Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

vendredi 8 février 2013

Mères et bébés sans-papiers 
Une nouvelle clinique à l'épreuve de l'errance et de l'invisibilité ?
Christine DAVOUDIAN (ed)

Co-Auteurs : Brigitte ANDRIEUX - Patrick BEN SOUSSAN - Herve BENTATA - Armando COTE -Christine D-YVOIRE-DOLIGEZ - Agnes DELAGE -Benjamin DEMAGNY - Olivier DOUVILLE - Marion FELDMAN - Bernard GOLSE - Cihan GUNES -Malika MANSOURI - Bertrand PIRET - Nathalie PRETE Marie-jose VILLAIN - 


Voir le sommaire

Préface de Patrick Ben Soussan
Comment mettre au monde et inscrire un enfant dans un lieu d'où soi-même on est exclu ? Il existe en France de plus en plus de femmes enceintes, de mères avec leurs bébés, issues de parcours migratoires chaotiques qui sont confrontées à une extrême précarité et souvent à l'errance. Leur avenir est peu lisible du fait de leur absence de titre de séjour qui les place dans une situation « hors champ social ».

De leurs lieux d'exercice (PMI, maternités, crèches, UME, CMP, associations et autres), des professionnels témoignent de leur rencontre avec ces patientes. Ils tentent de penser les effets de ces situations sur la vie psychique des mamans et des bébés dans ce moment si particulier de la construction des premiers liens. Éprouvés par cette clinique, ils questionnent également leurs représentations, leurs attitudes, ainsi que les dispositifs d'accueil et de soins qui peuvent se trouver, comme les soignants eux-mêmes, mis à mal. Par cet ouvrage, ils souhaitent contribuer à faire sortir de l'invisibilité les mères et les bébés sans-papiers afin de leur offrir un accueil qui ne saurait souffrir aucun mode d'exclusion.



En consentant à se laisser enseigner par ses patientes hystériques, Freud a découvert l’inconscient auquel une dimension jusque là inconnue et irrépressible du désir donne sa logique si paradoxale. Sans oublier celle, toute subjective et jouissive, de la vérité qui y tient le haut du pavé, que ce soit sous sa forme traumatique ou fantasmatique et qui se manifeste dans le symptôme.Car, avec l’hystérie, c’est le « mystère du corps parlant » qui vient au premier plan et qui s’affiche dans ses débordements de jouissance comme dans sa géographie anatomique aberrante. Quel sens donner à cette jouissance ?C’est dire combien l’hystérique sait faire parler l’inconscient mais aussi animer la structure au point que Freud a fait de l’hystérie le noyau de toute névrose et Lacan, un discours, autrement dit, un lien social. En faisant de sa division subjective, étendard, l’hystérique n’est-elle pas celle qui montre à ciel ouvert la condition de sujet de toutparlêtre ?C’est dire aussi qu’après plus de 50 ans de DSM, malgré l’éradication du terme dans la nomenclature médicale et après plus de 4000 ans de fidèle compagnonnage, l’hystérie est toujours aussi actuelle. C’est pourquoi, elle continue de rester une question cruciale pour la psychanalyse et, dans ses présentations les plus modernes, de servir de guide aux psychanalystes face aux effets des bouleversements de notre société sur la subjectivité.

Jean-Marc Ayrault demande à sept sages de plancher sur une réforme « Santé » d’envergure

Le Premier ministre a posé les premiers jalons de la future « stratégie nationale » de santé du gouvernement lors d’un déplacement àGrenoble, ce vendredi 8 février.

Vieillir, dit-elle - Une anthropologie littéraire de l'âge



A quel âge est-on vieille aujourd'hui ? Comment les femmes perçoivent-elles l'effet de seuil du processus ? Si Balzac périmait nos aïeules à trente ans, la réalité perçue par les intéressées s'avère moins tranchée : George Sand septuagénaire encourage son "vieux troubadour" déprimé de Haubert à patienter jusqu'à ce "plus bel âge de la vie" pour accéder au bonheur. Duras se dit vieille à dix-huit ans, Beauvoir s'étiole dans ses vingt, avant de vivre l'itinéraire à rebours. 

Leurs cadettes sénescentes confient désormais à leurs journaux intimes l'émoi de leurs reverdies successives et se sentent assez gaillardes pour renouveler leur jouvence jusqu'au marathon final. Face à la parole des anthropologues, philosophes, gérontologues et autres psychologues, les Femmes écrivains (Beauvoir, Cannone, Cixous, Detambel, Duras, Ernaux, Huston, O'Faolain, Rolin...) libèrent au XXIe siècle une énergétique de crise aux antipodes des idées reçues. 
Vieillir est bien un art du temps, avec ses ruses, ses foucades et ses têtes à queue turbulents. C'est aussi une affaire de style existentiel et d'intelligence du rapport au monde, auquel l'écriture confère une griffe complice. Le lecteur est convié dans cet essai de gai savoir à une anthropologie littéraire de l'âge au féminin, depuis l'effroi de la première ride jusqu'aux surprises ultimes de la connaissance de soi.

1 857 euros par mois en moyenne pour une place en Ehpad


Une place en maison de retraite revient en moyenne à 1.857 euros par mois au résident, soit 61 euros par jour, mais les prix varient en fonction de la situation géographique de l'établissement, souligne une étude du cabinet d'audit KPMG. Selon cet Observatoire annuel des Ehpad qui porte sur 323 établissements publics et privés non lucratifs, un résident doit ainsi débourser 2.242 euros par mois en Ile-de-France, contre 1.819 euros dans les autres régions, soit en moyenne 26% de plus. En 2009, un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) avait évalué à 2.200 euros en moyenne le coût mensuel d'une maison de retraite. Or la pension de retraite moyenne des femmes, qui représentent la majorité des résidents de maisons de retraite, s'élève à 900 euros, rappelle l'étude de KPMG. Selon l'étude KPMG, l'âge moyen d'entrée en maison de retraite a par ailleurs reculé de 5 ans en 25 ans, passant de 80,2 ans à 85,06 ans aujourd'hui, ce qui a eu pour effet d'accroître le niveau de dépendance.

1 432 euthanasies en 2012 en Belgique


La Belgique a enregistré en 2012 un nombre record d'euthanasies, a indiqué jeudi la commission chargée de contrôler cette pratique légale depuis 10 ans. La Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie a reçu l'an dernier 1.432 déclarations d'euthanasie, en hausse de 25% par rapport aux 1.133 cas enregistrés en 2011. Elles représentent toutefois moins de 2% de l'ensemble des quelque 100.000 décès enregistrés chaque année en Belgique. Pour des raisons culturelles et de proximité avec les Pays-Bas, premier pays à avoir légalisé l'euthanasie, 81% des euthanasiés déclarés étaient flamands (1.156 cas), pour 19% de francophones (276). La grande majorités des euthanasies ont été pratiquées sur des patients souffrant du cancer (74% des cas, soit 1.055 malades). 45% des euthanasies ont été pratiquées à l'hôpital, les autres à domicile. Le Sénat envisage une révision de la loi, avec extension aux mineurs et aux malades d'Alzheimer. Celle-ci, adoptée en 2002, ne s'applique actuellement qu'aux personnes atteintes d'une maladie incurable et d'une souffrance inapaisable, à condition qu'elles soient âgées de plus de 18 ans et disposent de toutes leurs facultés mentales.
26/03/2013 - La psychiatrie dans tous ses états - La psychiatrie : Une histoire. Penser la durée, assimiler l'innovation
La onzième édition du congrès annuel « La psychiatrie dans tous ses états » de l’Association de Recherche de Soutiens et de soins en Psychiatrie Générale (ARSPG), aura pour titre « La psychiatrie : Penser la durée, assimiler l’innovation». 


Le congrès aura lieu du 26 au 29 mars 2013 dans Les Salons de l’Aveyron situé au 17 Rue de l’Aubrac 75012 PARIS. 


Cet évènement devrait réunir plus de 700 congressistes autour d’un programme de qualité.

Adresse internet :  www.arspg.org






Sortir de la tyrannie du présent
La quantité massive de données dont nous disposons sur tous les sujets, des sciences sociales aux systèmes environnementaux, nous laisse espérer la possibilité de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons.
Mais les arbres ne cachent-ils pas la forêt ? Le mathématicien Samuel Arbesman (@arbesman) affirme dans Wired qu’il nous faut désormais compléter ces big data par les “long data” : des informations sur les phénomènes lents, se développant sur le très long terme. Pour cela, nous devons collecter et surtout interpréter des données s’étendant sur plusieurs siècles, voire des millénaires.
Un exemple de ce genre de travail, cité par Arbesman, est l’oeuvre Jared Diamond, auteur deGuns, Germs and Steel (traduit en français sous le titre De l’inégalité parmi les sociétés –Wikipédia). Pour Diamond, les seules raisons pour lesquelles certaines civilisations se sont développées pour créer des institutions complexes (ce qui ne signifie pas meilleures) sont à chercher dans les conditions matérielles aux origines de l’Histoire. Ainsi le développement des pays de la zone eurasiatique s’expliquerait, entre autres, par leur situation sur un axe est-ouest (grosso modo l’itinéraire de la “route de la soie”) sur lequel les techniques d’élevage et d’agriculture peuvent aisément transiter. En effet cet axe ne connait pas de différences climatiques majeures (les transferts se déroulent à peu près sous la même latitude), ce qui évite une acclimatation trop difficile des plantes et des bêtes. Au contraire, l’Afrique et l’Amérique du sud sont structurées sur un axe nord-sud, qui rend les communications et le transfert de technologies plus difficile. Pour Diamond, prendre en compte ces aspects matériels est la seule manière d’éviter une vision raciste de l’histoire, comme lorsqu’on imagine que certaines cultures ont bloqué l’innovation. Dans cette vision à très long terme, les différences culturelles se voient gommées et on ne perçoit plus qu’une humanité unique en relation avec son environnement.
Si ces “long data” peuvent présenter un grand intérêt pour les historiens, sont-elles vraiment importantes pour qui cherche à envisager le futur ?


Une prison de l'Hérault innove en matière d'aide aux toxicomanes


Une nouvelle thérapie a été mise en place pour aider les détenus à lutter contre les addictions aux opiacés, dans une maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone près de Montpellier. L’étude est présentée ce jeudi lors d'un congrès organisé à Montpellier par l'APSEP (Association des professionnels de santé exerçant en prison). L’innovation consiste en un médicament sublingual, le Suboxone, qui a le principe du Subutex, avec en plus, un anoxone, une sorte d'antidote de l'héroïne, selon le Dr Fadi Meroueh, chef du service de l'unité sanitaire de la maison d'arrêt. 55 toxicomanes ont accepté d'essayer le nouveau produit dont 31 ont donné leur accord pour participer à une étude réalisée par une éducatrice extérieure à la maison d'arrêt. Habituellement dans les prisons, deux possibilités sont proposées aux toxicomanes comme traitement substitutif de la dépendance aux opiacés : la Méthadone et le Subutex. Inconvénients: si la Méthadone « peut être à l'origine d'un surdosage mortel », selon le médecin, le Subutex peut « être reconditionné pour du trafic ».

jeudi 7 février 2013

Pour John Perry, la procrastination c’est tout un art !

Par Bernard Quiriny - Le 07/09/2012

C’est la rentrée, les dossiers s’accumulent et vous avez furieusement envie de retourner à la plage ? Avec le philosophe John Perry, découvrez les mérites de la procrastination, ou l’art d’être productif en reportant l’urgent à plus tard.


Les règles de la panique morale technologique

La lecture de la semaine, elle provient du magazine américain Wired(@wired) et de son chroniqueur Clive Thomson (@pomeranian99). Son titre "les règles de la panique".
"Quiconque s'intéresse à l'actualité le sait, commence Thompson, il y a souvent un effet collatéral aux nouvelles technologies : la panique morale. Facebook engendre le narcissisme ! Ecrire des textos nous rend analphabètes. Ce qui est drôle, c'est que d'autres technologies ne provoquent rien de cet ordre. Prenez Square, par exemple, qui permet à chacun de payer par carte de crédit... Il est en train de devenir un outil mainstream, bouleverse le fonctionnement du petit commerce et la manière dont des amis partagent une addition dans un bar, mais ne provoque pas grand discours. Quelle différence ? Pourquoi certaines technologies nous font-elles peur et pourquoi d'autres provoquent-elles l'indifférence ?

Image : un poussoir panique photographié par Mikel Manitius.

Genevieve Bell (Wikipédia) pense avoir la réponse. Elle est directrice de recherche chez Intel et étudie depuis longtemps la manière dont les gens intègrent les nouvelles technologies dans leur vie quotidienne. Dans un entretien donné en 2011 au blog techno du Wall Street Journal, elle a proposé une théorie intéressante. Pour provoquer une panique morale, une technologie doit obéir à trois règles.
1. Elle doit changer notre rapport au temps.
2. Elle doit changer notre rapport à l'espace.
3. Elle doit changer notre relation aux autres.

REVUE SANTÉ MENTALE

N° 53 DÉCEMBRE 2000

N° 53 - Décembre 2000

Plus qu'une réalité clinique, la schizophrénie est aujourd'hui un objet théorique. Restent des symptômes et surtout des patients, dont la prise en charge nécessite la rencontre de plusieurs savoirs. Une collaboration qui inclue, outre les patients eux-mêmes, les soignants, les travailleurs sociaux, les familles mais aussi les pouvoirs publics, dans la perspective d'éviter la désinrtion et l'isolement. L'essentiel étant, pour les soignants, de rejoindre le patient là où il se trouve, afin de l'accompagner en se soutenant les uns les autres.


REVUE SANTÉ MENTALE

SOINS SOUS CONTRAINTE : PEUT MIEUX FAIRE !
Après plus d’un an d’application de la loi du 5 juillet 2011 relative aux soins sans consentement en psychiatrie (1), quel bilan peut-on dresser ? Un colloque intitulé« Liberté, sécurité, soins : la nouvelle diagonale du fou » organisé par le Syndicat de la magistrature (SM) le 23 novembre a réuni les différents acteurs afin notamment« d’élaborer des pistes en faveur d’une réforme indispensable au travers de ce triptyque qui gouverne la prise en charge du malade : liberté, sécurité et soins ». Le SM estime que la loi s’inscrit dans un contexte qui conduit à « faire du soin psychiatrique un outil au service de l’ordre public et de la sécurité et rend de fait le soignant acteur et comptable de cette mission. »

Muséographie du moi

LE MONDE | 



The Museum of Me, d'Intel.com, invite l'internaute titulaire d'un compte Facebook à "créer et explorer les archives visuelles de sa vie sociale".
The Museum of Me, d'Intel.com, invite l'internaute titulaire d'un compte Facebook à "créer et explorer les archives visuelles de sa vie sociale". | Intel.com

Quel est le moi, qu'il soit de pixels ou de chair et de sang, sans le prolongement de l'autre ? Evoquant L'Exposition de soi. Du journal intime aux webcams d'Anne Cauquelin (Eshel, coll. "Fenêtre sur ", 2003), Arnaud Genon écrit sur Fabula.org qu'"au support premier de l'écriture de soi, la feuille de papier ou le livre, s'ajoutent aujourd'hui des cyber-supports tels que le journal sur Internet ou la webcam. C'est ainsi qu'il nous faut désormais parler "d'exposition de soi", cette formule permettant de prendre en compte ces nouveaux moyens d'expression" (bit.ly/YDDCyl).
Une exposition de soi, une "tendance expressiviste", qui, selon le sociologue Dominique Cardon, en octobre 2008, "n'est pas près de s'éteindre" (bit.ly/YDDyyq), pointant que "l'identité numérique est moins dévoilement que projection de soi".
Les résultats d'une enquête ("Sociogeek") pointaient, en 2008, l'émergence de deux nouvelles formes d'exposition, en marge des modalités classiques que sont l'exposition de soi traditionnelle et l'impudeur corporelle. Ces deux nouveaux archétypes, toujours pérennes en 2013, sont l'exhib', "qui correspond aux formes d'expression de soi selon lesquelles les personnes se mettent en scène" et le trash, ses "formes d'expression de soi outrancières" et ses "images négatives" (bit.ly/14uyHQH).


The Museum of Me, d'Intel.com, invite l'internaute titulaire d'un compte Facebook à "créer et explorer les archives visuelles de sa vie sociale".

CULTURE DE L'ÉGOTISME EFFRÉNÉ ?
"Exposition", selon les termes d'Anne Cauquelin. "Projection", pour Dominique Cardon. Une terminologie associée aux arts et à la société du spectacle ? Sommes-nous en représentation, sur la scène de nos écrans, sur les planches virtuelles du Web, prêts à accrocher notre "moi éditorialisé" sur les murs de nouveaux e-musées ? Culture de l'égotisme effréné, dans le seul but de se constituer un capital social, voire un patrimoine culturel du soi ?
The Museum of Me, d'Intel.com, invite l'internaute titulaire d'un compte Facebook à "créer et explorer les archives visuelles de sa vie sociale"(intel.ly/11duMDk). L'individu, metteur en scène de sa vie sur "èfbi" fait dès lors son entrée au musée. Gros plan sur le titre de cette rétrospective : "Marlène Duretz", en lettres capitales, suivi des dates de l'exposition. Un panorama horizontal permet au visiteur de pénétrer dans la première salle et de découvrir les tableaux de l'"artiste". Sans le moindre égard pour le droit d'auteur, les photographies et reproductions engrangées sur mon Facebook deviennent ici "mes" créations.
La visite continue : une scénographie élégante et des installations originales et variées valorisent mes statuts, commentaires, profils et publications. Quelle démonstration, certes esthétiquement irréprochable mais nombriliste, de l'"exposition du soi" ! Encore heureux que l'entrée soit gratuite.

mercredi 6 février 2013

Le contrôleur des prisons dénonce les "maintiens injustifiés" dans les unités pour malades difficiles

LE MONDE | 
Il est plus facile d'entrer dans une unité pour malades difficiles (UMD) que d'en sortir une fois soigné. Voilà ce que dénonce le contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, dans un avis sur ces structures qui accueillent les malades présentant un danger pour autrui, nécessitant des soins et des mesures de sûreté renforcés, publié au Journal officiel, mardi 5 février. Il y constate des"maintiens injustifiés" dans ces unités, portant atteinte aux droits fondamentaux des malades, en particulier en raison de décisions de sortie qui restent "lettre morte". "Ces malades ne peuvent pourtant être cantonnés en UMD parce qu'à un moment ils ont fait peur", nous explique-t-il.
Assise statistique du DSM-5 : l’ère du kappa
Publié le 04/02/2013

« La fiabilité est le premier test de validité pour un diagnostic » rappelle The American Journal of Psychiatry, à propos de la «psychiatrie fondée sur des faits » (evidence-based psychiatry, sur le modèle de l’evidence-based medicine)[1] inspirant le DSM depuis le DSM-III, autrement dit une « validation empirique des critères » pour reconnaître la symptomatologie des maladies (sous-entendu sans a priori théorique, comme par exemple dans les conceptions psychanalytiques).




Questions d'éthique

Syndiquer le contenupar Monique Canto-Sperber
le jeudi de 15h30 à 16h
Ecoutez l'émission29 minutes

Que veut dire une éthique du soin? avec Frédéric Worms

22.11.2012 - 15:30 Ajouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile
Frédéric Worms, professeur à l'Université de Lille III et directeur du Centre international d'études de la philosophie française contemporaine à l'École normale supérieure.
Soin et politique edition des PUF 2012
Invité(s) :
Frédéric Worms, philosophe, directeur du Centre international d'études de la philosophie française contemporaine et professeur à l'université de Lille III
A écouter ou podcaster ici

Mourir à Paris en 2013 faute de place à l'hôpital ?

Le Monde.fr | 

Salles de shoot : pour l’Académie, c’est non et pour l’Ordre, c’est risqué


L’Académie de médecine réitère son opposition au projet d’expérimentation des salles d’injection dont la première devrait bientôt être installée à Paris, a priori dans le quartier de la Gare du Nord. L’Académie reprend, dans un communiqué daté de ce mercredi, des arguments qu’elle avait déjà fait valoir en 2011 : « les addictions (...) créent un état de maladie qu’il convient de traiter et non d’entretenir » ; « notre pays est doté de structures de soins aux toxicomanes facilement accessibles et (...) susceptibles de délivrer des produits de substitution » et insiste sur le « coût élevé » d’un tel projet. Elle regrette, d’aileurs, que son avis « n’ait pas été entendu » par les pouvoirs publics ».
De son côté, l’Ordre des médecins demande une « évaluation extérieure » du projet d’expérimentation de salles de shoot. Pour le CNOM, ce faisant « on cautionne l’injection de produits illicites » et « on véhicule un message fort permissif pour les jeunes ». En outre, se pose la question de la responsabilité du personnel médical présent dans ces centres.

Santé publique : les leçons du modèle scandinave

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 
Les pays nordiques seraient-ils des modèles pour l'épidémiologie ? Des effets secondaires des pilules de 3e génération à ceux d'un vaccin contre la grippe H1N1, beaucoup d'alertes viennent du froid.
Qu'il s'agisse de données concernant la consommation et les effets secondaires de médicaments, la santé des enfants, les cancers ou les pathologies chroniques (diabète, maladies cardio-vasculaires...), les études menées dans ces "petits" pays - dont le plus peuplé, la Suède, avec 9,5 millions d'habitants - font souvent référence. Elles sont régulièrement publiées dans des revues médicales de haut niveau, et peuvent venir à l'appui de décisions de santé publique à l'échelle internationale. Des performances qui reposent en bonne partie sur l'exploitation d'un système très développé de registres.