Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 9 mars 2019

Quand on aime, on a toujours cent ans

Les Jours


Épisode n° 14
Texte Sébastien Calvet
Photo Geneviève Thibault
3 mars 2019

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La photographe Geneviève Thibault pose son regard sur le quotidien d’Irène et Léo, jeunes mariés à l’aube de leurs cent ans.

C'est un objet non identifié que Les Jours vous proposent de découvrir. Nous nous sommes associés à l’association Freelens dans le cadre du prix Nouvelles écritures, fondé en 2012. Son objectif est de présenter au public le plus large possible de petites œuvres multimédias réalisées par de jeunes auteurs et autrices. Qu’il s’agisse de documentaires, reportages, photojournalisme ou photographie contemporaine, les participants ont une carte à jouer en utilisant ces outils où l’image est magnifiée par l’histoire, le son, les ambiances. Les projets sont des formats courts – trois à douze minutes – où le photographe a toute latitude pour émouvoir, interpeller, questionner le spectateur.


Les féminicides conjugaux, ce fléau qui ne faiblit pas

Selon le décompte effectué sur Facebook par les bénévoles de la page « Féminicides par compagnons ou ex », trente femmes ont été tuées depuis le début de l’année, soit une victime tous les deux jours.
Par Solène Cordier Publié le 9 mars 2019
Mémorial en souvenir des femmes victimes de violences domestiques en 2017 à Nantes.
Mémorial en souvenir des femmes victimes de violences domestiques en 2017 à Nantes. DAMIEN MEYER / AFP
A L’Ile-Rousse et à Ajaccio, deux marches blanches sont organisées, samedi 9 et dimanche 10 mars, à la mémoire de Julie Douib. Agée de 35 ans, cette mère de deux enfants a été abattue à son domicile de L’Ile-Rousse (Haute-Corse), le 3 mars, par son ex-conjoint.
« Nous la citons, nous ne l’oublierons pas… Nous pensons à ses deux enfants, à sa famille, à ses ami(e)s et proches, et à toutes ces existences dévastées par le terrorisme patriarcal conjugal et familial, par ces féminicides perpétrés dans une indifférence médiatique, politique et sociétale, généralisée, révoltante et complice », peut-on lire en guise d’éloge funèbre sur la page Facebook Féminicides par compagnons ou ex.

« On est sidérées devant ces chiffres »

Une poignée de bénévoles épluche chaque jour les journaux régionaux et nationaux pour répertorier les meurtres conjugaux, et les relayer sur cette page. L’objectif : « Rendre un hommage individuel » à ces femmes, mais aussi « montrer que ce ne sont pas des cas isolés mais des victimes d’un véritable fléau social ». Chaque fois, un court texte donne quelques informations avant de renvoyer vers un article de presse.

Aux États-Unis, le mouvement Time’s up s’attaque au sexisme et violences sexuelles dans le monde de la santé

Amandine Le Blanc
| 08.03.2019



Time's up

Lancé en janvier 2018 suite à l’affaire Weinstein, le collectif Time’s Uplutte aux États-Unis contre les discriminations et violences sexistesdans l’industrie du divertissement, des technologies et de la publicité. Il a décidé aujourd’hui de s’occuper du domaine de la santé en lançant la semaine dernière Time’s Up Healthcare. Une cinquantaine de femmes, la plupart professionnelles de santé de diverses spécialités et étudiantes ont lancé l’association et plusieurs institutions ont déjà apporté leur soutien à l’initiative, à l’image des facultés de médecine de Yale, Brown, Drexel, l’Université du Wisconsin ou The Mayo Clinic. La National Medical Association ou l’American College of Physicians font également partie de la liste des partenaires.

Beaucoup de charlatans jettent le discrédit sur le métier de psy"

Virginie Skrzyniarz    publié le 

Jacques Borgy, secrétaire général du syndicat national des psychologues, réagit à la vague de témoignages dénonçant les abus de psys auprès de patients.

Sur Twitter, un hashtag #moiVSpsy est récemment apparu pour dénoncer les violences subies chez les psys. Secrétaire général du syndicat national des psychologues (SNP), Jacques Borgy revient sur l'urgence de réglementer la déontologie de la profession pour protéger les patients d'éventuelles pratiques irrégulières. Voire illégales. Entretien. 
L'Express : Le 19 février dernier, Twitter a vu apparaître des témoignages de maltraitances endurées lors de consultations d'ordre psychologique, avec le hashtag #moiVSpsy. Cela vous étonne-t-il ? 
Jacques Borgy : Pas vraiment. A en juger par les "il m'a demandé ma carte vitale" récurrents, les posts concernent essentiellement les psychiatres. Or, ils sont tellement débordés qu'ils peuvent rarement accorder plus de trente minutes à leurs patients. Cela génère forcément des frustrations. Les internautes regrettent que la réponse médicamenteuse prenne toute la place. Ils aimeraient pouvoir parler davantage de leurs problèmes. Dans la pratique, certains finissent par aller voir un psychiatre pour se faire prescrire un traitement et un psychologue pour être écoutés. 
Selon vous, il n'y aurait donc pas de maltraitance dans la profession... 
Ce n'est hélas pas aussi simple que ça ! Il existe parfois des formes de maltraitance, mais la faute en revient presque toujours au manque de moyens humains. Dans les unités d'urgence psychiatrique, les gens arrivent parfois dans un état d'agitation extrême. Le personnel soignant n'a pas d'autre choix que de leur administrer des médicaments, voire de les attacher, pour les calmer. Il suffirait pourtant souvent qu'un psychologue prenne le temps de leur parler, et de les écouter, pour que la pression retombe. 
Les effectifs de psychologues seraient-ils donc insuffisants ? 
On fait surtout porter trop de responsabilités aux psychiatres. L'actualité le prouve régulièrement : des spécialistes sont parfois condamnés à des peines de prison avec sursis après le meurtre commis par l'un de leurs patients schizophrènes. L'heure n'est plus au médecin tout-puissant. Les patients eux-mêmes consultent internet avant leur docteur et sont de mieux en mieux informés sur leur pathologie. Il est donc impératif d'augmenter le nombre de psychologues dans les institutions. La profession a tout à gagner d'un travail collégial. 

Maisons-Alfort : les aides-soignantes de l’Ehpad donnent l’alerte

  Corentin Lesueur   09 mars 2019




Maisons-Alfort, vendredi. Les aides-soignantes de la maison de retraite dénoncent 
la "mise en danger" des 66 résidents. LP/C.L.

Les salariées du Temps des Roses dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail après la réorganisation décidée par la direction.

Au Temps des Roses, à Maisons-Alfort, le visiteur est accueilli par les visages des membres du personnel, exposées dans des cadres aux quatre coins de l’entrée. « On met les salariées à l’honneur, explique Camille Leclercq, la directrice de l’Ehpad. Ça montre le respect qu’on a pour elles et leur métier. »

Manque d'écoute, agressions sexuelles… La prise en charge médicale des femmes objet d'une nouvelle campagne associative

Amandine Le Blanc
| 08.03.2019
L’association Osez le féminisme profite de la journée internationale des droits des femmes pour lancer sa campagne nationale : "A notre santée, pour une santé féministe des filles et des femmes". L’objectif est de dénoncer et de lutter contre les discriminations sexistes que subissent les femmes dans leur prise en charge médicale. Douleurs minimisées, patientes pas prises au sérieux, agressions sexuelles, les femmes pâtissent de « différences de prise en charge » entre patients des deux sexes qui sont « préjudiciables à leur santé », affirment les militantes de cette association. Elles évoquent un risque accru de « sous-diagnostic pour certaines maladies », et la méconnaissance de certains « symptômes spécifiques » aux femmes.

Les assistantes maternelles manifestent à Dax ce samedi contre la réforme de l'assurance chômage

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Par Valérie Mosnier   Vendredi 8 mars 2019

Nouveau samedi de mobilisation dans les Landes pour les assistantes maternelles. Elles manifestent ce samedi matin, à 10 heures à Dax, pour dénoncer la réforme de l'assurance chômage.
Les assistantes maternelles avaient déjà manifesté le 2 février dernier à Dax
Les assistantes maternelles avaient déjà manifesté le 2 février dernier à Dax © Maxppp - VALENTINE CHAPUIS
 
Dax, France
Nouveau samedi de mobilisation dans les Landes pour les assistantes maternelles. Elles manifestent ce samedi matin, à 10 heures à Dax, devant la permanence du député LREM Lionel Causse, pour dénoncer la réforme de l'assurance chômage. Elles se rendront ensuite sur le marché de Dax pour tracter auprès des usagers. Un mouvement national à l'appel de la CGT. 

"Dans deux heures, je te défonce"

LES PIEDS SUR TERRE par Sonia Kronlund
08/03/2019
27 MIN

Morgane a été battue par son compagnon pendant plusieurs années. Elle raconte son parcours, de la terreur à la fuite.
Morgane Seliman
Morgane Seliman Crédits : Charly Triballeau AFP
Morgane a quitté son conjoint pour se mettre en couple avec Yassine. Au début, il lui plaît, il a le sens de l’humour, il est attentionné.   
Il fait tous les soirs cent kilomètres pour venir en bas de chez moi, et forcément ça, ça plait. Ça a été le coup de foudre.
Mais lentement, Yassine isole Morgane. Ils s’installent à la campagne et elle perd le contact avec ses amies. Petit à petit, de manière presque imperceptible, Yassine lui impose ses propres règles. 
Par exemple, pour qu’il vienne me chercher en voiture à mon travail, il fallait que j’aie été gentille la veille.

Au moment de la première claque, c’est déjà trop tard !

Le cannabis médicinal est-il bénéfique pour les patients plus âgés ?

Univadis

Mary Corcoran  6 mars 2019

Des résultats préliminaires suggèrent que le cannabis médicinal pourrait non seulement aider à améliorer la douleur chronique, le sommeil, la neuropathie et l’anxiété chez les personnes plus âgées, mais également contribuer à réduire l’usage d’opioïdes chez les personnes qui en utilisent. 


Quand infirmiers et aides-soignants font aussi bien que les experts !

07.03.19

Le contact quotidien avec les patients permet aux infirmier(e)s et aides-soignant(e)s une appréciation subjective de leur état de santé. Sa validité vient d’être montrée chez des patients dont l’état de conscience est altéré, dans une démarche associant soignants et experts.
Quand infirmiers et aides-soignants font aussi bien que les experts !
L’outil d’évaluation demande à être soumis à d’autres travaux pour confirmer sa validité, mais les auteurs pensent que la démarche d’intelligence collective associant les « paramédicaux » peut être étendu à d’autres pathologies.
L’évaluation de l’état de conscience de patients atteints de lésions cérébrales graves est cruciale pour établir leur pronostic et, en conséquence, informer leurs proches. Dans un certain nombre de cas, elle hésite entre état végétatif et état de conscience minimal, ce dernier étant de meilleur pronostic.

Féminicides : des meurtres dans toute la France et majoritairement à domicile

Par Virginie Ballet — 
Féminicides : des meurtres dans toute la France et majoritairement à domicile
Féminicides : des meurtres dans toute la France et majoritairement à domicile Julien Guillot


Depuis plus de deux ans, «Libération» recense les féminicides survenus en France. L'analyse de ces données révèle notamment que ces meurtres conjugaux sont très majoritairement commis au domicile de la victime, au moment d'une séparation.

Management, carrière, sexisme : dix directrices de CHU témoignent pour la Journée des droits des femmes

Anne Bayle-Iniguez
| 08.03.2019

seixisme
Crédit Photo : DR

À l'occasion de la Journée des droits des femmes, les directrices générales des CHU prennent la parole pour évoquer le management hospitalier au féminin. Alors que le corps des directeurs d'hôpital se féminise de façon progressive (39 % en 2014), seul dix des 32 CHU et CHR de l'Hexagone sont pilotés par des femmes. Une onzième prendra la tête du CHU de Dijon en avril. Tous postes confondus, c'est mieux, avec 45 % de femmes qui travaillent dans ces établissements. 

Endométriose : Agnès Buzyn annonce des consultations obligatoires à 11-13 ans et à 15-16 ans pour un diagnostic précoce

Elsa Bellanger
| 08.03.2019



ENDOMETRIOSE
Crédit Photo : S. Toubon
« Extrêmement choquée des témoignages » de femmes atteintes d’endométriose entendus aujourd’hui lors de sa visite du centre de l’endométriose de l’hôpital Saint-Joseph (Paris 14e), la ministre de la Santé, Agnès Buzyn a annoncé une série de mesures pour améliorer la prise en charge de cette pathologie qui touche une femme sur dix.
Accueillie par les professionnels de santé, hospitaliers et de ville, qui participent au réseau ville-hôpital « ResEndo » porté par le groupe hospitalier parisien, la ministre s’est montrée sensible aux récits des parcours chaotiques des patientes rencontrées. Ces femmes « ont perdu un temps fou (à cause d’un diagnostic tardif, NDLR), avec des désirs de grossesse, des douleurs, ont vu leurs vies personnelle et professionnelle complètement détruites par cette maladie, avec un déni des professionnels qui les ont pris en charge », a insisté la ministre, en pleine semaine européenne dédiée à cette pathologie.

vendredi 8 mars 2019

Le Planning familial n'a jamais renoncé à la laïcité

Manifestation de soutien au Planning familial à Bordeaux en 2010.
Manifestation de soutien au Planning familial à Bordeaux en 2010. Photo Jean-Pierre Muller. AFP

L'association rappelle son principe d'accueil inconditionnel de toutes les femmes, quelles que soient leurs convictions religieuses et sans que celles-ci n’engagent le mouvement.

« Le Prix de l’innocence » : la difficile évaluation du préjudice pour les détenus à tort

Pour la première fois, les caméras ont filmé les audiences de la Commission nationale de réparation des détentions.
Par Alain Constant Publié le 7 mars 2019
« Le Prix de l’innocence », un documentaire de de Mathieu Delahousse, Théo Ivanez et Valérie Mérie sur France 2.
« Le Prix de l’innocence », un documentaire de de Mathieu Delahousse, Théo Ivanez et Valérie Mérie sur France 2. FRANCE 2
France 2, jeudi 7 mars à 21 heures, documentaire
A combien se monte l’indemnisation d’un jour de prison pour une personne qui, après avoir été placée en détention, a été mise hors de cause par la justice ? Selon les cas, le montant est variable, comme le montre cet étonnant documentaire dans lequel, pour la première fois, des caméras ont filmé, au palais de justice de Paris, les audiences de la commission nationale de réparation des détentions, rattachée à la Cour de cassation. Un président, trois magistrats, un avocat général, une greffière et un agent judiciaire de l’Etat, qui tient les cordons de la bourse, sont là pour écouter le plaignant ou son avocat et décider du montant des réparations.

Le quotidien difficile des familles monoparentales

Dans 85 % des cas, ce sont des femmes qui sont à la tête de ces foyers, quatre fois plus exposées que les autres à la pauvreté.
Par Solène Cordier Publié le 7 mars 2019
A la veille de la journée internationale des droits des femmes, la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa organise, jeudi 7 mars, à Saint-Denis, une réunion conviant des mères célibataires à exposer leurs problèmes devant « un parterre de décideurs »économiques et politiques. A la faveur du grand débat national consécutif à la crise des « gilets jaunes », le sort des familles monoparentales, qui sont environ deux millions en France (soit un quart des familles françaises) et à 85 % menées par des femmes, a gagné en visibilité. Le gouvernement devrait faire des propositions prochainement pour améliorer leur quotidien, marqué par une exposition plus fréquente au risque de pauvreté.

Egalité femmes-hommes : « Nous devons lutter contre l’analphabétisme sexuel »

Bouchera Azzouz et Ouarda Sadoudi, des Ateliers du féminisme, Julia Pietri, du Gang du Clito et Axelle Jah Njiké, administratrice du Gams, dénoncent, dans une tribune au « Monde », la représentation tronquée du clitoris dans la majorité des manuels scolaires de sciences naturelles et ses conséquences.

Publié le 7 mars 2019

Sculpture gonflable représentant un clitoris de 7 mètres de haut sur le parvis du Théâtre Saint-Gervais, à Genève (Suisse), où s’est tenu le festival féministe Les Créatives, en novembre 2018.
Sculpture gonflable représentant un clitoris de 7 mètres de haut sur le parvis du Théâtre Saint-Gervais, à Genève (Suisse), où s’est tenu le festival féministe Les Créatives, en novembre 2018. FABRICE COFFRINI / AFP

Tribune. Le clitoris est l’organe essentiel du plaisir sexuel des femmes. Pourtant, il demeure un organe oublié des manuels scolaires. Selon un rapport sur l’éducation sexuelle rendu public en juin 2016 par le Haut Conseil à l’égalité, un quart des filles de 15 ans ne savent pas qu’elles possèdent un clitoris, et 83 % d’entre elles ignorent sa fonction érogène. Pourtant, elles sont 53 % à savoir représenter le sexe masculin.

Cette méconnaissance n’est pas surprenante. En France, le corps de la femme n’est jamais, ou très rarement, représenté intégralement et correctement par les outils éducatifs à disposition des enseignants.

En 2019, seul un manuel de sciences de la vie et de la Terre (SVT) – celui des éditions Magnard – sur huit représente correctement le clitoris. Les sept autres éditeurs ont conservé leurs dessins erronés. Sur ces planches, on remarque que la vulve et la partie interne du clitoris ne sont jamais dessinées entièrement, alors que le clitoris mesure dix centimètres ! Seule la partie externe est représentée.

Gare aux algorithmes machistes !

Le machisme ambiant continue de faire des dégâts. En matière d’intelligence artificielle, en particulier, explique dans sa chronique la journaliste du « Monde » 
Annie Kahn   Publié le 6 mars 2019

«  Conçus à 88 % par des hommes, robots et algorithmes ont un besoin urgent d’être mentorés. »
«  Conçus à 88 % par des hommes, robots et algorithmes ont un besoin urgent d’être mentorés. » Ingram / Photononstop
Ma vie en boîte. Riche idée que celle du Professional Women’s Network (PWN), réseau international de femmes dirigeantes, qui, à quelques jours du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, lance un programme de mentoring « femmes-hommes ». L’ordre des mots a son importance. On s’était habitué aux systèmes de parrainage « hommes-femmes » permettant à des femmes de se faire « mentorer » par des hommes pour faire carrière. Le PWN inverse les rôles. Il ne s’agit plus d’inculquer aux femmes les codes masculins, mais de proposer aux hommes qui le souhaitent de comprendre ce que management inclusif veut dire, pour plus d’intelligence collective.

Simone de Beauvoir au « Monde », en 1978 : « J’ai cru trop vite à une proche victoire des femmes »

Par Pierre Viansson-Ponté   Publié le 8 mars 2019

Headshot of French writer, feminist and philosopher Simone de Beauvoir, 1983, in Paris. AFP PHOTO / MICHELE BANCILHON

Archives. A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, nous republions un entretien donné en janvier 1978 par la féministe, auteure du « Deuxième Sexe », à Pierre Viansson-Ponté.

Cette rencontre entre Simone de Beauvoir et le journaliste Pierre Viansson-Ponté a été publiée dans Le Monde en deux volets, les 10 et 11 janvier 1978, alors que l’auteure de La Vieillesse vient de fêter ses 70 ans.

Journée internationale de la femme : Les femmes doivent conquérir le droit d’être incompétentes

Alors que la Journée internationale des droits des femmes a lieu ce vendredi 8 mars, on célèbre les femmes admirables à travers le monde. Pourtant, ironise cette auteure, pour combattre les injonctions, peut-être est-il plutôt temps de conquérir l’égalité du droit à l’incompétence et à l’inefficacité.

Le Sénat adopte une proposition de loi pour bannir la fessée

Pour l’ex-ministre socialiste des familles Laurence Rossignol, il reviendra maintenant au gouvernement de faire en sorte que les texte adoptés par l’Assemblée nationale et le Sénat « deviennent une loi ».
Le Monde avec AFP Publié le 7 mars 2019
Le Sénat a adopté, mercredi 6 mars, au terme d’un débat nourri, en première lecture, une proposition de loi visant à « lutter contre les violences éducatives ordinaires ».
Le texte porté par l’ex-ministre socialiste des familles Laurence Rossignol, amendé par la commission des lois, affirme que « l’autorité parentale s’exerce sans violence physique ou psychologique ». Le texte est identique à celui de l’article premier d’un texte MoDem adopté fin novembre 2018 par l’Assemblée nationale en première lecture.

Témoignage : “Ma vie de maman avec un fils atteint de schizophrénie”

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Le 7 mars 2019

Témoignage : “Ma vie de maman avec un fils atteint de schizophrénie”
Getty
Le fils de Bénédicte Chenu, Charles, est atteint de schizophrénie. Elle revient sur le jour où le diagnostic est tombé, la vie avec un enfant atteint de cette maladie et les préjugés qui entourent les troubles psychiatriques*.
“Les premiers signes du mal-être de Charles, mon fils, sont apparus lorsqu’il était au lycée. À l’époque son cousin décède. Sans que je puisse établir un lien de causalité, mon fils commence à perdre du poids de manière spectaculaire. Il fume beaucoup de cannabis. Il répond évasivement aux questions que je lui pose sur ses cours, ses copains. Il paraît désorienté. Les professeurs s’inquiètent : il s’isole au dernier rang et se met à rire sans raison.