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jeudi 2 juin 2011

La législation sur l’usage du titre de psychothérapeute


Espace analytique

​6 mai 2011
Jacques Sédat
 
Rappel historique et évolution de la problématique et de l’objet de la loi

 
Ce rappel historique est fait du point de vue de la psychanalyse et des positions des associations de psychanalystes. Les psychiatres, les psychologues, les médecins, les psychothérapeutes, les universitaires peuvent évidemment avoir d’autres points de vue sur cette évolution législative. Un tel rappel vise à souligner l’évolution législative concernant le champ des psychothérapies afin de mieux situer les enjeux actuels pour la psychanalyse et les psychanalystes.

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Psychiatrie : Appel à la résistance contre "la déraison d’État"
Le Collectif des 39 contre La Nuit Sécuritaire a rendu public le 28 février 2011 un Appel "Réforme de la psychiatrie, une déraison d'État".
Le Collectif des 39 contre La Nuit Sécuritaire a rendu public le 28 février 2011 un Appel "Réforme de la psychiatrie, une déraison d'État".
Getty Images/Steven Golem
Par Laurence Théault

La loi sur les soins psychiatriques - qui instaure notamment les soins à domicile sous contrainte - devrait être adoptée le 1er juin 2011 par les députés. Le Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire s'oppose à cette loi qui, selon lui, exclut la complexité de la maladie mentale.


« J’ai l’impression qu’on me parle souvent comme si j’entendais des voix. Parfois quand je n’ai pas pris mes médicaments, j’ai l’impression qu’on me parle constamment », explique un patient ...

Parce que la maladie mentale est difficile, parce que le soin en psychiatrie est extrêmement complexe et délicat, psychiatres et infirmiers dénoncent toujours aussi fermement un projet de loi qui prévoit de soigner à domicile sans le consentement du patient. Pire à leurs yeux, si un patient refuse le soin, ce dernier pourra être conduit à l'hôpital par la police.

Selon Yves Gigou, infirmier en psychiatrie, membre du collectif des 39, il s'agit « plus [d']une loi de police qu’une loi sanitaire ».

Autre sujet d'inquiétude suscitée par ce projet de loi, le recours aux médicaments : « Les soins sous contrainte à domicile, étant donné la pénurie des effectifs soignants -en particulier infirmiers- et de l’absence de formation spécifique, ça va être des soins médicamenteux, des prescriptions de produits retard, des choses comme ça. Or, tout le travail des professionnels de la psychiatrie repose sur des relations de confiance entre le patient et les soignants qui le prennent en charge -et vice versa- pour que les thérapeutiques se déroulent dans de bonnes conditions ».

Le projet de loi examiné lundi en deuxième lecture à l'Assemblée nationale, instaure notamment la possibilité de soins ambulatoires sans consentement.


Il avait été initié fin 2008 par Nicolas Sarkozy après le meurtre d'un étudiant à Grenoble par un malade mental enfui de l'hôpital.


Vivement contesté par les personnels soignants, ce projet de loi mobilise le Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire : une pétition d'opposants a recueilli plus de 30.000 signatures.



Psychiatrie : soins à domicile sans consentement
01 juin 2011

La réforme des soins psychiatriques divise la profession.

Les députés ont adopté, hier, la loi réformant les soins psychiatriques. Elle doit entrer en vigueur le 1er août. Le milieu médical la conteste.

Souhaitée par Nicolas Sarkozy après le drame d'un étudiant grenoblois poignardé par un jeune schizophrène ne suivant plus son traitement, la réforme des soins psychiatriques entrera en vigueur le 1er août.
Elle a été adoptée, hier, par les députés, malgré les critiques des milieux psychiatriques et d'associations de malades. Une commission paritaire, composée de sénateurs et de députés, doit en fixer les ultimes modalités.


Le lien de confiance rompu


Que prévoit cette loi ? Jusqu'à présent, seule l'hospitalisation, en cas de crise, pouvait se faire sans le consentement du patient. Désormais, des soins ambulatoires, à domicile, pourront être imposés au patient. S'il se dérobe, il peut être alors hospitalisé d'office. Ce qui, aux yeux des médecins, rompt le lien de confiance nécessaire entre le soignant et le soigné.

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Psychiatrie : l'Assemblée vote le projet de loi contesté par les psychiatres

PARIS — L'Assemblée a adopté mardi en deuxième lecture le projet de loi réformant l'hospitalisation d'office permettant notamment les soins sans consentement à domicile, dénoncé comme un texte "sécuritaire" par l'ensemble des syndicats de psychiatres et l'opposition.

Le vote de cet texte intervient alors qu'un rapport de l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas) rendu public mardi pointe des dysfonctionnements en matière de sécurité dans les hôpitaux où sont soignés les internés d'office.

Le projet de loi a été voté par 297 voix contre 191.

Jacqueline Fraysse (ex-PCF) a dénoncé un texte "sécuritaire" et
"réducteur" et déploré qu'il ne prévoie "aucun moyen pour la justice et les hôpitaux". "Qui va suivre ces patients et où ?", a-t-elle interrogé.

Serge Blisko (PS) a fustigé un projet "sécuritaire" et mis en avant "les 800 postes de psychiatres non pourvus". "Vous allez augmenter les obligations administratives d'un personnel débordé et découragé", a-t-il lancé. "Vous n'avez tenu compte ni de leurs critiques, ni de leur colère, ni de leurs inquiétudes", a-t-il ajouté.

L'opposition a réclamé au cours des débats un plan d'envergure sur la santé mentale. La secrétaire d'Etat à la Santé, Nora Berra, a fixé l'horizon d'un tel plan "à l'automne". "Espérons qu'il puisse résoudre les problèmes en suspens !", a souhaité Jean-Luc Préel (Nouveau Centre), qui juge, comme André Flajolet (UMP), le texte "équilibré".

M. Préel a cependant souligné "les difficultés sérieuses dans l'application de cette loi".

Le texte n'a été modifié qu'à la marge en deuxième lecture, après avoir fait l'objet de rebondissements au Sénat.

Le 25 mai, devant la commission des Lois de l'Assemblée nationale, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, a demandé "aux pouvoirs publics de réfléchir sérieusement à un plan de développement de la psychiatrie publique", un secteur en "graves difficultés" avec "des problèmes cruciaux d'effectifs".

Le projet de loi prévoit l'intervention d'un juge des libertés et de la détention au-delà de 15 jours, en cas d'hospitalisation d'office à la demande d'un tiers, comme l'imposait le Conseil constitutionnel.

Au cours des débats, le PS a tenté en vain de réduire la période d'observation de 72 à 48 heures en cas d'hospitalisation d'office, une période que les opposants au projet qualifient de "garde à vue psychiatrique".

Une pétition d'opposants, à l'appel du "Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire", a recueilli plus de 30.000 signatures. Elle dénonce une sorte de "fichier psychiatrique", ce que nie farouchement le gouvernement. La réforme "renforce les libertés et les droits des patients", argue Nora Berra.

Le texte instaure également une possibilité d'hospitalisation d'office en cas de "péril imminent", et renforce le dispositif de suivi pour les personnes déclarées irresponsables pénalement ou ayant séjourné dans une "unité pour malades difficiles".

Quelque 70.000 personnes sont hospitalisées sous contraintes chaque année.

Ce projet de loi avait été initié fin 2008 par Nicolas Sarkozy après le meurtre d'un étudiant à Grenoble par un malade mental enfui de l'hôpital. Il va maintenant être examiné par le Sénat.
Copyright © 2011 AFP.

mardi 31 mai 2011

Des hallucinogènes médicaments

Les hallucinogènes, telle la psilocybine extraite de champignons, modifient l'humeur. Ils sont à nouveau étudiés chez l'homme, car ils pourraient diminuer l'anxiété ou soulager la douleur.

Roland Griffiths et Charles Grob

© Images.com/Corbis

Les hallucinogènes engendrent des états modifiés de conscience, qui peuvent changer durant plusieurs heures l’humeur et le comportement de la personne qui les a consommés.

L'auteur

Roland GRIFFITHS est professeur de biologie comportementale et de neurosciences dans les Départements de psychiatrie et de neurosciences de l'École de médecine de l'Université Johns Hopkins aux États-Unis.

Charles GROB est professeur de psychiatrie et de pédiatrie à l'École de médecine David Geffen de l'Université de Californie à Los Angeles (ucla), et il dirige la Division de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent au Centre médical Harbor-ucla.
Au printemps 2004, Sandy Lundahl, 50 ans, s’est présentée au Centre de recherche de biologie comportementale de la Faculté de médecine à l’Université Johns Hopkins, aux États-Unis. Elle était volontaire pour une série d’expériences sur les hallucinogènes, la première autorisée aux États-Unis depuis plus de 30 ans. Elle a rempli des questionnaires, discuté avec les deux expérimentateurs qui allaient rester près d’elle pendant les huit heures que devait durer l’expérience et s’est installée dans l’espace aménagé à cette fin. Elle a alors avalé deux comprimés et s’est allongée sur le divan, avec un masque sur les yeux et des écouteurs diffusant de la musique classique sélectionnée pour qu’elle se décontracte.

Les capsules contenaient une quantité importante de psilocybine, la principale substance active des champignons hallucinogènes (voir la figure 3). À l’instar du lsd et de la mescaline, la psilocybine produit des changements de l’humeur et de la perception, mais rarement de vraies hallucinations. À la fin de l’expérience, lorsque les effets de la psilocybine se sont dissipés, S. Lundahl, qui n’avait jamais consommé d’hallucinogènes au préalable, a rempli de nouveaux questionnaires. Elle a indiqué qu’elle avait vécu une expérience de type mystique, semblable à celle rapportée par des personnes en quête de spiritualité dans certaines cultures. Elle s’était alors sentie heureuse et avait perdu le sens du temps et de l’espace. Mais l’état modifié de conscience...

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Romandie News   Texte        

Sécurité/hôpitaux psychiatriques: l'IGAS pointe des dysfonctionnements

PARIS - Le rapport que l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) rend public mardi pointe de vrais dysfonctionnements en matière de sécurité au sein des hôpitaux où sont soignés les internés d'office assure le Parisien/Aujourd'hui en France.

Très critique envers l'institution, le rapport, publié le jour même du vote solennel des députés sur une réforme controversée de l'hospitalisation d'office, évalue à environ 10.000 fugues par an parmi les patients pourtant hospitalisés sous contrainte.

Les auteurs du rapport qui sera remis aux ministres de la Santé, de la Justice et de l'Intérieur ont enquêté sur une vingtaine d'homicides survenus dans les hôpitaux psychiatriques au cours des cinq dernières années, et sur de nombreuses agression dont ont été victimes des malades et des soignants.

Ils estiment que derrière les drames individuels, se répètent des dysfonctionnements systématiques.

L'inspection a travaillé dans cinq établissements et a analysé les accidents en psychiatrie survenus dans la population des 80.000 malades internés d'office. Ce sont ces patients que la loi oblige à rester dans les hôpitaux pour prévenir tout problème pour eux-mêmes et les autres.

Cette population représente environ 50% de tous les patients suivis en psychiatrie.

Le projet de loi examiné lundi en deuxième lecture à l'Assemblée nationale, instaure notamment la possibilité de soins ambulatoires (à domicile) sans consentement. Très fortement constesté par les syndicats de psychiatres, il avait été initié fin 2008 par Nicolas Sarkozy après le meurtre d'un étudiant à Grenoble par un malade mental enfui de l'hôpital.

Une pétition d'opposants à ce projet de loi, à l'appel du collectif des 39 contre la nuit sécuritaire, a recueilli plus de 30.000 signatures.

(©AFP / 31 mai 2011 05h13)

Psychiatrie : les mauvais scénarios de l’enfermement

Par ERIC FAVEREAU

De la science-fiction ? Nullement. Et la scène pourrait se passer bientôt dans n’importe quel hôpital psychiatrique de France.

C’est une personne bien agitée, bien perdue, qui arrive aux urgences. Elle est seule, aucun membre de sa famille ne l’a accompagnée. Et, d’ailleurs, a-t-elle de la famille ? L’homme est effondré, en larmes, confus, mais il ne veut pas se faire hospitaliser. C’est ainsi. Les médecins qui l’auscultent hésitent. On appelle le directeur de l’établissement. Et celui-ci signe le certificat d’hospitalisation «pour péril imminent». Le directeur, quelle drôle d’idée ? Mais voilà, c’est dans le texte de loi qui réforme les conditions d’hospitalisation en psychiatrie en France, en débat cette semaine, en seconde lecture à l’Assemblée nationale.

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lundi 30 mai 2011

Ici le mot schizophrénie ne fait plus peur
25 mai 2011

Accro au jeu ? Le CHU de Clermont-Ferrand s'intéresse à vous

De hasard, d'argent... Vous êtes accro au jeu ? Vous pouvez alors participer à l'étude clinique du CHU de Clermont-Ferrand sur le jeu excessif. Histoire de comprendre comment il peut devenir un réel problème.

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Fernando Alonso en citadine, ça vaut bien une psychanalyse !

Écrit par  Azéma

Pour une publicité de la marque Fiat (Fiat Professional et Ferrari), Fernando Alonso se met en scène au volant d'une voiture qui n'a pas grand-chose d'une monoplace de F1 ! Le pilote y confie ses névroses à un psy.



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