Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 27 février 2021

Hôpital psychiatrique : état d'urgence en France

Présentée par 

"A la Folie", le très beau lire de Joy Sorman est l'occasion d'une rencontre entre la femme de lettre et la présidente de l'UNAFAM sur l'état de l'hôpital psychiatrique en France.

OÙ EST-ON QUAND ON EST DANS UN HOPITAL PSYCHIATRIQUE ?

Assurément dans une des marges de notre société.
Un lieu boulversant, attachant lieu de souffrance mais aussi de joie.
Joy Sorman se souvient de la première fois qu'elle est entrée dans un Hopital psychiatrique.
Ce qu'elle retient : le silence  ... Aujourd'hui avec les molécules, plus de cris en HP mais d'abord un silence cotonneux...
Pour son livre A la folie, elle s'est rendue chaque mercredi dans un hopital psychiatrique pour comprendre ce que vivaient patients et soignants.

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Mon engagement décline: pourquoi je pense à quitter la psychiatrie

Il y a quatre ans, j'entrais à l'hôpital public à la fin de mes études de psychologie. Institution que j'idéalisais comme le prototype de ce que le modèle de santé Français avait de mieux. Quelques péripéties plus tard, après quelques changements de service, je pense sérieusement à un départ définitif.

Il y a quatre ans, j'entrais à l'hôpital public à la fin de mes études de psychologie. Institution que j'idéalisais comme le prototype de ce que le modèle de santé Français avait de mieux. Quelques péripéties plus tard, après quelques changements de service, je pense sérieusement à un départ définitif. 

Je travaille en psychiatrie. Je dirais même : je suis engagée en psychiatrie. Il y a 6 mois encore, je me battais dans mon service intra-hospitalier pour faire vivre une dynamique de soin. J'ai consacré mes études avec passion à la psychothérapie institutionnelle et je pensais avoir le cran et la volonté d'allumer l'étincelle du collectif partout où la chance me serait donnée de travailler. 

Dans mon service actuel, j'ai tenté. J'ai créé un groupe de parole du mardi, un atelier photo-langage du jeudi et un groupe artistique du vendredi. Dans cette démarche j'étais vivement soutenue par le médecin, chef de service ; le psychiatre. J'y ai mis les moyens et déployé l'énergie nécéssaire. 

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HOSPITALISATIONS SANS CONSENTEMENT, CONTENTION : LES PSYCHIATRES ALERTENT VÉRAN

Le 25/02/2021

Olivier Véran le 24 février 2021 à Dunkerque

L'ensemble des instances représentatives de la psychiatrie alertent le ministre de la Santé sur les dangers d'un recours systématique à des "mesures privatrices de liberté" pour leurs patients qui "doivent diminuer drastiquement".

Dans une lettre ouverte publiée ce jeudi, les signataires, parmi lesquels le Syndicat des Psychiatres Français, disent "soutenir et encourager pleinement les mesures permettant de ne pas recourir" aux "hospitalisations sans consentement" et aux "mesures d'isolement et de contention" qui "peuvent entraîner un traumatisme psychique aux conséquences durables".

Ces pratiques, "favorisées par la dégradation de l'offre de soin psychiatrique, notamment la pénurie de psychiatres et de personnels soignants des établissements publics", sont "des pratiques de dernier recours", soulignent-elles, en référence à une loi adoptée sur le sujet le 14 décembre 2020.

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Encéphale 2021 - Olivier Véran veut « jeter les bases d’une réforme profonde en santé mentale »

Anne-Gaëlle Moulun     23 févr. 2021

Paris, France.-- « Je veux réaffirmer dans le contexte sanitaire actuel l’enjeu prioritaire de la santé mentale », a souligné Olivier Véran, ministre de la Santé, lors de son intervention au congrès de l’Encéphale le 21 janvier. « La dimension psychologique de cette crise est aussi importante que sa dimension somatique », a-t-il insisté. Alors que le président de la République, Emmanuel Macron, vient d’annoncer avant l’été l’organisation d’Assises de la santé mentale.

Covid-19 à Redon. Un cluster a confiné l’hôpital psychiatrique durant quinze jours


Onze patients et sept membres du personnel de l’hôpital psychiatrique Lanrua de Redon ont été testés positifs, en février. Le cluster a empêché les nouvelles admissions pendant quinze jours.

Onze patients et sept membres du personnel de l’unité psychiatrique Lanrua, appartenant au centre hospitalier de Redon, ont été testés positif au Covid-19 en février. Le cluster maîtrisé, les admissions ont pu reprendre.

L’hôpital Lanrua, unité d’hospitalisation de psychiatrie du centre hospitalier de Redon-Carentoir (Chirc), a abrité un cluster durant quasiment tout le mois de février. Les contaminations ont concerné les patients et les agents.

Les premiers cas déclarés le 5 février

Interrogée par Ouest-France, la direction confirme bien l’information en indiquant que « le cluster a été déclaré à l’ARS (Agence régionale de santé) le 5 février 2021 ». Elle détaille : « Au total, 11 patients et sept agents ont été contaminés. »

Un cluster qui rappelle celui de l’hôpital psychiatrique Guillaume-Régnier de Rennes, en décembre. Il avait entraîné plusieurs décès, sans communication particulière vers l’extérieur.

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A Bondy, l’unité médico-judiciaire dans la tourmente


par Anaïs Coignac

publié le 25 février 2021

Détresse, manque d’effectifs, locaux inadaptés… Les personnels de la «clinique des violences» de la Seine-Saint-Denis, spécialisée notamment dans la prise en charge des victimes de viols, dénoncent des conditions de travail indignes malgré l’importance de leur mission.

A l’unité médico-judiciaire de Bondy (UMJ), «la clinique des violences» de la Seine-Saint-Denis, on ne sait plus bien qui des patients ou des soignants méritent d’être examinés. L’ambiance, déjà pesante des lieux, s’est chargée d’un mal-être profond, prêt à exploser. «Notre service fonctionne vingt-quatre heures sur vingt-quatre. On tourne comme des fous sans aucun soutien de la direction. Là on craque les uns après les autres», lâche le doyen, le docteur Mohamad Mehdi, entre deux appels téléphoniques. Depuis novembre, ils sont 7 médecins (6,7 équivalents temps plein) sur les douze financés par les ministères de la Justice et de la Santé, pour tenter d’accueillir les victimes de violences et les gardés à vue de tout le département, l’un des plus pauvres et violents de France.

Reportage Pauvreté : dans les gares, une équipe en mission invisible

par Marie PiquemalRamsès Kefi et illustration Jeremy Perrodeau

publié le 25 février 2021

Une femme qui fait semblant d’attendre un train, un «papy» qui passe le balai autour de lui... Badiaa, Manu et Odile, policiers en civil et agente SNCF, guettent les signes qui trahissent une précarité dissimulée et tentent d’aiguiller ces sans-abri au destin souvent cabossé vers des associations. Ils redoutent l’issue de la crise sanitaire.

Badiaa et Odile s’échangent des observations, quelques certitudes et des coups d’yeux discrets. «La femme assise juste derrière c’est sûr, c’est pour nous.» Cette vieille dame, fichu sur la tête, est de prime abord calée à la bonne place, au bon endroit : posée sur un siège de la gare du Nord, à Paris, comme des dizaines d’autres en attente d’un train. Le binôme décèle des combines de camouflage, pour se rendre transparent et n’éveiller aucun soupçon. Ses deux sacs plastiques, remplis d’habits - plutôt qu’une valise - alertent. Sa posture courbée et l’état de ses mains, aussi. «Elles sont traîtres. Elles s’abîment très vite quand on dort dans la rue.» Badiaa et Odile font partie d’une équipe de trois, avec Manu, en charge d’une mission précieuse : identifier les silhouettes, puis les visages, et fabriquer des liens avec les sans-abri qui se planquent dans les gares parisiennes et leurs recoins - sous les escalators, dans les tableaux électriques, les parkings. Certains sont à la rue depuis longtemps et déjà marqués dans leur chair et leurs traits. D’autres sont encore frais, propres sur eux, pas encore ingurgités par la misère. Odile : «Ils font semblant d’attendre un train. Surtout les femmes. Elles font comme si ça allait, le plus longtemps possible, avant de craquer, un jour.»

Le centre La Hesse expose 100 oeuvres sur l'amour à l'Orangerie

 TV Lux - Naturellement Proche

LUXEMBOURG

Publié le mercredi 24 fevrier 2021

Bansart, Jean-Michel, Sans titre, technique mixte sur papier cm, 72,8 x 55 cm, 2018PerleCouple

Après plusieurs mois de fermeture et seulement deux expos en 2020, l'Orangerie à Bastogne accueille à nouveau le public avec sa première exposition de l'année, traditionnellement consacrée à l'amour. 

Y sont présentées plus de cent oeuvres d'artistes porteurs d'un handicap mental qui fréquentent le centre La Hesse Grand atelier à Vielsalm : de l'art brut contemporain qui aborde aussi la question difficile de la sexualité des personnes handicapées.


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« De la peste noire à la grippe espagnole de 1918, l’histoire regorge de pandémies qui eurent de longues répercussions sociales »

Marie Charrel

 

Publié le 25 février 2021

Une récente étude par des économistes du FMI analyse le rapport entre épidémies et troubles sociaux dans l’histoire. De quoi en tirer certaines leçons par rapport à notre pandémie actuelle, analyse Marie Charrel, journaliste au « Monde », dans sa chronique.

Chronique. C’est l’une des grandes craintes soulevées par la pandémie : dans le sillage du Covid-19 et la crise économique, les inégalités risquent de se creuser dangereusement. Celles entre les secteurs à l’arrêt en raison des mesures sanitaires, comme le tourisme, et ceux continuant à tourner malgré tout. Mais aussi celles entre les précaires et ceux protégés par un emploi fixe, entre les ménages pauvres et les gros patrimoines, entre les femmes et les hommes, ou encore entre les pays bénéficiant de campagnes de vaccination avancées et ceux laissés pour compte.

Covid-19 : derrière les « 30 000 médecins » de Coordination santé libre, une galaxie de rassuristes, naturopathes et citoyens en colère

Par   Publié le 25 février 2021

Ce collectif, qui revendique le soutien de dizaines de milliers de généralistes, fait la promotion d’un protocole de soins ambulatoires contesté contre le Covid-19. Or selon un recensement indépendant, ce collectif ne compte que 1 300 médecins.

Claude Escarguel, Violaine Guérin et Martine Wonner, trois des piliers du collectif Coordination santé libre, lors d’une conférence début février 2021.

Mais où sont les 30 000 médecins du collectif Coordination santé libre ? La question agite les observateurs depuis que, fin janvier, ce groupe a présenté un traitement ambulatoire précoce contesté contre le Covid-19, souvent surnommé « protocole Wonner », en raison du soutien qu’il a reçu de la part de la députée du Bas-Rhin Martine Wonner. Ce protocole a été qualifié de « criminel » par plusieurs experts médicaux et officiellement déconseillé par la Haute Autorité de santé (HAS).

Pas de quoi faire vaciller le collectif qui, depuis sa création début 2021, revendique l’argument du nombre avec ses « 30 000 médecins ». C’est ce qu’ont ainsi affirmé l’oncologue Nicole Delépine, le collectif ReinfoCovidl’association BonSens ou encore l’endocrinologue Violaine Guérin, fondatrice du mouvement Laissons les médecins prescrire, tous membres ou relais de cette coordination.

Le nombre de 30 000 médecins mis en doute

Les 30 000 médecins revendiqués par la coordination représenteraient un huitième de l’ensemble des praticiens français. Ce nombre est sujet à caution.

  • Seuls 1 361 médecins enregistrés à l’ordre

Depuis mi-février, nombre d’internautes remettent très sérieusement en cause ce chiffre, arguant que la seule liste publique disponible, sur le site « Laissons les médecins prescrire », ne regroupe que 2 394 signataires. Plus intrigant encore : parmi ceux-ci, seuls 1 361 figurent réellement au registre de l’ordre des médecins, selon une analyse détaillée d’une association de défense de la science, Citizen4Science, réalisée .

Covid-19 : comment la lutte contre les variants pourrait modifier les stratégies vaccinales

Par  et   Publié le 25 février 2021

L’apparition de nouvelles mutations du virus contraint les laboratoires à adapter leurs vaccins, les agences sanitaires à inventer de nouvelles procédures réglementaires, et les Etats à réexaminer leur stratégie vaccinale.

2021 devait être l’année des vaccins. Ce sera aussi celle des variants. Depuis l’apparition, au Royaume-Uni, à l’automne 2020, d’une mutation du SARS-CoV-2 plus contagieuse et létale, de nouvelles souches, brésilienne et sud-africaine, sont venues doucher l’espoir suscité par l’administration des premières doses.

Ces trois variants, et ceux qui ne manqueront pas de suivre, ne risquent-ils pas de rendre les vaccins existants moins efficaces, voire obsolètes ? Entre durcissement des restrictions de liberté et accélération des campagnes vaccinales, le monde constate avec inquiétude que l’ennemi a changé de visage. Pis, qu’il se démultiplie.

Pour contrer ses mutations, l’Agence européenne du médicament (EMA) indiquait, le 10 février, avoir demandé aux fabricants de déterminer si leur vaccin offrait une protection contre les trois variants, et de lui soumettre les données pertinentes. A ce jour, trois (Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca) sont autorisés dans l’Union européenne (UE). Un quatrième, développé en une seule dose par Johnson & Johnson, devrait être validé à la mi-mars et arriver en France en mai, avant ceux de CureVac et Novavax.

Le 17 février, la Commission européenne passait elle aussi à l’offensive avec l’annonce du plan « Hera Incubator » : 75 millions d’euros seront débloqués pour identifier plus rapidement les mutations du virus, en développant des tests spécifiques et en augmentant les séquençages du génome ; 150 millions d’euros renforceront la recherche sur les nouveaux variants. Avec cette initiative, Bruxelles veut préparer « la prochaine phase » de la pandémie, « depuis la détection précoce de nouveaux variants jusqu’à la production rapide de masse d’une seconde génération de vaccins si nécessaire ». Une saison 2 à haut risque, qui devra plus que jamais associer scientifiques, laboratoires, autorités sanitaires et décideurs politiques.

COVID-19: les moyens d’accroître le déploiement des vaccins débattus avec les PDG des entreprises pharmaceutiques

Parlement européen  

 Communiqué de presse
   
26 février 2021

Lors d'une audition jeudi, les députés ont demandé des clarifications sur les livraisons de vaccins et ont insisté pour que les sociétés pharmaceutiques honorent leurs contrats.

Les députés ont interrogé les PDG et les représentants des principales sociétés pharmaceutiques, notamment AstraZeneca, Moderna, CureVac, Novavax, Pfizer et Sanofi, sur la manière de lever les obstacles à une commercialisation, une fabrication et une distribution plus rapides des vaccins.


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Pendant le débat, les députés ont posé des questions sur les transferts de technologie au niveau mondial, le partage des brevets et la manière dont l'industrie a l’intention de mettre à jour les vaccins afin de suivre les nouveaux variants. Par ailleurs, ils ont interrogé les PDG sur la façon dont l'Agence européenne des médicaments pourrait accélérer l'approbation de mise sur le marché au niveau européen. Certains députés ont demandé si une interdiction européenne des exportations de vaccins aiderait l'Europe par rapport aux autres pays qui ont introduit des interdictions d'exportation. Les représentants de l'industrie ont souligné le défi que représente le renforcement des capacités de production pour des produits entièrement nouveaux et complexes, ainsi que la nature internationale des chaînes d'approvisionnement.


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« En thérapie », une série qui « libère les mots et les maux »

Anne DemoulinPublié le 25/02/21

« En thérapie » a « chamboulé » ses téléspectateurs, parce qu’elle « est explicitement en lien avec la découverte de l’inconscient », explique le psychanalyste Michaël Stora

Frédéric Pierrot et Mélanie Thierry dans En Thérapie.
Frédéric Pierrot et Mélanie Thierry dans En Thérapie. — Arte
  • Arte diffuse ce jeudi les épisodes 16 à 20 de la série En Thérapie, qui cumule près de 26,5 millions de vues sur Arte.tv.
  • 20 Minutes a demandé à ses lecteurs quel impact psychologique la série, qui met en scène un psy et ses patients, avait eu sur eux.
  • Le psychanalyste Michaël Stora a accepté de les commenter.

« J’ai beaucoup aimé la série, mais j’en suis sortie, bouleversée et chamboulée », écrit Caroline, 52 ans. En thérapie ne laisse pas ses spectateurs indifférents ! Cette fiction met en scène les séances d’un psychanalyste qui reçoit quatre jours durant un patient différent avant, le vendredi, de se rendre lui-même chez sa contrôleuse, au lendemain des attentats du 13-NovembreEn thérapieexplore ainsi au cours de ses 35 épisodes tout à la fois les traumatismes intimes de ces personnages et celui, national des attentats. Alors que l’adaptation française du format israélien BeTipul sur Arte fait un carton aussi bien à l’antenne qu’en ligne (avec près de 26,5 millions de vues), 20 Minutes a demandé à ses lecteurs quel impact psychologique la série initiée par le duo Eric Toledano et Olivier Nakache, dont les épisodes 16 à 20 sont diffusés sur Arte ce jeudi, a eu sur eux.

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Une pédopsychiatre interdite d'exercer après avoir dénoncé des faits de maltraitances sur une enfant

créé le 25 février 2021








Eugénie Izard, pédopsychiatre depuis 16 ans, est aujourd’hui interdite d’exercer la médecine. Les raisons de sa condamnation ? Avoir signalé des maltraitances supposées sur une enfant.

par Suruthi SRIKUMAR 

"Aujourd’hui je paye le prix de mon engagement… mon engagement à protéger les enfants contre les sévices." 

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vendredi 26 février 2021

Pour sauver les humains et la planète, un groupe de travail suggère d’en finir avec les pratiques financières abusives

   

ONU Info



25 février 2021

2,7% du PIB global est blanchi annuellement selon le Groupe FACTI

Les gouvernements pourraient financer les mesures radicales qu’exigent la lutte contre l’extrême pauvreté, la Covid-19 et la crise climatique en recouvrant les milliards de dollars perdus du fait de l’évasion fiscale, de la corruption et du blanchiment d’argent, affirme un groupe de travail des Nations Unies.

Le Groupe de haut-niveau sur la responsabilité, la transparence et l’intégrité financières internationales pour atteindre les objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030 (Groupe FACTI) en appelle aux gouvernements pour qu’ils adoptent un Pacte global sur l’intégrité financière pour un développement durable.

Ce groupe a été créé par le Président de l'Assemblée générale des Nations Unies et le Président du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) en mars 2020. Il est composé d’anciens chefs d’Etats et de gouvernement, de gouverneurs de banques centrales, de chefs d’entreprise, de figures de la société civile et de chercheurs.

Il affirme que jusqu’à 2,7% du PIB global est blanchi annuellement, alors que les pratiques d’optimisation fiscale des multinationales coûtent aux gouvernements jusqu’à 600 milliards de dollars par an.

Dans son rapport intitulé L’intégrité financière pour un développement durable, le Groupe FACTI souligne le besoin de lois plus sévères et d’institutions plus robustes pour prévenir la corruption et le blanchiment d’argent et en appelle à la fin de l’impunité pour les banquiers, avocats et experts comptables qui rendent possible ces crimes financiers.

Le rapport se prononce également en faveur d’une plus grande transparence eu égard à l’actionnariat des entreprises et aux procédures de financement public, pour une meilleure coopération internationale dans la lutte contre la corruption, pour un impôt international minimum sur les sociétés ainsi que pour la taxation des géants du numérique, et pour une gouvernance globale contre l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent.

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En Chine, un homme a dû verser 6.300 euros à son ex-femme pour les tâches domestiques effectuées


 


Repéré par Juliette Thévenot — 25 février 2021

Depuis le 1er janvier 2021, une loi permet au conjoint qui s'occupe des tâches ménagères et des enfants de demander une compensation financière lors du divorce.

En Chine, un tribunal a ordonné à un homme de payer 50.000 yuans, soit environ 6.300 euros, à son ex-femme pour les tâches domestiques qu'elle a effectuées pendant leur mariage, rapporte un article du New York Post. Le tribunal populaire du district de Fangshan à Pékin a également accordé à la femme la garde complète de leur fils et a exigé le versement d'une pension de 2.000 yuans (environ 254 euros) par mois de la part de son ex-mari.

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Variants, vaccination, mesures de restriction : l’équation aux multiples inconnues. Avec Odile Launay et Samuel Alizon.

LE 25/02/2021

À retrouver dans l'émission

L'INVITÉ(E) DES MATINS

par Guillaume Erner

Ce mercredi, un nouveau conseil de défense sanitaire s’est tenu. Alors qu’une dizaine de départements fait face à une recrudescence préoccupante de l’épidémie, le gouvernement assure tout mettre en oeuvre pour éviter un nouveau confinement.

Essai clinique dans le laboratoire Xenothera Biotech du CHU de Nantes
Essai clinique dans le laboratoire Xenothera Biotech du CHU de Nantes Crédits :  LOIC VENANCE AFP

Après les Alpes-Maritimes, c’est au Nord et à la Moselle de faire face à une recrudescence préoccupante de l'épidémie. Trois semaines après la décision du Président  de ne pas reconfiner le pays, le gouvernement réitère son souhait et assure tout mettre en œuvre pour éviter un confinement national.  

Alors que le Royaume-Uni se déconfine progressivement après des mois de restrictions, la France met en place des mesures localisées. Quel bilan dresser de ces différentes stratégies ? Où en est-on de la modélisation de l’épidémie ? Comment les variants impactent les différentes projections ? 

Le point sur la campagne de vaccination

Notre problématique en France est qu’on a très peu de doses de vaccin contrairement au Royaume-Uni ou Israël. Là-bas, on voit déjà que la vaccination a un impact sur la circulation du virus. Odile Launay

En France le nombre de doses disponibles est faible et on ne ressent encore les effets de la vaccination. On peut essayer de donner plus de doses aux régions les plus touchées, mais si le nombre de doses est toujours faible, ça n’aura pas d’impact sur la circulation. Odile Launay

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La vaccination anti-COVID par les médecins de ville étape par étape

  • Stéphanie Lavaud   
    •  
       

    France Pour pouvoir commencer à vacciner contre le Covid avec le vaccin AstraZeneca, les médecins de ville doivent se porter volontaires et se faire connaitre auprès d’une officine de pharmacie. La Direction générale de la santé et le Collège de Médecine Générale décrivent la marche à suivre [1,2].

    Des vaccins au compte-goutte

    Bonne nouvelle : dès le 25 février, les médecins de ville pourront participer eux-aussi à la campagne de vaccination contre le Covid-19 avec le vaccin Astra Zeneca dont les contraintes de conservation sont plus souples que celles des vaccins à ARNm préalablement autorisés (voir encadré). Conformément aux recommandations de la Haute autorité de santé (HAS), le vaccin AstraZeneca serait utilisé, dans un premier temps, pour la vaccination des personnes de 50 à 64 inclus atteintes de comorbidités. « Les médecins de ville auront dès lors la possibilité de vacciner leur patientèle dans la cible précitée avec le vaccin AstraZeneca, qu’ils se procureront auprès d’une officine référente de leur choix » assure la DGS.

    A noter : le Collège de Médecine Générale a élaboré une fiche pratique complète et concise pour aider les médecins généralistes à s’organiser et à se préparer pour vacciner[2].