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mercredi 26 janvier 2011

Le Sénat vote à l'unanimité la réduction des peines pour les malades mentaux
25.01.11

Le Sénat a marqué à nouveau sa différence sur la politique sécuritaire de l'exécutif en adoptant mardi à l'unanimité, et contre l'avis du gouvernement, une proposition de loi qui diminue les peines infligées aux délinquants souffrant de troubles mentaux.

Le CRC-SPG (communiste et Parti de gauche) qui n'avait pas pris part au vote en commission s'est rallié en séance au texte qui émane à la fois de la gauche et de la droite.

Présenté par Jean-René Lecerf (UMP), Gilbert Barbier (RDSE, à majorité radicaux de gauche) et Christiane Demontès (PS), ce texte "relatif à l'atténuation de responsabilité pénale applicable aux personnes atteintes d'un trouble mental ayant altéré leur discernement au moment des faits", réduit d'un tiers la peine privative de liberté pour les délinquants souffrant de troubles mentaux.

Il reviendra au tribunal de fixer, dans la limite de ce plafond, la durée la plus appropriée.

En contrepartie, il propose de conditionner d'éventuelles réductions de peines à une obligation de soins et prévoit la possibilité de recourir à celle-ci après la libération.

Selon les estimations établies par un rapport du Sénat, "près de 10 % des détenus souffriraient de pathologies psychiatriques d'une telle gravité que, pour ces personnes, la peine ne peut avoir aucun sens".

"Pour les jurys d'assises en particulier, la maladie mentale joue souvent comme un indice de dangerosité supplémentaire et justifie une détention prolongée", a relevé le rapporteur Jean-Pierre Michel (PS).

Pour Jean-René Lecerf (UMP), ce texte "reflète l'obstination du Sénat, commune à l'ensemble des groupes, à mettre fin à ce sinistre constat d'humiliation pour la République que nos prisons ont hélas trop longtemps mérité".

"C'est à l'honneur du parlement de mettre en lumière un dossier difficile, peu médiatique, qui touche des milliers de familles", s'est félicité Jacques Mézard (RDSE).

"L'opinion publique acceptera difficilement une telle réforme. Prenons garde aux solutions qui remettent en cause la philosophie profonde de notre droit pénal, en automatisant les peines", s'est alarmé Nora Berra (Santé), qui remplaçait Michel Mercier (Justice) retenu à l'Assemblée par le projet de loi sur la garde à vue.

"Si on confond dangerosité et responsabilité, il n'y a plus de droit, on dit attention vous ne pouvez pas condamner plus quelqu'un qui a des altérations mentales que quelqu'un qui n'a pas d'altérations", lui a rétorqué le président UMP de la commission des Lois Jean-Jacques Hyest.

"Il faut trouver des solutions, pour éviter que les prisons soient de grands hôpitaux psychiatriques sans en avoir les moyens", a-t-il ajouté.

Les sénateurs ont insisté sur le manque de moyens tant judiciaires que sanitaires. Jean-Paul Amaudry (centriste) a constaté que "faute de pouvoir soigner on incarcère" et Christiane Demontès (PS) a réclamé un "renforcement de l'organisation de la psychiatrie".

Ce texte prend à contre-pied la politique sécuritaire du gouvernement. Plusieurs faits divers ont amené Nicolas Sarkozy à envisager l'organisation de procès pour les criminels même irresponsables pénalement. En décembre 2008, peu après le meurtre d'un étudiant par un patient échappé d'un hôpital à Grenoble, le président avait annoncé une réforme de l'hospitalisation d'office, présentée en Conseil des ministres le 5 mai 2010.

La PPL doit maintenant être inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.
© 2011 AFP
 Le gouvernement modifie sa réforme de l'hospitalisation d'office
Le ministre de la Santé Xavier Bertrand a présenté mercredi en Conseil des ministres un texte qui introduit dans le projet de loi sur la psychiatrie l'interdiction de prolonger l'hospitalisation d'office d'un patient au-delà de 15 jours sans intervention d'un juge.

Cette "lettre rectificative" a été adoptée pour se conformer à un arrêt rendu le 26 novembre par le Conseil constitutionnel, qui avait censuré un article du Code de la santé publique qui permettait le maintien de l'hospitalisation sans consentement à la demande d'un tiers sans l'intervention d'un magistrat, a rapporté le porte-parole du gouvernement.


Le nouveau texte "prévoit notamment l'intervention du juge des libertés et de la détention pour maintenir une personne en hospitalisation complète sans son consentement au-delà de 15 jours", a expliqué François Baroin en rendant compte à la presse des travaux du Conseil.


"Ce contrôle systématique du juges des libertés et de la détention s'ajoute aux possibilités systématiques d'intervention déjà en vigueur. Le juge peut intervenir à tout moment sur toute mesure de soin sans consentement à la demande du patient, d'un de ses proches ou sa propre initiative", a poursuivi le ministre du Budget.


Le projet de réforme de la loi concernant les personnes faisant l'objet de soins psychiatriques, qui concerne près de 70.000 personnes par an, doit entrer en vigueur le 1er août 2011.


Lors du Conseil des ministres, le chef de l'Etat a également "demandé que soit engagé un plan pluriannuel de prévention et d'accompagnement des personnes souffrant de troubles mentaux", selon M. Baroin.

(©AFP / 26 janvier 2011 13h52)

Projet de loi sur Psychiatrie : lettre modificative en préparation


Dossier Projet de Loi Psychiatrie

Le ministère de la santé va modifier le projet de loi sur les soins sans consentement en psychiatrie, déposé en mai 2010, par une lettre modificative qui sera présentée en conseil des ministres, a-t-on appris mardi de sources professionnelles et parlementaires.

Cette lettre modificative apporte les ajustements souhaités par le Conseil constitutionnel dans sa décision du 26 novembre 2010 sur le contrôle par le juge des décisions d'hospitalisation à la demande d'un tiers (HDT) (cf dépêche APM HMNKQ001) et l'étend aux hospitalisations d'office (HO), renommées "hospitalisations sur décision du représentant de l'Etat" dans la réforme.

La date du passage de cette lettre modificative en conseil des ministres n'est pas encore arrêtée mais elle devrait intervenir rapidement, peut-être le mercredi 26 janvier.
La date de discussion du projet de loi à l'Assemblée nationale n'est pas encore programmée mais le texte doit être définitivement adopté avant le 1er août, délai fixé par le Conseil constitutionnel.

La lettre modificative, dont APM a eu copie, prévoit le contrôle systématique du juge sur le maintien d'une hospitalisation complète sans consentement en psychiatrie si la mesure se prolonge au delà de 15 jours. Il est précisé que le juge des libertés et de la détention (JLD) devrait être saisi "au plus tard au 12ème jour d'hospitalisation".

Allant au-delà de la demande du Conseil constitutionnel, le ministère de la santé a prévu de renouveler le contrôle du JLD tous les six mois.
Le JLD contrôlera "le bien-fondé de la mesure administrative de maintien en soins sans consentement" mais "sa décision ne constituera en aucun cas une décision de prolongation de ces soins", précise le ministère. Il faudrait toujours un renouvellement administratif des décisions de placement. La saisine devrait intervenir au moins huit jours avant l'expiration des six mois.

Ce contrôle à 15 jours et tous les six mois s'appliquerait à toutes les hospitalisations sans consentement, à la demande d'un tiers ou sur décision du représentant de l'Etat. Le projet de loi modifié indique que la non-saisine du JLD entraînerait la levée d'hospitalisation complète.

Le projet de loi modifié précise bien que l'audience devant le JLD donnerait lieu à un débat contradictoire, sur la base d'un avis conjoint de deux psychiatres (un de l'établissement, un hors établissement), et que le JLD devrait rendre sa décision avant le 15ème jour d'hospitalisation.
Il pourrait ordonner une expertise supplémentaire et devrait alors statuer dans un délai de 14 jours. Sur ce temps, le JLD ordonnerait le maintien provisoire de l'hospitalisation.
Le projet de loi modifié prévoit la présence d'un avocat pour représenter le patient et l'utilisation de "moyens de télécommunication audiovisuelle" pour organiser l'audience entre le tribunal et l'hôpital (par visioconférence, pour ne pas déplacer le patient).

MAINTIEN DE DEUX CERTIFICATS

Le ministère de la santé a également décidé de revenir en arrière sur le nombre de certificats médicaux exigés pour prononcer une admission en soins sans consentement. Alors que le projet de loi de mai 2010 prévoyait de passer de deux certificats à un seul certificat, le ministère a décidé de maintenir deux certificats pour les soins sans consentement à la demande d'un tiers et à la demande de l'autorité publique.
Il indique que "si le Conseil constitutionnel a considéré que les garanties encadrant l'entrée dans le dispositif de l'hospitalisation sans consentement étaient suffisantes, c'est en particulier au regard de la diversité

Le ministère a aussi décidé de maintenir l'obligation, en vigueur actuellement, que le certificat médical initial permettant au préfet de demander des soins sans consentement émane d'un psychiatre n'exerçant pas dans l'établissement de santé assurant les soins. Le projet de loi de mai 2010 permettait que le psychiatre signataire exerce dans l'établissement, ce qui était considéré comme une mesure de simplification.

Histoire et psychanalyse
Retour sur
Oedipus and the Devil de Lyndal Roper
Xenia von Tippelskirch
RésuméL’historienne Lyndal Roper entreprend dans son ouvrage Oedipus and the Devil (1994) la reconstruction des paysages psychiques de quelques individus ayant vécu aux xvie et xviie siècles à Augsbourg. Elle y interprète de manière originale des sources provenant du Conseil municipal d’Augsbourg en ayant recours à des modèles psychanalytiques (Freud et Klein). Bien que cette méthode suscite des critiques en raison de son anachronisme, elle donne lieu à des résultats intéressants qui vont plus loin que la révélation d’obsessions sexuelles. L. Roper part en effet du présupposé que la forme symbolique des fantasmes psychiques n’est pas figée. Ainsi elle entreprend l’observation de conflits intérieurs à partir de leurs représentations culturelles et détermine des différences entre hommes et femmes ancrées dans une corporalité historique.
Consulter cet article ici


Psychanalyse et thérapies systémiques : écarts et complémentarité
par Jean-Michel Thurin et Monique Thurin


Cet article présente quelques éléments qui différencient la psychanalyse de l’approche systémique, tant au niveau pratique que théorique. Il aborde les dimensions développementales sur lesquelles repose la psychanalyse, qui identifient une approche non réductible à celle d’un système individuel fermé. Les interactions intersubjectives précoces, l’altérité et la dynamique relationnelle sont évidemment centrales dans le processus psychothérapique et présentes dans le transfert. Ensuite, à partir des pratiques et de la recherche, cet article revient sur quelques propositions concrètes intéressant les deux approches, notamment les modèles de formulation de cas, utiles sinon indispensables pour se projeter dans un travail psychothérapique avec un patient.

Les Chinois se font psychanalyser sur Skype et à la télévision
LU SUR ... The New Yorker
 
Dans un État totalitaire, pas facile de confier ses soucis à un étranger, allongé sur un divan. Pourtant, depuis deux ans, les Chinois commencent à se passionner pour la psychanalyse, raconte Evan Osnos dans The New Yorker.

La Révolution culturelle puis le passage accéléré à une économie de marché ont fait des dégâts dans les psychés –en témoignent les récents suicides dans les usines de Foxconn. Aujourd'hui, un Chinois sur cinq souffrirait de problèmes psychologiques.

Des Américains ont implanté un réseau dans les années 2000 en Chine, avec la possibilité pour les patients de se faire suivre par des psychanalystes étrangers en passant par Skype. Un projet ambitieux, puisque dans la société chinoise traditionnelle les troubles psychologiques sont considérés comme des signes de faiblesse, qui se soignent par les herbes médicinales.

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Chez les agriculteurs, le taux de suicide est trois fois plus élevé que chez les cadres
25.01.11

"J'avais planqué un fusil et deux cartouches dans une serre. Mon épouse savait que j'étais à bout. Elle me faisait suivre partout par mon fils". Sans le soutien de sa famille, Roger Pessotto, 66 ans, sait qu'il serait passé à l'acte. Le souvenir est encore frais, mais il veut témoigner.

Roger Pessotto a toujours voulu être agriculteur. Une belle carrière de maraîcher avec la fraise pour spécialité. "On est parti de rien. Et on est arrivé à rien". Dans cette aventure, il avait pourtant tout donné, et sa fierté, c'était d'y être arrivé. Sa success-story avait même attiré les caméras d'une émission télévisée, quand son exploitation pesait encore entre "trente à quarante salariés".

Et puis, il y a eu la tempête de 1999. "Six hectares de serres ravagés, 1,5 million de francs rien qu'en pertes occasionnées". L'assurance n'a pas fonctionné. "En 2003, il y a eu la sécheresse et là, on a mis pied à terre". S'ensuivent quatre années de procédures judiciaires. "J'ai tout perdu, ils m'ont tout pris. Toute ma vie. Même ma Renault 19, vieille de 400 000 km, fulmine Roger Pessotto. Ils ont même essayé de saisir la maison de ma belle-mère. Je n'étais plus rien, je n'ai eu droit qu'au mépris."

Si Roger Pessotto s'en est sorti, nombreux sont ceux qui passent à l'acte. "En trente ans, on a recensé près de quarante suicides d'agriculteurs sur un secteur qui compte à peine 2 000 habitants, déplore Jean-Pierre Vigier, conseiller général de Haute-Loire et ancien président de la Mutualité sociale agricole (MSA) d'Auvergne. Et le constat est d'autant plus cruel que le phénomène semble s'accélérer. On a eu trois suicides ces six derniers mois dans un rayon de quinze kilomètres".

"LE SUICIDE D'UN AGRICULTEUR NE FAIT PAS DE BRUIT"

Aucune région n'est épargnée. "C'est un problème d'ampleur nationale, que personne ne peut nier, parce qu'il se voit et s'entend sur le terrain. C'est comme un bruit de fond recouvert d'une chape de plomb", s'indigne Bernard Lannes, président de la Coordination rurale, qui tente depuis des années de briser la loi du silence. "C'est une situation très préoccupante", confirme de son côté Xavier Beulin, nouveau président de la FNSEA, qui en a fait une priorité de son mandat.

Problème, si la surmortalité par suicide chez les agriculteurs est une réalité, l'absence de données la rend difficile à appréhender. "On a parfois des estimations par région, mais elles ne sont jamais consolidées au niveau national", déplore la Coordination rurale.


Un agriculteur de Mézères (Haute-Loire).Antonin Sabot/LeMonde.fr

Seule certitude, le taux de suicide chez les exploitants agricoles est trois fois plus élevé que chez les cadres. C'est la conclusion de la seule enquête officielle qui renseigne sur les suicides d'agriculteurs, réalisée par l'Institut de veille sanitaire (INVS), publiée en 2010 dans la Revue d'épidémiologie et de santé publique. "Nous avons analysé les causes de décès par secteur d'activité de 1968 à 1999", détaille Christine Cohidon, médecin épidémiologiste à l'INVS. Une nouvelle étude est envisagée entre l'INVS et la MSA pour affiner les données.

"Le suicide d'un agriculteur ne fait pas de bruit, mais c'est souvent son ultime manière de dénoncer la situation de crise morale et sociale que vit notre secteur", s'indigne Bernard Lannes. "C'est une forme de désespérance qui s'est installée dans le monde agricole, observe Jean-Pierre Vigier. Ce sont des gens courageux, qui ne comptent pas leurs heures, qui ne prennent jamais de vacances, qui ont parfois dû s'endetter et qui sont contraints de travailler à perte. On ne leur laisse aucune échappatoire".

"IL Y A TOUJOURS EU BEAUCOUP D'ENTRAIDE DANS LE MILIEU"

Aux difficultés économiques et financières et à l'absence de perspectives du secteur, semblent s'ajouter d'autres facteurs, comme l'isolement, le célibat. "La conduite suicidaire est un processus complexe et multifactoriel. Il est très difficile aujourd'hui de faire la part des choses entre les facteurs professionnels et personnels, qui sont dans ce mode d'exercice particulièrement mêlés", remarque Christophe David, médecin du travail en charge des risques psychosociaux à la Caisse centrale de la MSA.

Des groupes de paroles, des numéros de stress assistance, des réunions d'information, des cellules de prévention au suicide ont été mis en place dans plusieurs régions par les syndicats et par la MSA. Des associations, tels que l'Apli (Association des producteurs de lait indépendants), SOS Paysans, ou le Samu social agricole viennent aussi en aide aux agriculteurs les plus en difficultés.

"Il y a toujours eu beaucoup d'entraide dans le milieu, mais aujourd'hui les exploitants sont de plus en plus isolés. Pour recréer du lien social et lutter contre l'exclusion rurale, on essaie de s'organiser entre-nous en réseaux de solidarité", indique Damien Legault, 40 ans, ancien éleveur de veaux qui tente aujourd'hui une reconversion dans le bio, à Vritz, en Loire Atlantique. Lui aussi est "tombé plus bas que terre", le jour où crise oblige, le veau s'est brusquement dévalorisé.

"ILS NE M'AURONT PAS, JE SUIS BLINDÉ"

"On donne treize heures de travail par jour, y compris le dimanche, pour terminer en procédure judiciaire, en prise avec le tribunal, les créanciers, les banquiers, les fournisseurs. C'est très difficile à vivre". Une situation qu'il ne connaît que trop bien, par son activité bénévole depuis plusieurs années au sein de l'Apli et de SOS Paysans. A défaut de le réconforter, cette expérience lui permet de prendre du recul. "Ils ne m'auront pas, je suis blindé. Je sais très bien que je ne suis qu'un dossier parmi tant d'autres".

En dépit du travail de prévention mis sur pied, tous les acteurs sont aujourd'hui contraints d'avouer leur impuissance à toucher un public dont la détresse est souvent dissimulée. "Les agriculteurs n'ont pas l'habitude de demander de l'aide. Si on ne va pas à leur rencontre, ils ne viendront pas nous chercher, souligne Bernard Lannes. Au lieu de dépêcher un huissier quand quelqu'un ne paye plus ses cotisations, il vaudrait mieux lui envoyer une assistante sociale".

Pour Xavier Beulin aussi, il y a des indicateurs qui peuvent alerter. "Quand un agriculteur rencontre une difficulté, dans sa coopérative, auprès de sa banque ou de son assureur, c'est un clignotant qui doit s'allumer".
Linda Maziz


Chaque hôpital pourrait voir son activité plafonnée
25.01.11

La Direction générale de l'offre de soins (DGOS) envisage de fixer un quota d'activité pour chaque hôpital français, qui pourrait être sanctionné en cas de dépassement des dépenses, écrit mardi Le Figaro.

Dans un rapport intitulé "Objectifs quantifiés de l'offre de soins [OPOS]", la DGOS s'inquiète de constater "depuis trois ans une évolution très dynamique des volumes hospitaliers" qui augmentent "au-delà de 3 % annuels, contre 1,7 % à 2,1 %" prévus, écrit le quotidien.

La DGOS propose un contrat entre l'Etat et les agences régionales de santé sur "l'évolution d'activité envisagée". En cas de dépassement des dépenses, des "pénalités" pourraient être prononcées.

Les plafonds porteraient sur le "volume de séjours par activité et la part de prises en charge ambulatoire" et sur le "volume de séjours et d'actes pour certaines prises en charge ciblées (endoscopies, stents, cataracte, appendicectomie, etc.), selon les atypies constatées".
Projet de dossiers patients psychiatrie php

La Fondation FondaMental est une fondation de coopération scientifique dédiée aux Soins et à la Recherche sur maladies mentales qui fédère un Réseau de plus de 50 services cliniques et laboratoires de recherche (www.fondation-fondamental.org). Dans le cadre du développement de nos activités pour l'optimisation des soins en psychiatrie, nous recherchons un Ingénieur informaticien pour les systèmes d'information appliqués aux pathologies psychiatriques.

Des données sont recueillies sous forme d'un dossier patient alimenté via le Web pour différentes pathologies : troubles bipolaires (e-Bipolar), schizophrénie (e-Schizo), syndrome d'Asperger (e-Asperger), TOC et dépressions résistantes. Des outils sont également développés dans le contexte de projets européens.

Le logiciel de recueil e-Bipolar est actuellement opérationnel, 3 autres sont en construction et 2 sont en projet. Les données sont recueillies localement au niveau des services hospitaliers, puis envoyées dans une base de données nationale. En finalité, le recueil constitué formera un regroupement de données qualitatives et volumineuses alimentant des projets de recherche.

Poste :
Sous la responsabilité du Directeur de la Fondation, vous serez intégré dans l'équipe en charge des outils informatiques soins et recherche, vous aurez la responsabilité de développer les dossiers patients et maintenir les logiciels actuellement en production par de la programmation en PHP et une gestion des bases de données en MySQL.

En lien direct avec les utilisateurs (psychiatres, psychologues, chercheurs, etc.), vous effectuerez le support des problèmes rencontrés et proposerez des solutions. Vous développerez les nouvelles fonctionnalités nécessaires à l'évolution des outils selon l'avancement des projets.

Les contacts seront réguliers et fréquents avec le milieu médical et paramédical, les assistants de recherche clinique et data-managers. Le déploiement des outils est national, voire international, et vous devrez interagir avec de nombreux membres du Réseau FondaMental. Au cœur de l'amélioration de l'outil vous disposerez de toute l'expertise d'un groupe qui travaille depuis plus de 5 ans sur les outils de dossier patient.

Profil:
* Formation informatique ou bioinformatique (BAC + 5, Master 2 ou école d'ingénieur)
* Expérience de programmation de site Web en PHP
* Expérience antérieure similaire souhaitée
* Attrait pour le domaine médical et les problématiques de recherche clinique.
* Rigueur scientifique et adaptabilité
* Sens du travail en équipe

Compétences techniques attendues:
* Développement d'application Web: PHP5, programmation objet, SQL
* Intégration Web: HTML, CSS, JavaScript, Ajax, XML
* Connaissance de l'environnement Linux, serveur Apache

Conditions :
* Contrat à Durée Déterminée, statut Cadre,
* Localisation du poste : Créteil (94),
* Déplacements professionnels : déplacements fréquents à prévoir, particulièrement en Ile de France et en France,
* Poste à pourvoir : Mars 2011
* Salaire annuel brut : 30K€ à 40K€ (selon profil et expérience)
Référence : FondaMental

Type de contrat Durée déterminée (CDD, …)
Durée (si stage ou CDD) : 3 ans
Poste à pourvoir à une date précise : 1er Mars 2011
Lieu : Créteil (Ile de France) Télétravail possible : non

Compétences souhaitées xhtml javascript php mysql linux
Les pousse-au-crime de la psychiatrie contemporaine
Pierre Sidon

Ces dernières années, des passages à l'acte violents de la part de sujets pris en charge par la psychiatrie défraient régulièrement la chronique. Ils font surgir dans le débat des prises de positions tranchées et apparemment opposées : d'un côté, des partisans d'une surenchère sécuritaire, pas psychiatres, et de l'autre, des psychiatres opposés à toute contrainte. Les premiers, béotiens, osent à peine s'offusquer et réclamer des comptes que les seconds, humanistes, récusent au prétexte qu'il ne saurait exister quelque garantie de résultat en matière de prévention en ces affaires. Aucune garantie certes, comme en témoigne en particulier le passage à l'acte inaugural imprévisible de la psychose jusque là quiescente. Mais la question n'est pas celle de la garantie, mais plutôt de l'acte, pas celle du résultat mais celle du travail. Car la défausse de cette psychiatrie bruyante, qui oblitère le travail effectif de la majorité silencieuse des collègues, produit dans le social une disqualification de sa discipline qui contribue au discrédit de ses praticiens et à l'épuisement de ses ressources. Elle contribue ainsi, comme discours hystérique, à l'édification des dispositifs qu'elle dénonce, sous les espèces d'une sécurisation toujours plus avancée, souvent inutile voire en effet néfaste, des modalités de prise en charge. C'est ainsi que se libère de ses contraintes une psychiatrie éprise de liberté. Mais ses patients subissent un sort moins enviable : prison, hôpitaux-prisons, traitements massifs autoritaires et désubjectivants ; ou pire : déségrégation sauvage et réalisation de l'abjection primordiale. De tout ceci, nous ne nous lavons pas les mains. Nous voulons témoigner ici d'une pratique issue de l'enseignement de Lacan et qui, pour autant, ne se défausse pas de sa responsabilité sociale. Pour cela, en restituant au sujet la sienne propre, elle prétend, à rebours de la notion de maladie, humaniser le criminel. Dans le débat sur la responsabilité, la vignette que nous présentons, prétend apporter un témoignage de ce que l'Acte analytique permet avec ces sujets, en matière de prévention.

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dimanche 23 janvier 2011

La psychanalyse vaut-elle aujourd’hui d’être défendue ?

Table ronde animée par Jacques Munier (France Culture)

Avec José Morel Cinq-Mars (érès ; PUF), Heitor O’Dwyer de Macedo (Stock), Patrick Chemla (érès), Erik Porge (La Fabrique), Isabelle Blondiaux (Le Félin)

La psychanalyse suscite souvent méfiance et rejet. La montée en puissance des sciences cognitives, des thérapies comportementalistes, de l’idéologie de l’évaluation accentue encore cette marginalisation et vaut que soit posée la question de l’importance et des enjeux de cette discipline.

Salle Margaret Mead, Samedi 5 février 16h30-18h