Nous ne voyons pas le monde, nous voyons «notre» monde...

De Tony Hayère et Gilles Mardirossian
Musique : Tony Hayère
Mixage : Bruno Mourlan
Depuis le CNRS, la Sorbonne et l'institut Fonctionnelle Vision et Cognition de la Fondation Ophtalmologique A. Rotschild, tous m'ont dit que nous ne voyons pas le monde, mais que nous voyons « notre » monde.
Alors, qu'est ce que « voir » ? Est-ce simplement poser ses yeux sur les alentours, laisser le scintillement d'une lumière entrer dans l'humeur acqueuse dont notre œil est fait... ?
C'est un vrai pas de comprendre et d'accepter que dès la sortie de la rétine, il n'y a plus d'image, plus de lumière... et pourtant, si je vous dis : « Ours blanc », vous le voyez, là, dedans.
Je suis parti de l'oeil, en reposant tout simplement cette forme interrogative de l'enfance :
« Et après ? Qu'y a t il après l'oeil ? »
Pour les entendre, il semble indiquer de s'allonger, de s'étendre paisiblement, de se laisser un peu aller en fermant nos paupières sur ces yeux qui, chaque jour, accomplissent le pire : nous laisser croire à « un » monde.
Je vous assure, vous verrez.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire