Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 8 mars 2014

MANIFESTATION Elles s'opposent à la fermeture du service de psychiatrie des hôpitaux Drôme-Nord

Une délégation a été reçue hier matin en marie, par le premier adjoint de la commune de Saint-Vallier, Patrice Vial, et Michel Descormes, délégué au cadre de vie.

Une délégation a été reçue hier matin en marie, par le premier adjoint de la commune de Saint-Vallier, Patrice Vial, et Michel Descormes, délégué au cadre de vie.
Près de 300 personnes ont manifesté, hier à Saint-Vallier, contre le projet de l’Agence régionale de santé (ARS), qui prévoit la fermeture de l’ensemble des services de psychiatrie sur les hôpitaux Drôme-Nord de Saint-Vallier et Romans, et de les regrouper sur l’hôpital de Montéléger.




Livres pour enfants : les clichés sexistes n'ont jamais été aussi présents

MARIE PIQUEMAL


Que les angoissés d’une pseudo «théorie du genre», de nature à gommer toute différence entre garçons et filles, se rassurent. Vraiment. Faites un tour dans n’importe quelle librairie jeunesse, vous verrez : des rayons entiers de livres pour enfants reproduisant parfaitement les clichés et les stéréotypes.
Des livres roses, avec des paillettes, des histoires de fées et de princesses qui poireautent en attendant leur chevalier. Pour les petits gars virils : l’escadron de pirates, cow-boys, et autres pompiers dans leur gros camion. «Oui, contrairement à ce que disent les anti-gender qui craignent une société unisexe, les livres n’ont jamais été aussi genrés qu’aujourd’hui», confirme Anne-Charlotte Husson, agrégée de lettres, et auteure du blog «Ça fait genre». Certes, derrière les piles, il y a aussi des livres qui sortent du lot, féministes et antisexistes assumés. Ceux-là même qui inquiètent tant Copé, comme Tous à poil(éditions du Rouergue), mais ne représentent qu’une part anecdotique des ventes.
En cette journée de la femme, tour des rayons avec Mariotte Pullman (1), libraire dans les Hauts-de-Seine et Clémentine Beauvais (2), auteure et chercheure en littérature jeunesse à Cambridge, en Angleterre.

LES HÉROÏNES SONT BIEN PLUS SEXUÉES QU’AVANT

Mariotte Pullman : «Prenez Charlotte aux fraises. Elle a changé. A ses débuts, dans les années 70, c’était une petite fille avec de bonnes joues. Une enfant. Aujourd’hui, on dirait une pré-ado : elle s’est amincie, elle ressemble beaucoup plus à une femme. Sous couvert de rajeunir le personnage, les éditeurs accentuent la féminisation. Il y a un autre exemple de cette hypersexualisation, presque caricatural : les Winx, vous connaissez ?»
Clémentine Beauvais : «Les éditeurs arrivent même à sexualiser Mon petit poney, c’est pour dire ! Jamais les héroïnes n’ont été aussi girly qu’aujourd’hui. Cela n’a pas toujours été le cas. La littérature jeunesse suit l’évolution de l’idéologie en général. Dans les années 1970, il y avait une prise de conscience commune de l’importance de faire évoluer l’image de la femme. Avec des personnages comme Fifi Brindacier ou Fantômette, dégourdies et hyperactives. Quant à Caroline, elle était en salopette et faisait de la montgolfière.»

vendredi 7 mars 2014

« La Journée de Santé Mentale et Communautés »




Après le Cours de Santé Mentale et Communautés (SMC) qui avait lieu tous les deux ans, place à « La Journée de SMC ».

Chaque année des cliniciens de l’Association inviteront des partenaires et collègues d’autres équipes à s’exprimer sur une question concernant le soin psychiatrique.

Nous vous attendons nombreux lors de cette première Journée qui aura pour thème : « Le passage dans le soin » et se tiendra le 21 mars 2014.

La journée aura lieu à l’adresse suivante :
Tour Caisse d’Epargne
42 boulevard Eugène Dèruelle

69003 Lyon

La Journée de Santé Mentale et Communautés

Argument
Les soins psychiatriques de la plupart des patients sont constitués aujourd’hui d’une succession ou d’une juxtaposition de prises en charge individuelles, grou- pales ou institutionnelles. Le passage de l’une à l’autre est l’objet d’une attention opératoire afin d’en régler au mieux les aspects pratiques. Mais au-delà de ceux-ci, l’arrière-plan psychique de ces évène- ments n’est pas toujours facile à appréhender.

Nous voudrions explorer, au cours de cette journée de travail, les divers cas de figure dans lesquels est en jeu cette problématique du passage, qui confronte ses protagonistes – patients, soignants, travailleurs sociaux - à un changement, c’est à dire à un travail psychique.

Travail de deuil de l’objet jusqu’ici investi, travail d’apprivoisement du nouvel objet, perte d’une relation établie, angoisse devant une relation nouvelle.
Passage désiré par celui-ci ou redouté par celui-là, passage non voulu mais inévitable (comme c’est le cas pour les adolescents), passage fécond ou passage traumatique, passage abouti ou passage seulement fantasmé.

Divers intervenants et diverses équipes soignantes viendront au cours de cette journée illustrer par leurs réflexions et leurs expériences cette problématique.
Marcel SASSOLAS

Une psychiatrie jugée sexiste

Par  6 mars 2014




Les préjugés sexistes orientent encore les diagnostics psychiatriques que reçoivent les femmes, poussant celles-ci à consommer massivement antidépresseurs et psychotropes. Tel est du moins ce qu’avancent plusieurs observateurs du monde de la santé mentale, qui dénoncent l’existence d’une psychiatrie sexiste.

«Les diagnostics sexistes ne datent pas d’hier», lance Silvia Martinez, intervenante depuis plus de 20 ans en santé mentale au centre L’écho des femmes, dans la Petite-Patrie, à Montréal. Selon elle, une grande majorité de psychiatres posent des diagnostics plus lourds aux femmes qu’aux hommes, même pour des symptômes semblables.

L’Organisation mondiale de la santé fait état de cette situation. «Le genre féminin est un facteur qui va fortement contribuer à la prescription de psychotropes. […] Les docteurs diagnostiquent plus souvent les femmes que les hommes comme souffrant de dépression, même lorsqu’ils présentent des symptômes identiques», peut-on lire sur le site de l’Organisation.

«J’ai longtemps vu un psychiatre, et chaque fois que je lui parlais de mes angoisses, il augmentait ma dose d’antipsychotiques… J’étais devenue végétative, enfermée dans mon corps», témoigne une membre de L’écho des femmes qui a préservé l’anonymat. Avec le temps, elle a réussi à exiger un changement de spécialiste, pour ensuite faire diminuer ses doses. «J’ai l’impression d’avoir repris un peu le contrôle de ma vie», ajoute-t-elle.

«Peu de personnes osent agir de la sorte. Les femmes que nous accueillons sont très intimidées par les psychiatres», témoigne l’intervenante Manon Choinière. Cette dernière a participé, avec Mme Martinez, à la rédaction récente du Guide d’accompagnement en intervention et animation féministe en santé mentale. Dans l’ouvrage, les auteures font état d’une psychiatrie qui dépeint les femmes comme «fragiles».

«C’est une conception populaire qui persiste, cette idée que les femmes craquent plus facilement que les hommes sous la pression», observe Jean-Claude St-Onge, auteur de plusieurs ouvrages sur la santé mentale, dont Tous fous? et L’envers de la pilule. M. St-Onge estime plutôt que la majorité des femmes sont surchargées. «Non seulement elles occupent un emploi, mais ce sont surtout elles qui se consacrent aux enfants, aux tâches domestiques et au soutien des parents vieillissants», indique-t-il.


Psychiatrie : " Des maladies pas comme les autres "

Indre-et-Loire - Chinon 07/03/2014

Hospitalisations et consultations confondues, l'unité de psychothérapie du centre hospitalier du Chinonais reçoit 1.800 patients par an. - Hospitalisations et consultations confondues, l'unité de psychothérapie du centre hospitalier du Chinonais reçoit 1.800 patients par an.Hospitalisations et consultations confondues, l'unité de psychothérapie du centre hospitalier du Chinonais reçoit 1.800 patients par an.
Hospitalisations et consultations confondues, l'unité de psychothérapie du centre hospitalier du Chinonais reçoit 1.800 patients par an.
Fous, aliénés, camisoles… Les clichés collent aux maladies psychiatriques. La semaine de la santé mentale, qui démarre lundi, doit permettre d’y remédier.
Six psychiatres, deux psychologues et 50 infirmiers œuvrent au quotidien au sein de l'unité de psychothérapie du centre hospitalier du Chinonais. A quelles pathologies sont-ils confrontés ? Le regard sur ces maladies a-t-il changé ? Réponses.
Une semaine de la santé mentale, à quoi ça sert ? C'est l'occasion de faire tomber certaines idées reçues. « Les maladies psychiques ne sont pas tout à fait des maladies comme les autres, mais nous souhaitons que les soins apportés au patient soient banalisés », explique André Renard, cadre supérieur de santé au sein de l'unité de psychothérapie du centre hospitalier du Chinonais. Une étape pour que la stigmatisation soit moins forte.

Les asiles, un temps révolu ? « Nous avons fait de grands progrès tant au niveau de l'accueil des malades que de la prise en charge », assure André Renard. Fini donc l'époque de l'internement sous la contrainte ? Pas tout à fait : 13 à 15 % des hospitalisations sont effectuées sans consentement.


Santé mentale : "ce qui me permet de tenir, c’est le groupe d’entraide"

06/03/14
Présidente de l'association des usagers de la psychiatrie CADRE 89, Delphine Jacquemin appelle, à l'occasion de la semaine d'information sur la santé mentale, à un changement de regard sur les troubles psychiques.
Vous souffrez d'un trouble psychique, comment vivez-vous la maladie ? 
Ce n’est pas Byzance. C’est même plutôt Beyrouth... Après que la maladie se soit déclarée, j’ai fait séjour sur séjour à l’hôpital. Et j’ai arrêté de travailler. Aujourd’hui, je vis seule. Mais je pense que ce qui me permet de tenir, c’est le groupe d’entraide mutuelle et l’association. Sans ça, je serais morte. Peut-être pas physiquement, mais en tous cas psychiquement. Je serais dans un monde parallèle. 

Quel regard portez-vous sur la prise en charge de la santé mentale dans l’Yonne ?
Je la trouve assez fantastique. Il y a pas mal de structures, comme les Boisseaux ou Espérance Yonne, qui permettent de reprendre confiance en soi.


jeudi 6 mars 2014

EHPAD’Panic : un serious game pour former aux bonnes pratiques en EHPAD

5 mars 201


EHPAD'Panic serious game - 2

Le Serious Game EHPAD’PANIC est un outil de formation à distance pour les infirmier(e)s et aide-soignant(e)s. Con but est de former les professionnels aux bonnes pratiques à adopter dans les EHPAD et de leur permettre de développer leurs capacités de communication et leur comportement face à des résidents atteints d’Alzheimer. 

Et si l’Alzheimer était la première cause de mortalité...

06.03.2014

La maladie d'Alzheimer pourrait être responsable de presque autant de décès que les pathologies cardio-vasculaires ou le cancer. C’est une étude américaine qui le suggère. Publiée mercredi dans la revue Neurology, elle arrive à cette conclusion, qui peut paraître surprenante, alors que la maladie d'Alzheimer est actuellement au sixième rang dans la liste des principales causes de mortalité aux Etats-Unis, loin derrière les maladies cardio-vasculaires et le cancer qui occupent les deux premières places, selon des statistiques des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

« Usagers : votre santé, vos droits » : un guide pratique pour mieux connaitre vos droits


Le pôle Santé du Défenseur des droits et le ministère des Affaires sociales et de la Santé publient un guide pratique sur les droits des malades à destination des usagers.
Dix ans après le vote de la loi du 4 mars 2002 qui a marqué une étape fondamentale pour les droits des malades et la démocratie sanitaire, l’information des usagers et professionnels de la santé sur ces droits reste une priorité.


De récents sondages ont révélé une véritable méconnaissance des droits : 44% des personnes sondées pensent encore qu’il faut demander l’autorisation de son médecin pour accéder à son dossier médical… et 66% ne savent pas à qui s’adresser en cas de problèmes dans leur prise en charge.
Les professionnels de santé, s’ils sont favorables à ces droits, restent très démunis pour leur application dans la pratique quotidienne, faute de temps, de formation…

Quand la société doit intégrer ses malades psychiques

05/03/2014

Mireio Huiskes, présidente de l'Unafam 41, Jean-Marie Aurouze, membre de l'Unafam Centre et le docteur Boissicat, psychiatre, présentent les Semaines sur la santé mentale. - Mireio Huiskes, présidente de l'Unafam 41, Jean-Marie Aurouze, membre de l'Unafam Centre et le docteur Boissicat, psychiatre, présentent les Semaines sur la santé mentale.Mireio Huiskes, présidente de l'Unafam 41, Jean-Marie Aurouze, membre de l'Unafam Centre et le docteur Boissicat, psychiatre, présentent les Semaines sur la santé mentale.
Mireio Huiskes, présidente de l'Unafam 41, Jean-Marie Aurouze, membre de l'Unafam Centre et le docteur Boissicat, psychiatre, présentent les Semaines sur la santé mentale.
Du 10 au 23 mars, les Semaines sur la santé mentale ont pour but de modifier les préjugés négatifs à l’encontre des malades atteints de troubles psychiques.
Thierry sait qu'il n'est pas à l'abri d'une rechute, de refaire une forte dépression. Son terrain psychique reste fragile. Cette année, il montera sur scène lors d'un après-midi théâtre à Blois, à l'occasion des 25es Semaines d'information sur la santé mentale. « Je veux démontrer qu'on peut arriver à prendre le dessus, confie Thierry. Les pathologies ne sont pas figées. J'ai envie de donner un message d'espoir. Aujourd'hui, les traitements ont progressé, mais pour l'emploi et le maintien d'une vie sociale, c'est encore très dur. Assumer cette différence n'est pas évident dans une société où le travail prend le pas sur tout. Quand on est atteint de troubles psychiques, il faut toujours se justifier. »

Saint-Girons. L'hospitalisation en psychiatrie en débat

06/03/2014





Les adhérents du GEM devant leurs locaux de la rue Saint-Valier./ Photo DDM.
Les adhérents du GEM devant leurs locaux de la rue Saint-Valier./ Photo DDM.
Dans le cadre des semaines de la santé mentale, l’association La Popotte-GEM (groupe d’entraide mutuelle) de Saint-Girons propose une projection-débat le jeudi 13 mars, à 20 heures, à la salle Max-Linder. Une soirée qui a pu voir le jour grâce à la collaboration de l’UNAFAM 09, le centre hospitalier Ariège-Couserans (CHAC), Lizland films et la mairie, lors de laquelle sera projeté «15 jours ailleurs», l’excellent long métrage réalisé par Didier Bivel. À partir de l’histoire du «burn-out» de Vincent, incarné par un célèbre «Inconnu», Didier Bourdon, personnage principal, ce film brosse un tableau fidèle, respectueux et sans complaisance de l’univers psychiatrique.

Les agences régionales de santé une innovation majeure, un déficit de confiance

26 février 2014 
M. Jacky LE MENN a présenté ce mercredi matin 26 février 2014 à la Commission des Affaires sociales du Sénat le rapport d’information de la MECSS (Mission d’évaluation et de contrôle de la Sécurité sociale) de MM. Les sénateurs Jacky  LE MENN et Alain MILON sur les Agences régionales de santé, intitulé : Les agences régionales de santé une innovation majeure, un déficit de confiance. Il a été adopté à l’unanimité des membres de la commission des Affaires sociales du Sénat.
Voici le texte de cette présentation suivi de la liste des trente-cinq propositions du rapport :
« Monsieur le Président, Monsieur le Président de la Mecss, Mes chers collègues,
Après une vingtaine d’auditions, quatre tables rondes, une soixantaine de personnes rencontrées à Paris, deux déplacements en province (Corse et Pays de la Loire), mon collègue Alain Million et moi-même vous rendons compte aujourd’hui des résultats d’une année de travaux consacrés aux agences régionales de santé (ARS). La Mecss souhaitait en effet, je vous le rappelle, dresser le bilan des ARS trois ans après leur mise en place effective et proposer des pistes d’évolution.

mercredi 5 mars 2014

Quel avenir pour la psychiatrie ?

05/03/2014
Médecin-résident au département de psychiatrie de l’Université d’Ontario (Canada), le Dr. Barinder Singh évoque l’état critique de cette discipline : « Le nombre des étudiants en médecine s’orientant vers la psychiatrie a diminué de plus de 50 % depuis 2009 et le nombre de psychiatres a baissé de 26 % en dix ans » alors que, durant la même période, « l’effectif global des médecins a augmenté de plus de 31 %. »
Ce constat concerne le Royaume-Uni, mais la situation en France est aussi préoccupante. Et aux États-Unis, en 2012, moins de 4 % des nouveaux diplômés ont choisi de se spécialiser en psychiatrie. Pourtant, le tableau n’est pas si sombre. Certains de ces jeunes médecins auraient pu avoir accès à n’importe quelle spécialité, mais ils ont choisi de se diriger vers la psychiatrie, avec parfois l’ambition de devenir des pionniers écrivant une page d’histoire, car la psychiatrie se trouve probablement à un tournant où peut s’opérer « sa mutation vers une neuroscience clinique. »

La réforme du système de formation des infirmiers met le feu aux poudres

MAROC

Le nouveau texte prévoit que le cursus de trois ans des instituts de formation des cadres de la santé sera couronné par une licence et que les lauréats auront le droit de s'inscrire en master. Les protestataires veulent que cette possibilité soit offerte aux lauréats des années passées pour leur permettre de faire évoluer leur carrière.
Greve Infirmiers Maroc
Après les médecins qui ont observé plusieurs arrêts de travail durant ces dernières années, c’est au tour des infirmiers d’exprimer leur mécontentement au ministère de la santé. Depuis le début de l’année, les étudiants et les lauréats des Instituts de formation des cadres de la santé (IFCS) ont organisé quatre débrayages ainsi que des sit-in devant le ministère de tutelle, ses délégations régionales et le CHU de Rabat. Motif de ces actions: l’équivalence scientifique et administrative. «C’est notre principale réclamation. Nous avons déjà sensibilisé le ministère de la santé, nous avons aussi demandé une rencontre avec le ministre mais pour l’instant nous n’avons aucune réponse», déclarent les représentants du Comité national de coordination des étudiants et lauréats des IFCS.


Les Etats européens inégaux en matière de violences envers les femmes

Le Monde.fr 
Le taux de femmes agressées ou harcelées est plus élevé dans les pays nordiques que dans le reste de l'Europe. C'est ce que révèle une vaste enquête conduite par l'Union européenne, et dévoilée mercredi 5 mars.
C'est, à ce jour, la plus grosse enquête au monde sur les violences envers les femmes. L'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne (organisation basée à Vienne, chargée de collecter des données et de publier des rapports et des recommandations concernant les droits énumérés par la Charte des droits fondamentaux de l'UE) a interrogé 42 000 femmes, dans les 28 Etats de l'Union européenne. Elle a relevé tous les cas de violences ou de harcèlement.

Si les résultats sont plutôt alarmants – 33% des femmes sondées ont été victimes de violence physique ou sexuelle depuis l'âge de 15 ans –, ils surprennent par l'ampleur des différences entre pays. Ainsi, au Danemark, 52% des femmes disent avoir subi des violences, contre 19% en Pologne et 22% à Chypre. De même, 68% des femmes vivant en Angleterre ont été victimes de harcèlement sexuel, contre 32% au Portugal et 35% en Autriche.

Les « pervers narcissiques » ou le triomphe d'un concept flou

Le Monde.fr Par 

Aux Etats-Unis et dans de nombreux autres pays dont la France, la tension monte dans les milieux psy, à quelques jours de la présentation officielle de la nouvelle édition du DSM.

Méfiez-vous des pervers narcissiques : ils sont votre mari, votre patron, votre belle-mère. Coupez les ponts, fuyez. C'est votre magazine hebdomadaire qui vous l'a dit, voire votre… psy. Comment contenir son agacement aujourd'hui face à l'exploitation effrénée et peu scrupuleuse de la formule pervers narcissique ?
Il est difficile de ne pas constater depuis quelques temps un recours incontinent à ce diagnostic au sein de certains médias et, de manière plus regrettable, par certains professionnels de la santé eux-mêmes.
Qui n'a jamais entendu dire, à quelques détails près, qu'une telle en instance de divorce demande la garde exclusive de ses enfants afin qu'ils échappent à son mari, diagnostiqué pervers narcissique par son magazine féminin. Qu'un tel ne veut plus voir son frère en raison d'un diagnostic sauvagement posé par un psychothérapeute sur ce dernier ?
Parallèlement, une littérature abondante se déploie autour de ce concept, permettant aux lecteurs de se sentir un peu plus psychologues et de se rassurer dès qu'ils ont affaire à un individu retors.

mardi 4 mars 2014

Un magistrat, avocat de la société



LE MONDE | 
Par 
Le hasard, ce jour d’avril 2012, fut une chance. Alors que l’actualité se concentrait sur un immeuble de Toulouse dans lequel

Mohamed Merah, encerclé par le RAID, vivait ses dernières heures, on assistait à l’autre bout du pays, devant la cour d’assises de Douai, au procès d’une femme battue qui avait tué son mari. L’avocat général Luc Frémiot tenait le siège de l’accusation. Dès le début de son réquisitoire, on a senti qu’il se jouait là quelque chose de rare et l’on a maudit le stylo qui ne filait pas assez vite sur les pages du carnet pour retranscrire la conviction qui émanait de ses paroles.
Dix années d’un combat souvent solitaire contre les violences faites aux femmes s’incarnaient soudain dans cette accusée, mère de quatre enfants, qui était aussi la victime frappée, humiliée, violée de celui qu’un soir elle avait poignardé. Lorsque Luc Frémiot a requis son acquittement, il y avait autant de compassion à l’égard de cette femme que de rage contre tous ceux qui avaient échoué à prévenir ce drame.

« Se battre » : toute la misère et toute l'espérance du monde


LE MONDE | 
Par 
Une scène du film documentaire français de Jean-Pierre Duret et Andrea Santana, "Se battre", sorti en salles mercredi 5 mars 2014.
Certains films ont, plus que d'autres, capacité à faire image. Il n'est pas facile, même pour un critique de cinéma, de dire exactement pourquoi. Sans doute s'agit-il d'une manière de sentir les choses, de poser le doigt sur un problème, et de les restituer, surtout, avec la justesse, l'émotion, la persuasion voulues. Ces films, fictions ou documentaires, sont comme des photographies qui suspendent, à un moment donné, le mouvement perpétuel des choses, et nous demandent, instamment, de regarder la raison qui les fait exister.
Le problème, avec ce beau documentaire de Jean-Pierre Duret et Andrea Santana, c'est qu'il nous demande de regarder une certaine photo de la France, une de celles qu'on met généralement à la fin de l'album, parce qu'elles dévoilent une réalité que l'on n'expose pas volontiers. Ce qu'ont su capter ici les réalisateurs ne tolère plus, pourtant, d'être caché, nié, déformé, instrumentalisé. C'est le fait que dans notre pays, environ 13 millions de personnes vivent aujourd'hui dans la précarité. Sans doute vous direz-vous que des documentaires de ce type, vous en avez vu des dizaines.
Ce n'est pourtant pas le cas, ni dans le fond ni dans la forme. Le fond, parce que la catégorie de personnes à laquelle s'intéresse ce film n'est pas celle des exclus qui ont déjà basculé de l'autre côté du miroir social mais celle de gens qui se tiennent encore à la lisière, dans cet inframonde qui réunit les travailleurs pauvres aux chômeurs. La forme, parce que le ton de ce film est tout à fait inaccoutumé, qui choisit de montrer, plutôt que le spectacle de la déchéance, le réseau de solidarité, de générosité et de courage qui permet à ces naufragés de la vie de tenir encore bon.

Les sages-femmes obtiennent un statut médical à l'hôpital

LE MONDE | Par 
A Marseille, rassemblement des sages-femmes, mardi 19 novembre, jour de la première réunion sur leur statut au ministère de la santé.
Après quatre mois et demi de conflit social avec les sages-femmes pour une meilleure visibilité et une meilleure reconnaissance de leur statut, notamment à l'hôpital, c'est peu dire que l'arbitrage de la ministre de la santé, Marisol Touraine, était attendu par l'ensemble des acteurs du dossier. Les contours de la principale mesure dévoilée mardi 4 mars, qui prévoit la création d'un statut médical spécifique de sages-femmes des hôpitaux au sein de la fonction publique hospitalière (FPH), auront été longs à définir. Mais Marisol Touraine a pu, enfin, mettre un terme aux expectatives.

Fin de vie : « Je ne tue pas, j'aide à mourir »

LE MONDE | Par 
La mort est un sujet dont les généralistes discutent peu entre eux.
On a tous un jour ou l'autre “poussé la seringue”. » C'est le président d'un syndicat de médecins qui le dit, réclamant pour une fois l'anonymat. La mort est un sujet dont les généralistes discutent peu entre eux. Trop lourd, trop personnel. Un moment bien particulier de la relation entre les médecins traitants et certains de leurs patients qu'ils acceptent de suivre jusqu'aux derniers instants quand la facilité serait de les adresser à l'hôpital. Alors que François Hollande a promis un projet de loisur l'accompagnement de la fin de vie, le rôle des médecins à l'avenir est au coeur des débats. Quelques-uns ont accepté de nous parler de leur pratique, sous leur nom ou anonymement.
« Docteur, est-ce que vous m'aiderez ? » La question est posée parfois, alors que la fin de vie n'est pas toute proche. « Je réponds qu'ils ne sont pas tombés sur le bon médecin pour ça, explique le docteur O., généraliste dans l'Ouest depuis trente ans. Je n'ai pas la prétention d'être celui qui décide. »
IL AIDE « À PARTIR »
Quand les derniers instants arrivent, il en va autrement. Il aide « à partir » quand le patient a mal, que « trop, c'est trop ». « Ils ne demandent rien de vive voix. Mais quand on leur touche le front de la main, en nous regardant bien droit, ils disent avec les yeux : “Je suis prêt”. »

L’ASILE DES PHOTOGRAPHIES

la maison rouge 10 boulevard de la bastille 75012 paris

MATHIEU PERNOT ET PHILIPPE ARTIÈRES
du 13 février au 11 mai 2014



En 2010, Mathieu Pernot, photographe, et Philippe Artières, historien, sont invités à travailler sur les archives de l’Hôpital Psychiatrique Le Bon Sauveur, situé à Picauville (Manche). 

Découvrant des centaines d’images, des années 1930 à nos jours, le projet aboutit à une exposition et à une publication, moins l’histoire d’une institution que celle de la photographie vue depuis l’hôpital.