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mercredi 22 janvier 2020

Santé : la consommation de psychotropes, d'alcool et de cannabis est alarmant chez les étudiants en médecine

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Par Ludovic Moreau  Publié le 21/01/2020

 9 % des étudiants en première année de médecine consomment des anxiolytiques ou des antidépresseurs / © Jean-Luc Flémal
9 % des étudiants en première année de médecine consomment des anxiolytiques ou des antidépresseurs / © Jean-Luc Flémal

Une étude scientifique portant sur les étudiants en première et deuxième année de médecine révèle une consommation anormale d'anxiolytique et d'antidepresseur chez les étudiants en première année. L'excès d'alcool et de cannabis est un fléau chez les deuxième année.


À la veille de l'ouverture de Parcoursup pour la rentrée 2020, cette étude, publiée dans le "journal of affective disorders" et portant sur les étudiants en première et deuxième année de médecine (carabins), risque de "faire froid dans le dos" aux futurs bacheliers... Et à leurs parents.

Personne n'ignore que les études de médecine sont parmi les plus difficiles, notamment la PACES (Première année commune des études de santé), où moins de 12 % des étudiants (5 % de primants) arrivent à franchir la barrière du concours.

Même si la PACES disparaît la rentrée prochaine au profit de la PASS (Parcours spécifique "accès santé") et de la L.AS (Licence avec option "accès santé"), les études ne seront pas forcément plus facile...

Des scientifiques ont réalisé une étude très sérieuse auprès de 4.345 étudiants en PACES et en deuxième année, c'est-à-dire, ayant réussis le concours.

Un usage anormal de médicaments psychotropes


Les résultats de cette étude rapportent que 6 % des étudiants en première année consomment des anxiolytiques et 3 % d'entre-eux, des antidepresseurs.

"On ne s'attendait pas à des chiffres aussi important", indique le docteur Guillaume Fond, psychiatre à l'AP-HM, à l'origine de cette étude.



Où la lecture mène au vocabulaire

Publié le 16/01/2020



Il est recommandé de faire la lecture à voix haute aux enfants dès la naissance. Pour les petits d’âge préscolaire, cette pratique améliore le niveau de langue et de lecture et active les aires cérébrales consacrées à la compréhension. Cependant, le bénéfice à distance est relativement modeste. Nombre d’études ont documenté l’existence d’allèles de sensibilité dans les neurotransmetteurs dopaminergiques et sérotoninergiques. Certaines variations génétiques confèrent un risque de résultats moindres en environnement défavorable mais les sujets qui en sont porteurs peuvent avoir, en cas de stimulation positive, une évolution meilleure même en comparaison des sujets non porteurs de la variante génétique.

Des chercheurs de plusieurs universités américaines ont évalué l’importance des associations entre la lecture aux enfants à l’âge d’un an, le niveau de vocabulaire à 3 ans et la présence d’allèles de sensibilité dans les neurotransmetteurs. Les enfants étudiés ont été recrutés parmi des sujets nés en 1998-2000, venant d’une population de 77 agglomérations importantes. L’analyse a été menée dans des milieux défavorisés, les données étant tirées de l’étude : « Fragile Families and Child Welbeing Study ».

Les cours de récré, microcosmes du futur






(MISE À JOUR : )
Nous y sommes tous passés. Nous en avons tous fait l’expérience. Pour le meilleur et le pire. Les cours de récré deviennent des lieux où s’inventent la société de demain.
Aujourd’hui, on parle d’elles dans les sciences lorsqu’on publie les échelles du bruit : quand les cris déchirent l’air, on dépasse les 105 décibels, l’équivalent d’un avion à réaction à 150 mètres d’altitude (1). Hélène Frouard, journaliste à Sciences humaines, publie une passionnante ethnologie de la cour de récré (2) se risque à en faire la géographie au détour des pratiques enfantines.
Ce seraient les lieux de nos apprentissages sociaux : la force, la séduction (amoureuse), la domination, la violence, la peur, la solitude, l’excitation collective, les «pulsions du désir», etc., tout s’expérimente dans ces prés carrés aujourd’hui normés, en France, par un arrêté de novembre 2015 (jusqu’à trente minutes deux fois par jour à l’école maternelle). Au moment même où un sinistre «jeu du foulard» avec des simulations de strangulation ayant conduit à des dizaines d’alerte, prises en charge et, finalement, six décès…
A Soleymieux (Loire), les enfant découvrent d’autres pratiques de l’espace.
Depuis ma fenêtre, j’ai une cour de récréation, banale zone bitumée (et arborée sur les marges) devenir une épreuve de signes, de lignes, de carrés et autres marelles dictant toutes sortes de comportements et d’usages de l’espace : «Lorsque les enfants jouent à papa et maman ou à la maîtresse, ils se dirigent vers le toboggan ou le kiosque». Et selon les âges, les garçons au centre (jouant au foot), les filles à la périphérie.
Insupportable ségrégation que la Ville de Trappes a tenté de remédier par une cour «non genrée» dans une maternelle : terrain de sport déplacé, codes couleurs, toboggan… incitant à une plus grande mixité filles garçons dans les jeux, et faisant découvrir d’autres rapports sociaux que la violence vécue par certains dans les familles.

mardi 21 janvier 2020

Catherine Dolto : « Le “parler vrai” de Françoise Dolto dérangeait »

La médecin psychothérapeute dénonce, dans une tribune au « Monde », la récupération des déclarations faites, il y a quarante ans, par sa mère dans « Choisir la cause des femmes ». Des propos dont la psychanalyste elle-même avait écrit qu’ils « trahissaient sa pensée ».

Présidente de l’association Archives et Documentation Françoise Dolto Publié le 16 janvier 2020

Tribune. Il y a vingt ans, on attaquait Françoise Dolto en prétendant qu’elle avait soutenu des pédophiles condamnés. Il est prouvé que c’était faux. Plus tard, on lui a reproché d’avoir promu l’enfant roi tout-puissant. Elisabeth Brami et Patrick Delaroche, dans Dolto, l’art d’être parents (Albin Michel, 2014), ont démontré que c’était encore faux.
Maintenant, Le Canard enchaîné du 8 janvier 2020 accuse Françoise Dolto d’être pro-pédophile et publie sur une demi-page une interview donnée, voilà quarante ans, à un journal féministe dirigé par Gisèle Halimi, Choisir la cause de femmes n° 44. Aucune réaction à l’époque. A la mort de Françoise Dolto, cette revue n’était pas dans ses archives. Mais on y a trouvé le commentaire publié à la suite de l’interview par son auteure, Béatrice Jade, qui résume, en s’en indignant, les propos qu’elle a retranscrits. A son tour, Françoise Dolto s’indigne à sa lecture, tout comme ceux qui découvrent aujourd’hui les extraits de l’entretien reproduits par Le Canard enchaîné. Elle l’a annoté en rouge de sa main : « Je n’ai jamais vu cet article fait après interview sans nuances qui trahit ma pensée.

Claude Halmos : « Les propos tenus par Françoise Dolto témoignent d’une difficulté à concevoir la perversion »

La psychanalyste, qui a travaillé avec Françoise Dolto, juge « choquantes » les paroles de celle-ci sur l’inceste datant de en 1979. Elle rappelle à quel point faire entendre la réalité et la gravité des abus sexuels sur un enfant relevait, à l’époque, du « parcours du combattant ».
Propos recueillis par   Publié le 16 janvier 2020

Pour Claude Halmos, psychanalyste, spécialiste des enfants et de la maltraitance, les propos tenus par Françoise Dolto en 1979, et rapportés par Le Canard enchaîné dans son édition du 8 janvier, s’appuient sur une argumentation aberrante. Ils révèlent la difficulté pour les « psys », qui subsiste encore aujourd’hui chez nombre d’entre eux, d’entendre la réalité des abus sexuels subis par un enfant.

Que pensez-vous des propos tenus par Françoise Dolto en 1979, dans la revue « Choisir la cause des femmes », publiés par « Le Canard enchaîné » dans son édition du 8 janvier ?

Les propos rapportés dans cet article sont particulièrement choquants. Parce qu’ils nient aussi bien la souffrance des femmes et des enfants violentés que la gravité – toujours extrême – des conséquences qu’ont sur eux les tortures subies. Et parce qu’ils s’appuient, pour le faire, sur une argumentation aberrante.
Aucune femme ne mérite les coups qu’elle reçoit. Aucun enfant martyrisé ne l’est parce qu’il l’a voulu. Aucune fille n’est violée par son père parce qu’elle y consent. La maltraitance est un crime. Même si elle ne tue pas l’enfant, elle tue toujours son enfance et une partie de son devenir. Les femmes et les enfants violentés ne sont pas des coupables, mais des victimes.

Comment, alors, expliquer de tels propos ?

On peut évidemment, même si cela relève de la malhonnêteté intellectuelle, prétendre une nouvelle fois, pour déconsidérer encore un peu plus la psychanalyse, révéler par ce texte une face cachée (et bien sûr monstrueuse) de Françoise Dolto : on l’a déjà dite « collabo », pourquoi pas également pro-pédophile ? Mais on peut aussi, si l’on se veut plus sérieux, se demander comment cette femme, qui a fait entendre à toute une société la complexité du psychisme de l’enfant et l’intensité de ses souffrances, peut sembler, dans cet entretien, totalement sourde à cette souffrance-là.
La première raison tient, je crois, à son rapport à la communication. Françoise Dolto raisonnait à partir de son expérience clinique, toujours en mouvement. Et elle en parlait sans avoir toujours préalablement élaboré sa pensée, en estimant manifestement ses interlocuteurs « sur la même longueur d’onde » qu’elle. D’où des malentendus, inévitables.

Euthanasie de Tine Nys : «L’autisme pose un défi à notre société»

Le Soir Plus

 PAR JANIS SCHAERLAEKEN, MÉDECIN AVEC EXPÉRIENCE EN MILIEU PSYCHIATRIQUE ET FEMME DIAGNOSTIQUÉE AUTISTE  MIS EN LIGNE LE 22/01/2020

Euthanasie de Tine Nys: «L’autisme pose un défi à notre société»
Photonews.
    T
    ine Nys n’aspirait qu’à la sérénité. Malheureusement, elle n’a pas eu le temps de la trouver. Je n’ai jamais connu Tine personnellement. Mais je peux m’identifier à son histoire et à sa souffrance. Comme beaucoup de femmes autour de la quarantaine, j’appartiens, avec Tine, à la « génération perdue « de femmes autistes, celle qui n’a pas été diagnostiquée dans l’enfance. Les cliniciens et les scientifiques se sont pleinement rendu compte, au cours des dix dernières années, que les filles – et non uniquement les garçons – peuvent être autistes. Ces femmes, dont le diagnostic n’a pas été posé à temps, n’ont pas reçu un accompagnement approprié.

    Les difficultés d’un diagnostic

    Je suis médecin et j’ai travaillé en milieu psychiatrique pendant plusieurs années. Avec le recul, je réalise que j’ai moi-même souvent omis de poser un diagnostic d’autisme chez des patientes, alors qu’elles répondaient aux critères. Ces femmes erraient depuis des années dans les établissements psychiatriques et généralement un trouble de la personnalité limite (ou trouble « borderline ») leur avait été attribué à tort, avec toutes les conséquences que cela implique, car le traitement basé sur ce diagnostic est généralement très préjudiciable pour une femme autiste.
    Le procès pour homicide contre les trois médecins qui ont pratiqué l’euthanasie sur Tine Nys m’inquiète. Comment l’autisme sera-t-il mis en lien avec la capacité de consentement et de discernement ? Des femmes adultes autistes seront-elles autorisées à témoigner de leur prétendue « affection grave et incurable » ? Que nous diront-elles des voies alternatives à la psychiatrie qu’elles ont défrichées, d’où pourraient transparaître que vivre avec l’autisme n’est pas nécessairement une existence sans perspectives ni joie ?

    Les médicaments, à tout prix

    Par Eric Favereau — 
    Un sac fait de pilules. Photo d'illustration.
    Un sac fait de pilules. Photo d'illustration. Matthew Sperzel.Getty Images



    Trois histoires de médicaments qui illustrent l'aberration autour du prix des traitements.

    C’est le leitmotiv des pouvoirs publics en ces temps de crise dans le monde de la santé : dépenser moins, dépenser mieux. Voici trois exemples qui illustrent parfaitement la question du prix des médicaments et prouvent que bien des choses pourraient être améliorées.

    L’insuline, quelle aubaine financière !

    Prenons l’insuline. Voilà un beau magot. Un peu trop beau même. Au point que le 8 janvier dernier, devant le siège du laboratoire français Sanofi, une vingtaine d’activistes de l’association «Diabète et méchant» ont manifesté, avec des slogans explicites : «L’insuline trop chère tue», ou «l’insuline n’est pas du parfum», et surtout «insuline pour tous».
    Ces militants n’ont pas tort. L’insuline est le traitement de base pour les diabétiques. Or les prix sont, aujourd’hui, sans rapport avec le coût de production. Aux Etats-Unis, le prix a été multiplié par trois ces dix dernières années, sans raison objective, passant de 230 dollars en 2010 à 730 dollars par mois. Faut-il rappeler que l’insuline a été découverte il y a cent ans et que son brevet a été vendu pour un dollar symbolique, afin de permettre une diffusion massive et une liberté d’accès ?

    À Auxerre, les murs d'enceinte de l'hôpital psychiatrique en travaux jusqu'en avril

    L'Yonne Republicaine

    Publié le 21/01/2020


    Les murs d’enceinte du Centre hospitalier spécialisé en psychiatrie de l'Yonne font depuis cet automne l’objet de travaux de restauration. Le chantier ne s’achèvera pas avant le mois d’avril.
    Près de mille mètres : c’est la longueur des murs d’enceinte du Centre hospitalier spécialisé en psychiatrie de l’Yonne (CHSPY) en cours de restauration. Engagé en septembre dernier, le chantier, confié au cabinet d’architectes Branchu, maître d’œuvre, et à l’entreprise Fauconnet, a repris en ce début d’année. Il doit s’achever "en avril ou début mai", indique l’architecte auxerrois Germain Branchu.
    Après être intervenus rue Girard-de-Cailleux (en partie, l’autre fait l’objet d’une tranche optionnelle) et avenue Pierre-Scherrer (où se trouve l’entrée principale du CHSPY), les ouvriers en terminent avec l’avenue Haussmann. Et s’attaquent désormais – entre la chapelle Notre-Dame de Lorette et le rond-point de Paris – aux murs cernant le vignoble du Clos de la Chaînette, propriété du CHSPY. Aux murs et aux grilles.

    La pénibilité, « bombe à retardement » de la réforme des retraites

    La question de l’effort physique généré par l’emploi occupé est le ferment depuis 2017 d’une réactivation du clivage de classes, selon une note de l’IFOP et de la Fondation Jean Jaurès, dévoilée par « Le Monde ».
    Par   Publié le 21 janvier 2019
    Des employés d’une usine de matelas à Criquebeuf-sur-Seine (Eure), près de Rouen, en mai 2019.
    Des employés d’une usine de matelas à Criquebeuf-sur-Seine (Eure), près de Rouen, en mai 2019. ALAIN JOCARD / AFP
    Alors que le projet de loi sur les retraites doit être examiné, vendredi 24 janvier, au conseil des ministres, le conflit se poursuit entre le gouvernement et les opposants à la réforme, ces derniers empruntant des voies d’action nouvelles, plus ciblées et violentes.
    Dans ce contexte social tendu, l’IFOP et la Fondation Jean Jaurès font un lien entre la question de la pénibilité, au cœur des débats sur les retraites, et le jugement porté sur la réforme. « En termes de dynamiques d’opinion, l’exposition à la pénibilité influe très significativement sur les attentes et les projections des salariés concernant leur âge de départ », lit-on dans une note produite par l’institut de sondages et le think tank – dévoilée par Le Monde –, intitulée « La pénibilité au travail : un sujet éminemment politique ».
    Selon l’IFOP, un actif sur deux se dit concerné par la pénibilité au travail et l’acceptation d’un allongement de la durée de cotisation est statistiquement corrélée au degré d’effort physique généré par l’emploi occupé : 50 % des actifs n’éprouvant aucune pénibilité physique dans leur travail seraient prêts à cotiser (et donc à travailler) plus longtemps, contre seulement 34 % des « plutôt » exposés et seulement 18 % des « tout à fait » exposés.
    Parmi ces derniers, 31 % préfèrent que les cotisations augmentent plutôt que de se voir contraints de travailler plus longtemps dans un poste qu’ils pensent ne plus pouvoir tenir passé un certain âge, tant physiquement que psychologiquement. « Pour toutes ces raisons, l’idée de se projeter dans un allongement de la durée du travail relève de l’impensable, d’où le refus d’un âge pivot à 64 ans qui, en plus de les projeter dans une retraite tardive, ne prend pas en compte les carrières longues », écrivent les auteurs, Jérôme Fourquet et Marie Gariazzo.

    Maria Montessori en 1949 : comment rendre les enfants autonomes

    Par Alexandra Malka et Camille Renard  20/01/2020


    Archive |Ecoutez la médecin et pédagogue italienne Maria Montessori expliquer, à la radio française en 1949, les fondements et les outils de sa méthode vis-à-vis des enfants.
    En 1896, Maria Montessori est l'une des premières femmes médecins d’Italie. Mais elle délaisse peu à peu la psychiatrie pour se consacrer à la pédagogie. En 1907, elle ouvre la première "Maison des enfants" dans un quartier populaire de Rome. Après avoir diffusé sa méthode en Espagne, aux Etats-Unis ou en Inde, elle revient - lors d'une interview à Paris en 1949 - sur les outils qu'elle a inventés pour que les enfants apprennent par eux-mêmes, non en écoutant un enseignement. 

    PÉDOPSY : L'ENGAGEMENT DU GOUVERNEMENT...

    Publié le 17 Janvier 2020

    Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé et Adrien Taquet, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, réaffirment l’engagement du gouvernement à renforcer la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent
    A l’occasion d’un débat organisé jeudi 9 janvier au Sénat sur la situation de la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent en France, Adrien Taquet, secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfance a rappelé les mesures prises par la ministre des Solidarités et de la Santé en faveur de la psychiatrie, notamment celle de l’enfant et de l’adolescent, et le renfort à cette activité qui se poursuivra en 2020.
    Inscrit dans la feuille de route pour la santé mentale et la psychiatrie initiée par la ministre des Solidarités et de la Santé en 2019, le renfort de la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent est une condition essentielle vers une efficacité accrue des politiques de protection de l’enfance dans chaque département.
    Agnès Buzyn et Adrien Taquet tiennent à souligner les moyens financiers alloués en fin d’année 2019 pour renforcer l’offre de soins en psychiatrie pour les enfants, faisant suite à un appel à projets doté de 20 millions d’euros lancé en juillet 2019. 35 projets ont été retenus. Les départements non pourvus ou sous-dotés au regard des besoins des personnes concernées ont été spécifiquement visés. Les projets retenus portent sur la création de lits d’hospitalisation, de places de crise ou de post-crise, d’évaluation et de prise en charge des situations urgentes, ainsi que de places d’hospitalisation de jour.

    Les médecins déprimés font plus d’erreurs…et vice versa

    Publié le 15/01/2020




    Les erreurs médicales sont une cause majeure de morbidité et ont un coût très conséquent pour les systèmes de santé. Aux USA, on estime entre 98 000 et 210 000 le nombre annuel de décès survenant chez des patients hospitalisés et liés à un effet secondaire prévisible.

    Sur un autre plan, la prévalence d’une symptomatologie dépressive est grande dans le corps médical. Une association entre signes dépressifs et erreurs médicales est démontrée mais encore discutée, son sens uni ou bidirectionnel étant mal précisé. La dépression étant une pathologie curable, son diagnostic chez les médecins est potentiellement très utile, tant pour améliorer la sécurité des patients que le bien être des praticiens.

    Les médecins généralistes dépassés par la demande de consultations

    Par Nathalie Raulin — 
    Dans un cabinet médical à Paris, en décembre 2014.
    Dans un cabinet médical à Paris, en décembre 2014. Photo Albert Facelly pour Libération


    Selon un sondage de la Drees, 7 médecins généralistes sur 10 considère l'offre «insuffisante» dans dans leur zone d'exercice. Près de 80% d'entre eux disent avoir des difficultés à répondre aux sollicitations des patients.

    Les pouvoirs publics peuvent-ils vraiment compter sur la médecine de ville pour délester des urgences hospitalières saturées ? A examiner les résultats du dernier panel d’observation des pratiques et conditions d’exercice en médecine générale dévoilés mardi par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), rien n’est moins sûr. Selon ce sondage réalisé auprès de 3 000 médecins généralistes, l’offre de soin libérale serait largement sous-dimensionnée. Ainsi, en 2019, sept médecins généralistes sur dix la considèrent «insuffisante» dans leur zone d’exercice. Pis : ils sont quatre sur cinq à penser que la situation est appelée à se détériorer dans les prochaines années.

    lundi 20 janvier 2020

    L’inconscient post-colonial

     

    par Sarah Al-Matary , le 10 janvier 2020

    Entretien avec Sophie Mendelsohn et Livio Boni


    La psychanalyse risque-t-elle de perdre son identité en s’ouvrant au monde ? C’est au contraire hors de l’Occident qu’elle s’est renouvelée, contribuant même aux processus d’émancipation politique. Ce décentrement, utile à tous, replace la discipline au cœur des sciences humaines.

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    Livio Boni est philosophe de formation et docteur en psychopathologie et psychanalyse (Université de Paris VII). Membre du Collectif de Pantin, il dirige actuellement le programme « Géographies de la psychanalyse et décolonisation de soi » au Collège International de Philosophie. Parmi ses publications : L’Inde de la psychanalyse. Le sous-continent de l’inconscient (Paris, Campagne Première, 2011) La ville inconsciente (avec Guillaume Sibertin-Blanc, Paris, Hermann, 2018) et L’inconscio post-coloniale. Geopolitica della psicoanalisi (Milano, Mimesis, 2018).

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    Sophie Mendelsohn exerce la psychanalyse à Paris. Ses recherches portent sur les liens que la psychanalyse entretient avec les théories critiques du genre et de la race, avec la littérature et la philosophie. Elle a contribué à différentes revues, dont Les Annales médico-psychologiques, Critique, Desde el Jardin de Freud, L’Évolution psychiatrique, Essaim, Problemata, Psychanalyse. Elle a été à l’initiative de la création du Collectif de Pantin et en co-organise actuellement les activités.