Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 8 août 2015

Le Collectif des 39 à Jazz In Marciac

 |  PAR PAUL MACHTO

Le collectif des 39 s’est créé en décembre 2008, en réaction au discours ultra sécuritaire de Nicolas Sarkozy alors Président de la République, désignant les malades mentaux comme « tous potentiellement dangereux voire criminels ». En 2010, ses membres ont rencontré Jean Louis Guilhaumon, président du festival Jazz in Marciac, pour lui proposer une sorte de « master classe psychiatrie, folie et culture » dans le cadre de cet événement. Bilan de la 5e édition.
Marciac, été 2015


Gaëtan Gatian de Clérambault, le maître du regard

LE MONDE |  | Par 




Il fut un temps pas si lointain – un siècle et demi à peine – où les aliénés de la région parisienne étaient conduits au « Dépôt », avant d’être entassés, pêle-mêle, avec les criminels, vagabonds et autres prostituées. La situation s’améliora un tout petit peu au début des années 1870 lorsque fut créée l’Infirmerie spéciale de la préfecture de police, près de la Conciergerie, à Paris. C’est là, dans cette institution où, a priori, n’étaient acheminés que les seuls suspects d’aliénation mentale, qu’exerça, à partir de 1905, l’un des plus grands psychiatres de son temps, Gaëtan Gatian de Clérambault.


Ce théoricien de l’érotomanie, dont Jacques Lacan dira plus tard qu’il fut son « seul maître », était également photographe. Sans équivalent, son œuvre photographique et ethnographique, réalisée au Maroc à partir de 1915, n’eut qu’un seul thème, obsessionnel : l’amour fétiche pour le corps habillé de la femme, arabe de préférence.

Fallait-il assister au suicide une femme de 75 ans en « bonne santé » : lifecircle se défend et la polémique rebondit

07/08/2015




Le suicide assisté d’une britannique de 75 ans, en bonne santé, a suscité l’émoi et la polémique en suisse et en Grande Bretagne.
Le débat s’est emparé des helvètes avec un article du quotidien Basler Zeitung, expliquant qu’Exit et Dignitas, les principales associations suisses d’aide au suicide, n’auraient sans doute pas accepté ce cas. En effet, ne seraient tolérées pour un suicide assisté que les personnes au pronostic vital engagé, subissant des douleurs importantes ou un handicap sévère.

Vers la légalisation de l'avortement thérapeutique au Chili

07.08.2015

Le Congrès chilien vient d’approuver un premier texte visant à dépénaliser l'avortement en cas de risque pour la vie de la mère, de malformations ou de grossesse issue d'un viol. L'interruption de grossesse a été totalement interdite en 1989 par le général Augusto Pinochet juste avant qu’il ne quitte le pouvoir. Et malgré le retour de la démocratie en 1990, cette décision n’a pas été modifiée depuis sous la pression de l’église catholique.

Les mesures de soins sous contrainte contrôlées connaissent une hausse de 9,4% en 2014


Selon des statistiques du ministère de la Justice, le nombre de contrôles par l'autorité judiciaire des mesures de soins sous contrainte est en hausse de 9,4% entre 2013 et 2014. Une augmentation qui s'explique en partie par des évolutions législatives et un accroissement des saisines de patients. La proportion de mainlevées est en légère baisse.

Handicap - Le Creai Champagne-Ardenne livre six actions pour la prise en charge adaptée des troubles psychiques


 - HOSPIMEDIA

"Mal identifiés", "flous", "diffus"... Les besoins des personnes en situation de handicap psychique se heurtent à la complexité de leur prise en charge. En cause, la diversité des formes cliniques de tels troubles qui met à mal l'organisation catégorielle et cloisonnée entre social et médico-social d'une part, et psychiatrie de l'autre. Fort de ce constat, le centre régional d'études, d'actions et d'informations en faveur des personnes en situation de vulnérabilité (Creai) Champagne-Ardenne s'est lancé dans un diagnostic territorial*. Mené sur le département de l'Aube, le travail a donné lieu à une série de préconisations déclinées en six fiches actions, sur la base d'une analyse des profils, de l'offre et de la réalité de la coordination.

[Société] La pauvreté extrême concerne chez les âgés tout particulièrement les femmes seules de 75 ans et plus

04/08/15

La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) dans son enquête 2015 sur les minima sociaux et prestations sociales propose un focus sur l’extrême pauvreté. Les personnes âgées les plus pauvres se révèlent être majoritairement des femmes seules. Celles d’au moins 75 ans sont surreprésentées. Elles sont aussi le plus souvent propriétaires de leur logement. "Il est possible qu’une partie d’entre elles ne recourent pas au minimum vieillesse, par manque d’information sur le dispositif ou par souhait de ne pas être recouvrables sur succession", note la Drees.
La rédaction 

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vendredi 7 août 2015

Si « Le Généraliste » était paru en août 1913 L’alimentation n’influe pas sur le caractère

07.08.2015

« Il est assez coutumier d’admettre que le végétarisme rend les hommes doux, trop doux même, au dire de certains, puisqu’on n’hésite pas à attribuer à ce régime la mollesse et la soumission des Orientaux végétariens.

Le Dr Vigneaud ne partage pas cet avis et il cite, à l’appui de son dire, les horribles massacres d’hommes, de femmes et d’enfants qu’ont fait les Japonais lors de l’occupation de Port-Arthur. Quand ils occupèrent Formose, ajoute-t-il, ils publiaient des édits pour inviter les habitants à rentrer dans leurs villages où ils les égorgeaient en masse. En Corée, il en a été de même et ces faits prouvent qu’ils sont restés barbares comme ils l’étaient avant d’avoir pris tous les ridicules de la civilisation occidentale.

Les genres heureux

CAMILLE GÉVAUDAN 

Sauf chez quelques couples un peu old school préférant garder la surprise, c’est à l’échographie du deuxième trimestre que ça se passe. Une inspection ciblée du fœtus permet de trancher la question cruciale. Alors, alors ? «C’est un garçon !» Les heureux parents sourient bêtement, et peuvent enfin lancer la commande de 45 faire-part bleu ciel, 5 rouleaux de papier peint avec des astronautes et un intense brainstorming pour départager «Lucas» de «Corentin». C’est réglé comme du papier à musique… Enfin, jusqu’au jour où Lucas, du haut de ses trois pommes, annoncera à ses vieux qu’il y a erreur sur le diagnostic : il est une fille. Depuis toujours.

jeudi 6 août 2015

Comment choisir et déployer les systèmes anti-fugue en Ehpad ?

le 08/07/15

LE PROBLÈME

Le vieillissement de la population, l’augmentation du nombre de résidents atteints de la maladie d’Alzheimer et de troubles de la désorientation majorent le risque de fugues en Ehpad. Quels dispositifs anti-fugue existe-t-il ? Quelles sont les modalités de leur mise en place dans le respect du droit des personnes ?

Troubles cognitifs, les Américains sur la piste sanguine

06.07.2015


A-t-on le déclin cognitif dans le sang ? Alors que les processus physiopathologiques des troubles cognitifs sont généralement appréhendés au niveau neuronal, un travail américain suggère que l’origine du mal pourrait en fait être une protéine sanguine circulante. Baptisée B2M (pour bêta2-microglobuline), cette protéine intervient en temps normal dans la réponse immunitaire. Son accumulation au fil de l’âge pourrait «influencer négativement les fonctions cognitives et leurs régénérations» chez l'adulte, selon un travail de Saul Villeda et al. (Université de Californie, San Francico) publié dans la revue "Nature medicine".

Plus de 100 associations dénoncent le placement abusif d'enfants autistes

AFP 


Une centaine d’associations dénoncent «des placements abusifs» de jeunes autistes par décision de justice, suite à une procédure de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Elles citent en exemple le cas d’une mère à qui ses trois enfants doivent être retirés.

mercredi 5 août 2015

France culture - Sommes-nous tous interchangeables ?

Du Grain à moudre | 13-14

Syndiquer le contenupar Hervé GardetteLe site de l'émission
Emission Du Grain à moudre
du lundi au jeudi de 18h20 à 19h Durée moyenne : 39 minutes
Ecoutez l'émission40 minutes

Sommes-nous tous interchangeables ? 2

03.07.2014 - 18:20
Être un autre. Se prendre pour un autre. C’est l’un des jeux préférés de l’enfance, et c’est aussi l’expérience que propose France Culture à ses auditeurs demain : la grille habituelle de programmes soumise à un grand chamboule-tout, qui verra par exemple Marc Voinchet devenir Laure Adler, ou encore Adèle Van Reeth se couler dans la peau de Brice Couturier. La journée promet d’être riche en surprises, voire en expérimentation. Car si le jeu de rôles amuse, il peut notamment contribuer à lever des blocages quand il est pratiqué dans le cadre de la psychothérapie.
Mais le changement de places soulève au moins autant d’inquiétudes et d’inconfort qu’il séduit. Si je joue à remplacer mon confrère, mon supérieur, mon voisin, ma femme, un vertige me saisit : mais alors, suis-je donc remplaçable ? Et si je signais du même coup l’effacement de ma singularité ?
Jean-Michel Besnier, Sabine Prokhoris et Serge Paugam JCF © RADIO FRANCE
Pour cette dernière émission de la saison, cette question nous a semblé pouvoir rassembler trois des grandes thématiques qui nous ont occupées tout au long de l’année : la famille, le travail et le corps.
Les violentes polémiques nées de la loi autorisant le mariage pour tous, comme celles plus récentes autour des ABCD de l’égalité, ont montré à quel point la question des places et des rôles au sein de la famille et du couple étaient sensibles.
Dans nos vies au travail, combien de salariés, qu’ils soient cadre ou ouvrier, témoignent d’une dépersonnalisation des responsabilités ? Le recours à l’intérim, l’enchaînement de contrats courts, le travail en open-space ou sur un bureau qui appartient à tout le monde…: les salariés sont de plus en plus nombreux à être soumis à un régime de polyvalence et de flexibilité qui leur donne souvent le sentiment de n’être qu’« un pion interchangeable ».

2009 : l’hôpital contre le « H » de HPST

Adrien Renaud
| 04.08.2015


2015 fut une année de mobilisation pour les médecins. Mais ce conflit s’inscrit dans une longue histoire de grèves, de protestations et de négociations avec l’Etat, l’Assurance-maladie, les mutuelles. Cet été, « le Quotidien » remonte le temps, et se remémore certains des épisodes les plus marquants de la contestation médicale qui font écho aux préoccupations actuelles.


Rétro : sur le sentier de la guerre - 2009 : l’hôpital contre le « H » de HPST-1

« C’est un échec total ». Le Pr André Grimaldi n’y va pas par quatre chemins pour dresser le bilan de la mobilisation de 2009 contre la loi « Hôpital-Patients-Santé-Territoire » (HPST). Le diabétologue est pourtant fier d’avoir, au moins le temps d’une manifestation, réussi à fédérer l’ensemble du monde hospitalier contre la réforme (voir les témoignages de l'époque). Le 28 avril 2009, « on n’a pas défilé par syndicat ou par corporation, mais par service, les médecins avec les infirmières et les agents hospitaliers », se souvient-il.

La motivation du Pr Grimaldi était alors simple : pour lui, la loi Bachelot consistait à supprimer le service public hospitalier et à avancer vers une régulation de la santé par le marché. « HPST, c’est une loi de mise en pratique de l’hôpital-entreprise », résume-t-il.

La lutte continue

Face à cette menace, la contestation était multiforme. « Il y avait ceux qui étaient attachés au travail d’équipe, mais il y avait aussi ceux qui étaient attachés au vieux pouvoir mandarinal et qui étaient furieux de perdre leur pouvoir au profit de l’administration », se rappelle le Pr Grimaldi, qui se situe clairement dans la première catégorie.

Résultat : la manifestation mémorable d’avril 2009, et la naissance du « Mouvement de Défense de l’Hôpital Public » (MDHP) qui ne cesse, depuis, de proposer une alternative à la politique hospitalière des gouvernements, de droite comme de gauche. Car pour le Pr Grimaldi, la lutte continue contre la privatisation de l’hôpital : « L’étape d’après, c’est la transformation de l’hôpital en établissement privé à but non lucratif. Pour l’instant, on est au milieu du gué. »

Wignehies : mobilisation contre le retour de l’agresseur de l’octogénaire violé et énucléé en 2012

PAR G.B. 05/08/2015


La petite-fille de Michel Dhennequin, l’octogénaire sauvagement agressé le 1er septembre 2012 dans son jardin à Wignehies, lance une pétition pour que Frédéric Troclet, dont a été victime son grand-père, ne puisse revenir à Wignehies. Même lors de sorties sous surveillance. La mère de ce dernier assure que son fils ne sort plus ni sur Fourmies et ni sur Wignehies.



Le suicide assisté en pleine santé pour éviter le « naufrage de la vieillesse »

04/08/2015




Gill Pharaoh
Londres, le mardi 4 août 2015 – Pas une semaine ne passe désormais sans qu’une étude ou un cas troublant ne viennent enflammer le débat sur la « fin de vie ». La polémique est ici relancée par le Sunday Times, qui dévoile l’interview qu’a donné, avant son suicide assistée en Suisse, une infirmière britannique à la retraite, âgée de 75 ans, qui a choisi de mettre fin à ses jours bien qu’elle ne souffrait apparemment d’aucune pathologie mise à part une probable « gérontophobie ».

Schizophrénie : un jeu sur tablette pour améliorer la mémoire des malades

Des chercheurs britanniques ont mis au point une application pour améliorer la mémoire épisodique et à court terme des personnes atteintes de schizophrénie. 
Schizophrénie : un jeu sur tablette pour améliorer la mémoire des maladesCambridge Advanced Training Programme - Peak

Le chantier relatif à la prescription des médecins coordonnateurs en Ehpad reste en jachère

Fin 2014, aux 12es assises nationales des médecins coordonnateurs en Ehpad, Laurence Rossignol, secrétaire d'État en charge de la Famille, de l'Enfance, des Personnes âgées et de l'Autonomie, s'était clairement positionnée pour l'élargissement de la capacité à prescrire des médecins coordonnateurs en Ehpad. Elle souhaitait même ouvrir le débat. Depuis, le sujet qui avait soulevé la colère de certains syndicats de médecins semble bien avoir été enterré. Bernard Oddos, président du Syndicat des médecins coordonnateurs en Ehpad (SMC-Ehpad) indique en effet à Hospimedia que "pour l'instant rien n'a été mis en place". Il suggère que les tensions qui existent entre la ministre de la Santé Marisol Touraine et les médecins généralistes autour du projet de loi de modernisation de notre système de santé peuvent expliquer le silence du ministère. Par ailleurs, la récente annonce de plusieurs syndicats de médecins libéraux de boycotter la grande conférence de la santé n'a pas, selon lui, arrangé les relations entre les professionnels et le Gouvernement (lire ci-contre).

La Drees confirme l'existence d'un clivage social en première année commune aux études de santé

 - HOSPIMEDIA
La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) met en exergue dans son rapport sur le profil et le parcours des étudiants en première année commune aux études de santé (Paces) un clivage social important. Quatre étudiants sur dix sont issus des classes sociales les plus favorisées, notent les auteurs de l'étude*. Ils ajoutent que, "parmi les inscrits en première année, un enfant de cadre a deux fois plus de chance qu'un enfant d'ouvrier d'intégrer une deuxième année, cet écart s'élevant même à 2,5 pour les études de médecine". À l'inverse, l'origine sociale des étudiants au concours de sages-femmes ne semble pas avoir de lien avec leur réussite ou leur échec.

mardi 4 août 2015

Mes enfants déchirés

3 AOÛT 2015

 
Mes voyages n’ont jamais été que des promenades. Europe, Asie, Caraïbes, Amérique du Nord, Afrique, Pacifique. Des pas pauvres dans un ailleurs semblable. Les mêmes hommes et femmes d’un bout à l’autre. Jusqu’à cet ultime voyage, dans un pays aux murs lisses et sans échos, chez les miens. Je fais partie d’un peuple qui ne possède ni devise ni drapeau. Un peuple translucide. Nos terres vont au-delà des vôtres, notre langue est la même depuis la nuit des temps, nos maisons sont les prisons chimiques, notre pays l’absence. Qu’importent les noms que l’on nous donne : insanes, inadaptés, malades, aliénés, marginaux, déséquilibrés… Qu’importe la médecine et ses termes. Pour vous, dehors, nous ne serons jamais que des fous.
Rares sont les voyages dont on a honte. Celui-ci, on me prie de le taire. C’est une omerta générale, un deuil. En ne nous voyant pas, on nous nie. Il y a un fantasme, presqu’un espoir collectif autour de notre enfermement, de notre disparition même. Je n’ai jamais été douée pour le silence. Ma mise au ban, je l’écris à tue-tête, je l’envoie au monde, je la fais passer pour une aventure fantasque, juste un voyage de plus. Voyez, je suis là : bipolaire, borderline, toquée, hyperactive et dissociée !
La chambre, après-midi, 16 heures. En trente minutes, la psychiatre t’arrache tous tes mots, tous tes maux, il te faut lui expliquer les vingt-sept ans d’autodestruction qui t’ont fait échouer ici plutôt qu’ailleurs. C’est court, les phrases sont coupées au bord de mes lèvres, j’en dis trop, et pourtant je sens déjà que je pourrais parler des heures.

Évreux : quand le patient conteste son hospitalisation en psychiatrie

PARIS NORMANDIE.fr   03/08/2015

Évreux : quand le patient conteste son hospitalisation en psychiatrie
Le juge Vautier (à g.) a décidé de prolonger l’hospitalisation de Pascal (de dos, à g.)
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Quelques chaises sont installées sur une moquette rouge. Des feuilles sont fixées sur un mur blanc. Deux tables font face à un large bureau. La simplicité de la salle d’audience de l’hôpital psychiatrique de Navarre contraste avec les lourdes boiseries du tribunal de grande instance d’Évreux. À chaque internement sur demande d’un tiers, le directeur de l’établissement doit saisir le juge des libertés et de la détention en vue d’une audience, dans un délai maximum de douze jours, à compter de l’admission initiale. À Navarre, elles se tiennent deux fois par semaine. Les patients ont ainsi la possibilité de contester leur internement devant le juge.
« JE NE SUIS PAS DU TOUT MALADE »
Ce mardi matin, Romane* entre dans la pièce le regard perdu. La jeune femme avance lentement, entourée par deux soignants. Elle s’assoit derrière une table, aux côtés de son avocate. Il s’agit de sa onzième hospitalisation. Elle est arrivée à Navarre après de nouveaux troubles anxieux. « Savez-vous pourquoi vous êtes ici ? », questionne le juge Stéphane Vautier. Seul le bruit du clavier d’ordinateur utilisé par son greffier vient rompre le silence. « Quel est votre avis sur la suite ? Devez-vous rester là ? » Romane sort de son mutisme : « Je crois ». À la suite du jugement, le patient dispose de dix jours pour contester la décision du magistrat. Il a également la possibilité de le saisir tout au long de son séjour.