Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 11 mars 2017

Essais d’épistémologie pour la psychiatrie de demain




Postface de Steeves DEMAZEUX
Essais d’épistémologie pour la psychiatrie de demain
Le propre de la folie, dans ce qu’elle a de plus humain, est peut-être de ne jamais se laisser saisir. Elle échappe, met en tension toute tentative de théorisation à son égard. Et le sujet, par-delà son trouble, résiste à l’objectivation d’un discours univoque. Ainsi en témoigne l’histoire de la psychiatrie qui semble vouée à l’éclatement, aux querelles intestines, aux revirements idéologiques les plus brutaux : de l’apogée du mouvement asilaire à la sectorisation, du « traitement moral » de Pinel à la découverte des neuroleptiques, de la psychanalyse aux thérapies cognitivo-comportementales.

Marseille : les infirmiers hospitaliers en grève

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10/03/2017

Marseille : les infirmiers hospitaliers en grève
Les infirmiers anesthésistes hospitaliers sont mobilisés 
depuis jeudi, comme ici à l’hôpital de La Conception (5e).PHOTO DR
La récupération d’un corps unique des infirmiers hospitaliers (IADE), une revalorisation salariale à hauteur des autres masters de la fonction publique hospitalière et la pénibilité du travail reconnue pour tout le monde. C’est ce que revendiquent les infirmiers hospitaliers, qui ont lancé mardi un mouvement de grève avec l’ensemble des acteurs de la santé publique, et qui ont relancé jeudi un mouvement spécifique aux IADE.Lire la suite ...

« Sur Internet, nous travaillons tous, et la pénibilité de ce travail est invisible »



Le chercheur Antonio Casilli explique comment, derrière des services en apparence gratuits, Facebook, Amazon, Google… ont créé une « économie du clic ».

LE MONDE  | Par 
Quel est le point commun entre le moment ou vous remontez votre fil Facebook, celui où vous regardez des vidéos sur YouTube et lorsque vous cherchez des photos de chatons sur Google ? Dans les trois cas, vous l’ignorez sans doute, vous êtes en train de travailler. Sur Internet, les grandes plates-formes numériques américaines font tout pour capter notre attention et notre temps, nous offrant des services toujours plus sophistiqués pour communiquer, voyager, nous informer, ou tout simplement consommer.

Des outils gratuits, du moins en apparence. Car derrière nos loisirs numériques se cache un bouleversement majeur, mondial, de la façon dont nous produisons de la valeur. De manière plus ou moins invisible, plus ou moins insidieuse, la Silicon Valley nous a tous mis au travail.

Antonio Casilli est enseignant-chercheur à Télécom ParisTech et à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), auteur, avec le sociologue Dominique Cardon, de Qu’est-ce que le Digital Labor ? (INA éditions, 2015).
Dans votre ouvrage, vous expliquez que dès l’instant où quelqu’un se connecte à Facebook, voire à Internet en général, il est mis au travail. De quelle manière ?

Antonio Casilli : C’est un concept que la communauté scientifique appelle le digital labor, c’est-à-dire un travail du clic, composé de plusieurs petites tâches, réalisé sur des plates-formes, qui ne demande pas de qualification et dont le principal intérêt est de produire des données. C’est un travail éminemment social. Sur les réseaux sociaux, par exemple, vous êtes toujours en train de coopérer avec quelqu’un – vous partagez son contenu, likez sa photo, et ainsi de suite –, mais également de travailler pour quelqu’un – le réseau social, qui exploite vos données. C’est ainsi que les grandes plates-formes numériques auxquelles nous avons accès produisent de la valeur.


Écrits d’Art Brut au Musée d’ethno

SUISSE   Written by Lucienne Peiry 10 mars 2017

Écrits d’Art Brut au Musée d’ethno
Adolf Wölfli, Collection de l'Art Brut, Lausanne

Lettres d’amour ou de rage, prières, inventions poétiques, journaux intimes, plaidoyers: les écrits d’Art Brut choisis pour cette lecture ont été créés dans l’enfermement et l’exclusion de l’univers asilaire, à huis clos: ils ont été tenus dans le secret et le silence. Jamais envoyées, les lettres n’ont jamais été reçues, parce que tout courrier jugé délirant était intercepté, séquestré par les services médicaux. D’autres textes sont privés d’adresse ou sont réservés à quelque 
destinataire onirique ou spirituel. Grâce à leur écriture qui relève d’une haute nécessité, ces auteurs ont dépassé – sublimé – la tragédie qui leur était imposée.

Sans gluten mais avec de l’arsenic !

06/03/2017

Le régime sans gluten a énormément gagné en popularité dans certains pays industrialisés, notamment aux Etats-Unis. Si la prévalence de la maladie coeliaque est < 1 % dans ce pays, il apparaît que celle des adeptes d’un tel régime a atteint les 25 %, selon les statistiques de 2015, soit un saut quantitatif de 67 % par rapport à 2013. Cet engouement étrange et irrationnel pour ce régime semble tenir à un effet de mode où le maître mot est « sans », comme si la privation mettait à l’abri de certaines maladies induites par les excès alimentaires là où l’abondance est plus présente qu’ailleurs.

Non, la médecine n’est pas une science exacte








Paris, le samedi 11 mars 2017 – Notre monde moderne a-t-il tendance à oublier que la médecine n’est pas une science exacte ? La haute technicité de certaines pratiques alliée à un désir de transparence quasiment absolu sur le mécanisme décisionnel semblent quelque peu nier le fait que dans certains cas, toutes les réponses ne peuvent être données d’emblée ou encore que certains raisonnements relèvent plus de l’intuition que de la systématisation objective. Penser la médecine, c’est souvent penser ce qui résiste à la catégorisation, à la perfection de la rationalité, à l’implacabilité des preuves. C’est un exercice auquel s’attellent régulièrement certains blogueurs.

Dois-je prendre mon médicament docteur ?

Ainsi, le jeune chirurgien auteur du Blog de Stockholm s’est penché sur ce thème presque aussi vieux que la médecine dans une note récente. Cette digression est née d’une situation quotidienne : l’interrogation d’une patiente quant à la conduite à tenir vis-à-vis de son traitement habituel, le jour de l’intervention. Quand le chirurgien se retourne vers l’anesthésiste pour lui demander conseil, celui-ci n’hésite pas à avouer : « On n’est pas tous d’accord sur le sujet », avant de lâcher après quelques explications sur sa position personnelle « En médecine, y’a autant d’avis que de médecins ». Ainsi, énoncée, la proposition a de quoi faire trembler les patients les plus inquiets, notamment à quelque jour de passer au bloc. Pourtant, elle décèle une certaine vérité.

Les addictions nous concernent tous. Un entretien avec William Lowenstein




Paris, le samedi 11 mars 2017 – SOS Addictions organise le 23 mars le premier e-congrès national sur les addictions. En partenariat avec la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), le Réseau de prévention des addictions (RESPADD), la Fédération addiction et MG Addiction, SOS Addictions investit le champ des nouvelles formes de communication pour offrir le plus large accès possible à son congrès. Il s’agit en effet de toucher le plus grand nombre de professionnels de santé, ceux qui sont quotidiennement impliqués dans le dépistage et la prise en charge des addictions, mais qui par manque de temps, demeurent souvent à l’écart des conférences considérées comme spécialisées. Avec le e-congrès, plusieurs des obstacles à la participation d’une manifestation de ce type sont effacés, tandis que le contenu conserve la même exigence de qualité et le même désir d’interactivité que des assises classiques. Par ailleurs, les communications pourront continuer à être visibles en différé jusqu’au 9 avril 2017 offrant une possibilité de formation prolongée.

« Top Chirurgie », l'émission de téléréalité « Top chef » parodiée au bloc opératoire


Stéphane Long
| 11.03.2017


Top Chirurgie
Crédit Photo : « Yes Vous aime »

« Qui aura le meilleur coup de scalpel ? » Vous le saurez en regardant « Top chirurgie » ! Ce sketch de moins de 7 minutes parodie la célèbre émission de téléréalité culinaire « Top Chef », diffusée depuis 2010 sur M6.
Point de cuisinier ici, mais deux chirurgiens qui s’affrontent dans l’épreuve finale du bloc opératoire, « dite à la française »,une opération à réaliser en moins de 20 minutes, sans personnel assistant et sans diagnostic (à cause de Solange, du secrétariat…). La finale oppose Alexis, chirurgien cardiologue (« qui n’a pas été foutu de devenir neurochirurgien ») à Prune, infirmière d’école primaire…
« Top Chirurgie » reprend tous les codes de l’émission de M6 et tourne en dérision quelques clichés du monde médical (notamment la rivalité entre spécialités).
« C'était amusant d'établir un parallèle entre le jeu télévisé qui met en compétition des candidats et le monde médical où la pression est aussi très forte, notamment pendant les études », raconte au « Quotidien » Bertrand Uclat, acteur et l'un des co-auteurs du sketch. La blague sur les généralistes ? « C'est un peu facile et très injuste, mais c'est pour ça que ça fonctionne » répond je jeune-homme.

Comment organiser le moment toilette en Ehpad ?

LE PROBLÈME

Quand on évoque la toilette, on parle d'un sujet plutôt intime. En Ehpad, la toilette des résidents se retrouve au cœur de certaines revendications des familles ou du personnel réclamant parfois plus de temps pour des soins dignes. Faire sa toilette sans aide est aussi une marque d'autonomie. C'est un acte d'hygiène et de soin.

LA SOLUTION

Dans ses recommandations de bonnes pratiques, l'Agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm) souligne que l'Ehpad est un lieu "dont la finalité est la qualité de vie de chaque résident tout au long du séjour, quelles que soient ses difficultés". Dans ce cadre, la toilette ou hygiène corporelle n'est pas anodine. Réalisée avec l'aide d'un personnel formé, elle obéit à des règles qui ne doivent pas toutefois gommer les choix des séniors concernés.

UN BRACELET QUI PERMET AUX FUTURS PAPAS DE SENTIR LES MOUVEMENTS DU BÉBÉ DANS LE VENTRE DE LA MAMAN : QUAND LA TECHNOLOGIE SE MET AU SERVICE DE LA TENDRESSE

Übergizmo Blandine  8 Mar 2017

CETTE APPLICATION VEUT COMPTER LE NOMBRE DE FOIS OÙ LES FEMMES SONT INTERROMPUES PAR LES HOMMES

Übergizmo  8 Mar 2017

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Pour célébrer la Journée Internationale des Femmes - c'est aujourd'hui, d'ailleurs ! -, l'agence de publicité BETC Sao Paulo a créé l'applicationWoman Interrupted, laquelle écoute les conversations pour comptabiliser le nombre de fois où les femmes sont interrompues par les hommes.

vendredi 10 mars 2017

Empathie, une passion qui tue

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6 février 2017

D’habitude, on n’a pour elle que des éloges. Mais cette inclination nous mène rarement au meilleur de nous-mêmes et souvent au pire, selon le psychologue Paul Bloom

«L’empathie? Je suis contre», clame Paul Bloom, psychologue canadien installé à l’université de Yale et auteur d’un livre au titre ahurissant: Against Empathy, justement, «Contre l’empathie». Définie comme la tendance à se mettre spontanément dans la peau d’autrui, l’empathie est célébrée quasi universellement comme étant l’un des traits les plus aimables de notre esprit. Selon le chercheur, elle fait en réalité plus de mal que de bien, car elle nous focalise sur les souffrances d’une personne particulière en nous laissant indifférents (ou même en nous rendant hostiles) à toutes les autres. L’empathie serait partiale, bornée, capricieuse, aveugle aux conséquences de nos actes, facile à manipuler pour attiser la haine
Le Temps: Pourquoi avez-vous appelé votre livre «contre l’empathie» plutôt qu’«au-delà de l’empathie»?
Paul Bloom: Parce qu’on se porterait mieux si on pouvait s’en débarrasser. L’empathie conduit à des jugements biaisés, elle pousse à prendre des mauvaises décisions, elle peut même nous entraîner dans des formes de cruauté. Il y a de nombreux exemples d’atrocités qui ont été fomentées en faisant levier sur l’empathie. Dans l’Allemagne des années 1930, les attaques antisémites étaient encouragées par des récits selon lesquels des Juifs avaient agressé sexuellement des enfants aryens. Dans les Etats-Unis d’aujourd’hui, Donald Trump et d’autres attisent l’hostilité contre les réfugiés en disant: je vais vous raconter une histoire… Et ils vous présentent un récit dans lequel une victime innocente a été tuée par un réfugié.

La sexualité en psychiatrie

 

En 2016, Patrick Colsy, alors étudiant en soins infirmiers à l'Institut de Formation en Soins Infirmiers du CHU de SUD (promotion 2013-2016) a soutenu avec succès son travail de fin d'études sur la thématique suivante : « La sexualité en psychiatrie ». Il souhaite aujourd’hui le partager avec la communauté d’Infirmiers.com et nous l'en remercions.
pieds lit
Patrick aborde, dans son travail de recherche, la délicate question de la sexualité en psychiatrie.
Patrick débute ainsi son travail de recherche : « La sexualité des patients au sein des établissements de santé a toujours été un sujet délicat. Il l’est d’autant plus dans des unités où les patients peuvent présenter une vulnérabilité, que celle-ci soit due à l’âge, la maladie, où l’altération des facultés de discernement. Devant cela, les infirmiers s’interrogent souvent sur la capacité des patients à effectuer un choix libre et éclairé. Ce questionnement est d’autant plus complexe dès lors que s’ajoutent des difficultés supplémentaires telles que la démence, la déficience mentale… Ajoutons à cela des statuts juridiques particuliers comme la curatelle, la tutelle, l’incapacité juridique de jouissance ou d’exercice. L’infirmier se retrouve ainsi dans une situation des plus inconfortables, entre protection du patient vulnérable et respect de sa liberté individuelle. De son positionnement, l’infirmier peut voir sa responsabilité civile et pénale mise en jeu.

EHPAD intergénérationnel : la Maison de l’Arc accueille des vidéastes en herbe

Actus du Réseau APA  


Court-metrage intergénérationnel à l'EHPAD de la Maison de l'Arc à Mulhouse
Ce lundi 20 février, 12 élèves du collège Wolf de Mulhouse se sont retrouvés à l’EHPAD de la Maison de l’Arc avec le célèbre acteur Patrick PREJEAN, l’acteur mulhousien Valentino SYLVA, la société de production Synovie et l’association Art’soc, pour tourner les scènes de leur court-métrage « Des étoiles plein les yeux ». Un projet qu’ils ont conçu sous la houlette de leur professeur du Ciné Club, Olivier ARNOLD.
Ils ont entre 11 et 15 ans et ont décidé de suivre volontairement les ateliers vidéos de leur collège pour découvrir le monde du cinéma. « En montant de A à Z un court-métrage, les élèves touchent du doigt chaque étape de la réalisation d’un film. C’est une belle entrée en matière pour appréhender les métiers du cinéma, et apprendre à travailler en équipe ! » explique Olivier ARNOLD, professeur d’histoire au collège Wolf de Mulhouse. Ce spécialiste de l’histoire du cinéma a en effet décidé de partager sa passion en montant en 2013 le ciné club de l’établissement. Les élèves se réunissent 2 heures, toutes les semaines le vendredi à 16h, durant l’année scolaire, pour monter un projet annuel de court-métrage, qui  concourra lors de différents festivals. La promotion 2016/2017 a choisi de mettre en scène Samir, qui a annoncé à ses amis avoir un papi cosmonaute. Il va devoir assumer, car ils veulent tous le voir ! C’est à la maison de retraite dans laquelle travaille sa mère que le jeune garçon va trouver un pensionnaire, ancien comédien, qui avait un jour tenu le rôle de cosmonaute…
Tournage à la maison de retraite de l'Arc, avec les élèves du collège Wolf et Patrick Prejean, dans le rôle du papi cosmonaute
Tournage à la maison de retraite de l’Arc, avec les élèves du collège Wolf et Patrick Prejean, dans le rôle du papi cosmonaute

Il faut croire pour voir

08.03.2017

Nous ne voyons pas le monde, nous voyons «notre» monde...

Fond de l'oeil gauche de Tony Hayère, la masse sombre au centre est la Macula, le petit cercle blanc à gauche est le nerf optique
Fond de l'oeil gauche de Tony Hayère, la masse sombre au centre est la Macula, le petit cercle blanc à gauche est le nerf optique Crédits : Cédric Lamirel

De Tony Hayère et Gilles Mardirossian
Musique : Tony Hayère
Mixage : Bruno Mourlan
Depuis le CNRS, la Sorbonne et l'institut Fonctionnelle Vision et Cognition de la Fondation Ophtalmologique A. Rotschild, tous m'ont dit que nous ne voyons pas le monde, mais que nous voyons « notre » monde.
Alors, qu'est ce que « voir » ? Est-ce simplement poser ses yeux sur les alentours, laisser le scintillement d'une lumière entrer dans l'humeur acqueuse dont notre œil est fait... ?
C'est un vrai pas de comprendre et d'accepter que dès la sortie de la rétine, il n'y a plus d'image, plus de lumière... et pourtant, si je vous dis : « Ours blanc », vous le voyez, là, dedans.
Je suis parti de l'oeil, en reposant tout simplement cette forme interrogative de l'enfance :
« Et après ? Qu'y a t il après l'oeil ? »
Pour les entendre, il semble indiquer de s'allonger, de s'étendre paisiblement, de se laisser un peu aller en fermant nos paupières sur ces yeux qui, chaque jour, accomplissent le pire : nous laisser croire à « un » monde.
Je vous assure, vous verrez.