Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 21 novembre 2015

PHILOSOPHIE ATELIER D’ÉCRITURE

Par Robert Maggiori— 

Lettres, cours, travaux de jeunesse… le dernier volume des écrits posthumes de Gilles Deleuze

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Du Mas-Revéry, à Saint-Léonard-de-Noblat, Gilles Deleuze, le 13 mai 1969, écrit : «Cher Ami, merci de votre lettre. Moi aussi, sens que nous sommes amis avant de nous connaître.» Le destinataire est un militant politique de gauche, fondateur du Centre d’études, de recherches et de formation institutionnelles (Cerfi), psychanalyste, membre de l’Ecole freudienne de Paris, qui suit l’enseignement de Lacan, et exerce à la clinique de La Borde : Félix Guattari. Treize ans plus tard, début octobre,«Cher Ami» est devenu «Cher Félix», mais le vouvoiement est resté : «J’ai beaucoup lu votre lettre, où vous dites que notre travail commun s’étant estompé, vous ne savez plus bien ni ce qu’il fut pour vous ni où vous en êtes aujourd’hui. Moi, je vois bien. Je crois que vous êtes un prodigieux inventeur de concepts "sauvages".» Entre-temps, ils ont mené à terme leur projet, «Capitalisme et schizophrénie», comprenant l’Anti-Œdipe (1972) et Mille Plateaux (1980), et poursuivront leur «travail à deux»jusqu’en 1991, l’année de Qu’est-ce que la philosophie ?
Lettres et autres textes












vendredi 20 novembre 2015

Après le 13 novembre, tous n’étaient pas traumatisés, mais tous étaient atteints

LE MONDE| Par Anne Rodier et Francine Aizicovici
Une jeune femme en pleurs devant La Belle équipe, à Paris, le 17 novembre.
Une jeune femme en pleurs devant La Belle équipe, à Paris, le 17 novembre. Daniel Ochoa de Olza / AP
La cellule d’écoute psychologique à La Poste a enregistré une centaine d’appels depuis les attentats, le double de l’usage ordinaire. Une équipe de psychologues spécialisés est à disposition chez L’Oréal, un numéro d’appel chez Allianz global assistance, et les médecins du travail accompagnent les salariés d’EDF qui sont sous le choc, après la perte de leur collègue, Juan Alberto Gonzalez Garrido, 29 ans, vendredi 13 novembre au Bataclan. La majorité des grandes entreprises ont un dispositif d’accompagnement psychologique interne ou en partenariat avec des cabinets privés, qu’elles ont activé ces derniers jours.
« Les militaires nous ont appris qu’on ne peut pas vivre normalement après avoir vu mourir quelqu’un sous ses yeux », explique Xavier ALas Luquetas, président du cabinet Eleas, spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux. Mais surtout l’employeur est légalement responsable de la santé de ses salariés. Selon l’article L. 4121-1, « l’employeur prend les mesures nécessaires pour (…) protéger la santé physique et mentale des travailleurs ».

Raconter le travail réel

LE MONDE| Par Gaëlle Picut
La cordée est un espace de co-working qui rassemble indépendant et quelques salariés. Lyon 3. Mardi 9 décembre.
La cordée est un espace de co-working qui rassemble indépendant et quelques salariés. Lyon 3. Mardi 9 décembre. Hugo RIBES / item pour "Le Monde"
Trois médias numériques, lancés en 2014 et 2015, tournent autour du travail. Leur point commun : mettre en valeur les récits des travailleurs eux-mêmes.
Le premier projet éditorial, Raconter la vie (raconterlavie.fr) a été lancé en janvier 2014 par Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, et soutenu par les Editions du Seuil. Il accueille des textes écrits essentiellement par des anonymes, dont un certain nombre autour de différents métiers.
« Ce projet a l’ambition de répondre au besoin de voir les vies ordinaires racontées, les voix de faible ampleur écoutées, la réalité quotidienne mieux prise en compte », écrivait Pierre Rosanvallon lors du lancement dans un manifeste intitulé « Le parlement des invisibles » :« Donner la parole, rendre visible, c’est aider les personnes à retrouver leur dignité, à résister. C’est leur permettre de rassembler leur vie dans un récit qui fait sens, de l’insérer dans une histoire collective ».
On y trouve des témoignages très variés : un conducteur de métro, une psychologue, une caissière, une conseillère d’orientation, un infirmier, un routier, un boulanger, une employée de fast-food, un directeur d’agence bancaire, un charpentier…

« Après les attentats, vous n’êtes pas obligé d’aller bien »

Le Monde.fr | Propos recueillis par Laura Buratti
Sur la place de la République, à Paris, le 12 novembre 2015. Après le choc des attentats du 13 novembre, mieux vaut ne pas rester seul avec ses angoisses et en parler avec un proche ou un professionnel.
Sur la place de la République, à Paris, le 12 novembre 2015. Après le choc des attentats du 13 novembre, mieux vaut ne pas rester seul avec ses angoisses et en parler avec un proche ou un professionnel. Didier VANDON (CC BY-NC-ND 2.0)
Raphaëlle Badie-Perez, médecin coordinatrice du service universitaire de médecine préventive (SIUMPPS) de l’université Paris-Descartes, a déjà accueilli, écouté et orienté de nombreux étudiants choqués par les attentats du 13 novembre. Voici neuf conseils, fondés sur son expérience auprès d’eux, qui peuvent être utiles à chacun pour prendre soin de soi et commencer doucement à aller mieux.

1. Vous n’êtes pas seul, beaucoup de gens se sentent mal

« Habituellement, nous recevons entre 10 et 30 étudiants par semaine en consultations psychologiques. Depuis les attentats du 13 novembre, nous en recevons plus de quinze par jour, le service est plein du matin au soir. Les troubles des étudiants qui viennent nous trouver vont de l’anxiété au choc post-traumatique, en passant par de fortes angoisses. Les cas les plus graves sont orientés vers le psychiatre du service qui pourra prescrire un traitement ou orienter l’étudiant une structure d’accueil adaptée, en cas de besoin. »

2. Pas besoin d’avoir été touché directement pour être choqué

« Je suis frappée par le nombre d’étudiants qui connaissent quelqu’un qui était sur place ou ont un ami qui y était, ou qui connaît quelqu’un qui, etc. C’est extrêmement tentaculaire. Même sans être touchés directement, certains prennent le choc de plein fouet, cela dépend des gens. Ceux-là ont absolument besoin d’être rassurés et sécurisés. »

Attentats-suicide : l'illusion de la toute-puissance des terroristes

20-11-2015
L'illusion de la toute-puissance et d'accéder à un destin supérieur constitue des ressorts psychologiques qui peuvent conduire un jeune à tuer des inconnus et mourir dans un attentat-suicide, explique Samuel Lepastier, psychiatre, psychanalyste et directeur de recherche à l'Université Paris-Diderot, après les attaques de Paris.  

Pourquoi des jeunes se lancent-ils dans cette aventure sanglante ?

"Pour certains jeunes, c'est une solution, une mauvaise solution, à leur mal-être. Ils pensent que leur sacrifice va donner un sens à leur vie. Mais il n'existe pas une clé pour tout expliquer. Il n'y a pas d'explications univoques, sociale, familiale... Il y a des convertis (au jihadisme) qui n'ont pas connu l'humiliation, la discrimination. Celui qui devient jihadiste trouve un bénéfice à entrer dans un système, dans un groupe : l'illusion d'être puissant. Le délinquant accède à un destin supérieur. Il trouve là une sorte de prothèse, de costume pour cacher sa peur. Il y a notamment le bénéfice du discours langue de bois. On peut se dispenser de penser tout en ayant l'impression d'avoir raison en permanence. Ce prêt-à-penser apporte un soulagement, une restauration narcissique, une réassurance. Mais ce soulagement n'est pas parfait. il ne supprime pas le mal être. Et plus il est refoulé, plus la tentation est grande d'en faire plus : sexe, violences en tout genre."  

Constantine : Ils meurent de maladies organiques dans un hôpital psychiatrique

20.11.2015

Des malades mentaux, admis dans l’établissement hospitalier de Djebel Ouahch, spécialisé en psychiatrie, ont succombé à des maladies organiques qui n’ont pas été diagnostiquées faute de service afférent à ce genre de maladies. Ces derniers temps, trois personnes sont mortes subitement dans cet hôpital, sans que les médecins sachent les raisons de leur décès, d’autant plus que ces médecins n’ont pas été destinataires du rapport d’autopsie.
C’est pourquoi, les médecins psychiatres exerçant à Djebel Ouahch sollicitent des responsables de la Santé de créer des services de médecine générale somatique afin de détecter à temps d’éventuelles pathologies organiques sur des malades hospitalisés pour des troubles mentaux.

Applis, e-consultations, sites de notation... Va-t-on « uberiser » la santé ?

20.11.2015

U-be-ri-sa-tion... Ce néologisme a été popularisé en France par la révolte des taxis et les débats autour de la loi Macron. Les plus inquiets estiment que des pans entiers de l’économie pourraient, à terme, être concernés par cette révolution libéralo-numériquo-consumériste. Et si la médecine était à son tour touchée ? Certains experts s’interrogent. Mais pour l’heure, les verrous qui protègent le système de soins ne semblent pas près de sauter. 

  • ouverture
PhanieZoom
Le terme est sur toutes les lèvres. Galopante, l’ubérisation, enfant naturel de la numérisation et de la déréglementation, n’épargnerait aucun secteur d’activité, des transports à l’hôtellerie en passant par le tourisme… Au point que, dans les colloques et congrès médicaux, il n’est plus rare d’entendre politiques, économistes ou médecins évoquer l’avènement de l’uberisation dans la santé.
Un peu de numérique, quelques objets connectés, des applis : tels sont les éléments associés à son développement. Mais à quoi correspond réellement cette nouvelle alchimie ? Si les dictionnaires ne comportent pas encore d’entrée pour ce mot, ce dernier dispose depuis peu d’une page sur Wikipédia, gage d’importance à l’ère du numérique. Et, premier constat plutôt rassurant pour les acteurs traditionnels du secteur, les tentatives de définition montrent qu'a priori la santé ne sera pas facile à « uberiser ».

Elisabeth Roudinesco : «La psychanalyse doit s’adapter aux souffrances contemporaines»

Par  — 

INTERVIEW

L’historienne et analyste s’est appuyée sur les films comme «Titanic» et «la Guerre des étoiles» pour expliquer l’inconscient à son petit-fils dans un ouvrage retraçant l’évolution du concept philosophique génialement reformulé par Freud.

L'Inconscient expliqué à mon petit-fils - Elisabeth Roudinesco

Des films d’Hitchcock à la Guerre des étoiles, sans doute le cinéma est-il le plus à même de montrer ce qui ne se voit pas. C’est le point de vue d’Elisabeth Roudinesco, historienne et psychanalyste, qui, pourl’Inconscient expliqué à mon petit-fils, a recours aux grandes épopées cinématographiques, tel Titanic. Revenir à l’origine de ce concept philosophique, c’est aussi se poser la question de la place actuelle de la psychanalyse dans le débat d’idées et dans les enjeux sociétaux (famille, éthique, etc.). Remise en cause notamment par Michel Onfray ou par les neurosciences, cette école de pensée peut-elle encore apporter des réponses à une société en perpétuelle évolution ? Réponse enflammée et engagée d’Elisabeth Roudinesco.

Inquiétudes autour d’une réorganisation de la psychiatrie

 20/11/2015

Le personnel s’est relayé à l’entrée du CHS hier matin.
Le personnel s’est relayé à l’entrée du CHS hier matin.

L’Agence régionale de santé a décidé, depuis déjà un moment, que le CHS du Valmont serait le gestionnaire unique pour la Drôme dans le domaine de la psychiatrie, entraînant dans son sillage le développement d’unités d’accueil alternatives.
Hier matin, une partie du personnel a installé un piquet de grève devant l’entrée du site avec distribution de tracts, car cette restructuration a fait naître plusieurs revendications. « Actuellement sur le Valmont et les hôpitaux Drôme nord, on comptabilise 316 lits. Après la recomposition de l’offre de soins, il devrait en rester 265 » expliquent les responsables, FO, du personnel André Hegeduess et Laurent Coulange, sachant que le secteur de Montélimar est également impacté. « L’accès à la psychiatrie sera ainsi plus compliqué. »





Grève des internes en Grande-Bretagne : une première depuis 1975

19.11.2015

Les jeunes médecins du système de santé publique (NHS) britannique ont voté jeudi plusieurs jours de grève, qui affecteront même les services d’urgence, pour protester contre le changement de leurs conditions salariales l’été prochain. Les internes seront ainsi en grève pendant 24 heures le 1er décembre, hormis dans les services d’urgence. Par contre, la grève sera totale entre 8h et 17h les 6 et 8 décembre. Les internes sont opposés à de nouvelles conditions de travail qui entreront en vigueur l’été prochain. Certaines périodes de travail auparavant considérées comme hors des horaires normaux (par exemple le samedi) ne le seront plus et ne seront donc plus payées davantage. En échange, le gouvernement a offert une hausse de 11 % du salaire de base mais les internes estiment qu’ils y perdront. Le vote de la grève intervient après une série de manifestations au cours des derniers mois.
Avec AFP

Hausse des passages aux urgences pour stress en Ile-de-France (InVS) et des appels à "SOS"

19.11.2015

Les passages aux urgences pour stress après les attentats de vendredi dernier ont nettement augmenté en Ile-de-France, selon des chiffres préliminaires fournis jeudi par l'Institut de veille sanitaire (InVS). "112 passages aux urgences pour stress ont été observés au cours de la seule journée de samedi contre une quinzaine la veille en Ile-de-France" indique le Dr Thierry Cardoso de l'InVS. Après une baisse dimanche (30 passages), les passages aux urgences pour stress sont remontés à 70 lundi avant de retomber à 28 mardi.

jeudi 19 novembre 2015

Loi de santé : les alcoologues tancent une nouvelle fois Hollande

15.11.2015

"Pour la première fois", une loi de santé "s'apprête à consacrer un recul de la politique de santé publique sur un sujet qui nous concerne tous: l'alcool et les jeunes". Les sspécialistes d'alcoologie n'y vont pas de main morte. Pour la deuxième fois en moins de six mois, les associations du secteur viennent d'adresser une lettre ouverte à François Hollande à ce propos. A la veillle de la reprise des débats sur la réforme Touraine, les signataires estiment que l'assouplissement de la loi Evin va "ouvrir les vannes de la publicité" sur l'alcool au détriment de la santé des jeunes.

L’ethnopsychiatrie, la thérapie du monde moderne

  outre-mer Outre Mer
  • Par Martin Baumer 10/11/2015 


    La pratique est récente en France. Elle s’adresse surtout aux migrants et propose une forme de psychothérapie qui prend en compte l’histoire individuelle d’une personne, mais aussi sa culture, sa langue natale ou ses croyances. C’est l’ethnopsychiatrie.  

L'ethnopsychiatrie, la thérapie des migrants © la1ere.fr

La psychothérapie est-elle universelle ? Doit-elle être, comme la médecine traditionnelle, appliquée à chacun de la même manière, selon une même procédure et une formation identique reçue par les thérapeutes ? Certains pensent que non, et ce qui est sûr, c’est que des patients ne trouvent pas forcément leur compte dans un modèle aujourd’hui prédéfini, dans une société pourtant multiculturelle.


Les médecins américains contre la publicité grand public pour les médicaments

18.11.2015

Des médecins américains réclament l'interdiction de la publicité directe auprès des consommateurs pour les médicaments sur ordonnance
L'American Medical Association (AMA), qui avec 200 000 membres est l'une des principales associations de médecins des Etats-Unis, a en effet voté dans ce sens lors d'une réunion à Atlanta.

"Le vote d'aujourd'hui pour soutenir l'interdiction des publicités reflète la préoccupation chez les médecins concernant (...) le rôle joué par les coûts marketing sur l'escalade des prix des médicaments", a affirmé Patrice Harris, une responsable de l'AMA. En effet ces médecins estiment que cette flambée des prix génère des risques pour la santé des patients, plus susceptibles d'être privés de traitements. 

[VIDEO] Une campagne contre les violences sexuelles faites aux enfants

18.11.2015



droit de l'enfant

Vendredi 20 novembre a lieu la journée mondiale des droits de l'enfant. A cette occasion l'association Innocence en danger diffuse à partir de mercredi sur internet une campagne de sensibilisation aux violences sexuelles subies par les enfants, pour inciter les proches à réagir.

Cette campagne consiste en un clip de 45 secondes réalisé par l'agence Rosapark et diffusé sur internet et les réseaux sociaux. La scène montre une petite fille endormie, un proche assis sur le bord de son lit. Il ferme un livre, lui caresse la joue et commence à abaisser la couverture. La camera se déplace vers un ours en peluche qui, larme à l'oeil, semble observer la scène. "Lui ne peut pas parler, vous, vous pouvez", peut-on lire sur l'écran, où s'affiche le numéro d'appel gratuit, 0800 05 95 95, géré par l'association partenaire Collectif féministe contre le viol.


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"Quand on est voisin, parent, ami, on peut remarquer un enfant qui va mal", ajoute le coordinateur de la campagne, le généraliste Gilles Lazimi, du centre municipal de santé de Romainville (Seine-Saint-Denis).

Selon Homayra Sellier, présidente d'Innocence en danger, cette campagne vise à lutter contre l'"indifférence" des proches et les inciter à réagir en cas de soupçons, car "il est très difficile pour un enfant de demander de l'aide, surtout s'il a un lien affectif" avec la personne qui l'a agressé. "Il faut que la société se responsabilise, que les parents soient un peu plus informés des signes précurseurs: un enfant qui change de comportement, qui dort mal, qui ne se laisse pas approcher physiquement ...".

Selon l'association, plus de 150.000 mineurs seraient victimes de viol ou tentative de viol chaque année en France.


L’Association américaine de psychiatrie va-t-elle trop loin avec sa notion de «normalité» sexuelle?

Définition des intérêts sexuels anormaux –

La plus récente édition du Manuel diagnostique des troubles mentaux (DSM-5) de l’Association américaine de psychiatrie introduit une nouvelle définition d’«intérêts sexuels déviants» (paraphilies). En se basant sur cette définition, plus de la moitié de la population aurait des intérêts sexuels «anormaux», selon une étude menée par Christian Joyal, professeur au Département de psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), publiée aujourd’hui dans le journal Sexual Medicine. 
Christian Joyal est professeur au Département de psychologie de l'UQTR.
Christian Joyal est professeur au Département de psychologie de l’UQTR.

Schizophrénie : prudence sur les benzodiazépines

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | Par Sandrine Cabut

La schizophrénie touche près de 1 % de la population.
La schizophrénie touche près de 1 % de la population. Klaus Rose/picture-alliance/dpa/AP Images
En matière de traitement des troubles agressifs dans la schizophrénie, tous les médicaments sont loin de se valoir, selon une étude nationale menée auprès de plus de 300 patients. Les antipsychotiques de deuxième génération semblent nettement plus efficaces que les molécules plus anciennes, de première génération. Quant aux anxiolytiques de type benzodiazépines, couramment prescrits à ces patients, ils ne devraient pas l’être au long cours car ils sont associés à un niveau d’agressivité plus élevé, conclut l’enquête, à paraître dans la revue Psychopharmacology.

Pourquoi (et de quoi) avons-nous peur ?

Par  le 04/11/15
Pas étonnant, en cette semaine d’Halloween, que les informations sur nos peurs se multiplient sur le web. La revue Motherboard (la section “techno” de Vice) y a consacré un important article, mais avant de s’y pencher, examinons tout d’abord cet intéressant sondage effectué par la Chapman University en Californie sur les peurs des Américains. Les différentes raisons de s’effrayer ont été divisées en plusieurs catégories, parmi lesquelles technologie, gouvernement, environnement, crime, anxiété personnelle, etc.
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Puis les sondeurs ont effectué un classement des peurs, tous domaines confondus. En première place du top 10 arrive la “corruption du gouvernement” suivi du cyberterrorisme et de la captation des données personnelles par les entreprises. Le vol de carte bleue clôt le top 10. La première crainte environnementale, le réchauffement climatique, arrive à la 21e place, donc après les reptiles, le contrôle des armes à feu (11e place) ou même l’obamacare (13e place) ! Eh oui, les Américains ont plus peur de la sécurité sociale que du réchauffement climatique.

Les psys forcés d’éviter les suicides ? Procès à Nyon

SUISSE 12.11.2015

JusticeUn dépressif hospitalisé à la Clinique La Métairie avait été retrouvé mort sur la voie CFF voisine le lendemain de son admission. Sept ans après, deux médecins s’expliquent

Comme d’autres établissements psychiatriques, la Clinique La Métairie paie lourdement sa situation proche de la voie ferrée.

«Dès que j’ai su qu’il était absent pour le souper, je suis allé vers la voie ferrée toute proche, à quatre minutes de marche. Il était trop tard.» L’infirmier de service, ce soir de décembre 2008 à l’hôpital psychiatrique La Métairie à Nyon, avait pressenti juste. Pour le procureur, ce n’était pas le cas du médecin qui avait en charge cette personne dépressive arrivée la veille dans l’établissement.

Aux origines du mal

21/11/2015

L’hébétude dans laquelle un grand nombre d’entre nous sommes plongés depuis la soirée du 13 novembre n’a cependant nullement étouffé notre soif de comprendre. Si l’incrédulité et le sentiment d’irréalité dominent face à de tels événements, très vite la vigie de la raison s’impose pour tenter de dénouer les fils de tels actes. Outre les enjeux géopolitiques et sociaux, la science et la médecine peuvent être des outils pour tenter de décrypter l’indicible. Ainsi, très vite, sur les blogs, médecins et journalistes scientifiques ont voulu nourrir la réflexion, sans cependant pouvoir offrir de réponses définitives et parfaitement satisfaisantes face à l’irruption de cette violence hors normes.

Désillusions mortelles

Ainsi, le journaliste canadien Jean-François Cliche remarque sur son blog Sciences dessus dessous que  « plusieurs médias ressortent des entrevues publiées avant les attaques au sujet de ce qui se passe dans la tête des tueurs, de ce qui pousse à commettre de pareilles atrocités ». Une démarche qui cependant se révèle quelque peu « frustrante » selon l’expression du blogueur « parce qu’il y a somme toute bien peu de travaux à se mettre sous la dent ». Ce champ a en effet été pour l’heure peu exploré par les chercheurs en psychiatrie et psychologie. Cependant, certaines études conduites auprès de sujets ayant été enrôlés dans des organisations terroristes et qui ont finalement choisi de les abandonner ne sont pas sans intérêt. John Horgan, psychologue irlandais, présenté comme un « spécialiste du terrorisme » par Jean-François Cliche s’est ainsi intéressé à ceux « qui décident de quitter leur organisation et de se repentir (…). "Le sentiment d’être pris au piège se développe rapidement et les recrues doivent apprendre à vivre avec leur désillusion d’une manière ou d’une autre, dit M. Horgan. Vous l’acceptez et vous passez par-dessus, peut-être en embrassant l’idéologie ou en cherchant un réconfort dans la camaraderie de ces groupes. Ou alors vous le cachez aux autres jusqu’à ce que vous trouviez une porte de sortie. Certains terroristes disent avoir perdu leurs illusions longtemps avant de quitter leur organisation. Ils rapportent l’impression de suffoquer " étant incapable de s’enfuir, de crainte de représailles (par leur groupe ou par l’État) et ayant peur que leur désillusions ne soit détectée par les autres"» rapporte Jean-Claude Cliche.