Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 28 octobre 2017

Psychologue en Équipe Mobile Psychiatrie Précarité. Freud à l’épreuve du trottoir ?





Psychologie Clinique 2017/1

parOlivier Jan
Psychologue, UMAPP, 
49 rue des Augustins, 76000 Rouen

Résumé

Français
Les Équipes Mobiles Psychiatrie Précarité (EMPP) ont pour mission de permettre l’accès aux soins des personnes les plus démunies, en passant par des techniques d’approche actives (« aller vers » les populations ciblées, employer le bas seuil, travailler en lien avec les professionnels ou bénévoles ayant contact avec les SDF, etc.) Un autre volet est celui de « l’aide aux aidants », pour permettre à nos partenaires de dépasser l’angoisse mobilisée par le côtoiement de sujets désocialisés, apparaissant souvent étranges.


QUAND LES PSYCHIATRES SORTENT DE LEUR CABINET

Accueil du site
 27 octobre 2017 | Adrien Renaud

Une psy présente les Equipes mobiles psychiatrie-précarité

Faire de la psychiatrie auprès des publics les plus précaires, en allant vers les patients et en prenant vraiment le temps avec chacun d’entre eux. Un rêve inaccessible ? Pas pour les Equipes Mobile Psychiatrie-Précarité (EMPP). Rencontre avec le Dr Eve Le Blanc, psychiatre à l’hôpital Paul-Guiraud au sud de Paris, qui en coordonne une dans les Hauts-de-Seine.
What’s up Doc. Expliquez-nous ce que sont les EMPP…
Eve Le Blanc. Ce sont des équipes de psychiatrie qui s’adressent aux gens qui sont en situation de précarité au sens large : SDF, migrants, personnes en hébergement d’urgence, expulsées ou en voie d’expulsion… C’est un public qui peut être dans le déni ou dans la survie : leurs problématiques psy ne sont pas leur priorité. A la différence de la psychiatrie classique, nous ne travaillons donc qu’avec la non-demande, ce qui pose en permanence des questions éthiques. Il y a tout un travail « d’apprivoisement » à faire, comme dans Le Petit Prince.

Agnès Buzyn : « Il faut arrêter d’obliger les hôpitaux à penser comme une entreprise »

Univadis
23 oct. 2017


Une longue interview au Journal du Dimanche et près d'une heure de débats avec les éditorialistes du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro : Agnès Buzyn a pu exposer largement les détails de son action ce dimanche, alors que doit débuter cette semaine l'examen du premier projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) de l'ère Macron.
Le soignant n'est pas là pour compter, ni l'argent, ni les lits
Très attendue sur la généralisation du tiers payant (à laquelle nous consacrons un article aujourd'hui), le ministre s'est également longuement exprimé sur l'hôpital. Alors que la rupture avec la logique entrepreneuriale imposée aux établissements de santé sous Nicolas Sarkozy était très attendue de l'équipe de François Hollande, qui aura quelque peu déçu sur ce point, Agnès Buzyn s'est manifestée avec force sur ce sujet. « Il faut arrêter d'obliger les hôpitaux à penser comme une entreprise qui doit faire du chiffre » a-t-elle martelé sur RTL. Un tel revirement a des conséquences sur la tarification, détaillées dans les colonnes du JDD. « Nous allons créer des modes de tarification centrés sur la pertinence des soins. Pour la chirurgie du "rétrécissement" de l'estomac chez les obèses, par exemple, on opère bien plus dans certains départements que dans d'autres. Parfois, cela devient une opération de routine et on dépense de l'argent alors qu'il existe des alternatives moins coûteuses et moins lourdes pour le patient.

vendredi 27 octobre 2017

Comment vivre avec l’idée de la mort ?

  

Nous réconcilier par la pensée avec la condition mortelle ? Oui, mais par quels chemins ?
☛ Il se pourrait bien que la suprême conquête philosophique consiste non pas à se rappeler en permanence que nous allons mourir, mais à l’oublier.
☛ « La mort n’est rien pour nous » : la fameuse phrase d’Épicure est-elle tenable ? Réponse sobre du grand admirateur des sagesses antiques, André Comte-Sponville. Et désaccord nuancé de Françoise Dastur, qui entend faire place à l’angoisse, dans la lignée de Heidegger.

Harcèlement sexuel à l'hôpital : le témoignage hallucinant d'un médecin macho


25.10.17

«Dérision».
Europe 1 a enquêté sur le harcèlement sexuel à l'hôpital et en revient avec un témoignage hallucinant. On y entend un médecin expliquer que «franchement, oui, des fois on met la main au cul», «tous les jours, à tout moment de la journée ou de la nuit, oui, c'est tout le temps». «Ça non, ça pour moi c'est pas du harcèlement, ça fait rire tout le monde, ça détend tout le monde, c'est un peu notre dérision et notre échappatoire», se justifie-t-il. Un harcèlement ancré dans le milieu médical dès les études, comme on le racontait hier.

De l’élitisme à l’épuisement

Pour son enquête sur l’investissement et le surinvestissement dans les quatre grands cabinets d’audit et de conseil anglo-saxons, Sébastien Stenger s’est fait recruter comme stagiaire pendant trois mois dans un des Big Four.

LE MONDE ECONOMIE | Par 


« Au coeur des cabinets d’audit et de conseil », de Sébastien Stenger. PUF, 288 pages, 26 euros.


Livre. Le 20 août 2013, Moritz Erhardt est retrouvé inanimé dans sa douche, foudroyé par une crise d’épilepsie après avoir passé trois nuits blanches au travail. Le décès du jeune Allemand de 21 ans, stagiaire chez Bank of America Merrill Lynch pour l’été, met en lumière les rythmes de travail dans les grandes banques d’affaires, le stress, le manque de sommeil, la pratique du magic roundabout : le salarié rentre chez lui en taxi tard dans la nuit, se douche, se change, puis reprend le même taxi pour repartir au travail.

A la suite du choc provoqué par ce décès, la banque propose aux stagiaires de terminer plus tôt leur travail. D’après le Financial Times, ceux-ci décident de travailler jusqu’au dernier jour, dans l’espoir de décrocher le poste très compétitif d’analyste à plein temps proposé à la moitié d’entre eux. Surprenant ? Pas vraiment. Malgré une vie privée quasi inexistante et une compétition harassante, ces métiers continuent d’attirer les jeunes diplômés. En 2014, la banque Morgan Stanley aurait reçu pas moins de 90 000 candidatures pour un stage d’été de summer analyst, pour 1 000 places proposées.

Requin de Will Self






Requin
Londres, années 1970. Dans la curieuse communauté du docteur Busner, toqués et angoissés déroulent le fil de leur vie. Un prodige de sensibilité.
Posant depuis des années un diagnostic tout sauf optimiste sur l’avenir de la littérature en général et du roman en particulier, Will Self n’en a pas pour ­autant baissé les bras. C’est un peu comme si cette désuétude annoncée ne le concernait pas encore, lui l’écrivain de notre temps, l’écrivain vivant, ancré dans le présent, dont ni l’ambition ni le geste n’affichent les stigmates de ce défaitisme — c’est même tout le contraire. Deuxième volet du triptyque ouvert par Parapluie (2012, traduit en 2015), le présent Requin — paru il y a trois ans en Grande-Bretagne, où les lecteurs disposent en outre depuis le printemps dernier de l’ultime jalon de la trilogie, Téléphone (en VO : Phone), salué par la critique comme un chef-d’œuvre — remet en scène un personnage récurrent de Will Self, présent ­depuis le mitan des années 1990 dans nombre de ses nouvelles et de ses romans : le docteur Zach Busner, psychiatre londonien, que le romancier immerge cette fois dans les années 1970.

Détecter un criminel, un dilemme pour les psy

SuisseLes psychiatres sont tiraillés entre les besoins de leurs patients et les exigences de sécurité de la société.

Pourquoi donc aucun psychiatre n'a vu le drame venir ? C'est la question qui se pose à chaque fois qu'un acte de sang se vérifie.
«En tant que psychiatre légal, j'aurais tendance à désigner un grand nombre de personnes comme potentiellement violentes. Cependant, elles ne le deviennent presque jamais, et ceci même si elles ne suivent pas de traitement», affirme Elmar Habermeyer, directeur de la clinique pour la psychiatrie forensique de la clinique psychiatrique universitaire de Zurich.
Les actes de violence de la part des malades psychiques se heurtent au dégoût des gens tout en stimulant leur imagination. En preuve, les nombreux tueurs en série dans la littérature criminelle.

Pourquoi le photojournaliste Reza expose cette photo dans l'enceinte de l'hôpital Sainte-Anne

Résultat de recherche d'images pour "huffpost"
27/10/2017 

C'est la photo d'une personne "libre de son corps et de ses mouvements" et elle veut dire beaucoup pour lui.



ANTHONY MICALLEF
Le photojournaliste Reza devant son exposition au Centre hospitalier Sainte-Anne à Paris.
 Jusqu'au 5 novembre, le secteur psychiatrie et neuroscience du Centre hospitalier Sainte-Anne, à Paris, organise "Fenêtres de l'Âme", une exposition de dix photos, prises et sélectionnées par le photojournaliste iranien Reza Deghati.
Parmi ces photos, toutes proviennent de différents reportages, en France et à l'étranger, du photographe notamment connu pour son portrait du commandant Massoud. C'est sur un cliché pris à Étretat, en Normandie, que le photojournaliste a souhaité s'arrêter. Il résume pour lui toute la démarche de cette exposition dans l'allée centrale de l'hôpital.
"Cette photo représente plusieurs choses. La passion, la fascination avec le coucher de soleil, mais aussi la liberté avec le mouvement de l'envol. On ne sait pas où est le deuxième pied, on ne devine rien. Chacun peut d'ailleurs imaginer le visage qu'il veut. Dans la position de ce corps, certains peuvent aussi voir une croix. Cette photo représente une personne, libre de son corps et de ses mouvements. "
REZA
Cette image a du sens dans cette exposition assez inédite dans le Centre hospitalier parisien. L'objectif? Déstigmatiser le service psychiatrique, faire évoluer le regard sur les personnes en situation de handicap mental et les troubles de la santé mentale. Reza incite le public à venir se promener dans le parc (public) de l'hôpital, tout en respectant les lieux et ses patients.

Harcèlement sexuel à l’hôpital : « De vieilles traditions ne sont plus tolérables »

Dans un entretien au « Monde », le directeur général de l’AP-HP, indique qu’il veut faciliter les signalements à l’hôpital, très exposé aux comportements déplacés.

LE MONDE  | Propos recueillis par 

Le président de l’APHP, Martin Hirsch.
Le président de l’APHP, Martin Hirsch. LUDOVIC MARIN / AFP

Quelques jours après les propos de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, dénonçant les « comportements très déplacés » dont elle avait fait l’objet lorsqu’elle était médecin, c’est au tour de Martin Hirsch, le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), de dénoncer ce phénomène. Pour celui qui dirige depuis novembre 2013 le « navire amiral » du système de santé français, avec 39 hôpitaux, près de 100 000 salariés et dix millions de patients chaque année, il existe bien un « problème » de harcèlement sexuel à l’hôpital.

Vous avez reconnu, jeudi 26 octobre, sur France Inter, que le harcèlement sexuel était un « problème » à l’hôpital. Comment mesurer sa réalité au sein de l’AP-HP ?

Cette réalité est impossible à nier, mais difficile à mesurer. Impossible à nier parce qu’il faudrait être sourd pour ne pas entendre des multitudes d’histoires, parfois racontées comme des anecdotes, lorsqu’on demande à une femme si elle a été confrontée dans sa carrière à une situation inappropriée, inacceptable. Difficile à mesurer, parce que, quand on regarde rétrospectivement les comportements qui ont été signalés et caractérisés pour donner lieu à procédure disciplinaire ou plainte, ils sont peu nombreux : moins d’une dizaine par an.

Le kilogramme repasse à la pesée

Des balances de haute précision sont aujourd’hui testées pour préciser la valeur de la constante de Planck afin de décrire l’unité de mesure de masse à la lumière de la physique quantique.

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 09.10.2017 | Par David Larousserie

Au Laboratoire national de métrologie et d’essais, à Trappes, une cloche de 2 mètres de hautpour 1,30 mètre de diamètre renferme une balance à fléau et une multitude d’outils optiques et électriques permettant de mesurer la constante de Planck. Philippe Stroppa

Depuis plusieurs années, un combat difficile, digne d’homériques luttes sportives, se joue. A la gauche, le grand K, poids mouche avec sa masse d’un kilo mais ­respecté pour son âge, 139 ans. A la droite, le ­petit h, même envergure, un peu plus jeune, né en 1900, mais résolu à devenir la référence de la discipline.

En fait le grand K a déjà perdu, mais l’intronisation de son successeur tarde. En termes moins métaphoriques : la définition internationale du kilogramme est en train de changer, comme prévu par une décision de la Conférence générale des poids et mesures (CGPM) en 2014. Jusqu’à présent, l’unité de masse était définie en référence à un étalon en alliage de platine et d’iridium, dont un exemplaire dit « IPK », ou « grand K », est stocké précautionneusement à Sèvres, au Bureau international des poids et mesures, avec six autres copies.

A partir de 2019, si la CGPM le décide en ­novembre 2018, ce sera un peu moins simple. Exit la référence au K, place à h, la constante de Planck. Celle-ci marque l’acte de naissance de la mécanique quantique et relie l’énergie portée par exemple par un photon à sa fréquence. Elle vaut 6,62607015 × 1034.

Quel rapport avec le kilogramme ? Cette constante s’exprime dans une unité contenant la ­seconde et le joule, qui elle-même s’exprime en… kilogrammes. Autrement dit, si l’on sait ce que vaut une seconde (dont la définition est aussi fixée par la CGPM), et si l’on fixe la valeur de h, alors on pourra dire ce que vaut un kilogramme. Ce genre de raisonnement liant des unités à des constantes s’appliquera également à l’unité de température, le kelvin ; l’unité de quantité, la mole ; l’unité d’intensité électrique, l’ampère…

Pour une nouvelle cartographie du masculin

Par Serge Hefez, Psychiatre, psychanalyste — 

8 mars. Des hommes bulgares, chaussés de talons hauts, font la course dans les rues de Sofia à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes.
8 mars. Des hommes bulgares, chaussés de talons hauts, font la course dans les rues de Sofia à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Photo Nikolay Doychninov. AFP








Selon le psychiatre et psychanalyste Serge Hefez, les hommes qui veulent s'éloigner de la figure du patriarcat doivent porter publiquement une nouvelle vision de la masculinité.

Lire la suite ...


Le « cancer » de l’assistanat : origine d’un préjugé

Quelque 71 % des Français estiment que la lutte contre l’« assistanat » est une priorité. Comment cette peur du « profiteur » a-t-elle envahi l’esprit des politiques et des citoyens ?

LE MONDE IDEES Par 

Aux Halles centrales de Paris, vers 1905.
Aux Halles centrales de Paris, vers 1905. COLL. CASAGRANDE / ADOC-PHOTOS / CS

Deux petites lettres ont suffi pour ­jeter l’opprobre sur le monde fragile des déshérités. En préférant le néologisme « assistanat » au mot traditionnel d’« assistance », Laurent Wauquiez, qui brigue la présidence des Républicains (LR), ­remet en cause la légitimité des politiques ­ sociales qui viennent en aide depuis plus d’un siècle aux démunis. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes instruit jour après jour le procès de la solidarité nationale : il dénonce inlassablement les « dérives », voire le « cancer » de l’assistanat.

Au fil des ans, le mot s’est imposé dans le discours d’autres élus de droite – Nicolas Sarkozy juge la République « incompatible avec l’assistanat » et l’ancien député LR de la Drôme Hervé Mariton regrette que la France plébiscite « la culture de l’assistanat ». Avec un indéniable succès : selon une enquête Ipsos Sopra-Steria réalisée en mars, 71 % des Français estiment que la lutte contre l’« assistanat » est une priorité. Inusité il y a une vingtaine d’années, le terme semble désormais banal, évident, presque incontournable.

« L’intelligence artificielle s’apprête à bouleverser la politique internationale »

Le chercheur Julien Nocetti plaide, dans une tribune au « Monde », pour la mise en place d’une gouvernance « multi-acteurs » de l’IA.

LE MONDE  | Par 




Le deep learning a permis d'importants progrès dans le domaine de l'intelligence artificielle.
Le deep learning a permis d'importants progrès dans le domaine de l'intelligence artificielle. QUENTIN HUGON/LE MONDE


Tribune. Six mois après le rapport « France IA », le gouvernement vient de confier au député mathématicien Cédric Villani une mission d’information sur l’intelligence artificielle (IA). Il s’agit, avant tout, d’éclairer l’exécutif sur la manière dont les Français peuvent se préparer à aborder ce « nouveau monde » qui s’apprête à bouleverser le travail et l’emploi. Mais si les enjeux socio-économiques et éthiques de l’IA sont fondamentaux, les conséquences géopolitiques de sa démocratisation et de sa sophistication croissantes imposeront une redéfinition de la puissance et de la conflictualité.

L’IA est de plus en plus débattue à l’échelle internationale. Vladimir Poutine déclarait récemment que le pays qui deviendra leader de ce secteur « sera celui qui dominera le monde ». En mars, François Hollande exprimait la même idée : « Les nations qui maîtriseront l’IA seront les puissances de demain. » Erigée en priorité stratégique par la Silicon Valley et l’industrie « 4.0 », l’IA s’apprête également à bouleverser la politique internationale.

Une des raisons tient à sa nature duale. A l’instar d’autres technologies de pointe, les applications de l’IA peuvent être tant civiles que sécuritaires ou militaires. L’apprentissage automatique – le machine learning, une technique qui permet, à l’aide d’algorithmes, de prévoir des tendances, résultats ou comportements – est déjà utilisé pour prédire la déforestation en Afrique ou les cours de la Bourse. L’IA a aussi permis des avancées dans la médecine, comme le diagnostic et le traitement de la malaria, et est abondamment utilisée dans l’agriculture, la météorologie ou les assurances.

VIDEO. Intelligence artificielle : Et si on n’avait plus besoin d’apprendre une langue étrangère ?

Résultat de recherche d'images pour "20 minutes"
Laure Beaudonnet
 04-10-17

TRADUCTION Au cours de la deuxième édition de Microsoft Experiences ce mardi, Microsoft a fait un point sur l'intelligence artificielle en France...

Illustration d'un professeur d'anglais
Illustration d'un professeur d'anglais — DERRICK CEYRAC / AFP
  • Microsoft Experiences, l'événement de l'intelligence artificielle, a eu lieu les 3 et 4 octobre au Palais des Congrès de Paris.
  • Le parcours AI Hackademy a présenté une trentaine de projets, dont Helpicto.
  • La traduction n'a jamais été aussi facile, dopée à l'intelligence artificielle.
Les brêles en anglais vont être contentes, les profs de langue étrangère un peu moins. L’intelligence artificielle pourrait bien les mettre au chômage d'ici peu. Au cours de la deuxième édition de Microsoft Experiencesorganisée au Palais des Congrès ce mardi, Thomas Kerjean, directeur de la division Cloud chez Microsoft, est revenu sur l’état de l’intelligence artificielle (IA) en France et sur certains cas concrets : « L’enjeu pour nous est d’injecter du deep learning dans tous les produits », souligne-t-il. Dopés à l’IA, les outils de traduction ont fait un tel bon ces dernières années qu’on se demande pourquoi on s’ennuie à aller en cours d’espagnol. Les nouvelles technologies sont capables de briser les barrières de la langue (tant pis pour la patience de Madame Garcia avec les quatrièmes B).

Laurent Cohen, Sherlock Holmes de la neurologie

Son nouveau livre, « Comment lire avec les oreilles », souligne les talents de vulgarisateur de ce chercheur, à l’origine de découvertes fondamentales dans le langage et le calcul.

LE MONDE | Par 



Laurent Cohen, né le 14 avril 1960 à Paris, est un médecin spécialiste et professeur des universités françaises, notamment à l'université Pierre et Marie Curie. La neurologie est sa spécialité. Le 12 septembre 2017 à l’Hôpital de la Salpêtrière.
Laurent Cohen, né le 14 avril 1960 à Paris, est un médecin spécialiste et professeur des universités françaises, notamment à l'université Pierre et Marie Curie. La neurologie est sa spécialité. Le 12 septembre 2017 à l’Hôpital de la Salpêtrière. EDOUARD CAUPEIL POUR LE MONDE


« Voyez, ça c’est de la bonne médecine, où on ne parle pas d’examens complémentaires avant d’avoir examiné le patient. » ­Sourire aux lèvres, le professeur Laurent Cohen s’adresse à la dizaine de personnes présentes dans la salle de réunion, au sixième étage du bâtiment Paul Castaigne, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris, AP-HP). Comme tous les jeudis, le neurologue et ses collègues – spécialistes en neurologie, psychiatrie, neuropsychologie –, chevronnés ou étudiants, ont passé leur matinée à plancher sur le cas de deux malades hospitalisés dans l’unité de neuropsychiatrie comportementale. Dans beaucoup de services, cette réunion hebdomadaire d’équipe, le fameux « staff », se résume à une discussion entre professionnels des dossiers médicaux. Ici, celle-ci n’est qu’une première étape, avant de faire entrer le principal intéressé, le patient.

Mystérieuse, Madge Gill aimante au-delà du regard

 

SUISSE   
Par Florence Millioud-Henriques   22.10.2017


Publication Présente dans les collections d’art brut lausannoises, publiques et privées, l’auteur fait l’objet d’un joli livre traversant les douleurs de son existence.


Madge Gill ne donnait que très rarement des titres à ses compositions.
Madge Gill ne donnait que très rarement des titres à ses compositions.
Image: COLL PH. ETERNOD ET JD.MERMOD, LAUSANNECœur de fille sans père transpercé par la sécheresse affective de sa famille, cœur de mère dévasté devant les tombes de ses enfants, cœur de femme vidé par un époux qui avait pris ses distances, Madge Gill (1882-1961) n’a pas eu à survivre à une descente aux enfers, son existence y a commencé! Sans étincelle possible, sans issue extérieure, restait le seul interstice d’un repli vers une densité intérieure.
Lire a suite ...

Avec "Tortues à l'infini", John Green sort son livre le plus personnel

Résultat de recherche d'images pour "huffpost"
Marine Chassagnon    21/10/2017


L'auteur de "Nos Étoiles contraires" a accordé une interview exclusive au HuffPost


MARINA WATERS
John Green l'auteur de "Tortues à l'infini" et nos "Étoiles contraires".
[...] Comme pour "Nos étoiles contraires", John Green a fait évoluer ses personnages de "Tortues à l'infini" à Indianapolis aux États-Unis, la ville dont il est originaire. On suit les pensées d'Aza, une jeune adolescente de 16 ans atteinte de troubles psychiques. Rongée par la petite voix qui la rend germaphobe, Aza souffre d'un mal être profond. Heureusement, elle est entourée de sa mère, de sa meilleure amie pétillante Daisy et de Davis, un fils de milliardaire dont le père vient de disparaître.
Souffrant lui-même de maladie mentale, John Green livre avec "Tortues à l'infini" un beau message personnel. Entretien.