou le lent (et nécessaire ?) suicide de l’homme blanc

Africa Top Success
L’œuvre houellebecquienne est une irrésistible agonie dont «Sérotonine» pourrait bien être le stade terminal. C’est tant mieux. La mort annoncée que chronique inlassablement le romancier, c’est celle de l’homme blanc, figure du dominant par excellence qui, depuis des siècles, croit que le monde tourne autour de sa jouissance, autrement dit de son phallus. Florent-Claude Labrouste, le héros de «Sérotonine» en est le dernier avatar. Et pour lui, la partie est finie.

A sa manière et selon ses critères, cet ingénieur agronome de 46 ans aurait pu être heureux. Il a eu de nombreuses maîtresses, souvent plus jeunes que lui et toujours disponibles sexuellement; il a passé sa vie à rouler en 4×4 diesel et il fut un temps où il lui suffisait de montrer à une femme comment gonfler un pneu pour asseoir sa supériorité virile. Et puis ce fut la débandade. Tout son monde s’est effondré avec sa libido. Tel est le noyau – plus vraiment – dur de «Sérotonine». Dans les mots de Houellebecq, ça donne ça:De même, probablement essayais-je, sur une échelle plus limitée mais qui pouvait servir d’entraînement, d’organiser un mini-cérémonial d’adieux autour de ma libido, ou pour parler plus concrètement autour de ma bite, à l’heure où elle me signalait qu’elle s’apprêtait à terminer son service (…) 
[...] Toute cette esthétique du « vieux mâle blanc» est datée, périmée, et ne donne plus rien de bon manifestement. «A quoi bon essayer de sauver un vieux mâle vaincu?», s’interroge le narrateur. A quoi bon, en effet.
Elisabeth Philippe BIBLIOBS

Pour le réveillon, ils organisent des soirées avec des inconnus

29/12/2018



Pour la Saint-Sylvestre, certains vont passer la soirée avec des personnes qu'ils rencontreront pour la première fois ! / Photo DDM, Émilie Cayre
Pour la Saint-Sylvestre, certains vont passer la soirée avec des personnes qu'ils rencontreront pour la première fois ! / Photo DDM, Émilie Cayre
Pour la Saint-Sylvestre, certaines personnes ne sont pas forcément entourées. Alors pour ne pas se retrouver seules, elles ont trouvé un moyen de contourner le problème et la solution passe par… internet !
Tout le monde n'a pas la chance d'avoir de la famille ou des amis pour passer la soirée du 31. Pas question pour autant de se résigner. Sur internet, et notamment sur le site AmieZ. org, plusieurs annonces sont en ligne.
Soirée en discothèque à Lavaur pour les uns, dans une salle à Lagrave pour les autres, avec plus de cent personnes dans certains cas. D'autres encore prévoient des moments plus intimes. Gérard, 58 ans, qui vit à Largardiolle propose par exemple de passer le nouvel an chez lui. «Nous serons dix personnes. C'est un peu le concept de l'auberge espagnole. Chacun apporte un petit truc et on le partage tous ensemble. Sur les dix personnes, je connais presque tout le monde puisque nous faisons des randonnées ensemble». Des rencontres qu'il a par ailleurs réalisées grâce à ce site web ! Deux invités se sont inscrits à sa soirée alors qu'il ne les connaît pas du tout. Du moins pas pour l'instant ! Certainement séduits par son annonce. «Je ne les connais pas encore mais je sais que ça va bien se passer. C'est la troisième fois que j'organise ce genre de soirée, mais je sais déjà que ça va être une bonne soirée, autant à titre gourmand que festif comme d'habitude», déclare-t-il !
[...] 

Solitude : pas de fatalité, SOS amitié est là

2018 restera un bon cru pour le bureau albigeois de SOS amitié avec neuf recrues cette année. Compte tenu des départs de quelques bénévoles, cela veut dire que le nombre d'écoutants est passé de 24 à une trentaine en un an. Et c'est tant mieux, parce qu'ils ne manquent pas de travail, surtout à cette période de l'année avec le nombre d'appels important qui arrive 24 heures sur 24 au 09 72 39 40 50 ou au 05 63 54 20 20. Lors des relais, le plus souvent de trois heures, la question de la solitude revient souvent dans les conversations engagées par des voix anonymes en mal de contacts. «Toutes les personnes qui nous appellent souffrent, d'une manière ou d'une autre, de solitude, confirme Marie-Christine, bénévole depuis 5 ans. Ils ne sont pas toujours entourés par une famille. Et donc, forcément, les périodes de fêtes sont plus critiques. La solitude est plus dure à vivre en ces moments-là.»

Quelles nouvelles de la préhistoire ?

LA GRANDE TABLE IDÉES par Olivia Gesbert
27/12/2018
34 MIN

Avec Raymonde Bonefille, biologiste, palynologue, auteure de "Sur les pas de Lucy. Expédition en Ethiopie" (Odile Jacob, 2018), et Claudine Cohen, philosophe et historienne des sciences, auteure de "La Femme des origines. Images de la femme dans la préhistoire occidentale" (Belin Herscher, 2003).
La fabrication du pain à l'âge de pierre selon Emile Bayard (1837-1891), illustration de l'édition italienne du livre "Les races humaines" de Louis Figuier (1819-1894), du magazine "L'Illustrazione Universale", année 2, no 11, December 27, 1874
La fabrication du pain à l'âge de pierre selon Emile Bayard (1837-1891), illustration de l'édition italienne du livre "Les races humaines" de Louis Figuier (1819-1894), du magazine "L'Illustrazione Universale", année 2, no 11, December 27, 1874 Crédits :Emile Bayard/De Agostini Picture Library - Getty

[...] Avant, on ne parlait que de l'homme de Cro-Magnon, et là, tout d'un coup, la femme surgit sur le terrain.  
(Claudine Cohen à propos de Lucy)
Lire la suite et écouter le podcast ...

Objets impossibles ou serpents tournants : comment les illusions d'optique trompent votre cerveau

Par Pierre Ropert  27/12/2018

L'escalier impossible d'Escher, des traits de longueurs différentes finalement identiques ou encore des points qui apparaissent mais ne sont finalement pas là. Les illusions trompent notre cerveau, mais pourquoi au juste ?
La grille d'Hermann, une illusion d'optique de contraste.
La grille d'Hermann, une illusion d'optique de contraste. Crédits :
Il suffit de regarder à travers la fente en métal pour voir apparaître une structure qui n’a aucun sens. Les trois côtés du triangle de Penrose s’alignent alors en un arrangement qui paraît inconcevable à l’oeil humain : et pour cause, il appartient à la catégorie des objets impossibles. 
Au Palais de la découverte, la courte exposition Illusions, prêtée par le Bloomfield science Museum de Jérusalem, permet aux curieux de se confronter à une autre réalité et de tromper leurs sens. 

jeudi 27 décembre 2018

INFORMATION IMPORTANTE Notre association, le Collège de psychanalyse Groupale et Familiale, le CPGF, a dû prendre la décision douloureuse mais inévitable de sa dissolution à l’amiable.


CPGF




INFORMATION IMPORTANTE


Notre association, le Collège de psychanalyse Groupale et Familiale, le CPGF, a dû prendre en Assemblée Générale Extraordinaire, comme vous le savez peut-être déjà, la décision douloureuse mais inévitable de sa dissolution à l’amiable. Celle-ci prendra effet au 31 12 2018. La raison essentielle en est financière. Compte tenu de notre structure organisationnelle, les recettes de Formation et de Congrès n’équilibrent plus, depuis quelques années, les dépenses de fonctionnement, malgré la diminution significative de celles-ci. Une telle réalité s’impose, à des degrés divers, à nombre d’associations qui œuvrent dans le champ de la psychanalyse. Elles sont confrontées à la diminution de l’engagement des personnes et des institutions soignantes dans la formation et la pratique psychanalytiques. Les déterminations de ce changement sont complexes. Sans doute, les facteurs culturels, sociaux, économiques sont-ils déterminants, y compris lorsqu’ils agissent au sein des groupements psychanalytiques eux-mêmes.

Cannabis thérapeutique : l’Agence du médicament souhaite une expérimentation avant la fin 2019

Un comité d’experts avait donné son feu vert mi-décembre à cet usage « dans certaines situations cliniques et en cas de soulagement insuffisant » procuré par les traitements.
Le Monde avec AFP Publié le 27 décembre 2018

Un plant de marijuana à Vancouver, au Canada, pays qui autorise déjà le cannabis thérapeutique.
Un plant de marijuana à Vancouver, au Canada, pays qui autorise déjà le cannabis thérapeutique. DON MACKINNON / AFP
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) souhaite qu’une expérimentation du cannabis thérapeutique puisse être mise en place avant la fin 2019, dans des conditions à définir, a-t-elle annoncé jeudi 27 décembre.
Quinze jours plus tôt, le 13 décembre, un comité d’experts, mis sur pied par l’ANSM, avait rendu un avis positif sur l’usage thérapeutique du cannabis. Il avait jugé « pertinent » d’autoriser cet usage « dans certaines situations cliniques et en cas de soulagement insuffisant ou d’une mauvaise tolérance » aux traitements existants.
L’agence du médicament « souscrit aux premières conclusions du groupe d’experts indépendants », a-t-elle indiqué dans un communiqué. Elle juge que « l’accès à l’usage du cannabis à visée thérapeutique devrait faire l’objet dans un premier temps d’une expérimentation », selon des modalités à définir par le groupe d’experts.

Un Noël en « rose » et « bleu » : la lente évolution des jouets sur les questions de genre

La sectorisation « genrée » est récente et répond à un impératif commercial évident : celui de vendre davantage de jouets.
Publié aujourd’hui le 24 décembre 2018
Temps de
Lecture 5 min.  Un père Noël dans les allées d’un supermarché lillois, en décembre 2012.

Un père Noël dans les allées d’un supermarché lillois, en décembre 2012. PHILIPPE HUGUEN / AFP

La moyenne de la classe est assez faible, à peine 6/20. Les observations, elles, oscillent entre l’encouragement à « continuer les efforts » et les constats aussi lapidaires que cinglants « Pourrait difficilement faire pire. » C’est un bulletin devenu annuel, publié chaque Noël dans le cadre de la campagne « Marre du rose », lancée par les associations féministes telles qu’Osez le féminisme et les Chiennes de garde. Son objectif ? Sensibiliser le public et les enseignes aux mécanismes sexistes à l’œuvre dans l’industrie du jouet.
Car quiconque s’est aventuré dans un rayon jouets cette année le sait : Noël continue de se décliner en nuances de rose et de bleu. « Les catalogues de jouets 2018 ne montrent pas de différence notable en termes de lutte contre les stéréotypes sexistes », souligne Mona Zegaï, sociologue à l’université Paris-VIII et autrice d’une thèse consacrée aux discours sexués sur les jouets. « Car sur les questions de genre, les jouets évoluent au même rythme que la société : lentement », souligne la spécialiste.