Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 21 avril 2018

A lire et à voir - Omerta à l'hôpital illustré

 par .

Un livre comme un écho au précédent. Un livre en images, sous forme de bande-dessinée pour continuer à sensibiliser tout un chacun mais surtout les étudiants en santé sur la question des maltraitances qu'ils ont subies ou subissent au quotidien. Valérie Auslender et SoSkuld nous proposent aujourd'hui « Omerta à l'hôpital illustré ».

crédit photo skuld
Crédit SosKuld - Des témoignages qui vont permettre que des 
actions de santé publique se mettent en place pour protéger 
les étudiants en professions de santé et pour améliorer les 
conditions de travail des soignants.

Début 2017, le livre « Omerta à l'hôpital. Le livre noir des maltraitances faites aux étudiants en santé », signé Valérie Auslender, médecin généraliste attachée à Sciences Po Paris, levait le voile sur les situations de violence vécues durant leur formation par les étudiants. Nombre d'entre eux témoignaient d'avoir été malmenés verbalement par leurs tuteurs, découragés par leur hiérarchie, rabaissés au seul titre de « stagiaire », « d'élève », niés en tant qu'individus, voire pire encore… Leurs témoignages, édifiants, ont eu un large écho. Valérie Auslender.disait alors ceci : grâce à tous ces témoignants, l'omerta de la maltraitance, acceptée par le système, est rompue. Lever cette loi du silence permettra à d'autres victimes de parler. Ces témoignages vont permettre que des actions de santé publique se mettent en place pour protéger les étudiants en professions de santé et pour améliorer les conditions de travail des soignants. Ils vont permettre de changer la politique de santé car aujourd'hui, nous ne pourrons plus dire que nous ne savions pas.


"Je sais que je vais mourir ce jour-là. Je sais que c'est ma dernière journée"

 par 

Pamela Ramez, infirmière aux urgences de Denain, a accepté de raconter pourquoi elle a craqué et tenté d’en finir, épuisée par les heures supplémentaires, jusqu'à neuf nuits de garde successives. Un témoignage bouleversant diffusé ce jeudi 12 avril 2018, dans le cadre du magazine « Envoyé spécial » sur France 2, qui met également en évidence qu'en parler met mal à l'aise les équipes qui préfèrent se taire et faire comme si...
C’est de pire en pire, on n’en peut plus ! Combien de temps les professionnels de santé hospitaliers  -médecins, chefs de service, infirmières, aides-soignantes …- vont-ils tenir ? Urgences débordées, patients parfois mal soignés et mal traités : le personnel est à bout. Il dénonce un hôpital de plus en plus soumis, selon lui, à la loi du marché, aux contraintes de budget et de productivité.
Je suis descendue au vestiaire, j'ai pris ma douche, je me suis injecté l'insuline et j'ai attendu...

Soigner les soignants : la clé de leur longévité...

 par .

« Quelle solidarité pour les soignants » Quels regards et quelles réponses apporter face à la souffrance croissante du corps sanitaire ? Quelles spécificités de prise en charge ? Comment soigner un soignant qui va mal ? Autant de questions débattues ce mardi 10 avril au sein du Conseil de l'Ordre des médecins qui réunissait des personnalités du monde hospitalier et un auditoire autour de cette problématique du mal-être des soignants et des pistes concrètes et surtout partagées de tous pour y remédier. Extraits choisis.


Eclats de rire à l'hôpital !

 par .

Redonner de la joie à l'hôpital… rendre le sourire et le partager malgré la maladie. David Ken photographie bénévolement patients et soignants en plein fou rire, c'est le LOL Project. Dernière expérience réjouissante menée en février dernier à l'hôpital de jour de l'Institut Gustave Roussy (IGR), à Villejuif (94). Où quand le « lâcher-prise » est à l'oeuvre...

Lol project
Eclats de rire en duo patient/soignant… par David Ken 
photographe et initiateur du LOL Project.
David Ken a déjà fait rire à gorge déployée des milliers de malades et de personnels soignants grâce à son LOL Project. dont la base line affiche la couleur : « ça fait du bien ». Nous vous en avions déjà parlé en mai dernier, à l'occasion des 80 ans de l’hôpital Foch de Suresnes, dans le 92. L’établissement de santé avait en effet invité le photographe dans ses murs pour immortaliser ces moments de fous rires partagés. Parce que oui, David Ken est un photographe militant de la bonne humeur, et ce en toutes circonstances. Il aime les gens et cela se voit. Il aime les observer et déclencher chez eux, lors de prises de vues dont lui seul à le secret, des rires en cascade. Immortaliser le « lâcher-prise » afin de recréer du lien et du partage, capter la joie du moment, montrer des duos soignants/patients en plein éclat de rire et, ensuite les afficher en grands formats, telle est la finalité de son projet

"Quand on joue, c'est comme s'il n'existait plus rien autour"

20.04.18

On ne parle pas suffisamment des belles choses à l’hôpital. Pour cet édito, nous avons donc choisi de mettre l’accent sur des initiatives qui combattent la morosité, voire l’ennui des patients hospitalisés, d’autant plus quand ils sont jeunes. Le 12 avril dernier, Caroline Paré, présentatrice de « Priorité Santé » sur RFI, a tendu le micro aux bénévoles qui viennent égayer le quotidien des patients hospitalisés pour de longues durées dans une émission baptisée : « La vie continue à l’hôpital ». Focus sur ces clowns, ces plasticiens et tous ces acteurs qui donnent de leur temps pour faire entrer l’art ou le jeu à l’hôpital, et qui contribuent ainsi -autant que possible- à tenir angoisse et ennui à distance.

Rire médecins hôpital enfants malades
Caroline Simonds, fondatrice de l’association « Le rire médecin », 
alias Docteur Girafe, apprécie surtout de « voir les résultats dans 
les yeux des enfants quand les clowns viennent leur rendre visite 
dans les chambres ».

L’hospitalisation longue durée, ça signifie pour certains passer plusieurs mois, et même parfois des années à l’hôpital lors de séjours qui ne cessent de se répéter. Entre ses murs alors, le quotidien s’organise, tant bien que mal. Stress, ennui, pour les malades -et qui plus est pour les enfants- ces hospitalisations prolongées sont difficiles à vivre. Au-delà de la prise en charge médicale, ces longs séjours peuvent heureusement être rythmés par des rendez-vous avec « des acteurs  que l’on n’attendait pas forcément dans un cadre aseptisé », souligne Caroline Paré. Des enseignants bien sûr, mais aussi des clowns, des plasticiens, des comédiens, des photographes, des bénévoles qui poussent les portes des chambres hospitalières pour proposer un jeu, de la lecture, un film, un atelier, un moment d’échange ou encore de création. Des « respirations » qui viennent ainsi briser l’attente, l’ennui, qui redonnent de l’énergie et « dont les bienfaits thérapeutiques sont démontrés », mais qui nécessitent aussi une organisation complexe, directement pensée avec l’équipe soignante.


Quelle alliance thérapeutique avec un patient alcoolique ?

 par .

En juin 2017, Chloé Hubert, alors étudiante en soins infirmiers à l'Institut de Formation en Soins Infirmiers du centre hospitalier René Dubos, à Pontoise - promotion 2014-2017 - a soutenu avec succès son travail de fin d'études sur la thématique suivante : « En quoi l'authenticité du soignant est-elle importante dans la relation soignant/soigné dans le cadre d'une alliance thérapeutique chez un patient atteint d'addiction alcoolique ? » Elle souhaite aujourd’hui le partager avec la communauté d’Infirmiers.com et nous l'en remercions.
patient alcoolisme
"Au vu des échanges s'avérant infructueux avec Mr B, j'ai tenté une approche qui n'était plus soignant/soigné, mais d'avantage d'humain à humain".













Voilà comment Chloé nous explique le choix de sa question de recherche. « Ma situation d'appel se déroule le 15 avril 2016, lors de mon dernier jour de la semaine d'observation que j'ai passé aux Urgences Psychiatriques adultes. Il s'agit de Mr B., un patient hospitalisé dans le service d'Urgences Psychiatriques depuis le 15 avril 2016 présentant une addiction alcoolique. Mr B est hospitalisé pour dégrisement dans ce service après une rupture de son contrat de soins avec l'Unité d'Hospitalisation Médico- Psychologique suite à une alcoolisation massive durant la nuit du 14 au 15 avril 2016. Mr B. doit quitter le service dès amélioration de son état. Agé d'une trentaine d'année, d'origine française, il est marié en instance de divorce. C'est l'optique de ce divorce qui l'a incité à demander son hospitalisation à l'UHMP. Il est chef cuisinier mais a cessé d'exercer depuis son hospitalisation.

Dans les écoles, des Atsem en mal de reconnaissance

Depuis le 19 avril, les agents spécialisés de l’école maternelle sont appelés à faire grève pour demander la revalorisation de leurs salaires et de leur statut.

LE MONDE  | Par 

C’est un matin comme un autre dans la classe de Sandra Lestruhaut, à l’école maternelle de Reuilly, dans le 12e arrondissement de Paris. La classe des moyens-grands est divisée en petits groupes. Pendant que l’institutrice s’occupe d’un exercice de graphie, Patricia Serret aide Samuele, Leah et Gabin à comprendre comment fonctionne le « jeu du corps humain ». Les enfants appellent Sandra Lestruhaut « maîtresse », et Patricia Serret « Patou ». Le nom de son poste est un acronyme qui ne leur dirait de toute façon pas grand-chose : Atsem, pour « agent territorial spécialisé de l’école maternelle » (on parle même plutôt d’ASEM à Paris).

vendredi 20 avril 2018

Accidents vasculaires cérébraux  : un nouvel espoir de récupération  ?

Chez la souris et le singe, une molécule, également en cours d’évaluation dans Alzheimer, semble renforcer les capacités du cerveau lésé à récupérer après une lésion.

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO  | Par 

Comment, après un accident vasculaire cérébral (AVC), favoriser la récupération du cerveau lésé ? L’enjeu n’est pas mince : chaque année en France, 150 000 personnes sont frappées par cette « foudre cérébrale ». Une sur deux en gardera un handicap neurologique plus ou moins sévère. Au total, plus de 500 000 hommes et femmes vivent avec des séquelles d’AVC en France.

Une étude publiée dans Science, le 6 avril, livre une piste inédite. Chez la souris et le singe, l’administration orale d’une petite molécule, l’edonerpic maleate, dans les jours et semaines qui suivent un accident cérébral, semble favoriser la récupération motrice – à condition d’être couplée à une rééducation. « C’est un signal encourageant, inhabituel dans ce type ­d’expérience », commente prudemment le professeur Eric Jouvent, neurologue à l’hôpital Lariboisière (AP-HP, Paris). « C’est évidemment intéressant, mais on est encore loin des essais cliniques », juge de son côté le professeur Alain Yelnik, chef du service de médecine physique et de réadaptation de l’hôpital Fernand-Widal.

"La psychiatrie reste encore trop souvent à l'écart des autres disciplines médicales"


Daniel Sechter
À l'issue du colloque tenu cette semaine à Besançon (Doubs) sur les enjeux actuels de la psychiatrie (financement, organisation des soins, recherche, etc.), le Pr Daniel Sechter, membre du conseil scientifique et modérateur de l'évènement, explique à Hospimedia pourquoi il est temps de rapprocher la psychiatrie des autres disciplines médicales.

Hospimedia : "Le fil rouge lors du colloque qui vient de se tenir à Besançon (Doubs) — où vous avez notamment réuni de nombreux praticiens (universitaires, hospitaliers, libéraux) et soignants, représentants des directeurs, des usagers, des élus — résidait dans l'idée que la psychiatrie est "une discipline médicale comme les autres". Ces deux jours de débats et d'échanges ont-ils conforté cette assertion ?

Daniel Sechter : Ma vision est effectivement que la psychiatrie EST une discipline médicale comme les autres. Nous avons souhaité diffuser au cours de ces rencontres la notion de psychiatrie "ouverte", qui puisse s'enrichir des autres disciplines et les enrichir, et favoriser des échanges croisés pour avancer de façon dynamique et positive. La ministre a d'ailleurs bien souligné en janvier dernier au congrès de l'Encéphale que la psychiatrie était "une discipline d'avenir". D'aucuns ont pu défendre par exemple que la psychiatrie est "différente" car elle touche au patient dans son intimité, dans son histoire et dans son environnement. Mais lors de la conclusion du colloque, Patrice Couzigou, professeur de médecine à Bordeaux (Gironde), a bien rappelé que la médecine dans son ensemble, la médecine "hippocratique", s'attache elle aussi à une approche globale du patient, incluant les dimensions précédemment citées. La psychiatrie s'est autonomisée depuis cinquante ans en termes de soins, enseignement, recherche. Dans le même temps la sectorisation a fait de la discipline le précurseur des alternatives à l'hospitalisation, des réseaux de soins et de santé, de l'ouverture sur la ville et sur la société... Pourtant elle reste encore trop souvent à l'écart des autres disciplines et spécialités, notamment de la médecine générale, et il est temps aujourd'hui qu'elle s'en rapproche davantage.

La philosophie, médecine de l'âme, avec André Comte-Sponville

LA GRANDE TABLE (2ÈME PARTIE) par Olivia Gesbert
20/04/2018

34 MIN

A l'occasion de la sortie de "L'inconsolable et autres impromptus" (PUF), André Comte-Sponville nous livre sa vision d'une philosophie de l'intime, guérisseuse et consolatrice, vitale pour affronter les douleurs de la vie.

Le philosophe André Comte-Sponville en 2011
Le philosophe André Comte-Sponville en 2011 
Crédits : ULF ANDERSEN / AURIMAGES - AFP

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François Cusset: «Là où la violence psychique relevait de l’exception, elle est aujourd’hui l’ordinaire»

Par Sonya Faure, Recueilli par — 


Dessin André Derainne

Et si nous étions, au quotidien, confrontés à une brutalité inédite ? Dans son dernier livre, l’historien réfute l’idée que nous vivons aujourd’hui dans une société plus apaisée qu’hier. Selon lui, la violence a changé de visage, devenant plus sournoise et psychique, à mesure que l’injonction à jouir se faisait plus pressante."

Burn-out, écocide, calvaire migratoire, cyberharcèlement… nous vivons dans une ère de grande violence. La thèse de François Cusset, historien des idées et professeur à l’Université de Paris Ouest-Nanterre, prend à rebrousse-poil l’idée commune qui veut que, siècle après siècle, nos sociétés se soient civilisées et pacifiées. Une théorie que soutenait récemment le psychologue canadien Steven Pinker dans son livre remarqué, la Part d’ange en nous (les Arènes), paru cet automne en France. Selon le cognitiviste, le prix donné à la vie n’aurait cessé d’augmenter au fil des siècles, tandis que la mortalité, due aux guerres ou aux crimes, n’aurait cessé de baisser. Erreur, soutient François Cusset dans son nouveau livre le Déchaînement du monde (la Découverte). La violence n’a pas reculé, elle a changé de visage. Elle n’est plus irruption soudaine, mais elle infuse notre quotidien. Elle n’est plus un accident mais un rouage de notre système. Encouragés par le marché, nous sommes devenus de «nouveaux sauvages».

Pour la HAS, aucune situation clinique n'est incompatible avec la téléconsultation ou la télé-expertise

Camille Roux
| 21.04.2018


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GARO/PHANIE

Alors que l'avenant conventionnel sur la télémédecine est en passe d'être signé par les syndicats, inscrivant ainsi dans le droit commun la téléconsultation et la télé-expertise, la Haute autorité de santé (HAS) vient de rendre ses recos sur le sujet. Missionnée par le ministère de la Santé, l'instance devait statuer sur la compatibilité de chaque situation clinique à ces actes d'un nouveau genre. La HAS est formelle : « aucune situation ne peut être exclue a priori d'un recours à la téléconsultation ou à la télé-expertise ». En revanche, l'institution a élaboré une fiche mémo contenant des recommandations relatives à l'organisation, au matériel et à la mise en œuvre de la télémédecine.

Voici la première « prothèse » à neurones pour réactiver les souvenirs !


    19 avril 2018

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Crédits : capture Youtube / Medgadget

Des chercheurs américains ont stimulé les neurones de la mémoire de plusieurs patients épileptiques, et sont parvenus à réactiver d’anciens souvenirs auparavant oubliés.

Les chercheurs du Centre médical de l’Université Wake Forest Baptist (États-Unis) sont à l’origine d’une prouesse encore inédite jusqu’à aujourd’hui. Comme l’explique la publication du 28 mars 2018 dans le Journal of Neural Engineering, les scientifiques ont fabriqué une prothèse équipée de capteurs directement implantés dans le cerveau. La prothèse en question est composée de micro-électrodes reproduisant l’activité cérébrale. Implantée dans l’hippocampe – partie du cerveau responsable de la mémoire spatiale et des souvenirs – où celle-ci y stimule certains neurones.

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Sur scène pour laisser sortir leurs émotions

L'essentiel Logo
20 avril 2018 

LUXEMBOURG


Les adolescents mélangent hip-hop, classique et capoeira.

Dans la salle de répétition de danse de la Rockhal, une vingtaine de jeunes de 12 à 18 ans, pris en charge par le Service de psychiatrie juvénile des Hôpitaux Robert Schuman, se croisent en courant ou à trottinette, rebondissent sur les murs ou simulent des combats, avec une belle énergie. Ils ont pris au pied de la lettre le titre du spectacle «Looss alles eraus» («Exprime-toi, laisse tout sortir») qu’ils joueront ce vendredi, à la Rockhal.


Rétention des mineurs : «Rien ne justifie l'enfermement d'un gosse»

Par Laure Equy — 

En séance ce samedi sur le projet de loi sur l'asile et l'immigration, l'Assemblée a rejeté des amendements de la gauche et du Modem visant à interdire le placement de familles avec enfants en centre de rétention administrative.

C'est un débat dans le débat. Sans doute le point plus éruptif d'une discussion déjà houleuse sur le projet de loi sur l’asile et l’immigration. Ce samedi les députés ont examiné plusieurs amendements portés par des députés Modem, socialistes, communistes et de la France insoumise visant à interdire le placement en rétention de familles avec des mineurs. Ils ont été, les uns après les autres rejetés par les députés de la majorité, nombreux à être revenus siéger ce week-end pour terminer l'examen du texte porté par Gérard Collomb.

Au Zimbabwe, le gouvernement licencie des milliers d’infirmières grévistes

Le vice-président a annoncé que des soignantes au chômage et à la retraite seront recrutées pour remplacer les anciennes.
Le vice-président du Zimbabwe, Constantino Chiwenga, à Harare, le 15 décembre 2017.
Le vice-président du Zimbabwe, Constantino Chiwenga, à Harare, le 15 décembre 2017. CRÉDITS : JEKESAI NJIKIZANA / AFP

Le gouvernement zimbabwéen a annoncé, mardi 17 avril, le licenciement de plusieurs milliers d’infirmières en grève qui réclamaient de meilleures conditions salariales. Des malades n’ont pas pu accéder aux principaux hôpitaux, cette semaine, après le début du mouvement de grève des infirmières, amorcé quelques semaines après la fin de celui mené par les médecins.

Gérer le stress et les émotions peut faire diminuer les maladies mentales


Quora — Traduit par Peggy Sastre — 

La stigmatisation des malades mentaux continue à contrarier la prise en charge de beaucoup d'individus.

La réponse de Jeanine Joy, doctorante et chercheuse au Happiness 1st Institute:

Selon l'Association américaine de psychiatrie, «les maladies mentales sont des problèmes de santé induisant des bouleversements cognitifs, émotionnels et/ou comportementaux. Les maladies mentales sont associées à un état de détresse et/ou des dysfonctionnements dans les activités sociales, professionnelles et/ou familiales».
Le lien étroit entre une mauvaise santé mentale et les risques de survenue de coûteuses maladies chroniques indique que les ressources utiles pour prévenir les maladies mentales ou à en accélérer la guérison ont des bénéfices traduisibles en économies de santé physique.

« Déroutant », « rassurant » : infirmières et généralistes racontent les protocoles Asalée

| 17.04.2018


Après 14 ans d'existence, le dispositif Asalée (action de santé libérale en équipe), prend du galon, malgré des débuts hésitants. L'Institut de recherche et de documentation en santé (IRDES) a recueilli des témoignages de généralistes et d'infirmières engagés dans ce dispositif créé en 2004 pour améliorer la prise en charge des maladies chroniques en médecine de ville à travers un protocole de coopération. Il permet des délégations d'actes de dépistage et de suivi des médecins généralistes vers des infirmières formées à l'éducation thérapeutique (ETP), lors de consultations réalisées au cabinet.
Attentes diverses
Dès leur entrée dans Asalée, infirmières et médecins ont des approches différentes. Les premières ont généralement des « attentes fortes » en matière d'autonomie accrue, de travail d’équipe avec les médecins et d'un nouveau relationnel avec les patients. Elles y voient aussi l’opportunité d’expérimenter des pratiques avancées. Les généralistes, de leur côté, sont davantage en attente d'une meilleure qualité de prise en charge et d'un plus grand confort de travail, précise l'IRDES.

Ce que je sais, c’est que je ne sais rien… mais pourquoi ?

Paris, le samedi 21 avril 2018 – Fréquemment, le JIM s’interroge sur les raisons (parfois ancestrales) qui favorisent la remise en doute des discours scientifiques et l’émergence de théories qui parviennent à capter un auditoire important, tant quantitativement que qualitativement. Stigmatisation des vaccins, exagération des dangers liés à certaines substances, déformation de l’étiologie et de la présentation de la maladie de Lyme : les manifestations ne manquent pas. Beaucoup ont posé un diagnostic sur la cause de ce mal : le manque de culture scientifique de nos contemporains . Ce que l’on pourrait plus simplement (et paradoxalement plus positivement) appeler l’ignorance. L’ignorance pourtant n’est pas un sujet simple comme le rappelle un récent numéro de la revue Raison Présente, proposée par l’Union Rationaliste. Dans ce dossier, coordonné par le philosophe Mathias Girel et la physicienne Michèle Leduc plusieurs experts proposent de « réfléchir à ce que nous ne savons pas ». Parmi les intervenants, le journaliste scientifique Sylvestre Huet relaie sa contribution sur son blog.

Esther Perel, infidèlement vôtre

Par Luc Le Vaillant — 


Photo Richard Dumas pour Libération

Volubile et avisée, cette thérapeute américaine pose un regard non normatif sur l’infidélité et tente de pacifier la conjugalité à géométrie variable.

L’appât frétillant était tentant. On l’a gobé tout cru en gogo qui danse devant tout sujet qui permet d’échapper à la bienséance ambiante. Pensez donc ! Une sexologue américaine faisant l’éloge de l’infidélité ? Que demander de mieux à l’heure où la norme moraliste venue des Etats-Unis s’apprête à plomber la goguenardise française en ces matières. Evidemment, le propos d’Esther Perel est plus compliqué qu’annoncé. Et la salivation devant le croustillant est moins pavlovienne, même si tout aussi régalante.