Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 18 janvier 2014

«La France se décharge de nos enfants handicapés en Belgique»

MARIE PIQUEMAL

Toute sa vie, Hélène, 77 ans, a redouté ce moment. Son fils Christophe est trisomique. Elle l’a gardé à la maison le plus longtemps possible, toujours bien soigné et bien habillé, «tiré à quatre épingles»«Mais il fallait bien un jour lui trouver un autre foyer. J’ai cherché, cherché…» Pas une place de libre. Alors en juillet, elle s’est résolue à accepter la proposition des autorités françaises : expatrier son enfant en Belgique. «Les structures sont saturées en France. Mais le long de la frontière belge, il y a plein de centres, vous aurez le choix. Vous voulez des adresses ?», lui a proposé l’assistante sociale.

vendredi 17 janvier 2014

Affaire Lambert : les acteurs des soins palliatifs craignent un retour à l’acharnement thérapeutique.

17.01.2014

Pour une fois, partisans et adversaires de la légalisation de l’euthanasie sont en accord sur une chose : la décision prise jeudi par le tribunal administratif de Chalons-sur-Saône de refuser l’euthanasie passive de Vincent Lambert est une mauvaise nouvelle.

Après la réaction de Marisol Touraine qui a déclaré jeudi « à l’évidence la loi aujourd’hui ne suffit pas », l’Association pour le droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) souligne elle aussi que «la loi Leonetti est incapable de régler les situations graves de fin de vie» et elle déplore que «des forces rétrogrades existent encore en France pour promouvoir l’acharnement thérapeutique sur un corps en état de survie artificielle depuis plus de 5 ans».

De son côté, la SFAP (Société française d’accompagnement et de soins palliatifs) s’inquiète de cette décision de justice « inédite et surprenante ». Dans un communiqué paru vendredi la SFAP déclare vouloir « un éclaircissement sur le fond du Conseil d’Etat, car si la décision reste en l’état, elle modifiera profondément les pratiques médicales actuelles et conduira à une augmentation de l’acharnement thérapeutique pourtant refusé massivement par nos concitoyens ». Un sentiment partagé par Jean Leonetti qui a également demandé jeudi un éclaircissement pour éviter que cette décision fasse jurisprudence et n’aboutisse « à maintenir par précaution l’acharnement thérapeutique dans les traitements de survie, en l’absence de directives anticipées ou de personne de confiance ».

Une femme pas très sage !

18/01/2014


Il est des vies qui semblent n’être qu’une vallée de larmes. A chaque épreuve succède une autre. A de nombreux égards, celle qui fait partie de la promotion du 1er janvier de la Légion d’honneur a traversé une telle existence. Pourtant, ce n’est pas le sentiment de tragédie qui nous étreint d’abord en lisant les articles qui lui ont été consacrés ces dernières années. Ce que l’on retient avant tout c’est un rire, énergique, obsédant, presque rageur. Et puis, tout de suite après, quelque chose qui n’a pas vraiment de nom et qui pourrait s’appeler le courage, la revanche sur la vie ou plus simplement la force.

Au-delà des nuages gris

Dès la naissance, Béatrice Idiard-Chamois souffre d’une amblyopie très sévère. Sa mère refuse qu’elle fréquente les institutions pour jeunes aveugles et la petite fille est sans cesse l’objet de brimades de la part de ses camarades et professeurs. Ce handicap  et d’autres symptômes ne trouvent leur explication que lorsqu’elle est âgée d’une douzaine d’années : les médecins diagnostiquent un syndrome de Marfan. La discrimination, la peur, la maladie auraient pu pousser Béatrice Idiard-Chamois à la prostration. Au contraire, elle va s’ingénier à tenter tout ce que sa pathologie semble lui interdire. Après avoir bénéficié d’une intervention de la cataracte (qui ne lui permet cependant d’acquérir qu’un niveau d’acuité visuelle très faible) elle cherche la carrière interdite. «Je voulais être météorologiste dans la marine !... Je ne sais pas pourquoi. Par provocation.

Le gouvernement engage la modernisation de l'action publique dans les MDPH

Toujours dans sa démarche de modernisation de l'action publique - notamment auprès des citoyens les plus fragiles -, le gouvernement a souhaité faciliter les démarches des personnes handicapées par le biais de la dématérialisation des procédures*. Dans cette lignée, la DGCS, la Conférence nationale de santé (CNS) et le Secrétariat général de la modernisation de l'action publique (SGMap) ont donc produit un guide d'aide à la mise en place d'une gestion électronique des documents (Ged) dans les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Publié en décembre dernier, il vient compléter le vade mecum "Numérisation et archivage des dossiers dans les MDPH", réalisé par l'Association des directeurs des MDPH en avril 2009.

jeudi 16 janvier 2014

L’institutrice qui savait écrire… mais plus lire

Le Monde Blogs , par Pierre Barthélémy

Dans un de ses cours consacrés aux mécanismes cérébraux impliqués dans la lecture, Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France, citait cet extrait de Feu pâle, de Vladimir Nabokov : "Nous sommes absurdement accoutumés au miracle de quelques signes écrits capables de contenir une imagerie immortelle, des tours de pensée, des mondes nouveaux avec des personnes vivantes qui parlent, pleurent, rient. (…) Et si un jour nous allions nous réveiller, tous autant que nous sommes, et nous trouver dans l’impossibilité absolue de lire ?"
Comme c'est en général la règle dans les études de cas, on n'aura que ses initiales. Institutrice américaine de quarante ans, M. P. a eu la douleur de faire de l'hypothèse de Nabokov sa réalité. Racontée le 7 janvier dans la revue Neurologyson histoire commence un jeudi d'octobre 2012, en classe, devant ses jeunes élèves de maternelle. Comme tous les matins, l'enseignante doit faire l'appel. Mais à sa grande surprise, la liste de présence dont elle se sert tous les jours est couverte de signes mystérieux auxquels elle ne comprend goutte. Ainsi qu'elle se le rappelle, la feuille "aurait pu aussi bien être couverte de hiéroglyphes". Les notes qu'elle a préparées pour faire sa classe s'avèrent elles aussi incompréhensibles... M. P. rentre chez elle ce jeudi et, au cours des 48 heures qui suivent, elle éprouve de nouvelles difficultés : elle a du mal à trouver ses mots et sa réflexion est ralentie. Le samedi, sa mère l'emmène aux urgences.
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« On est flic, assistant social, parent, psychologue… et il nous arrive d'être enseignant ! »

LE MONDE | Par 
Fini le cours magistral et la prise de notes, la pédagogie innovante mise en place à Desnos privilégie les exercices ludiques. Ici, Paul Munhoven, professeur d'histoire-géographie, travaille en binôme avec Régis Deal, qui enseigne le français.
Fini le cours magistral et la prise de notes, la pédagogie innovante mise en place à Desnos privilégie les exercices ludiques. Ici, Paul Munhoven, professeur d'histoire-géographie, travaille en binôme avec Régis Deal, qui enseigne le français. | FANNY TONDRE POUR "LE MONDE"
Ils sont en 3e et ne maîtrisent pas l'accord du participe passé. Leïla Ibrahim, leur professeure de français, s'en est aperçue à la dernière dictée. L'objectif du cours, aujourd'hui, est de leur faire comprendre la règle une fois pour toutes. Mais, au collège Robert-Desnos d'Orly (Val-de-Marne), classé ZEP, il ne suffit pas d'expliquer que, si le complément d'objet direct est placé avant l'auxiliaire avoir, le participe s'accorde. « Les élèves ne retiendraient pas, s'ennuieraient et ce serait le bazar », assure l'enseignante.
Règle numéro un : les amener à s'expliquer entre eux le principe de l'accord, avec leurs propres mots. La classe est divisée en groupes de quatre. Dans chacun, « un bon, deux moyens et un faible ». Règle numéro deux : les mettre en activité, en leur faisant réaliser des affiches. Numéro trois : faire jouer la compétition. La meilleure affiche sera élue par tous les professeurs et accrochée dans la salle.
Au collège Desnos, capter l'attention des élèves en les rendant actifs est au coeur des pratiques enseignantes. Dans cet établissement situé près des cités des Aviateurs et des Navigateurs, parmi les plus sensibles de France, 80 % des élèves sont issus de milieux défavorisés. La moitié sont boursiers, et près du tiers des élèves de 6e ont des parents au chômage. « Beaucoup trop de choses les préoccupent à l'extérieur, rapporte Grégory Buisson, professeur de mathématiques. Certains n'ont pas de domicile, des parents qui se prostituent… On peut comprendre que leur centre d'intérêt principal ne soit pas l'école. »

Hôpitaux locaux : un nouveau site internet

16.01.2014



  • Hôpitaux locaux : un nouveau site internet - 1
drZoom
L’ANCHL (Association nationale des centres hôpitaux locaux), qui regroupe les directeurs de ces établissemernts 
vient de se doter d’un nouvel outil de communication. Elle a ouvert en janvier un site internet flambant neuf,
 bourré d’informations sur le secteur. Alors que les pouvoirs publics hésitent sur la conduite à tenir et la politique
 à définir vis-à-vis de l’hôpital local, l’enjeu est de le faire mieux connaitre et de servir d’instrument de liaison
 entre acteurs de l’hôpital local. Un annuaire très pratique recensant et localisant les plus de 
300 différents établissements, leurs activités et leurs coordonnées est notamment accessible en ligne. 
Le site de l’ANCHL renvoit aussi à celui des médecins des hôpitaux locaux.

Neuilly-sur-Marne : des milliers de médicaments volés à l’hôpital

15.01.2014

Une  a été ouverte, ce lundi 13 janvier, après la découverte du  de plusieurs dizaines de milliers de médicaments au sein de l’hôpital de Ville-Evrard, spécialisé en psychiatrie, à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis). Les responsables de la pharmacie des lieux ont constaté la disparition de multiples médicaments, parmi lesquels de nombreux antibiotiques, anti-inflammatoires, anti-diabétiques, somnifères et anti-douleurs.


L’Eglise assimile le suicide médicalement assistée à l’euthanasie

16.01.201

«Personne ne peut provoquer délibérément la mort, fût-ce à la demande d'une personne gravement malade, sans transgresser un interdit fondamental.» Ce sont les évêques qui le disent, au lendemain d’une conférence de presse de François Hollande qui a relancé le débat sur l’aide médicale pour mourir. "Non à l'acharnement thérapeutique. Non à l'acte de tuer". Après que certains prélats se sont exprimés en ce sens au moment de Noël, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France réaffirme ainsi, dans un communiqué publié jeudi, la position de l'Eglise catholique sur la fin de vie.

La psychothérapie sera bientôt mieux encadrée et contrôlée

BELGIQUE 15 janvier 2014
La réforme de la psychothérapie, qui doit permettre de mieux encadrer la pratique afin d’offrir toute sécurité aux patients, a été approuvée ce mercredi en commission Santé publique de la Chambre.
Le projet était en chantier depuis plus de dix ans, selon le député Yvan Mayeur, qui a déposé une proposition de loi en ce sens en 2002.
La réforme approuvée ce mercredi après-midi en commission Santé publique de la Chambre prévoit que les psychothérapeutes et les psychologues cliniciens seront formellement reconnus comme professionnels de la santé. Cela aura pour conséquence de les soumettre aux mêmes obligations de protection du patient et de respect de ses droits. Ils devront détenir une habilitation pour pouvoir exercer.

Sur les chemins de la découverte

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | Par 

Tableau d'Albert Einstein dans son bureau à l'université de Princeton (Etats-Unis), en 1955.
Tableau d'Albert Einstein dans son bureau à l'université de Princeton (Etats-Unis), en 1955. | TIME LIFE PICTURES/GETTY IMAGES

Arrivés à Coutances, nous montâmes dans un omnibus (...). Au moment où je mettais le pied sur le marchepied, l'idée me vint, sans que rien dans mes pensées antérieures parût m'y avoir préparé. » C'est ainsi qu'Henri Poincaré (1854-1912), mathématicien, décrit le moment-clé d'une de ses découvertes. Contrairement aux idées reçues, ce moment n'est pas le fruit de calculs minutieux, mais plutôt une espèce d'illumination.
Le travail créatif est l'objet d'un ouvrage injustement oublié,Essai sur la psychologie de l'invention dans le domaine mathématique (Jacques Gabay, 2007), par Jacques Hadamard (1865-1963). L'ouvrage a le charme délicieux de l'inactuel et semble tout droit venu du XIXsiècle. Son auteur, grand mathématicien né en un siècle où l'on roulait encore en diligence, l'écrira dans son grand âge, en 1943. Il y distille le fruit de ses réflexions sur un des instruments les plus méconnus du chercheur : son esprit !
A la lecture, on rencontre un esprit brillant, érudit, moderne. Je lis son essai d'un trait, comme un roman policier. Hadamard a, par rapport aux psychologues, l'avantage de pouvoir étudier son propre cerveau de mathématicien en action. De plus, il a suscité et étudié de nombreux témoignages de chercheurs, y compris celui d'Albert Einstein.

Les hémophiles mettent des mots sur les maux

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 
Par 


Les patients atteints d'hémophilie sévère savent décrire les signes avant-coureurs de l'hémorragie.
Les patients atteints d'hémophilie sévère savent décrire les signes avant-coureurs de l'hémorragie. | Dave Mc Carthy & Annie Cavannagh

Prévenir les hémorragies : l’enjeu est capital pour les personnes touchées par l’hémophilie, une maladie qui affecte 6 000 personnes en France et s’exprime lors d’accidents hémorragiques qui ont des conséquences plus ou moins graves. Mais alors que le médecin utilise six signes pour décrire l’hémorragie (rougeur, douleur…), les patients en emploient au moins vingt-cinq.
Partant de ce constat, les professeurs Jean-François d’Ivernois et Rémi Gagnayre, qui dirigent le laboratoire de pédagogie de la santé à l’université Paris-XIII, pionnier de l’éducation thérapeutique, et l’Association française des hémophiles (AFH), ont lancé une recherche pour analyser « comment les mots de patients peuvent venir enrichir la science médicale », selon le professeur d’Ivernois.
L’idée était de s’inspirer de travaux portant sur le diabète où des patients, sans avoir été formés ni même invités par leur médecin, arrivent à reconnaître de tous petits signes révélant une petite élévation de leur glycémie. Certains parviennent même à donner leur taux précis.

Du temps et de l'argent pour enseigner autrement en ZEP

Le Monde.fr | 
Par 

Vincent Peillon a présenté en conseil des ministres, mercredi 15 janvier, les grandes lignes de sa réforme des zones d’éducation prioritaires (ZEP).
Vincent Peillon a présenté en conseil des ministres, mercredi 15 janvier, les grandes lignes de sa réforme des zones d’éducation prioritaires (ZEP). | AFP/PATRICK KOVARIK

Un doublement de l’indemnité pour travailler en zone d’éducation prioritaire, du temps pour se former et pour travailler en équipe… Vincent Peillon a présenté en conseil des ministres, mercredi 15 janvier, les grandes lignes de sa réforme des zones d’éducation prioritaires (ZEP). Une refondation qui devenait urgente tant les établissements classés en ZEP décrochent du système général, entraînant avec eux les 20 % d’élèves qu’ils scolarisent. L’intégralité du nouveau dispositif sera rendu public jeudi mais on sait déjà que les nouveautés se déclinent sous trois angles : aider les enseignants, aider les élèves, améliorer l’environnement éducatif.
Des professeurs valorisés. En ouvrant ses discussions sur le métier d’enseignant, en novembre 2013, Vincent Peillon avait posé une question cruciale : « Où est la difficulté à enseigner aujourd’hui ? » Pour lui, il allait de soi qu’il fallait reconnaître que les enseignants exerçant dans les zones les plus difficiles avaient des besoins particuliers. M. Peillon leur propose du temps et de l’argent.

«Le patient ne se réduit pas à ses soins»

ERIC FAVEREAU


Tim Greacen est un des meilleurs observateurs de l’Assistance publique. Il est le représentant des usagers à l’hôpital Georges- Pompidou. Loin des grandes envolées, il ausculte les pratiques.
Vous avez fait une étude au sein des urgences parisiennes, montrant que le patient attendait deux heures avant qu’on vienne lui dire bonjour. Cela a-t-il changé ?
En majorité, non. Il y a des exceptions comme à Saint-Antoine, mais notre constat est le même : aux urgences, il manque des personnes d’accueil, surtout des personnes formées pour accueillir, qui vont vers l’autre.

Un « petit noir » pour booster la mémoire

13/01/2014


Encore une nouvelle vertu de la caféine. Des chercheurs californiens viennent de démontrer dans une étude randomisée contre placebo, en double insu, menée chez 160 participants, que la caféine améliore la mémoire à long terme.
Pour dissocier cet effet des autres vertus cognitives bien connues de la caféine (attention, concentration et vigilance), des participants adultes ont pris un comprimé de caféine (dosé à 100 mg, 200 mg ou 300 mg) ou un placebo, après avoir étudié une série d’images.

La santé en ligne comme moyen de lutte contre les inégalités est valorisée au niveau européen




Le Parlement européen a adopté ce 14 janvier un rapport d'initiative en faveur d'un plan d'action actualisé pour la santé en ligne. Il estime en effet que la télésanté présente un formidable potentiel de lutte contre les inégalités sociales et territoriales d'accès aux soins de santé. Il envisage même un plan sur la santé mobile.

Misère de notre addiction numérique

LE MONDE | 


Edward Snowden est actuellement bloqué depuis deux semaines dans la zone de transit de l'aéroport de Moscou-Cheremetievo. Il demandé l'asile à 21 pays, dont la plupart ont refusé. Trois pays latino-américains, le Venezuela, le Nicaragua et la Bolivie, sont prêts à l'accueillir.

Comment combattre la tyrannie de la surveillance?L'affaire Snowden, du nom de l'ex-consultant pour l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) à l'origine des fuites sur le programme de surveillance électronique, a révélé l'ampleur du contrôle des citoyens du monde entier. Que faire face à ce phénomène?
La cascade de « révélations » sur les programmes de surveillance électronique, déclenchée par Edward Snowden au mois de juillet, continue. Après les classes politiques européennes et la presse, ce sont maintenant des écrivains du monde entier qui s'indignent et réclament l'édiction par l'ONU d'une déclaration des droits de l'homme numérique (« Refusons la société de surveillance ! », Le Monde daté 11 décembre).
Les opinions publiques, qu'ils appellent à se soulever en défense de ces droits, semblent, elles, largement indifférentes.
Dans cette affaire, ceux qui ne s'émeuvent point font preuve de plus de cohérence et de mémoire que ceux qui se montrent surpris et choqués. Car pour qui s'intéresse quelque peu au cours suivi par notre société-monde ces dernières décennies, l'ampleur des données aujourd'hui automatiquement à disposition des officines de surveillance politique et d'intelligence économique n'a rien d'étonnant.

« Facebook n’est pas le problème : c’est le symptôme ! »

Le monde Blogs 

Dans le New Yorker, la psychologue Maria Konnikova(@mkonnikova), l'auteure du bestseller Mastermind, comment penser comme Sherlock Holmes ? revient sur plusieurs études de confrères sur les usages de Facebook, montrant des résultats contradictoires. Certaines montrent que Facebook rendrait ses utilisateurs tristes, comme c'est le cas de celle dirigée par Ethan Kross, directeur du laboratoire sur l'émotion et l'auto-contrôle de l'université du Michigan (et qui rappelle les résultats de Robert Kraut (Wikipédia), qui, en 1998, avait montré que plus les gens utilisaient l'internet, plus ils se sentaient seuls et déprimés), et d'autres prouvent exactement le contraire.
Nous avions déjà souligné que l'internet ne nous rendait pas seuls ou combien notre obsession pour la déconnexion cachait en fait une toute autre forme d'anxiété. Maria Konnikova nous permet de faire un pas de plus, en tentant de démêler le vrai du faux.
Les gens solitaires ou déprimés n'ont pourtant pas tendance à aller plus sur Facebook que les autres rappelle une étude (.pdf) récente, et pourtant, l'internet semble nous rendre toujours plus aliénés. D'autres chercheurs comme Hanna Krasnova, ont montré que l'usage de Facebook renforçait la jalousie voire l'envie, du fait de la comparaison sociale à laquelle nous sommes confrontés (voir l'étude). La psychologue Beth Anderson estimait récemment (.pdf) que l'usage de Facebook peut devenir addictif, ce qui entraîne un sentiment négatif qui peut aller jusqu'au ressentiment à l'encontre du réseau pour les mêmes raisons qui nous ont poussées à le rejoindre. Nous voulons apprendre des autres et voulons que les autres apprennent de nous – mais via ce processus d'apprentissage, nous commençons à ressentir à la fois la vie des autres et l'image de soi que nous devons constamment maintenir. "C'est peut-être la même chose que les gens trouvent attractive qui finalement fini par les repousser", estime le psychologue Samuel Gosling.
Mais l'on trouve tout autant de conclusions d'études diamétralement opposées à celles-ci.
Facebook tu es tellement ennuyeux












mercredi 15 janvier 2014

Cadillac : les infirmiers de l’Unité pour malades difficiles sont en grève

14/01/2014



Après l’agression d’une infirmière, le personnel manifeste sa colère ce mardi

Cadillac : les infirmiers de l’Unité pour malades difficiles sont en grève
Laurent Messier, secrétaire de Sud Santé Sociaux, a créé le syndicat pour réclamer une hausse d’effectifs
I
ls devraient être plus d'une centaine. L'intersyndicale de l'hôpital psychiatrique de Cadillac, composée de la CFDT, de la CGT, de Force ouvrière et Sud, a appelé à la grève ce mardi. Ce mouvement social intervient après l'agression d'une infirmière par un patient de l'Unité pour malades difficiles (UMD) dans la soirée du 31 décembre. Les infirmiers et aides-soignants de l'UMD manifestent devant leur établissement.

IDE en psychiatrie : des missions et compétences à valoriser

13.01.14
La remise officielle le 8 janvier dernier à la ministre des affaires sociales et de la santé du rapport de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la santé mentale et l'avenir de la psychiatrie, rédigé par le député PS Denys Robiliard (Loir-et-Cher), a suscité plusieurs réactions sur le contenu du rapport.

psychiatrie graffiti
Le rapport Robiliard balaie l'ensemble du champ de la psychiatrie et de la santé mentale

Lors de sa présentation publique en commission des affaires sociales de l'Assemblée mi-décembre 2013, le rapport n'avait pas suscité de réactions, note-t-on. La mission balaye, dans ce rapport, l'ensemble du champ de la psychiatrie et de la santé mentale et fait 30 propositions pour une meilleure prise en chargeun secteur rénovéune inclusion sociale favorisée et des moyens adaptés.
Dans un communiqué publié le 8 janvier 2014, l'ordre national des infirmiers estime que, dans un contexte "lourd" suite à l'agression d'une infirmière dans une unité pour malades difficiles (UMD) à Cadillac en Gironde, ce rapport augure d'une réforme utile des prises en charge et des moyens de la santé mentale en France.
L'ordre indique qu'il approuve la proposition de Denys Robiliard de revaloriser le rôle des infirmiers en psychiatrie et rappelle les pistes de valorisation du rôle de ces professionnels qu'il avait formulées en 2010. En mars 2010, l'ordre avait en effet présenté sa position en faveur d'une refonte de l'exercice infirmier en psychiatrie, plaidant pour une spécialisation, rappelle-t-on.
L'ordre appelle à ce que la prise en charge de la santé mentale soit au coeur du débat préparatoire à la stratégie nationale de santé, avec un focus particulier sur la question des personnels : normes, formation, compétences....

Le SPH appelle le ministère de la Santé à cesser son désengagement de la psychiatrie




Suite à la remise à Marisol Touraine du rapport Robiliard sur l'avenir de la psychiatrie, c'est au tour du Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH) de réagir. Il pointe que ces nouvelles propositions, bien qu'intéressantes pour certaines, resteront vaines si le ministère ne s’engage pas dans le "pilotage nécessaire" pour en assurer l'application.

Suite à la remise du rapport, le 8 janvier, du député Denys Robiliard (PS, Loir-et-Cher) sur la santé mentale et l'avenir de la psychiatrie à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, c'est au tour du Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH) de réagir, ironisant dans un communiqué sur la "trêve des confiseurs illimitée pour la politique de santé mentale". "On peut saluer les efforts du député Robiliard qui a mené de nombreuses auditions pour tenter de rendre compte de l’état de la psychiatrie", souligne-t-il. "Mais en ce début d’année 2014, le résultat de ces travaux remis ces derniers jours à la ministre ne doit pas masquer le désengagement ministériel sur le sujet de l’organisation des soins et ses effets négatifs sur la confiance des professionnels", poursuit le SPH.

mardi 14 janvier 2014

Freud, Wallon, Lacan - L’Enfant au miroir de Jalley Emile

Que Lacan ait critiqué la dérive psychologique de la psychanalyse ne l’a pas empêché de tirer au préalable le meilleur parti de ce que lui offrait de plus consistant la psychologie française, en l’occurrence l’œuvre de Wallon. Henri Wallon a occupé une position de relais entre Lacan d’une part, Freud et Hegel d’autre part. Chacun avec son accent personnel, Lacan comme Wallon, a lu Freud avec Hegel. Le stade du miroir est maintenant lié au nom de Jacques Lacan. Or, montre Jalley, en reconnaissant que l’expérience du miroir a une fonction de connaissance, il n’innove pas mais s’inscrit dans l’histoire de la pensée occidentale.


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Critique n° 800-801 : Où est passée la psychanalyse

La psychanalyse a connu de meilleurs jours. On met en cause son efficacité clinique, sa pertinence théorique. Sous cette volée de bois vert, elle oublie souvent que la meilleure défense, c’est la contre-attaque. Que serait la culture du siècle écoulé sans la psychana­lyse ? Sciences, arts, théorie, lettres et philosophie : rien n’échappe au regard psychanalytique. Et réciproquement, loin d’être une doctrine immuable, la psychanalyse s’est toujours transformée au contact de pensées et de créations extérieures.
Ce numéro, conçu par Sophie Mendelsohn, remet la psychanalyse aux prises avec son passé pour mieux la resituer sur la scène ouverte de la vie intellectuelle contemporaine. Il explore les points de rencontre entre les questions psychanalytiques, les autres disciplines de la pensée et les activités créatrices. N’en déplaise aux fossoyeurs hâtifs, cette osmose n’a peut-être jamais été aussi forte qu’aujourd’hui.
« Où est passée la psychanalyse ? » doit donc s’entendre sur l’air d’une célèbre comptine : « Elle est passée par ici, elle repassera par là. »


Sommaire

Présentation

Pedro Cordoba : Lacan et l’Origine du monde. Pour un devenir deleuzien du structuralisme

Jean Allouch : Fragilités de l’analyse

Pierre-Henri Castel : La subversion du « psychisme » chez Bion et sa signification pour l’establishment psychanalytique en France

Freud privé

Geneviève Morel : Jean Bollack (1923-2012) et la psychanalyse

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