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samedi 16 mars 2019

Jean Arcelin : “Une large majorité des 700 000 personnes en Ehpad mangera, pour le reste de sa vie, des repas à 1€”

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Publié le 16 mars 2019
Pendant près de trois ans, Jean Arcelin a dirigé un Ehpad dans le sud de la France, avant de renoncer. Il publie son témoignage dans "Tu verras maman, tu seras bien" (ed. XO).
Atlantico : Vous êtes le premier directeur d'un Ehpad à témoigner de votre expérience. Qu'est-ce qui a motivé l'écriture de "Tu verras maman, tu seras bien" (ed. XO) ?
Jean Arcelin : Ce qui a motivé l'écriture de ce livre, c'est que j'étais auparavant directeur général dans l'automobile. J'aime beaucoup le business, parce que cela crée des richesses, cela crée de l'emploi, cela fait tourner le monde et cela crée du progrès, mais j'ai découvert la limite du business libéral : le soin des personnes âgées vulnérables et dépendantes. Si j'ai écrit ce livre, c'est que je considère que j'ai vu des choses et que je vois des stratégies qui sont incompatibles avec la prise en charge de qualité de personnes âgées. Ce n'est plus de l'ordre du business mais de l'ordre de l'éthique s'il en reste.
Cela m'a traumatisé : j'ai fait des cauchemars, j'ai pris des anti-dépresseurs. Vous vivez des scènes, que je décris presque comme des scènes de guerre. Dans le deuxième Ehpad que j'ai géré, vous avez neuf soignants. Sur ces neuf soignants, certains matins, il peut en manquer trois. Vous avez 120 résidents. Cela fait donc un soignant pour 20 résidents. Le matin, les résidents se réveillent. Je parle de résidents qui payent 3000 euros par mois. Le matin, ayant un management de proximité, avant d'aller dans mon bureau, je me rendais dans les chambres des résidents. Je vais vous décrire une scène dont j'ai parlé dans le livre : dans un couloir vide, vous avez une vingtaine de chambres, et au fond de ce couloir, ce matin-là, je vois une ombre, une femme. Je m'approche car je sens qu'il y a un problème, je la vois s'affaisser, c'est une femme nue qui a 90 ans au moins, qui est lucide, qui traîne ses couches souillées à ses pieds et qui en fait, tout simplement, me demande de l'aide. Elle est mutique, choquée par ce qu'elle vit. Ce qui s'est passé, c'est qu'elle s'est réveillée, personne n'est venu. Elle a essayé de se changer mais elle n'y est pas parvenue. Elle n'est pas arrivée à se défaire de ses couches parce que les élastiques enserrent ses jambes. Elle sort dans le couloir pour chercher de l'aide. Je la recueille dans mes bras : j'ai dans mes bras une femme de 90 ans, nue, qui me demande de l'aide. Ce sont ce genre de scènes dont je parle.

BESANÇON - EXPOSITION Le musée accueille des « bruts »

LE 15/03/2019 

Longtemps galeriste à Besançon, Jean Greset a rassemblé une riche collection d’art brut. Assez pour que le musée des beaux-arts lui prête ses murs. Besançon accueille, actuellement, trois expositions très originales.


La collection Greset a les honneurs du musée des beaux-arts. Cette dernière est associée   à une exposition consacrée à Georges Focus.  Photo ER /Franck Hakmoun
La collection Greset a les honneurs du musée des beaux-arts. Cette dernière est associée à une exposition consacrée à Georges Focus.  Photo ER /Franck Hakmoun

C’est une histoire de fous. C’est, en tout cas, souvent et bien sommairement que l’on associe l’art brut à celui des déséquilibrés mentaux.
Jean Greset ne part pas dans ce discours : « C’est simplement des gens qui ne sont pas passés par une formation académique et qui ne cherchent pas à se faire connaître, ils créent pour eux-mêmes. »


Psychiatrie : les Aides médicaux psychologiques (AMP) font le siège de l'ARS à Rodez

Publié le 

Une soixantaine de personnes se sont mobilisées pour réclamer davantage de moyens.
Une soixantaine de personnes se sont mobilisées pour réclamer davantage de moyens.

À l'appel de la CGT santé, une partie des personnels de l'hôpital Sainte-Marie de Rodez a fait hier le siège des bureaux de l'antenne départementale de l'Agence régionale de Santé (ARS) pour réclamer davantage de moyens humains et financiers pour travailler.


PHOTO/BRUT COLLECTION DECHARME & CIE

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  • 2019-PHOTO-press01
        Peut-on considérer la « photographie brute » comme une catégorie de l’art brut, selon la définition donnée à ce concept par Jean Dubuffet ? Elle réunirait alors des prises de vue, des tirages, des photomontages, des photocollages, réalisés par des auteurs autodidactes, produits en dehors des circuits artistiques conventionnels, dans un cadre asilaire ou dans la solitude et la marginalité des villes comme des campagnes.  Lire la suite ...


  • Peut-on considérer la « photographie brute » comme une catégorie de l’art brut, selon la définition donnée à ce concept par Jean Dubuffet ? Elle réunirait alors des prises de vue, des tirages, des photomontages, des photocollages, réalisés par des auteurs autodidactes, produits en dehors des circuits artistiques conventionnels, dans un cadre asilaire ou dans la solitude et la marginalité des villes comme des campagnes.


La France a rapatrié de Syrie cinq enfants orphelins de djihadistes

Ces mineurs se trouvaient dans différents camps du nord-est de la Syrie. L’opération a été menée par des moyens uniquement français, selon le Quai d’Orsay.
Par Elise Vincent et Nathalie Guibert Publié le15 mars 2019
Une petite fille attend au centre médical du camp de transit d’Al-Hol (Syrie), le 8 mars.
Une petite fille attend au centre médical du camp de transit d’Al-Hol (Syrie), le 8 mars. LAURENCE GEAI POUR « LE MONDE »
L’opération a été maintenue secrète jusqu’au dernier moment et gérée en cercle ultra fermé. Moins de cinq personnes dans l’appareil d’Etat étaient au courant de l’opération et de ses modalités, selon nos informations. Cinq enfants de djihadistes, qui étaient jusqu’à présent retenus au Kurdistan syrien dans différents camps, ont été rapatriés dans la plus grande discrétion, vendredi 15 mars, a annoncé le ministère des affaires étrangères dans un communiqué : « La France a procédé ce jour au retour de plusieurs mineurs orphelins et isolés, âgés de 5 ans et moins, qui se trouvaient dans des camps du nord-est de la Syrie ».
Ces cinq enfants sont arrivés sur le sol français à 13 h 30 à l’aéroport de Villacoublay, situé dans les Yvelines. Peu de détails ont été donnés sur leur profil. Seuls des éléments sur leur état de santé ont été communiqués : quatre sont « à peu près en forme » tandis que le cinquième est « blessé » et dans « un mauvais état » de santéa précisé une source diplomatique, affirmant qu’il pourrait être hospitalisé.

« C’était les cas les plus évidents »

Les détails de cette opération – la première du genre depuis la Syrie – n’ont pas été divulgués. On sait toutefois qu’elle était préparée depuis de longs mois, et qu’elle a été réalisée concrètement en quelques jours par des moyens militaires uniquement français, dans des conditions délicates. C’est un avion français qui aurait ainsi rapatrié ces enfants directement depuis la Syrie sans transiter par l’Irak. « Il y avait une équipe au sol et une dans l’avion », a précisé un proche du dossier. La seconde comptait deux médecins.
En Syrie, la France s’est appuyée sur les Forces démocratiques syriennes (FDS) qu’elle a remerciées dans son communiqué. Ce sont elles qui ont « rendu possible cette issue », a déclaré le Quai d’Orsay. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a, pour sa part, aidé en amont à l’identification des enfants sur place et à s’assurer qu’il s’agissait bien d’orphelins ou de mineurs isolés. Certains d’entre eux avaient en effet été recueillis par des familles d’accueil situées dans et en dehors des camps.
Le ministère des affaires étrangères dit avoir sélectionné ces enfants pour cette première vague de rapatriements en raison de leur très grande « vulnérabilité ».« C’était les cas les plus évidents », confie-t-on. Parmi eux, selon nos informations, se trouve au moins une petite fille qui se trouvait au camp de Roj, dont le père est présumé mort depuis 2013. L’avocate de sa grand-mère, Me Samia Maktouf, avait déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris en début de semaine, le 11 mars.

« Nous n’oublions pas les autres enfants »

Trois autres de ces enfants rapatriés sont issus d’une seule et même fratrie. Agés de 1, 3 et 5 ans, il s’agit des garçons de Julie Maninchedda, une jeune femme originaire de Libercourt (Pas-de-Calais), brillante lycéenne, violoniste à ses heures, qui avait rejoint les rangs de l’organisation Etat islamique (EI) avec son époux, en 2014 – aujourd’hui incarcéré et détenu par les Kurdes.

Matières à penser | « Apprentissages et troubles du cerveau » par René Frydman 

15/03/2019

René Frydman
René Frydman Crédits : Christophe Abramowitz - Radio France
Apprentissages et troubles du cerveau
En partenariat avec leQuotidien du médecin
L’étude du cerveau est en plein essor : les neurosciences, la psychiatrie et d’autres approches cernent son fonctionnement. Nous avons souhaité aborder les plus récentes découvertes de ce domaine dans une série de cinq émissions.

Lundi 18 mars 2019

Olivier Houdé, psychologue, professeur de psychologie du développement à l'université Paris Descartes,  il dirige, à la Sorbonne, le Laboratoire de Psychologie du DEveloppement et de l’éducation de l’enfant (LaPsyDE) du CNRS. Il a écrit de nombreux livres dont « Apprendre à résister » (éditions le Pommier).
Le professeur Olivier Houdé lève le voile sur l’acquisition des connaissances et le mode de raisonnement. Quel est le rôle des émotions dans l’approche logique ? Résister à ses propres erreurs s’apprend-t-il ? Qu’est-ce que l’intelligence humaine ? La place des neurosciences dans l’éducation est-elle en train de changer ?

Mardi 19 mars 2019

Marion Leboyer est professeure de psychiatrie, responsable du pôle psychiatrie et d’addictologie au CHU Henri-Mondor, Créteil, directrice de la Fondation FondaMental et Pierre-Michel Llorca est professeur de psychiatrie, chef de service au CHU de Clermont-Ferrand. Ils ont écrit ensemble « Psychiatrie : l’état d’urgence » (éditions Fayard). Il a reçu le Prix Edgar Faure de littérature politique 2018.

Directeurs, praticiens et usagers en psychiatrie demandent audience à l'Élysée

Publié le 15/03/19


Après l'annonce par Emmanuel Macron d'une initiative "d'ampleur" pour la psychiatrie à l'automne, les acteurs de la discipline souhaitent en savoir davantage et veulent être reçus à l'Élysée pour faire entendre leurs propositions.
Dans un courrier du 12 mars, les représentants d'une vingtaine* de syndicats et d'associations en lien avec la psychiatrie — au titre notamment des directeurs et présidents de commissions médicales d'établissement (CME), professionnels de santé (psychiatres, infirmiers), psychologues, usagers et familles — demandent à être reçus à l'Élysée à la suite de récentes déclarations d'Emmanuel Macron. Interpellé lors d'un débat sur des problématiques en santé mentale en Gironde fin février, ce dernier a en effet annoncé que des travaux devraient être finalisés pour l'automne pour "réinvestir" dans la psychiatrie et lui "redonner des perspectives". Mais cette "initiative d'ampleur" promise reste pour l'heure sans précision.

En un an, 4 000 soignants en souffrance ont appelé le numéro d’écoute de l’Ordre




Le 1er janvier 2018, le Conseil national de l’Ordre des médecins lançait un numéro d’écoute et d’assistance confidentiel et gratuit (à partir de mars) à destination des professionnels en souffrance. L’idée était notamment de compléter son service d’entraide et de fédérer sous un même numéro, toutes les associations qui pouvaient exister dans les différentes régions. Après un an d’existence, le numéro vert a reçu plus de 4 000 appels et la fréquence ne faiblit pas en ce début d’année, puisqu’en janvier, 300 appels supplémentaires ont été réceptionnés. « Ce sont en majorité des infirmières qui appellent puis des médecins, médecins du travail et généralistes en premier lieu. Le profil des appelants est en corrélation avec l’enquête menée par l’Ordre sur la souffrance des soignants », explique le Dr Jacques Morali, conseiller ordinal national et président de la commission d’entraide. A l’autre bout du fil, des psychologues formés par l’AAPMS (association d’aide professionnelle aux médecins et soignants).

Recommandations sur les tests génétiques dans le cadre des soins psychiatriques

Univadis

 14 mars 2019

La Société internationale de génétique psychiatrique (International Society of Psychiatric Genetics) a publié des recommandations révisées concernant l’utilisation des tests génétiques dans le cadre des soins psychiatriques. Les nouvelles recommandations, qui représentent la première révision complète depuis 2014, répondent à plusieurs questions controversées, notamment celle de l’utilisation de tests génétiques pour le diagnostic des maladies mentales et pour l’orientation des décisions thérapeutiques.


vendredi 15 mars 2019

Suicide de médecins hospitaliers : la médecine du travail lance l’alerte






Interview du Dr Alice Alvarez, médecin du travail et secrétaire générale l’ANMTEPH (Association Nationale de Médecine du Travail et d’Ergonomie du Personnel des Hôpitaux)

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Chapitres

Luc Perino  
Humeurs médicales  Réflexions d'un médecin sur les dérives du système sanitaire

Paracelse était un médecin entreprenant et fantaisiste. Sa théorie des signatures stipulait que la forme et la couleur des plantes indiquaient leur action : des feuilles en forme de cœur soignent le cœur et des fleurs jaunes soignent la jaunisse. Sa plus truculente invention est la « poudre de sympathie » composée d’une base d’huile de lin, de térébenthine, de vin rouge et de vitriol calciné, à laquelle il avait ajouté plusieurs ingrédients tels que de la mousse prélevée sur le crâne des cadavres, de la poudre de momie, de la cervelle de sanglier, des vers rôtis et du bois de santal.

Il s’imposait cependant par son charisme et reste considéré aujourd’hui comme celui qui a introduit la chimie en thérapeutique.

Sa poudre de sympathie a été largement utilisée aux XVI° et XVII° siècles pour guérir les plaies et aucun des grands noms de la médecine de cette époque n’en contestait ou n’osait en contester l’efficacité. Corneille et madame de Sévigné avaient personnellement témoigné des effets miraculeux de cette poudre sur eux-mêmes : « source de vie » pour l’un et « remède divin » pour l’autre.

jeudi 14 mars 2019

Psychiatres, psychologues, psychanalystes… comment bien choisir son psy?

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Par Manon Duran
Publié le 
différents types de psy

De nombreux clichés subsistent autour des métiers de la "psychologie". Comment différencier ces professionnels qui soignent nos esprits et apaisent nos angoisses ?


Ce n’est pas parce qu'on va voir un psy qu’on est fou. Cette phrase n’est pas de nous, mais de Mickael Benyamin*, psychologue clinicien spécialisé dans l’accompagnement d’adolescents et maître de conférences à l’Université Paris-Diderot. En effet depuis plusieurs années, aller voir un psy n’a plus rien d’extraordinaire. Bien au contraire. C’est même encouragé dans de nombreux cas de figure. D’après un récent sondage** réalisé par la société YouGov, 1 Français sur 3 aurait d'ailleurs déjà fait appel à un psy.
Seulement, il n’est pas facile de se repérer parmi la multitude de professionnels qui se cachent derrière cette étiquette de "psy". “En fonction de ses attentes et de ses symptômes, il est primordial de se renseigner sur la spécialisation de son interlocuteur et sur les modalités du suivi”, préconise Mélanie Gauché***, présidente de la Commission Nationale Consultative de Déontologie des Psychologues (CNCDP).

Témoignage : "J'ai grandi avec une mère malade psychiatrique"

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Le 15 mars 2019

Frédérique Bedos*, 47 ans, s’est construite entre amour fou et amour doux. Son enfance a été marquée par d’incessants allers-retours entre une mère adorée sombrant peu à peu dans la maladie mentale et une famille d’accueil source de résilience. Elle en garde des failles profondes mais aussi une force hors du commun. Elle raconte cette double enfance dans La petite fille sur la balançoire, éd. J’ai lu.

Ma mère m’aimait d’un amour fou

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"Je n’ai jamais connu mon père, je ne suis même pas sûre qu’il soit au courant de mon existence. Toute petite, je vivais seule avec ma mère, maman Jeanne, dans des conditions d’extrême précarité. Nous n’avions pas toujours de domicile fixe, étions hébergées au gré des rencontres. Elle survivait en vendant des fleurs dans les restaurants.

Ma mère m’aimait d’un amour fou

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"Je n’ai jamais connu mon père, je ne suis même pas sûre qu’il soit au courant de mon existence. Toute petite, je vivais seule avec ma mère, maman Jeanne, dans des conditions d’extrême précarité. Nous n’avions pas toujours de domicile fixe, étions hébergées au gré des rencontres. Elle survivait en vendant des fleurs dans les restaurants. A l’époque, elle riait beaucoup, me racontait des histoires loufoques, inventait pour moi des jolis mots bizarres, chantait à tue-tête. Elle était fantasque et m’aimait d’un amour fou, absolu et désordonné. Alerté par notre grande détresse matérielle, un prêtre a proposé à ma mère d’aller frapper à la porte d’une famille qu’il savait très accueillante, afin d’y chercher un peu de répit. Nous avons donc pris le train de Paris pour Croix, dans le Nord. Et là, nous sommes arrivés chez Marie-Thérèse et Michel, dans une jolie petite maison avec un jardin, pleine d’enfants adoptés dans le monde entier. J’avais 3 ans. A l’époque, elle riait beaucoup, me racontait des histoires loufoques, inventait pour moi des jolis mots bizarres, chantait à tue-tête. Elle était fantasque et m’aimait d’un amour fou, absolu et désordonné. Alerté par notre grande détresse matérielle, un prêtre a proposé à ma mère d’aller frapper à la porte d’une famille qu’il savait très accueillante, afin d’y chercher un peu de répit. Nous avons donc pris le train de Paris pour Croix, dans le Nord. Et là, nous sommes arrivés chez Marie-Thérèse et Michel, dans une jolie petite maison avec un jardin, pleine d’enfants adoptés dans le monde entier. J’avais 3 ans.