Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 20 février 2016

Le burn-out n'est pas un diagnostic médical, rappelle l'Académie de médecine

Coline Garré
| 16.02.2016


Le burn-out n'est pas un diagnostic médical en l'état actuel des connaissances et ne doit pas conduire à une prescription inadaptée de traitements médicamenteux, insistent les membres de la commission psychiatrie et santé mentale de l'Académie de médecine, dans un rapport rendu public ce 16 février.

vendredi 19 février 2016

La psychothérapie institutionnelle aujourd'hui ? En hommage à Jean Oury

Publié le jeudi 18 février 2016 par João Fernandes


RÉSUMÉ
Ce colloque constitue la troisième rencontre entre l’association l’Élan retrouvé et l’université Paris 7 Diderot pour que les praticiens en psychiatrie et les enseignants-chercheurs en psychanalyse puissent échanger leurs savoir-faire et leurs connaissances au sujet des différentes pathologies avec lesquelles ils travaillent. Pour cette troisième rencontre, il nous est apparu important de nous interroger sur la psychothérapie institutionnelle aujourd’hui, alors qu’un de ses représentants, Jean Oury, nous a quitté récemment. Dès sa création, l’Élan retrouvé s’est intéressé à ce mouvement novateur, notamment grâce à son fondateur, le professeur Paul Sivadon. Un demi-siècle plus tard, nous souhaitons donc nous interroger sur cet héritage et sur la manière dont nous pouvons concevoir et pratiquer la psychothérapie institutionnelle aujourd’hui.

« Macho Mouchkil » ou la lutte contre le sexisme ordinaire au Maroc

Par Julia Küntzle
Le Monde.fr 

Le projet
Le projet "Macho Mouchkil" de la photographe Julia Küntzle réunit des Marocaines et des Marocains pour dénoncer le machisme ordinaire. Crédits : Julia Küntzle

La photographe française Julia Küntzle a mené avec des Marocaines et des Marocains un projet artistique pour dénoncer le machisme qui imprègne leur société.
Fini le temps des Miss Bikini sur les plages de Casablanca. A l’été 2015, nombreuses étaient celles qui préféraient se baigner en djellaba de peur d’être harcelées, insultées ou menacées. Ces derniers mois ont été marqués par des affaires de mœurs à répétition. Le film Much Loved de Nabil Ayouch,traitant du quotidien des prostituées marocaines, a été interdit et a provoqué un tollé, l’actrice principale, Loubna Abidar, a été agressée et battue dans la rue, avant de se réfugier en France.
Selon le dernier classement annuel sur les inégalités publié par le Forum économique mondial, le Maroc figure au 133e rang sur 142 pays en matière de respect des droits des femmes.
« Le Maroc est régi par une société patriarcale où les idées machistes prédominent »,dénonce Ibtissame Betty Lachgar, militante marocaine pour les droits des femmes et cofondatrice du Mouvement pour les libertés individuelles (MALI). En 2014, le premier ministre, Abdelilah Benkirane, issu du Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste conservateur), a recommandé aux femmes marocaines de quitter leur emploi pour retrouver leur place « naturelle » au sein du foyer et redevenir « les lustres qui éclairent les maisons ».
Dans un contexte où l’infériorité de la femme est légitimée et justifiée par le chef du gouvernement en personne, sexprimer en public peut donc se révéler très dangereux. Pourtant, 45 Marocaines et Marocains, de tous les âges et de toutes les classes, ont décidé de dénoncer masqués le machisme qui gangrène le royaume chérifien.
Cette galerie de portraits, souvent sous la forme de témoignages, dont certains seront présentés dans les rues de plusieurs villes marocaines, a été baptisée Macho Mouchkil. Une expression marocaine en arabe dialectal qui signifie « pas de problème » et banalise parfois les « petits accidents » du machisme quotidien. Le Monde Afrique a sélectionné cinq de ces personnalités.

« Le Web permet à une nouvelle forme de violence contre les femmes de se répandre »

Le Monde.fr

Pour Léa Clermont-Dion, trop peu est encore fait pour lutter contre la violence sexiste en ligne
Pour Léa Clermont-Dion, trop peu est encore fait pour lutter contre la violence sexiste en ligne LeMonde.fr/Frerk Meyer/CC BY-SA 2.0

Par Léa Clermont-Dion
« T’as du sable dans le vagin », « Salope »« Conne », « tu devrais avoir le cancer ». Les attaques sexistes pleuvent dans le far-Web, répandues ici et là, dans le cyberespace parfois dans un anonymat complet et trop souvent en toute impunité. Un constat s’impose. Les dispositions législatives nationales semblent trop souvent insuffisantes pour limiter le discours haineux et sexiste.
Contrairement à ce que les auteurs de telles invectives semblent croire, la violence en ligne n’est pas sans conséquence, elle peut parfois entraîner la mort. Que l’on se souvienne de la tragique histoire de la jeune canadienne Amanda Todd, qui s’est suicidée en 2012, à l’âge de 15 ans, après avoir subi des menaces au revenge porn, soit la diffusion en ligne de contenu sexuellement explicite sans le consentement des personnes concernées. Un jeune homme dont elle avait fait la connaissance en ligne exigeait qu’elle se dévête devant sa webcam. À force de chantage, il est parvenu à lui soutirer plusieurs photos compromettantes. Ce qui ne l’a pas empêché de mettre ses menaces à exécution en publiant en ligne les clichés obtenus. Peu avant son suicide, Amanda a diffusé une vidéo sur YouTube dans laquelle elle racontait le harcèlement qu’elle avait vécu.
La haine contre les femmes n’est pas un phénomène marginal. En octobre 2015, l’ONU a publié un rapport qui démontre 73 % des femmes internautes dans le monde auraient expérimenté une cyberviolence sexo-spécifique : sextorsion, harcèlement, slut-shamingfat-shaming, (« haro sur les salopes », « sur les grosses »), etc.

Avis relatif à la situation des femmes privées de liberté

crédits: G. Korganow pour le CGLPL
crédits: G. Korganow pour le CGLPL
Au Journal officiel du 18 février 2016, le Contrôleur général a publié un avis relatif à la situation des femmes privées de liberté. Cet avis a été transmis au ministre de la justice ainsi qu’à la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes et au ministre de l’intérieur auxquels un délai de deux semaines a été donné pour formuler des observations. Au jour de la publication de cet avis, aucune réponse n’était parvenue au CGLPL.

Folie, première langue

CHRONIQUE «PHILOSOPHIQUES»

Au-delà des regards normatifs et thérapeutiques, la démence peut aussi s’envisager en bonne intelligence avec la vie.

Il y a toutes sortes de folies. La folie douce des amants, la folie tragique des guerres, le délire logique des manipulateurs, la folie des transes et celle des masses, la folie ordinaire des disputes, la folie aseptisée des cliniques psychiatriques. Du meurtre à l’œuvre d’art, les territoires de la démence couvrent tous les domaines de l’humain. Le mot n’est plus guère d’usage d’ailleurs, trop flou, trop négativement connoté (et donc dénié) par nos mentalités puritaines.
Sur la mise au ban de la folie dans nos sociétés normatives, Foucault a fait le travail. On peut évaluer la qualité d’une société au sort qu’elle réserve à ses proscrits, à ses prisonniers, à ses malades mentaux. Il y a un aveu de cruauté à l’égard des populations les plus vulnérables à laisser, «faute de moyens», les cellules de nos prisons surpeuplées et à se résigner aux camisoles chimiques. Les fous n’ont qu’à bien se tenir, nous avons perdu patience.
Chaque folie recèle la «raison déraisonnable» que Platon avait identifiée, proche de l’inspiration poétique et de la divination telles qu’Artaud a pu en chamaniser l’énergie. Comme le soutient Françoise Davoine dans son essai sur Don Quichotte, il y a une sorte de «folie éthique» à refuser le jeu de la perversion. Mais elle se paye très cher et nécessite un grand courage.
Nous avons oublié qu’il y eut en psychiatrie aussi de grands résistants, de grands vivants de la lignée d’Oury, de Laing, de Watzlawick et de Warburg. Déraisonnables, certainement un peu fous, mais ne renonçant jamais à voir le témoignage d’une inhumaine condition dans les souffrances psychiques.

A l’écoute de parents tyrannisés par leurs enfants

Réunion d’un groupe de parole pour parents victimes de violence de la part de leurs enfants, le 29 janvier à l’hôpital Saint-Eloi de Montpellier.
Réunion d’un groupe de parole pour parents victimes de violence de la part de leurs enfants, le 29 janvier à l’hôpital Saint-Eloi de Montpellier. Photo Nanda Gonzague

L’hôpital Saint-Eloi de Montpellier propose des consultations inédites pour les parents dépassés par leurs enfants, qui souffrent de troubles comportementaux et  font la loi à la maison.


La confusion des genres


LA DIAGONALE DE L’ART
(MISE À JOUR : )
L’art brut se met sens dessus dessous. De la Maison des Métallos qui invite aux côtés de réfugiés, des autistes à se faire rédacteurs ou acteurs, à la galerie Christian Berst totalement investie par une installation de bodybuildeurs outsiders chaudement débarquée de Cuba, la création des marges ouvre ses frontières à tout-va, au risque parfois de la confusion.
De nombreuses thématiques sont communes à des artistes contemporains et des créateurs d’art brut ( architecture de l’intime, topologie de la mémoire, mythologie personnelle, etc.), en revanche l’art outsider semble rétif à toute représentation de la mort. Il serait dommage que l’art Brut perde son âme en cédant au quadruple écueil de l’art contemporain : la marchandisation, la personnification, la communication, et l’exhibitionnisme insatiable et obscène!

L’INTERPRÉTATION LGBT DE L’ART BRUT

A cet égard, la dernière exposition présentée à la galerie Christian Berst «fuerza cubana» (du 4 février au 2 avril 2016) est tout à fait exemplaire de certaines tentatives de récupération pour donner à l’art brut une proximité factice avec l’art contemporain. C’est ce que fait avec aplomb la directrice adjointe du New Museum de New York, Karen Wong, dans la préface au catalogue de l’exposition, en opérant une interprétation caricaturale des œuvres de Misleidys Castillo Pedroso afin de les ramener dans le giron de l’art contemporain. En prétendant rapprocher « les préoccupations des LGBT (lesbiennes, Gays, Bi, & trans) », très tendances aux Etats Unis, de la thématique des dessins accrochés chez Christian Berst, la jeune artiste cubaine est, pour le coup, dénaturée et dépourvue du caractère brute de sa création – à défaut de changer de sexe !
Misleidys Castillo Pedroso, Sans Titre, Gouache sur papier



Howell propose d'échanger les malades mentaux tahitiens avec les malades cancéreux calédonien

 Papeete le 18 février 2016. 

La Polynésie française n'arrive pas, depuis de nombreuses années, à mettre en place un pôle de santé mentale qui réponde réellement aux besoins locaux. Les lits en psychiatrie sont constamment surbookés à 120% de leurs capacités. Une mutualisation des moyens dans le Pacifique francophone pourrait répondre, effectivement, au moins à la problématique des malades difficiles. 

Revenant en détail sur les idées force du schéma d'organisation sanitaire (SOS) de la Polynésie française pour les cinq prochaines années, le ministre de la santé Patrick Howell a fait mardi, pendant son passage devant les élus de l'assemblée de Polynésie française, une déclaration de trois minutes qui éclaire sur les projets de développement d'un pôle de santé mentale à Tahiti.


La psychanalyse face au genre : identités et identifications. 23 mars 2016

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La psy est une femme (vraiment) comme les autres

Le Monde Blogs 16 février 2016

Qui n'a jamais rêvé d'écouter à la porte d'un cabinet de psy ? Mieux : qui n'a jamais rêvé de savoir à quoi pense une thérapeute pendant qu'elle écoute les angoisses, les pulsions et les questionnements de ses patientes ? C'est dans les coulisses de séances de psychanalyse que nous plonge avec drôlerie et compassion Josiane Pinson sur la scène du Studio Hébertot à Paris.
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crédit: Aïda Diagne
Au milieu du plateau trône un large fauteuil en cuir orange. Tantôt siège du psy, tantôt divan pour femmes en pleine tourmente, c'est le partenaire indispensable. D'un côté comme de l'autre, les névroses sont les mêmes. Face au temps qui passe, toutes recherchent des "trompe la mort".


Bilans de vie
A l'aube de la soixantaine, Josiane Pinson continue avec brio d'explorer, seule en scène, la psyché féminine. Après "La quarantaine rugissante" (tout est dans le titre) et "PSYcause(s)" - dans lequel elle auscultait les peurs de la cinquantaine - elle revient, avec ce nouveau spectacle, évoquer cette période si particulière où la retraite pointe le bout de son nez, où les parents disparaissent tandis que les petits-enfants naissent, où la libido vacille et où il reste si peu de temps pour réaliser ses rêves. Au fil des décennies, Josiane Pinson dresse, chaque fois avec intelligence et justesse, des bilans de vie qui bousculent, émeuvent et font rire avec subtilité.

jeudi 18 février 2016

Qui se préoccupe des Infirmières Olim de France?

26 JANVIER 2016


Les infirmières olim de France sont exaspérées, elles ont le curieux sentiment d’avoir été abusées par les politiques et certains représentants d’association.

En effet, les engagements pris par le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu visant la reconnaissance des diplômes paramédicaux et leurs équivalences professionnelles aussi surprenant que cela puisse paraître ne les concernent pas.


Elsa Barthel
Elsa Barthel
Elsa Barthel représente un collectif regroupant des infirmières en Israël et des futurs olims qui ne peuvent pas exercer leur… [Plus]

Des chercheurs français expliquent comment la forme des cellules se maintient au cours des divisions cellulaires

  18.02.2016

C'est une énigme centenaire que vient de résoudre une équipe française du laboratoire Génétique et biologie du développement (CNRS/Institut Curie/INSERM/UPMC). Leurs résultats sont publiés dans la prestigieuse revue britannique « Nature ».

Chez l'homme, jusqu'à 20 millions de divisions cellulaires surviennent chaque jour mettant en péril l'organisation tissulaire. Des travaux ont montré que la division cellulaire et donc la croissance, la morphogenèse et l'organisation des tissus épithéliaux « sont gouvernées par deux règles fondamentales mais, étonnamment, incompatibles », explique Yohanns Bellaïche, directeur de recherche, l'un des auteurs de l'étude.

A-t-on jamais vu marcher la molécule du bonheur ?

Le Monde.fr  | Par Gary Dagorn

Une molécule de kinésine transportant, le long d'un microtubule, une vésicule synaptique, à l'intérieur d'un neurone.
Une molécule de kinésine transportant, le long d'un microtubule, une vésicule synaptique, à l'intérieur d'un neurone. John Liebler

Avez-vous déjà vu… le bonheur qui marche ? Un(e) de vos ami(e) s a peut-être partagé sur les réseaux sociaux cette image surprenante d’une molécule « piétonne » transportant sur son « dos », nous dit-on, une boule d’endorphine, ce composé chimique sécrété lors d’une activité physique intense, qui provoque des sentiments de bien-être, de relaxation ou bien d’excitation.
L’image est en fait une animation 3D réalisée par l’artiste John Liebler pour Art of the Cell, une entreprise spécialisée en animation médicale et scientifique. Crée en 2006 pour le court métrage The inner life of a cell (« la vie à l’intérieur d’une cellule ») et republiée en mai 2014, elle est massivement partagée quelques mois plus tard, en septembre 2014. Cette animation est réapparue depuis quelques jours sur Facebook, atteignant plusieurs milliers de partages en moins de quarante-huit heures, accompagnée parfois d’un message : « vous voyez, littéralement, le bonheur ».
Contrairement à ce qu’affirme, par exemple, le post Facebook ci-dessus, il ne s’agit pas tout à fait d’une molécule de myosine mais d’une molécule de kinésine. Cette protéine est essentielle au fonctionnement de nos neurones, et donc de notre cerveau : c’est une des protéines responsables du transport des neurotransmetteurs depuis leur lieu de synthèse, dans le corps cellulaire, jusqu’aux synapses, situées aux extrémités des axones (les « bras » des neurones).

« Oublier l’histoire des mots, c’est renoncer à nous-mêmes »

LE MONDE | Par Cécile Ladjali (Ecrivaine et professeure agrégée de lettres dans le secondaire, chargée de cours à la Sorbonne Nouvelle)
A bien des égards, le monde risque de devenir bipartite : d’un côté, les riches de mots qui auront appris le latin ou le grec et orthographieront correctement ; de l’autre côté, les pauvres de mots (Photo: des étudiants de l'Ecole normale supérieure (ENS) de Lyon aident des lycéens au lycée Jacques Brel de Vénissieux, en 2010 dans le cadre du programme multi-campus, multi-quartiers).
A bien des égards, le monde risque de devenir bipartite : d’un côté, les riches de mots qui auront appris le latin ou le grec et orthographieront correctement ; de l’autre côté, les pauvres de mots (Photo: des étudiants de l'Ecole normale supérieure (ENS) de Lyon aident des lycéens au lycée Jacques Brel de Vénissieux, en 2010 dans le cadre du programme multi-campus, multi-quartiers). PHILIPPE MERLE / AFP
Par Cécile Ladjali (Écrivain et professeur agrégée de lettres)
Les mots et leurs formes étranges sont notre mémoire. Je les comparerais volontiers aux gracieuses auréoles que le bois des arbres décline comme autant de souvenirs des siècles, ou encore aux strates crayeuses le long des falaises qui rappellent aux marcheurs chaque vague, chaque tempête, chaque naufrage.
L’orthographe des mots est la trace fossile de notre passé, sans laquelle il est impossible de comprendre notre présent ni d’envisager sereinement l’avenir. Un accent, un tréma, une double consonne ne sont pas les caprices d’un scribe obscur ou d’un académicien abscons, mais les résultats de siècles et de siècles d’évolution. Le « t » qui semble allonger bizarrement le mot cent, n’a pas été placé là pour tourmenter les élèves, mais il est l’empreinte discrète que le mot latin centum, dont il est issu, a laissée aux hommes.

Bébés : cinq astuces pour se passer des produits à risque

Le Monde Blogs 
Photo : Mindy Olson P
Photo : Mindy Olson P
L’organisation non gouvernementale Women in Europe for a Common Future (WECF) a publié lundi 15 février une étude qui met en cause de multiples ingrédients présents dans des produits cosmétiques pour bébé. Comment, dans ces conditions, choisir les bons produits pour prendre soin des tout petits ?

Identifier les risques

Couverture Rapport Cosmetiques fev 2016
Nombre de shampooings, lotions, lingettes... contiennent des substances présentant un risque pour la santé de nos enfants. Pour établir cette liste, les expertes de WECF ont décrypté la composition de 341 cosmétiques pour bébés - laits de toilette, lotions, shampoings, produits pour le bain, liniments, lingettes, eaux nettoyantes, eaux de toilette, solaires - telle qu’elle apparaît sur les étiquettes. En croisant leurs observations à l’analyse de la littérature scientifique et des évaluations des autorités sanitaires Européennes et Françaises, elles ont classé les ingrédients ou familles d’ingrédients en trois catégories : à «risque élevé», à «risque modéré», à «risque faible ou non identifié» (cf. image plus bas dans l'article).

Au total, pas moins de 299 contiennent des ingrédients ou familles d’ingrédients classés à « risque élevé ». Ces ingrédients sont :
  • La méthylisothiazolinone - un allergène par contact - contenue dans 19 produits dont 7 lingettes,
  • Le phénoxyéthanol - un conservateur soupçonné d’effets toxiques sur la reproduction - dans 54 produits dont 26 lingettes
  • Des parfums, contenus dans 226 produits, impliquant des risques potentiels d’allergies.
Dans 181 produits testés se trouvent quatre ingrédients ou familles d’ingrédients à « risque modéré » :
  • L'EDTA - un composé très présent dans les produits moussants dans 87 produits dont 30 lingettes
  • Le laureth et lauryl sulfate - des sulfates, agents moussantspotentiellement irritants dans 50 produits, en grande majorité des produits pour le bain et shampoings
  • Des huiles minérales, issues de la chimie du pétrole pouvant être contaminées par des impuretés, dans 30 produits en majorité des crèmes et lotions
  • Des nanoparticules, dont les effets sont encore mal évalués, dans 14 produits solaires.
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Les risques estimés dans le rapport de WECF

Une chaire de philosophie inaugurée dans un hôpital parisien

La philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury inaugure une chaire de philosophie à l’Hôtel-Dieu (Paris), accessible à tous les publics, afin de faire de l’hôpital “un lieu ouvert, de circulation et d’échange des savoirs”.

Un rapport sur le suicide, sous les auspices de Durkheim

L’Observatoire national du suicide vient de publier son second rapport. Intitulé “Connaître pour prévenir : dimensions nationales, locales et associatives”, il complète le premier état des lieux dressé en 2014, mettant sur le devant de la scène socio-économique cette réalité impensée.

Peut-on choisir ses désirs?

« C’est mon choix ! » : tel est le mantra qui scande nos existences. Moins enchaînés par la tradition, nous sommes désormais invités à choisir en conscience les orientations essentielles de notre vie : notre métier ou notre sexualité, notre alimentation ou notre façon de faire famille. C’est un appel à la liberté puissant mais qui se révèle très fragile : ces désirs pour lesquels nous nous décidons risquent de ne trouver aucune nécessité propre à les soutenir.

Harcèlement moral : le certificat médical est-il une preuve suffisante?

LE MONDE  Par Gaëlle Picut
La charge de la preuve du harcèlement moral ne pèse pas sur le salarié. Celui-ci n’est tenu que d’apporter des éléments qui permettent de présumer l’existence d’un harcèlement moral.

La charge de la preuve du harcèlement moral ne pèse pas sur le salarié. Celui-ci n’est tenu que d’apporter des éléments qui permettent de présumer l’existence d’un harcèlement moral.

Comment un salarié peut-il prouver qu’il est harcelé au travail ? Selon les articles L.1152-1 et L.1154-1 du code du travail, « le harcèlement à l’encontre d’un salarié est constitué par les agissements répétés qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail, susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ». Très souvent, la majorité des procédures contiennent des pièces médicales. Mais un certificat médical est-il toujours jugé suffisant ou recevable par les juges ?