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samedi 23 novembre 2019

«Pour ne plus subir» - Lettre ouverte d’une équipe de psychiatrie de secteur

Nous reproduisons ici la lettre ouverte qu’adresse l’ensemble de l’équipe du secteur psychiatrique d’Asnières sur Seine aux tutelles (ARS, ministères, élus) et aux citoyens. Pour comprendre les effets concrets des politiques criminelles actuelles.
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Jeudi 14 novembre, l’hôpital public s’est mobilisé car la situation quotidienne est devenue insupportable, invivable. Les soignants sont contraints de choisir - donc de trier- les personnes à soigner. La logique de pénurie atteint son comble. Après cette mobilisation historique et en guise de coïncidence malheureuse, nous avons fait l’expérience le soir même dans notre service de psychiatrie des conséquences de ce que nous dénoncions quelques heures plus tôt dans la rue.

La psychiatrie est souvent la grande oubliée de la médecine. Les services sont abandonnés par les pouvoirs publics. La psychiatrie continue de faire peur. Et pourtant, le cœur même de notre spécificité est le travail relationnel. Ici les soins se font avant tout avec des humains. Comment le quantifier ? En psychiatrie, les discours officiels nous abreuvent de la nécessité de nous « réorganiser » à défaut d’investir dans des postes, dans des moyens supplémentaires et dans des dispositifs en nombre suffisant.
Dans cette spécialité, demander des lits supplémentaires est toujours suspect d’hospitalo-centrisme et de pratiques asilaires. Pourtant, nous ne comptons plus les structures ambulatoires qui ferment ou qui restreignent leur activité au profit de l’activité intra-hospitalière... A croire que le virage ambulatoire promu par les tutelles est en réalité un virage vers le rien en repassant par la case hôpital.
En dépit de notre appétence pour le sacrifice -position masochiste pourrait-on dire- les professionnels de santé ne veulent plus travailler dans des conditions dégradées où, tout en sachant ce qu’il faudrait faire pour soigner convenablement les personnes avec leur accord et leur avis, ces soignants sont contraints d’abandonner ce qui fait le vif même du travail psychiatrique : créer une relation là où la pathologie détricote le lien social de la personne avec sa famille, ses amis, ses proches, ses collègues, son milieu de vie.
Jeudi 14 novembre, une majorité de professionnels du secteur étaient en grève, assignés ou partie prenante de la manifestation parisienne. Grève ou pas, nous étions de toute façon en deçà de l’effectif minimum de sécurité, comme régulièrement depuis plusieurs mois au point qu’il est devenu l’effectif « normal ». Notre unité d’hospitalisation comprend 33 lits, 34 personnes y étaient hospitalisées sans compter les cinq patients hébergés sur les unités d’autres secteurs. Il n’y avait qu’un médecin présent sur l’unité et 4 soignants (3 infirmiers et une aide-soignante). Le même jour était prévu un rendez-vous à la MDPH du 92 pour un « Plan d’Accompagnement Global », nouvelle commission mise en place par la bureaucratie, se tenant deux à trois fois par an seulement et chargée de donner un accord pour des prises en charge de personnes hospitalisées « sans solution ». Sans notre présence à cette réunion, point de débouché possible pour des personnes hospitalisées depuis plusieurs années. Un soignant de l’unité s’y est donc rendu avec l’assistante sociale. D’ailleurs, à cette réunion, nous étions loin des discours officiels sur « le virage ambulatoire » et « les solutions alternatives à l’hospitalisation ». En gros, pas de solution pour ces patients car pas de places dans des structures d’aval suffisamment contenantes, donc : « débrouillez-vous ! ». Oui mais nous avons besoin de ce sésame pour faire des sorties... « Oui mais... Débrouillez-vous ». L’activisme de nos assistantes sociales et de notre réseau connaît des limites qui ne dépendent pas de nous.
Les trois infirmiers restés sur l’unité pendant que se déroulait cette scène à plusieurs dizaines de kilomètres de là ont trouvé l’aide, sur le terrain, de la cadre supérieure du service pour tenter d’approcher l’effectif minimum de sécurité, sans y parvenir.
Courant de demandes en demandes, devant assurer les tâches habituelles (repas, médicaments, accompagnement cigarettes des patients, transmissions informatiques, entretiens médicaux etc.) certaines d’entre elles sont, comme souvent, restées sans réponse. Depuis de longs mois, plusieurs postes sont vacants sur l’unité d’hospitalisation. La spirale infernale du sous- effectif, de l’épuisement, des arrêts maladies, de l’ambiance sous tension de l’unité aggravant la tension interne des patients s’accroît. Pour autant, nous essayons de tenir bon sur notre cohérence collective, nous parons au plus pressé. Des patients sortent car « il faut faire des sorties », d’autres ne peuvent pas car ils n’ont plus de lieu de vie, sont en attente de maison de retraite, n’ont plus d’hébergements. Plus aucun hôtel social ne veut d’eux, le 115 est saturé, le SIAO (la plateforme d’orientation pour les personnes sans domicile) n’a rien à proposer. Pour certains patients, ceux qui ne sont pas encore hospitalisés par le préfet (en SPDRE), nous devons nous résigner à les renvoyer à la rue en attendant qu’ils se remettent suffisamment en danger pour retournés contraints à l’hôpital.

Saint-Alban, lieu d’hospitalité (1/2) Un asile à l’abri de la folie du monde

23/11/2019
28 MIN

1943. Perdu au milieu des montagnes de la Margeride, en Lozère, l’hôpital de Saint-Alban-sur-Limagnole est un asile psychiatrique. Un lieu de refuge, pour les fous mais pas seulement.
L'Hôpital psychiatrique de Saint-Alban en 1950
L'Hôpital psychiatrique de Saint-Alban en 1950 Crédits : François Teste - Radio France
Pendant la seconde guerre mondiale, des juifs et des résistants vont venir s’y cacher, se faisant passer pour des malades mentaux, ou intégrant les équipes soignantes. Parmi eux, Denise Glaser, qui deviendra plus tard une vedette de petit écran grâce à son émission "Discorama", mais aussi le poète, résistant et membre du groupe surréaliste Paul Eluard, accompagné de sa seconde épouse Nusch. 
Paul Eluard, qui a commis l'imprudence de signer alors qu'il utilise pas mal de faux noms, de pseudonymes. Il a signé Liberté, son poème Liberté, de son propre nom. Et ce poème Liberté est diffusé partout, mais il est surtout diffusé par l'aviation anglaise quand elle livre des armes par parachutage.  Dans les containers, il y a des milliers et des milliers d'exemplaires de Liberté signés Paul-Eluard et sa vie est véritablement en danger et il va trouver refuge lui aussi à Saint-Alban.  Didier Daeninckx 
Vue de l'hôpital Saint-Alban
Vue de l'hôpital Saint-Alban Crédits : François Teste - Radio France

1er épisode : Un asile à l’abri de la folie du monde

Eluard, membre du comité de lecture des Editions de Minuit clandestines, artisan du Comité national des écrivains, mais aussi, auteur de "Liberté", ce poème devenu l’hymne de la Résistance, dont les copies sont parachutées par les avions anglais en même temps que les armes et les munitions destinées aux maquis. C’est pour cette raison-même que le poète est recherché, et qu’il doit lui aussi trouver refuge à l’hôpital de Saint-Alban. Ce refuge, et d’une certaine manière son salut, il le doit à deux psychiatres charismatiques et engagés : d’abord son ami résistant communiste Lucien Bonnafé ; et l’ancien membre du POUM et réfugié politique catalan François Tosquelles. A eux deux, ces médecins hors normes transforment l’asile en lieu de refuge pour la résistance, mais préparent aussi une révolution psychiatrique en faisant émerger un mouvement majeur : la psychothérapie institutionnelle. Celle-ci prône un modèle de psychiatrie humaniste, où il s’agit de soigner les patients, mais aussi l’hôpital, l’institution psychiatrique elle-même.
Une personne pouvait être délirante, mais elle n'en était pas moins humaine.  Marie-Rose Oura-Bah
Ici, parmi les patients, Paul Eluard va composer "Souvenirs de la maison des fous", un recueil de poèmes- portraits de malades. C’est là aussi que le poète va rencontrer le sculpteur Auguste Forestier, interné à Saint-Alban depuis plusieurs années déjà, et qu’il présentera après la guerre à Dubuffet, futur théoricien et collectionneur de "l’art brut".

Dock en scène : à propos de L’Éloge indocile de la psychanalyse

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 Lionel Le Corre  20 novembre 2019
« (…) les yeux dirigés vers l’aurore, je m’aventurai dans le val étroit des métempsycoses. » André Gide, Le Voyage d’Urien
La vie est une chienne qui n’a pas épargné Samuel Dock. Dès les premières pages de L’Éloge de la psychanalyse le propos est situé : vingt ans, la mort d’un ami ; on imagine la morgue, le corps aimé livré à la succion des plantes et à la voracité des asticots… très vite le jeune Samuel se met à déconner : la psychanalyse lui sauvera la vie… comment ? Samuel a rencontré quelqu’un qui désirait l’entendre… sérieusement.
L’Éloge indocile de la psychanalyse se présente sous la forme d’un abécédaire de la pratique fomentée par Freud vers 1895 comprenant 130 entrées de A pour « abandon » à Z pour « zone érogène ». Le projet de l’auteur, psychologue clinicien, doctorant et analysant est de proposer aux profanes de « s’approprier les enseignements métapsychologiques et renouer avec cette psychopathologie de la vie quotidienne que Freud lui-même protégeait ». Ce faisant, avec son nouveau livre, Samuel Dock poursuit le travail de passeur déjà initié depuis plusieurs années en pointant avec justesse que les pires ennemis de la psychanalyse sont les psychanalystes eux-mêmes.

Variations sur le livre de Daniel Sibony : Un cœur nouveau




Petites variations autour du livre de Daniel Sibony : 
Un cœur nouveau[1]
 
Pannes et peines de cœur
Il n’est pas rare qu’un psychanalyste s’intéresse au corps, mais ce qu’il privilégie, ce n’est pas le corps somatique, mais le corps pulsionnel, celui qui entre autres, est traversé par le sexuel, et plus encore, le langage, et son écriture qui parfois s’inscrit sur le corps comme des hiéroglyphes qu’il faut alors déchiffrer. Ce sont les symptômes psychosomatiques.

Dans son dernier livre, Daniel Sibony nous invite à un subtil et passionnant voyage analytique à l’intérieur du corps, en son cœur même, car c’est justement au cœur qu’il s’intéresse quand il connaît ses pannes et ses peines, non pas d’amour mais d’artères, de valves… La rencontre avec un chirurgien cardiaque, le docteur Patrick Nataf, lequel rédige une belle postface, l’a décidé à s’engager dans cette réflexion. En assistant à une opération cardiaque, un pontage, une pose de valve, la mise en place d’un cœur artificiel…, Daniel Sibony devient l’assistant symbolique du chirurgien et son équipe, qui eux ont les mains dans le réel d’une intervention pour laquelle ils n’ont pas toujours le temps de l’interprétation. Le psychanalyste s’en chargera en analysant ce qui se passe dans de telles opérations, où la vie, où la mort sont si proches. Ainsi, écrit-il : « ce corps va-t-il me parler autrement, me donner accès aux questions symboliques que cache toujours la technologie, surtout médicale ; questions qui ouvrent sur l’infini, en tout cas, sur l’essentiel de l’existence ? [2]». Si l’existence suppose l’âme, qu’en est-il quand on arrête les battements du cœur et que son oxygénation continue, sans l’aide des poumons qui le pulsent ? Question essentielle pour Daniel Sibony qui se demande ce que l’âme devient dans un tel démontage-remontage du cœur ? Ces opérations touchent donc de près à la vie, car elle touche à ses bords d’où elle peut basculer. Changement de valve, circulation sanguine extracorporelle…Le cœur une fois ponté ou doté de sa nouvelle valve se remet à battre par une simple impulsion électrique plus une remise en route de la circulation sanguine. Le cœur conserve-t-il la mémoire de la vie pour ainsi repartir ?, se demande alors note auteur.

vendredi 22 novembre 2019

Saint-Nazaire. La psy attend maintenant du concret

F.S.   Publié le 
Le « plan d’urgence » hôpital est largement insuffisant estime la CGT.

Quelles conséquences auront les mesures annoncées par le gouvernement pour l’hôpital de Saint-Nazaire ? Tout le monde attend la réponse avec la certitude que tous les problèmes ne seront pas résolus. Parce que la dette cumulée de l’hôpital dépasse les 15 millions d’euros et que le principe de l’effacement validé par le Premier ministre ne concerne qu’un tiers des déficits.
« C’est très insuffisant », résume Emilie Besnard de la CGT. Elle pointe l’un des exemples : « 150 millions d’euros pour l’investissement, par an pour tout le monde. Ça fera combien pour notre hôpital ? Il y a des investissements, des réparations, des aménagements à faire dans tous les services. »

« Pas une de plus » : des dizaines de milliers de manifestants contre les violences faites aux femmes

Une marée violette a défilé dans toute la France samedi pour peser sur le gouvernement, à deux jours de la fin du « Grenelle » lancé contre ce fléau.
Publié le 23 novembre 2019
Manifestation à Paris contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes, le 23 novembre.
Manifestation à Paris contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes, le 23 novembre. ALAIN JOCARD / AFP
A deux jours de la fin du Grenelle contre les violences conjugales, plusieurs milliers de personnes ont manifesté, samedi 23 novembre, dans une trentaine de villes de France contre les violences sexistes et sexuelles. Elles étaient 49 000 dans les rues de Paris, selon un décompte du cabinet indépendant Occurence, réalisé pour un collectif de médias. Cette mobilisation était beaucoup plus importante que celle de l’an dernier, quand la marche dans la capitale avait rassemblé entre 12 000 (selon la police) et 30 000 personnes (selon les organisatrices).
Le collectif #NousToutes, à l’initiative de la manifestation, a salué « la plus grande marche de l’histoire de France contre les violences » sexistes, en revendiquant la présence de 100 000 personnes à Paris et 150 000 dans l’ensemble du pays. Près de 70 organisations, partis politiques, syndicats et associations (Planning familial, CGT, CFDT, EELV, LFI, PS, UNEF, PCF, SOS Homophobie…) avaient appelé à se joindre au défilé.
Depuis le début de l’année 2019, au moins 116 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, selon un décompte de l’Agence France-Presse (AFP). Sur l’ensemble de l’année 2018, le chiffre avait atteint 121 femmes victimes, selon le ministère de l’intérieur. Environ 213 000 femmes sont victimes chaque année de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint, soit près de 1 % des femmes âgées de 18 à 75 ans, selon des données officielles.
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Cher : 31 lits bientôt fermés dans l'unité psychiatrique de l'hôpital George Sand, à Chezal-Benoît

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Par Sophie Maréchal   Publié le 20/11/2019
L'antenne de l'hôpital George Sand à Chezal-Benoît possède un service d'addictologie. / © France 3L'antenne de l'hôpital George Sand à Chezal-Benoît possède un service d'addictologie. / © France 3
Alors que le gouvernement tente d’éteindre la colère du personnel hospitalier par un plan santé dévoilé en partie ce mercredi 20 novembre, les syndicalistes de l’hôpital George Sand, à Chezal-Benoît, protestent contre la fermeture d’un de ses services de psychiatrie.

Personnels soignants et habitants mêlés, ils étaient une cinquantaine, ce mercredi 20 novembre à Chezal-Benoît, à manifester devant l’unité psychiatrique de l’hôpital George Sand destinée à la fermeture d’ici quelques mois.

Jeudi 7 novembre, la direction a annoncé la fermeture des 31 lits de l’un des quatre pavillons psychiatriques de cette antenne de l’hôpital de Bourges, qui accueille des malades chroniques. Contacté par France 3, Alexis Jamet, le directeur de l'hôpital, défend une décision inéluctable et de bon sens, répondant aux difficultés de recrutement rencontrées en psychiatrie et en milieu rural. 

«Ni les agents, ni les patients ne sont des pions qu’on déplace pour faire des économies»


«La direction a invoqué des difficultés à recruter, un manque de personnel et un besoin de rationaliser car il y a des lits libres dans les autres services psychiatriques de Chezal-Benoît, précise Emmanuelle Arnoult Marais, aide-soignante et déléguée CGT à George Sand. Mais les lits libres ont été organisés délibérément. Tous les collègues le disent : ils n’en ont jamais vu jusqu’ici !»

Les patients seront transférés dans les autres unités de l’hôpital de Chezal-Benoît, ou quitteront le milieu hospitalier pour s’installer dans des appartements en ville, sans suivi adapté, selon la syndicaliste.

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Plan hôpital : surtout, faire baisser la fièvre

Par Lilian Alemagna — 
Manifestation en faveur de l’hôpital public à Paris, le 14 novembre. 
Manifestation en faveur de l’hôpital public à Paris, le 14 novembre.  Photo Marie Rouge pour Libération


Les fonds débloqués par le gouvernement, présentés comme un geste majeur, ne satisfont pas les personnels soignants mobilisés. La manifestation du 30 novembre aura valeur de test. L’exécutif espère surtout éviter une convergence des luttes sociales le 5 décembre.

“Le Premier Ministre ne répond pas à la gravité de la situation”



JEUDI 21 NOVEMBRE 2019

Le Codef "relaie un communiqué national unitaire"...


“Les collectifs : Inter-Blocs, Inter-Urgences, Inter-Hôpitaux et les associations : Printemps de la Psychiatrie et Coordination Nationale des Comités de Défense des Maternités et des Hôpitaux de Proximité ainsi que les organisations syndicales représentatives médicales et paramédicales : AMUF, APH, CFE-CGC, CFTC, CFDT, CGT, SUD, UNSA, réagissent ensemble aux annonces faites ce matin par le Premier Ministre.
Ils notent que pour la première fois le gouvernement à son plus haut niveau réagit à une mobilisation qui a débuté il y a plusieurs mois dans les services d’urgence et qui s’est étendue à l’ensemble de l’hôpital et des établissements médicosociaux et sociaux, touchant l’ensemble des catégories professionnelles. 
Elles considèrent que ces annonces sont très loin de répondre aux attentes des personnels dont nous rappelons les revendications :
– Renforcement des moyens financiers significativement pour les établissements, ce qui passe par une revalorisation de l’ONDAM d’au moins 4 % dans le cadre du projet de Loi de Finances de la Sécurité Sociale.
–  Recrutement de professionnel.le.s supplémentaires immédiatement et plan de formation pluridisciplinaire.

jeudi 21 novembre 2019

En France, le salaire des infirmiers parmi les plus bas des pays de l’OCDE

Mis en ligne le 20/11/2019

En France, le salaire des infirmiers parmi les plus bas des pays de l’OCDE
(C) Remi Wafflart/ l'Union Reims
Le gouvernement a annoncé vouloir « récompenser l’engagement du personnel soignant » et « rendre les carrières attractives ». Des revalorisations des primes sont au programme, sans revalorisation de salaires. Pourtant, en 2015, les infirmiers français étaient parmi les plus mal lotis des 29 pays de l’OCDE.
Dans les annonces faites par Édouard Philippe une prime annuelle de 800 € sera donnée à quelque 40 000 aides soignants et infirmiers vivant à Paris et sa proche banlieue et touchant un salaire de moins de 1900 € mensuel. Les aides-soignants en gériatrie devront toucher une prime de 100 € nette chaque mois dès 2020. Un budget de 200 millions d’euros sera également laissé « à la main » des hôpitaux « pour récompenser, selon des critères qu’ils auront eux-mêmes définis, l’engagement et l’investissement des personnels ». Pas d’augmentation de salaire des infirmiers pour autant, malgré des rémunérations parmi les plus faibles des 29 pays développés membres de l’OCDE.

La France en bas du classement

Les 500 000 infirmiers dans les hôpitaux publics en France perçoivent un salaire particulièrement bas, Selon l'Organisation de coopération et de développement économique OCDE. En 2015, il était parmi les plus faibles des 29 pays membres de l’organisation internationale d'études économiques. La rémunération moyenne des infirmiers français est ainsi inférieure de 5% au salaire moyen national. En comparaison, en Espagne, un infirmier gagne 28% de plus que le salaire moyen, le rappelle France info.

Capture d’écran de l’étude de l’OCDE Panorama de la santé 2017
Capture d’écran de l’étude de l’OCDE Panorama de la santé 2017 - OCDE 2017


Psychotropes, qu’en dit-on sur internet ?

Publié le 19/11/2019




Une équipe de Boston (Massachusetts, États-Unis) évoque un sujet moins étudié que l’automédication (même si des liens existent avec elle) : les informations « positives ou négatives » que les patients vont glaner (essentiellement sur le réseau Internet) avant de souscrire ou non aux ordonnances prescrites par leur psychiatre.

Partant du double constat que la persistance de faibles taux d’adhésion aux traitements constitue un « défi majeur en psychiatrie » et que « près des trois quarts des internautes recherchent des informations sur leur santé », les auteurs ont évalué le type d’informations disponibles en ligne sur les médicaments psychotropes et les représentations (bonnes ou mauvaises) qu’elles risquent de susciter chez le patient consultant ces sites, en quête d’avis et de conseils.

Après l’hospitalisation en psychiatrie, c’est aussi le cœur qui flanche !

Publié le 13/11/2019




Que deviennent les patients après la sortie de l’unité de soins psychiatriques où ils étaient hospitalisés (hormis le cas d’un internement contraint) ?

Pour répondre à cette question, une équipe d’Australie a réalisé une méta-analyse d’études longitudinales de langue anglaise (publiées entre 1960 et 2018) sur la mortalité des sujets après une hospitalisation en psychiatrie. Et cette recherche conduit à une conclusion surprenante : si le suicide constitue (comme on pouvait le craindre a priori) la cause de mortalité « la plus importante à court terme » dans cette situation, la cause principale de mortalité à moyen et à long terme se révèle d’ordre somatique, puisqu’elle concerne les maladies cardiovasculaires.

Protection de l’enfance : «Les moyens alloués sont insuffisants»

Par Anaïs Moran — 
Dans le foyer de l’enfance des Récollets, à Paris le 28 janvier.
Dans le foyer de l’enfance des Récollets, à Paris le 28 janvier. Photo Albert Facelly

La directrice de la Convention nationale des associations de protection de l’enfant, Fabienne Quiriau, réagit au plan annoncé mercredi par le gouvernement pour lutter contre les violences envers les mineurs.

Le plan com était bien ficelé. Matinale de France Inter pour le secrétaire d’Etat chargé de la Protection de l’enfance, Adrien Taquet, discours prononcé par Emmanuel Macron à l’Unesco dans la foulée : mercredi, jour du trentième anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, l’exécutif a voulu y mettre du sien pour dévoiler ses 22 mesures de lutte contre les violences envers les mineurs. Selon Fabienne Quiriau, directrice générale de la Convention nationale des associations de protection de l’enfant, si l’opération médiatique est «utile pour la visibilisation de ce fléau», les propositions du gouvernement ne sont pas toutes à la hauteur des enjeux. «Il y a de réelles avancées et des insuffisances», résume la spécialiste.