Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

vendredi 29 décembre 2017

Regards croisés sur l'actualité de la recherche en psychiatrie - Rencontre avec les associations de patients 2018

INSERM

Le samedi 27 janvier 2018, se tiendra à Paris la 4e journée Regards croisés sur l'actualité de la recherche en psychiatrie. Cette journée annuelle réunit chercheurs, praticiens et associations de malades. Elle est placée sous le haut-patronage du Ministère des Solidarités et de la Santé, organisée par le groupe NeuroPsy du réseau ScienSAs' de l'Inserm, l'Institut de Psychiatrie et la Fondation Pierre Deniker.


Le FIPHFP signe un partenariat avec le GHT Paris-psychiatrie et neurosciences



Le Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) et le groupement hospitalier de territoire (GHT) Paris-psychiatrie et neurosciences ont signé le 21 décembre une convention de partenariat. L'objectif : "établir une politique handicap ambitieuse" commune aux trois hôpitaux composant le GHT, à savoir le CH Sainte-Anne, l'établissement public de santé de Maison-blanche et le groupement public de santé de Perray-Vaucluse.

Et si les architectes prenaient en compte les besoins des soignants ?

28 décembre 2017

Optimisation de l’espace, choix des matériaux, personnalisation des lieux de soins… A l’hôpital, l’heure est à la collaboration entre soignants et maîtres d’œuvre pour construire des établissements plus performants. Mais la recette fonctionne plus ou moins bien… 
Illustration avec le chantier du CHR d’Orléans, lancé dans les années 2000 et livré en janvier 2015. L’objectif était de rassembler dans ce nouveau centre hospitalier régional, sur un seul lieu à La Source, deux établissements existants et distants de onze kilomètres. Au regard des chiffres, ce chantier hospitalier qui comprenait une phase de démolition reconstruction est le plus important de France : 1300 lits, 185 000 m2 et un bâtiment de 600 mètres de long.Construire un hôpital ou une clinique prend du temps. Entre cinq et dix ans depuis le moment où le besoin d’un nouvel établissement de soins se fait sentir, en passant par le déblocage des fonds publics ou privés, la levée des contraintes foncières, la sélection du maître d’oeuvre puis la conception du programme et du projet. Un long calendrier qui laisse bien souvent le temps au projet médical d’évoluer entre la commande et la livraison du bâtiment.

La camarde souffle le chaud et le froid en France

Univadis
21 déc. 2017

 Santé Publique France (SPF) publie dans le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) une étude édifiante concernant l'impact de la chaleur et du froid sur la mortalité en métropole.
A partir de données concernant dix-huit zones métropolitaines sur 10 ans (de 2000 à 2010, ce qui inclut la canicule de 2003), elle estime le nombre de décès attribuables aux excès de température, en liant la mortalité aux percentiles de température - tout en considérant les variables environnementales, démographiques et socio-économiques.

Conçue peu de temps après sa mère

Univadis
22 déc. 2017


La période est propice aux histoires qui paraissent miraculeuses, d'autant plus si elles parlent de naissance. Emma répond tout à fait à ces critères.
Il est né l'enfant tant attendu
Ses parents ne pouvaient pas avoir d'enfant. Son père, Benjamin, souffre en effet de mucoviscidose et est totalement stérile. Mais son épouse Tina et lui n'ont cependant pas renoncé à leur projet de devenir parents. Orientés vers l'adoption, ils ont découvert au cours de leurs recherches l'existence de la National Embryo Donation Center (NEDC), une organisation chrétienne qui concentre une grande partie des dons d'embryons réalisés aux États-Unis. Le dossier de Benjamin et Tina a été accepté (les critères sont moins stricts outre-Manche qu'en France) et trois embryons issus du même couple ont été implantés chez la jeune Tina, âgée de 25 ans.


Fin de vie : le conseil d’Etat doit statuer sur le cas d’une adolescente dans un « état végétatif persistant »

La famille d’une adolescente de 15 ans s’oppose à la décision de l’hôpital de Nancy, qui souhaite laisser mourir la jeune fille, estimant qu’elle n’aura « plus jamais la capacité d’établir le moindre contact ».

Le Monde.fr avec AFP 

Le Conseil d’Etat examine, jeudi 28 décembre, le cas d’Inès, une adolescente de 15 ans, tombée depuis juin 2014 dans un « état végétatif persistant » et au cœur d’une bataille judiciaire entre le centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Nancy et les parents de l’adolescente.

Le 7 décembre, la justice a donné raison au CHRU de Nancy, qui souhaite laisser mourir la jeune fille. Celle-ci souffre d’une maladie neuromusculaire auto-immune et est hospitalisée depuis juin, à la suite d’une crise cardiaque.

Plus de contact

Les parents d’Inès s’opposent à cette décision. « Ils veulent qu’on maintienne leur fille en vie, car ils veulent croire en une guérison », avait déclaré Me Frédéric Berna, l’avocat des parents de l’adolescente au début de décembre. Ils se disent persuadés que leur fille est encore capable de certains mouvements – volontaires selon eux –, alors qu’il s’agit de mouvements réflexes selon les médecins.


« Il faudra avoir une expertise sociologique de cette “crise” du Lévothyrox »

Dans une tribune au « Monde », cinq endocrinologues estiment que la crise provoquée par la nouvelle formule du médicament relève d’un « effet nocebo » – le ressenti d’effets indésirables, bénins, à une exposition inoffensive.

LE MONDE |  | Par 

Tribune. Une vraie frustration pourrait gagner ceux qui soignent ces patients et qui observent, effarés, cette invraisemblable « crise du Lévothyrox ». Notre conscience nous impose une conduite simple. Dire ce que nous pensons. Sereinement. Nos patients et notre discipline, l’endocrinologie, le méritent bien. Nous pensons que les symptômes rapportés comme « effets indésirables » ne peuvent pas être provoqués par les excipients de la nouvelle formulation du médicament du laboratoire Merck.


Le lactose contribuait à une moindre stabilité. L’adjonction de mannitol (un édulcorant des chewing-gums sans sucre) et d’acide citrique (utilisé dans les confitures industrielles) n’est pas à redouter ; le même excipient est utilisé dans les comprimés d’Aspro ou de ­Doliprane ou le citrate de bétaïne. Les tests chez les sujets sains ont établi une bioéquivalence analogue de la nouvelle formulation.

Dordogne : à 17 ans, il cambriole les patients d'un hôpital psychiatrique

Jeudi 28 décembre 2017Par Caroline Pomès
Un jeune de 17 ans est soupçonné d'avoir commis sept cambriolages vers Montpon-Ménestérol dont la majeure partie à l'hôpital Vauclaire, spécialisé en psychiatrie.
Le centre hospitalier spécialisé Vauclaire, à Montpon.
Le centre hospitalier spécialisé Vauclaire, à Montpon. © Radio France

 
Montpon-Ménestérol, France
Sept cambriolages à son actif à 17 ans. Un jeune a été interpellé récemment par les gendarmes de la brigade de Montpon. Il est soupçonné d'avoir commis sept cambriolages dont une grande partie dans les chambres de patients de l'hôpital Vauclaire

Communauté Psychiatrique de Territoire Rhône-Métropole : signature de la convention constitutive le 20 décembre 2017

Lyon Communiqués  Centres hospitaliers Saint Jean de Dieu, Le Vinatier et de Saint Cyr au Mont d'Or

Communiqué le 14/12/2017

Une offre et des parcours de soins de qualité sur un territoire homogène et cohérent

Elaborée par les trois établissements spécialisés assurant la mission de service public de psychiatrie sur le territoire de la Métropole de Lyon et du Nouveau Rhône, la convention constitutive concrétise l'ambition d'une offre de soins plus homogène pour l'ensemble de la population et de parcours de soins sans rupture.

Sur un territoire plus large que celui délimité par la zone d'intervention de chaque établissement, la CPT devra notamment contribuer aux modalités de coordination avec les équipes de soins primaires, tout particulièrement les médecins généralistes.

L'ambition de fédérer les acteurs de la psychiatrie et de la santé mentale


Avec pour objectif de participer au diagnostic et à l'élaboration d'un projet territorial de santé mentale assurant aux personnes des parcours de prévention, de soin,  de réadaptation et d'insertion sociale coordonnés et sans rupture, la CPT Rhône-Métropole contribuera aussi à fédérer l'ensemble des acteurs de la psychiatrie et de la santé mentale, ainsi que les représentants des usagers et les Conseils Locaux de Santé Mentale.


Les enfants de mère consommatrice de drogues souffrent pendant leur première année de vie !

15/12/2017

Le nombre de femmes enceintes consommatrices de drogues, particulièrement d’opiacées et donc de syndromes de sevrage néonatal est en augmentation. Par exemple aux USA, le pourcentage de mères sous opiacés a augmenté de 2000 à 2009 de 1,19 à 5,63/1 000 naissances à l’hôpital et le nombre de syndromes de sevrage des nouveau-nés de 1,20 à 3,39/1 000 naissances. Ces enfants ont un risque augmenté de prématurité, de petits poids de naissance et de pathologies respiratoires, neurologiques et gastro-intestinales. Les risques pendant la première année sont également connus mais n’ont pas fait l’objet d’une étude statistique étendue.

L’IRM fonctionnelle pour prédire le suicide

14/12/2017






La juste prédiction du risque de suicide est un idéal difficile à atteindre par les psychiatres. Elle repose essentiellement sur des indices cliniques, et finalement en grande partie sur les idées suicidaires que les patients peuvent rapporter. Or, la majeure partie des patients décédés par suicide ne signalent pas d’idées de suicide dans la période qui précède leur geste fatal. Pour avancer dans la compréhension des processus menant au suicide, les chercheurs d’une équipe de Pittsburgh ont tenté d’identifier un biomarqueur du risque suicidaire, en utilisant l’IRM fonctionnelle.

Et la parole des femmes se libéra

M LE MAGAZINE DU MONDE LE 
Depuis les révélations sur le producteur Harvey Weinstein, les femmes n’en finissent plus de dénoncer le harcèlement et les agressions qu’elles ont subies. Une lame de fond moins soudaine qu’il n’y paraît.






On ne se souviendra ni de l’heure ni de la date exacte, mais on gardera le souvenir diffus de cet automne où il s’est passé quelque chose, de ces semaines étourdissantes, quand l’on ne parlait que de « ça ». Sur les réseaux sociaux. A la radio, à la télévision, dans les journaux. Dans les cafés. Pendant les repas de famille. Partout. Des centaines de milliers de femmes ont dit « moi aussi ».

La main posée sur la cuisse ou sur les épaules. Moi aussi. Le frottement dans le métro. Moi aussi. Les baisers de force dans un couloir. Moi aussi. Les SMS égrillards. Moi aussi. Les « si tu montes dans ma voiture, j’aurai envie de te violer » murmurés avec désinvolture. Moi aussi. Les « putes », les « salopes », les sifflets et la peur de marcher seule dans la rue. Moi aussi. Les tentatives de viol. Les viols. Moi aussi. Moi aussi. Moi aussi. A l’infini.

MC Solaar: «L’éloignement, c’est comme une psychanalyse»

Soirmag
BELGIQUE


Le rappeur au cœur tendre nous donne de ses nouvelles après dix ans d’absence et nous offre une leçon de “Géopoétique”.

(©) Benjamin Decoin.
(©) Benjamin Decoin.

On l’avait laissé au "Chapitre VII" de son existence, pensant qu’il écrirait bientôt la suite. Seulement voilà, dix années ont passé, et pas de nouvelles de MC Solaar. Certes, une fois par an, il ne manquait pas de jouer les "Enfoirés" mais, de retour en chanson, il n’en était pas question. C’est pourquoi ce nouvel album a tout d’une très bonne nouvelle, qu’on découvre sous la forme d’un traité de "Géopoétique" et qui parle de l’influence de la géographie intime du presque cinquantenaire sur sa poésie, toujours aussi allumée, toujours aussi entraînante.
Vous avez pris une année sabbatique qui aura duré une décennie. Ça n’a pas été trop dur de revenir ?
Je suis victime de mes lectures. J’ai trop lu de livres d’utopistes qui disaient qu’il fallait aller bosser en usine, partir à la campagne fabriquer des fromages de chèvre, pour savoir ce qu’était la vraie vie. J’ai voulu aller vers la vraie vie, passer de l’autre côté. Je voulais également être là pour mes enfants, afin de ne pas avoir de regrets. Mais ça aurait pu être moins long. Je ne conseillerais à personne de faire la même chose.

Edito : Le cerveau : un monde encore inconnu !

RTFLASH   22/12/2017

Depuis une vingtaine d’années, les avancées dans la connaissance de notre cerveau ont été spectaculaires et sans précédent et l’on peut dire sans exagérer que nous avons plus progressé en deux décennies qu’en deux siècles dans la compréhension de cet « organe-univers » d’une incroyable complexité qu’est le cerveau humain.
Sans prétendre évidemment faire la liste exhaustive de toutes les découvertes intervenues dans les domaines de la neurobiologie et des sciences cognitives depuis la fin du siècle dernier, j’ai voulu cette semaine en rappeler quelque unes qui me semblent particulièrement marquantes, tant elles sont venues enrichir et parfois remettre en cause les principales théories scientifiques concernant le fonctionnement du cerveau.
Très longtemps, les scientifiques ont pensé que les neurones constituaient les unités fondamentales à étudier pour comprendre le cerveau. A contrario, les structures d’interconnexion dites neuronales (axones et dendrites) et les autres types de cellules cérébrales, comme les cellules gliales, ont été longtemps considérées comme secondaires et vues comme des éléments qui ne jouaient qu'un rôle subsidiaire
Prenons l’exemple des dendrites qui constituent 90 % du tissu de neurones de notre cerveau et forment les prolongements filamenteux du neurone servant à recevoir et conduire l'influx nerveux. Très longtemps, ces structures cérébrales ont été considérées comme des éléments passifs de l'activité électrique. Pourtant, des chercheurs de l'UCLA (Université de Californie à Los Angeles) viennent de démontrer qu'elles génèrent en réalité dix fois plus d'impulsions que le soma, corps principal des neurones dont elles sont le prolongement (Voir UCLA Newsroom).

Crimes sexuels : pour un droit en trois paliers

Par Irène Théry, sociologue, directrice d'études à l'EHESS 
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Image issue de la série photographique «Silenzio #2».
Image issue de la série photographique «Silenzio #2».
Photo François Fontaine. Agence VU

Si on relevait le seuil de non-consentement absolu de 6 à 13 ans, âge où la puberté est accomplie et seuil de la responsabilité pénale, deux exigences seraient remplies : protéger au mieux les victimes de violences sexuelles et accompagner les adolescents vers l’indépendance.


La catastrophe du suicide en Iran, le résultat funeste de la dictature théocratique

Hot News Portal
 27 décembre 2017



Le suicide bouleversant d’une mère avec son bébé et sa jeune fille
La tendance croissante au suicide chez les différentes classes et groupes d'âge ainsi que l'augmentation des suicides collectifs, sont devenues une catastrophe humanitaire humaine en Iran. Les victimes de la plupart de ces suicides se trouvent dans les provinces occidentales et méridionales défavorisées du pays, telles qu’Ilam, Kermanchah, Lorestan, Hamedan et Khouzistan, et la majorité étant principalement des femmes et des jeunes, y compris même des jeunes de 13 ans.
« Le suicide en Iran a augmenté d’une façon étonnante », selon le site Internet officiel Khabar Online. « De 2011 à 2015, les suicides ont augmenté de 66% chez les femmes et de 71% chez les hommes. Pendant des années, les statistiques sur le suicide n'ont pas été communiquées aux médias comme elles le devraient et les entités impliquées refusent pour la plupart de le faire. Les suicides parmi les jeunes sont également très élevés. »

Hôpital : le tabou des médecins aux diplômes étrangers

Par Eric Favereau — 

Des médecins formés à l’étranger manifestent devant le ministère de la Santé pour une meilleure reconnaissance de leurs compétences, le 15 novembre.
Des médecins formés à l’étranger manifestent devant le ministère de la Santé pour une meilleure reconnaissance de leurs compétences, le 15 novembre.Photo Garo. Phanie

Face à la pénurie de personnel, nombre d’établissements, en particulier dans les zones peu attractives, ont de plus en plus recours à des praticiens formés à l’étranger et contraints à la précarité. Symptôme de la crise de l’hôpital.

C’est l’angle mort de la crise des hôpitaux publics : les «médecins à diplômes étrangers». On évite d’en parler, on fuit le sujet. Les directeurs d’hôpitaux, par exemple, ne veulent surtout pas l’aborder. «Vous nous informez que vous conduisez une enquête sur les questions de démographie médicale en France et sur les médecins à diplômes étrangers, répond ainsi le directeur de l’hôpital de Château-Thierry (Aisne).Nous ne souhaitons pas participer à votre enquête.»Ajoutant, bon prince : «Mais nous sommes pleinement à disposition si vous souhaitez à l’avenir avoir un exemple de structuration territoriale des filières de prise en charge.»


MALADIE DE PARKINSON : DES CHAUSSURES AVEC LASER INTÉGRÉ POUR CORRIGER LA DÉMARCHE

jeudi 28 décembre 2017

Adolescents face au cannabis : mode d’emploi

Un livre pratique et didactique écrit par trois professionnels de terrain pour aider les parents à accompagner leur enfant exposé à la drogue.

LE MONDE  | Par 

Le livre. Quand faut-il s’inquiéter ? Quand et comment en parler ? Et surtout comment gérer ensuite ? Face à la consommation de cannabis de leur adolescent – une situation banale puisque à 17 ans près d’un sur deux a déjà expérimenté cette drogue et 9 % sont des fumeurs réguliers –, beaucoup de parents paniquent ou se trouvent désemparés. C’est à eux, mais aussi à tous les adultes en contact avec ces jeunes, que s’adresse l’ouvrage Adolescents et cannabis. Que faire ?, rédigé par trois psychologues spécialistes des addictions, Jean-Pierre Couteron, également président de la Fédération Addiction, Muriel Lascaux et Aude Stehelin.

Pas à pas, forts de leur expérience de professionnels de terrain mais sans jamais se faire donneurs de leçons, le trio invite les parents à réfléchir sur les enjeux du cannabis à l’adolescence, puis à agir concrètement en trois étapes.

mercredi 27 décembre 2017

« Les raisons de ne pas croire en un dieu sont les mêmes que celles de ne pas croire au Père Noël »

Dans une tribune au « Monde », Franck Ramus, spécialiste des sciences cognitives, regrette que la liberté de conscience des enfants soit bafouée.

LE MONDE  | Par 

Tribune. Que diriez-vous de parents qui raconteraient à leur enfant l’histoire du Père Noël, mais qui, alors que l’enfant grandit, ne lui diraient jamais qu’il s’agit d’une histoire inventée ? Et qui, alors que l’enfant commence à douter et à opposer des arguments rationnels à l’existence du Père Noël (par exemple, l’impossibilité physique de livrer tous les foyers du monde en une nuit), maintiendraient mordicus que l’histoire est vraie, que ses détracteurs sont mal intentionnés, qu’il est essentiel pour l’enfant d’y croire, et que, s’il n’y croit pas, le Père Noël lui infligera des punitions bien plus graves que de ne plus lui livrer de cadeaux ?

Vous trouveriez certainement que ces parents jouent une farce bien cruelle à leur enfant, qu’ils le maintiennent dans un état de sujétion intellectuelle et psychique inacceptable, et qu’ils lui rendent un bien mauvais service en cultivant et en perpétuant sa crédulité d’enfant au lieu de développer son esprit critique. Vous considéreriez cette attitude comme un abus de pouvoir inexcusable, et vous auriez raison.

Le déjà-vu défie les méthodes scientifiques

Julie Schupbach    18 décembre 2017 



La science demeure incapable d’expliquer le phénomène de déjà-vu. Outre un manque de connaissances sur les mystères du cerveau, ce sont aussi des lacunes dans les outils d’analyse qui retardent l’enquête.

Marcher dans la rue puis d’un seul coup, être saisi de cette sensation étrange. L’impression d’avoir déjà vu la scène et d’en connaître par avance les moindres détails. Le sentiment est surprenant, inqualifiable, suscitant souvent l'incrédulité. Plus de deux personnes sur trois prétendent en avoir déjà fait l’expérience, mais aucune théorie ne semble être en mesure de l’expliquer. Tour d’horizon des idées scientifiques face à la question.
En l’an 300, le philosophe saint Augustin, se questionnait déjà sur le sujet. Certains écrits parlent ensuite de communion avec les ancêtres, d’autres de rêves prémonitoires, ou encore des souvenirs erronés. On doit d’ailleurs l’introduction du terme déjà-vu au médium – et philosophe – français Michel Boirac, en 1876. Plus récemment, c’est à la neurologie de suggérer des explications. Finie la subjectivité, place à l’expérimentation.

Irak : une formation en psychothérapie

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Disponible : 27/12/2017 au 29/12/2037

Ces dernières années, des millions d'Irakiens ont vécu de multiples traumatismes : violence des combats contre le groupe Etat Islamique, décès de leurs proches, tortures voire viols, ou embrigadement forcé... Le pays ne comptait qu'une poignée de psychologues pour les aider. Un cursus a vu le jour pour former de nouveaux spécialistes irakiens.