Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 13 juin 2015

«Les cellules psy sont devenues un gadget politique»

CATHERINE MALLAVAL ET SONYA FAURE 


Le 25 juillet 1995, un attentat est commis à la station RER Saint-Michel, à Paris. A 17 h 30, une bombe explose au bord d’une rame du RER B. Le bilan sera lourd : huit morts et plus de 100 blessés. Le lendemain, Xavier Emmanuelli, alors secrétaire d’Etat à l’Action humanitaire d’urgence, se rend avec le président Chirac à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris). Pour lui, l’évidence est là : si les blessures physiques de ceux qui ont été touchés par l’attentat ont bien été prises en charge, leur souffrance psychique est restée comme «occultée». Ce jour-là, il convainc Jacques Chirac de créer un organisme consacré aux blessés psychiques : ainsi vont naître les cellules d’urgence médico-psychologique (CUMP), sortes de Samu des syndromes post-traumatiques.
Vingt ans plus tard, en ce mois de juin, Xavier Emmanuelli fait ce constat : «Ce qui n’est pas dit aujourd’hui, c’est que cet outil est mal utilisé […]. Dès qu’il y a le moindre trouble, le moindre incident, on met en place des CUMP.» Il évoque même un «syndrome de la cellule d’urgence», dans un ouvrage à charge intitulé Je suis victime : l’incroyable exploitation du trauma (1), qui n’hésite pas à évoquer la «fashion victime» dont la France est atteinte. Aux commandes de ce livre, écrit à plusieurs mains rageuses, Hélène Romano, qui a coordonné pendant onze ans la cellule d’urgence médico-psychologique du Val-de-Marne, et Boris Cyrulnik, neuropsychiatre connu entre autres pour ses travaux sur la résilience.

Faust à Ville-Evrard, le film

Bonjour à tou.te.s,


Nous avons le plaisir de vous inviter à découvrir Faust à Ville-Evrard, film réalisé par Jose-Miguel Carmona et Frédéric Ferrer lors du chantier théâtral d'août 2012 avec les patients de l'hôpital psychiatrique de Ville-Evrard.



Quatre projections auront lieu du 23 au 25 juin 2015, aux Anciennes Cuisines, fabrique artistique à Ville-Evrard.
La jauge étant limitée, nous vous conseillons de réserver au 01 43 09 35 58 ou par mail : claire.gras@verticaldetour.org.



Au plaisir de vous accueillir,



Claire Gras 
Vertical Détour

35 heures à l’AP-HP : un personnel sur cinq en grève, nouveau débrayage le 25 juin

11.06.2015


Plusieurs milliers d’agents de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) étaient pour la troisième fois dans la rue ce jeudi, cette fois-ci en route vers l’Élysée pour que François Hollande intervienne dans le dossier de la réforme des 35 heures, dans l’impasse totale selon les syndicats.

Le taux de grévistes mobilisés contre la réforme de l’organisation du temps de travail voulue par Martin Hirsch, patron de l’AP-HP, était ce jeudi de 21,5 %, selon la direction, après avoir culminé respectivement 34 % et 24,3 % les 21 et 28 mai.

Trois fédérations syndicales du secteur de la santé et de l’action sociale, CGT, FO et SUD, appellent désormais à une journée d’action le 25 juin pour « l’abandon de toutes les mesures d’économies qui asphyxient les établissements et les services ».

Formation qualifiante La Psychiatrie aujourd’hui : l’institution et le secteur 2015/16

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Responsables

Responsable scientifique : Paul-Laurent ASSOUN Pr Université Paris Diderot Paris 7
Responsable pédagogique : Linda DE ZITTER, Psychologue clinicienne, psychanalyste - secteur Paris centre - Hôpitaux St. Maurice

En partenariat avec Les Hôpitaux de Saint-Maurice,

le Service du Dr. Fréderic KHIDICHIAN, Chef du pôle Paris Centre, secteurs 75G01/02
Objectif de la formation
Dans le cadre de ce stage inscrit à la Formation Permanente de Paris-Diderot, nous proposons de questionner ce qu’il en est de la psychiatrie.
Aujourd’hui, le champ psychiatrique est dévasté par les conséquences de la protocolisation qui, à l’instar de la médecine, assujettie au discours de la science, produit une logique d’éradication des symptômes, avec comme seul repère une normalité modelée par les notions de santé et d’hygiène mentale.


90 praticiens cosignent une tribune pour « sortir l’hôpital public de la crise »

Anne Bayle-Iniguez
| 10.06.2015

Inquiets des contraintes budgétaires qui pèsent sur les hôpitaux et de l’effort de trois milliards d’euros d’économies réclamé au secteur public hospitalier d’ici à 2019, près de 90 praticiens hospitaliers appellent « à redonner du temps et de la liberté aux équipes soignantes en desserrant l’étau actuel qui empêche ou retarde l’adaptation du fonctionnement hospitalier ».

Redistribuer les lits hospitaliers

Gel des investissements, suppression des activités non rentables, recours aux contrats temporaires, politique du « travailler plus sans gagner plus »… Sous la houlette du Pr Bernard Granger, psychiatre à l’Assistance publique – hôpitaux de Paris (AP-HP), les signataires (dont certains sont membres du mouvement de défense de l’hôpital public) proposent une série de mesures pour « sortir l’hôpital public de la crise ».

Les invisibles montent sur scène

LE MONDE CULTURE ET IDEES |  | Par 



Classe préparatoire d'art dramatique, à Saint-Etienne : la comédienne Christel Zubillaga avec ses élèves Lucie Bonnefois et Bénédicte Mbemba.


Les murs des théâtres et des plateaux de cinéma sont en train de se fissurer. Ou bien est-ce le vieux plancher qui grince, ou la porte trop lourde que l’on ne sait plus comment ouvrir ni fermer ? C’est un peu tout à la fois, et les travaux ne font que commencer. Des artistes, des enseignants, des professionnels de la culture remontent les manches, dans les écoles de théâtre, de cinéma. Ne pas rester dans l’entre-moi, faire quelque chose. Et il s’en passe, des choses, à Saint-Etienne, à Paris, à Cannes, et plus largement en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il s’agit, ni plus ni moins, de faire émerger sur les planches ou à l’écran les fameux visages dits de la diversité sociale et culturelle, selon l’expression consacrée. La question n’est pas nouvelle. Mais certaines méthodes, très volontaristes, prennent actuellement la profession à rebrousse-poil.


Un dispositif unique en France


Commençons par la plus spectaculaire, qui est aussi la plus discutée. Le metteur en scène Arnaud Meunier, 42 ans, a sorti le marteau-piqueur, et il n’est pas mécontent de faire du bruit dans le ronronnement ambiant. Lassé d’attendre que le slogan « Liberté, égalité, fraternité  » produise ses effets, le directeur du Centre dramatique national (CDN) de Saint-Etienne, La Comédie, a créé un dispositif unique en France : une classe préparatoire intégrée a vu le jour, en 2014-2015, distincte de l’École supérieure d’art dramatique de Saint-Etienne qu’il dirige par ailleurs. Cette prépa, ouverte à cinq jeunes comédiens seulement – car le dispositif coûte cher –, est une sorte de sas qui vise à remettre à niveau des élèves ­ « défavorisés  », en vue de les préparer aux concours si sélectifs des écoles supérieures d’art dramatique (Conservatoire de Paris, écoles de Strasbourg, Lille, Cannes, Rennes, Lyon, Saint-Etienne, Montpellier, etc.).

Violences conjugales : 118 femmes tuées en 2014

LIBERATION 


On connaît cette statistique, valable année après année. En France, en moyenne, une femme décède tous les trois jours, sous les coups de son conjoint, compagnon ou ex-partenaire. En 2014, 118 femmes ont été tuées dans le cadre de violences conjugales, selon les données du ministère de l’Intérieur publiées mercredi. Un chiffre qui diminue très légèrement par rapport à l’année précédente, où elles étaient 121. Elles étaient 148 en 2012 et 122 en 2011.
Dans son étude annuelle sur « les morts violentes au sein du couple » (consultable ici), le ministère indique que, si les femmes constituent la grande majorité des 143 personnes tuées par leur conjoint, 23 hommes ont également été victimes de leur compagne. Sur les 23 femmes auteures d’homicides, 5 subissaient des violences de la part de leur partenaire (soit près de 22%). Dans 17 cas sur les 118 où la victime est une femme (soit 14,5%), celle-ci avait également commis antérieurement des violences sur son partenaire.
Par ailleurs, la violence conjugale peut également concerner les couples homosexuels. Les cas sont moins nombreux mais ils existent. L’année dernière deux hommes ont été tués par leur compagnon, contre un en 2013. En 2012, ainsi qu’en 2011, une femme avait été tuée par sa partenaire.

vendredi 12 juin 2015

Condoms chimiques

11 JUIN 2015 

Si tu n’es pas un homme qui a des rapports sexuels avec d’autres hommes, le mot Truvada n’évoque probablement rien pour toi. Si, au contraire, il te dit quelque chose, c’est qu’il est en train de modifier ton écologie sexuelle : où, quand, comment et avec qui. Truvada est un médicament antirétroviral, produit par la compagnie Gilead Sciences, et commercialisé en tant que PrEP-prophylactique, préventif de la transmission du virus HIV. D’abord élaboré pour le traitement des personnes séropositives, il fut autorisé par l’agence américaine du médicament (FDA) en 2013 comme molécule de prévention du sida chez les individus à risques - ce qui, dans la cartographie épidémiologique, équivaut encore à être un homosexuel passif, c’est-à-dire récepteur anal de pénétration et d’éjaculation. Le Truvada est testé en Europe depuis 2012. L’association Aides, aussi bien que le comité scientifique français, réclame l’élargissement des conditions d’accès au médicament, dont l’usage serait préconisé pour 2016. Aux Etats-Unis, pour la première année seulement, Truvada (dont le coût mensuel hors générique est de 1 200 dollars) a produit des bénéfices à hauteur de 3 milliards de dollars. On calcule qu’un million d’Américains sont susceptibles de devenir des consommateurs de Truvada pour éviter de devenir des consommateurs de médicaments antirétroviraux conçus pour les séropositifs.
La pilule et le Truvada partagent un même mode de fonctionnement : ce sont des préservatifs chimiques conçus pour prévenir des «risques» pendant un rapport sexuel, peu importe que ce risque soit une grossesse non désirée ou la transmission du HIV.
Le Truvada, comme la pilule, marque la transition d’une sexualité contrôlée par des appareils disciplinaires «durs» et externalisés (architectures ségréguées et d’enfermement, ceintures de chasteté, capotes, etc.) vers une sexualité médiatisée par des dispositifs pharmacophornographiques, c’est-à-dire, par des technologies «molles», biomoléculaires et numériques. La sexualité contemporaine est construite à partir de molécules commercialisées par l’industrie pharmacologique et de représentations immatérielles circulant dans les réseaux sociaux et les médias.

L’Oculus Rift, une innovation pour les psychiatres ?

 12-06-2015

Déjà utilisé dans le traitement de certaines phobies, le casque de réalité virtuelle qui sera prochainement commercialisé pourrait aussi faciliter la réadaptation des soldats souffrant de stress post-traumatique.


Le masque d'Oculus a été dévoilé hier dans sa version commerciale. Oculus VR
Le masque d'Oculus a été dévoilé hier dans sa version commerciale. Oculus VR
E3. Juste avant la conférence E3, le plus grand salon dédié aux jeux vidéos qui débutera le 17 juin 2015, Oculus VR a présenté la version quasi-définitive du Rift, son masque de réalité virtuel attendu depuis plusieurs années. Il sera disponible courant 2016 pour le grand public. Mais plusieurs développeurs ont déjà pu tester l’Oculus Rift et mettre au point diverses applications qui seront à disposition des futurs acheteurs. Les médecins ne sont pas en reste : depuis cette année, une équipe teste un logiciel adapté au masque etutilisé pour traiter les phobies. Aujourd’hui, un nouveau software développé par Jennifer Patterson de l’université de Pittsburgh s’attaque au stress post-traumatique (TSPT), une pathologie associant souffrances psychiques et signes physiques consécutive à un accident ou à un stress important. C’est un mal dont souffrent notamment les soldats qui sont allés en zone de conflit par exemple. L’idée est de les projeter dans des scènes similaires et de les aider à affronter la détresse que cette confrontation virtuelle provoque.

Les pesticides soupçonnés de déficit cognitif chez l’enfant

12.06.2015

La potentielle neurotoxicité chez l’homme des pyréthrinoïdes est soulevée par une équipe INSERM de Rennes qui a corrélé l’exposition environnementale à ces insecticides et la baisse des performances cognitives chez des enfants de 6 ans. - 

On trouve des pyréthrinoïdes un peu partout, dans le domaine agricole, vétérinaire mais aussi dans nos maisons. En raison de leur mode d’action neurotoxique sur les insectes, éventuellement transposable à l’homme, et de la proximité naturelle des enfants avec ces produits – plus grande proximité aux poussières du sol où se déposent ces polluants, des contacts main-bouche plus fréquents, des shampooings anti-poux, etc. –, des chercheurs ont émis l’hypothèse d’un éventuel effet de ces contaminants sur le système nerveux et son développement chez l’enfant.

Faut-il s’ennuyer pour apprendre ?

LE MONDE CULTURE ET IDEES |  | Par 

Cours de lettres en classe de seconde au lycée Eugène-Delacroix, à Maison-Alfort (Val-de-Marne).

Cours de lettres en classe de seconde au lycée Eugène-Delacroix, à Maison-Alfort (Val-de-Marne).

Enfin les vacances ! De l’année scolaire qui s’achève, nombre d’élèves ne garderont que le souvenir d’un profond ennui. Le phénomène n’a rien de nouveau. En 1879, Jules Vallès dédiait son ­livre L’Enfant « à tous ceux qui crèvent d’ennui au collège  ».

En 1882, dans le Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire coordonné par le philosophe et éducateur Ferdinand Buisson, on pouvait lire : « Qui n’a été frappé, en pénétrant dans la cour d’un de nos grands établissements d’enseignement secondaire, de la mine maussade, éteinte et ennuyée d’un grand nombre de jeunes garçons ? »

Plus près de nous, en 2003, lors d’un colloque sur « la culture scolaire et l’ennui  », le sociologue François Dubet avait fait état de « l’ennui épais  » qui régnait quand il était au lycée. Dans les colonnes du Monde, le philosophe Luc Ferry, alors ministre de l’éducation, avait même reconnu qu’il s’était « énormément ennuyé  » pendant sa scolarité. « De mon temps, nous étions 80 % à nous ennuyer comme des rats morts  », précisait-il. Comme si ennui et école allaient inéluctablement de pair.

Comment le genre influence la santé La médecine est-elle sexiste ?

12.06.2015

Moins de femmes dans les essais cliniques, plusieurs pathologies sous-diagnostiquées en population féminine, etc. Le « sexisme » n’épargne pas les pratiques médicales. Mais les lignes semblent bouger avec une prise de conscience croissante du problème et de plus en plus de données permettant de mieux comprendre les spécificités féminines en matière de santé.

  • Comment le genre influence la santé - La médecine est-elle sexiste ?-1
SPL/PHANIEZoom
« Les femmes représentent moins du quart des personnes testées dans les essais cliniques, ce qui entraîne une méconnaissance de l’efficacité et de la sûreté de nombreux médicaments en population féminine ». Le 28 mai, à l’occasion de la Journée internationale d’action pour la santé des femmes, l’association de patients en ligne « Caretiny.com » dénonçait cette sous-représentation et alertait plus globalement sur les « inégalités de santé entre les femmes et les hommes ». À l’heure où la science et le législateur offrent désormais aux femmes des possibilités « d’émancipation » majeures comme la congélation des ovocytes, la médecine « de tous les jours » seraient-elles sexistes ?

A 102 ans, elle obtient le doctorat que les nazis lui refusaient

Le Monde.fr avec AFP | 
Ingeborg Syllm-Rapoport reçoit son doctorat à l'âge de 102 ans, mardi 9 juin.
À 102 ans, Ingeborg Syllm-Rapoport a officiellement reçu, mardi 9 juin, son doctorat. Cette pédiatre allemande en avait été empêchée en 1938 par les nazis en raison de ses origines juives. La clinique universitaire de Hambourg a estimé dans un communiqué qu’elle était « probablement la plus âgée du monde » à se voir décerner ce diplôme.
Le 15 mai dernier, elle avait enfin pu passer avec succès cet oral devant un jury de trois professeurs venus spécialement de Hambourg pour se rendre dans son appartement berlinois. « Après environ 80 ans, nous sommes enfin parvenus (…) à rétablir un petit peu de justice, cela nous remplit de satisfaction », a déclaré le président du conseil d’administration du centre médical universitaire d’Hambourg-Eppendorg, pendant la cérémonie de remise de diplôme.

jeudi 11 juin 2015

Hénin-Beaumont : le Kaléidoscope, la réponse pour les jeunes patients en santé mentale

PAR ISABELLE CONYNCK 12/06/2015


Le Kaléidoscope, centre de psychiatrie infanto-juvénile, a été inauguré ce vendredi. Le sourire était sur les lèvres lors de la visite du bâtiment, fruit d’une longue réflexion sur les parcours de soins des jeunes patients en santé mentale.



Visite du Kaléidoscope et de la classe où une enseignante fait cours aux élèves déscolarisés et accueillis à l’hôpital de jour.

LA VOIX



Médecins généralistes et spécialisés, institutionnels et partenaires internes ont salué la coordination des structures du secteur, « l’excellence du dispositif de soins » relève Edmond Mackowiak, directeur du CHHB ou encore « le symbole de réussite et gage d’avenir » pour Marine Tondelier, présidente du conseil de surveillance du CHHB. À l’entrée du chemin de Jérusalem, le bâtiment se dresse fièrement et offre depuis juillet 2013 un outil performant aux enfants, pour leur procurer un projet de soins individualisé, répondant à leurs besoins avec une prise en charge structurée et adaptée.

CAMEROUN : LES INFIRMIERS MUSELÉS À YAOUNDÉ

CAMEROUN :: Les infirmiers muselés à Yaoundé :: CAMEROON 
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Le sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé II a rendu public une décision interdisant toute manifestation à l’Hôpital central.
Hier matin, dans les locaux de l’Hôpital central de Yaoundé (Hcy), tout semble être revenu à la normale. Le port du ruban noir arboré au niveau de l’avant-bras a disparu. Seule une affiche attire l’attention des visiteurs. Il s’agit des affiches d’une décision du sous-préfet de Yaoundé II qui sont placardées sur tous les murs du centre hospitalier et aucun infirmier n’ose plus parler.

Intervention du CRPA en audition au Sénat sur le projet de loi de santé

 |  PAR ANDRÉ BITTON

Il en dépendra des luttes menées sur ce terrain, pour desserrer l'étau de la médicalisation à outrance de la vie quotidienne des populations prises en charge, pour développer des alternatives thérapeutiques et d'intégration sociale, qui fassent que des personnes promises à la seule contrainte aux soins ambulatoire ou en intra-hospitalier, puissent reprendre leur vie, leurs droits et leur liberté.

Pour M. Alain Milon, et Mmes Catherine Deroche et Elisabeth Doineau, sénateurs.
OBJET : Audition du 9 juin 2015, 15h25 à 16h50, Sénat, salle 213, 2ème étage, aile Est. 
Monsieur, mesdames,
L’association CRPA, que je représente, fournit les réponses suivantes au questionnaire que vous nous avez fait parvenir, s’agissant de notre audition de cette après-midi, puisque j’ai formulé ces positions oralement.
Question 1, sur les réformes intervenues en matière d’organisation des soins psychiatriques : Sur les réformes du 5 juillet 2011 et du 27 septembre 2013, les documents que je vous ai produits répondent à cette question.
S’agissant de la loi du 21 juillet 2009, HPST (Hôpital, patients, santé, territoire), nous regrettons la politique menée en matière d’organisation de l’offre de soins en psychiatrie depuis une vingtaine d’années, et plus précisément depuis la suppression du diplôme spécifique d’infirmier psychiatrique, qui a consisté en précariser l’emploi dans les établissements et les secteurs psychiatriques, et en prolétariser les praticiens hospitaliers. Cette politique a ses effets pervers que les patients subissent : des médecins qui ne font que prescrire des traitements psychiatriques abrutissants aux effets secondaires dévastateurs, contraignant les patients qui le peuvent à fuir le service public, pour rechercher une prise en charge dans le secteur privé (si toutefois ils en ont les moyens). Ou bien ces personnels infirmiers et aide soignants, souvent intérimaires, n’ayant aucune formation adéquate en matière d’accueil des personnes atteintes de troubles mentaux, qui lors des admissions, faute de temps, d’effectifs et de formation, placent souvent sans motif légitime les personnes accueillies en isolement et sous contention, tout en les médiquant à bloc, de sorte à alléger leur charge de travail et à la viabiliser. Cela au risque d’une deshumanisation des prises en charge, d’une maltraitance systématique des patients, et d’un défaut de soins adéquats.
Nous trouvons regrettable qu'au fur et à mesure de la politique de fermeture des lits  de psychiatrie menée depuis une trentaine d'années, des places à due péréquation n'aient pas été ouvertes dans les dispositifs de proximité des secteurs psychiatriques en alternative à l'hôpital.

Le Jura veut rapatrier totalement sa psychiatrie dans le canton

RTS
SUISSE

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Le Jura repense totalement sa psychiatrie 
Le 12h30 / 1 min. / Aujourd'hui à 12:36

Un an après la fermeture de l’unité psychiatrique à Delémont, les autorités jurassiennes repensent totalement la psychiatrie et veulent intégrer toutes les prestations au sein de l’Hôpital du Jura.

Le 8 juillet 2014, l’Hôpital du Jura (H-JU) avait fermé avec effet immédiat son Unité Hospitalière Médico-Psychologique, entraînant la disparition de 24 postes de travail et le transfert des patients dans les cantons de Berne et de Neuchâtel. Deux audits avaient fait état à l'époque d'importants dysfonctionnements au sein de l'unité.

Biais de déclaration dans les essais sur les antidépresseurs contre l’anxiété

 02/06/2015

Selon une recherche publiée par JAMA Psychiatry, des études ont montré que « la littérature scientifique a surestimé l’efficacité des antidépresseurs dans la dépression », mais sans considérer leurs autres indications, en particulier contre les troubles anxieux. Cette nouvelle étude examine le biais de déclaration (reporting bias) dans des essais en double insu contre placebo relatifs au traitement pharmacologique des troubles anxieux, pour apprécier dans quelle mesure ces biais de déclaration ont pu augmenter les estimations sur l’efficacité des antidépresseurs de seconde génération indiqués contre l’anxiété.

La schizophrénie, un trouble de la neuroplasticité

La neuroplasticité correspond à l’aptitude du cerveau à modifier et adapter ses structures (neurones ou/et cellules gliales) aux changements dans son environnement, pour mieux réagir aux contraintes d’une nouvelle situation. Cette modification cérébrale implique notamment la formation ou l’allocation de nouveaux circuits neuronaux, le renforcement ou au contraire l’affaiblissement du nombre de synapses et des prolongements dendritiques.
Des travaux récents confirment « l’altération de la neuroplasticité dans la schizophrénie», explique The American Journal of Psychiatry, dans un éditorial évoquant une étude (sur des prélèvements post-mortem) qui montre une « augmentation de marqueurs protéiques de l’activité synaptique » dans une région particulière de l’hippocampe (aire CA3 de la corne d’Ammon). Alors que des travaux convergents soulignaient déjà des «anomalies du fonctionnement global de l’hippocampe dans la schizophrénie », les techniques utilisées dans cette nouvelle étude permettent d’affiner cette connaissance en analysant des zones plus précises. Et un « élément remarquable » de cette recherche consiste dans la tendance similaire de ses résultats « chez tous les sujets ayant cette maladie. »