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samedi 12 octobre 2019

Nyon : la Berge pour refaire surface

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PAR CLÉMENTINE ALEIXENDRI    11.10.2019 
A La Berge, Stéphanie et Myriam apportent la dernière touche aux masques qu’elles porteront ce jeudi pour manifester à Genève. A La Berge, Stéphanie et Myriam apportent la dernière touche aux masques qu’elles porteront ce jeudi pour manifester à Genève.C. ALEIXENDRI

PSYCHIATRIE L’antenne nyonnaise du Graap, créée par et pour des personnes souffrant de troubles psy, fête ses vingt ans. Flash-back.

Ce jeudi 10 octobre marque la Journée mondiale de la santé mentale. Ils iront donc manifester à Genève pour sensibiliser le public à la réalité des troubles psychiques. Ils seront coiffés d’un masque, symbole de la maladie mentale et de ses nombreux visages. Ces hommes et ces femmes de notre région, touchés dans leur santé mentale, ont tous trouvé refuge à La Berge, antenne nyonnaise du Groupe d’accueil et d’action psychiatrique (GRAAP). La Berge fête ses vingt ans cette année, vingt ans d’accueil, d’entraide et d’action en faveur des malades psychiques et de leurs proches.

Fédérer les malades

Le Graap, c’est quoi? C’est une Association qui voit le jour en 1987 à Lausanne sous l’impulsion d’une assistante sociale et d’un psychologue, lui-même atteint de schizophrénie. Leur but: fédérer les personnes souffrant de troubles psy et les amener à défendre, d’une seule voix, leurs droits et leur place dans la société.

Connaissez vous le Repligate ?






Paris, le samedi 12 octobre 2019 – Coup de tonnerre et confirmation de ce que beaucoup affirmaient tout bas. En 2015, 270 chercheurs réunis au sein d’un collectif baptisé Open Science Collaboration publient dans la revue Science les résultats de la tentative de reproduction de 100 expériences de psychologie. Les conclusions sont particulièrement décevantes : dans 64 % des cas, il n’a pas été possible de retrouver les données initialement publiées. Faute de reproductibilité, des pans entiers du savoir constitué en psychologie menaçaient de s’effondrer.

Nazis voleurs d’idées

Ce que les anglosaxons ont nommé le Repligate, qui a concerné toutes les disciplines scientifiques, mais plus particulièrement la psychologie, a été une déflagration qui a entraîné des réactions épidermiques. Ainsi, bien que s’appuyant le plus souvent sur une puissance statistique bien plus importante que les protocoles initiaux, les expériences de réplication qui ont commencé à se multiplier ont été sévèrement attaquées. Les « accusations ont été violentes : des chercheurs se sont opposés à l’idée de reproduction des résultats publiés allant jusqu’à qualifier de "nazis", de "fascistes" ou de "mafiosi" ceux qui remettaient ainsi en question les recherches de "collègues". Des chercheurs séniors se sont opposés à ceux qualifiés de "Replicators" avec des arguments peu convaincants, du type : ceux qui répliquent des recherches sont des incompétents qui n’ont pas d’idées, leur objectif est de montrer que les autres recherches ne marchent pas. Il aura fallu beaucoup de temps avant de sortir de cette mentalité qui consistait à penser que ce travail était inutile. La demande de transparence et d’ouverture des données a largement contribué à ce changement », rappelait dans un article publié il y a quelques mois sur le site de l’Association française d’information scientifique (AFIS), le médecin et blogueur Hervé Maisonneuve.

Réplication : un champ de recherche à part entière

Plus de dix ans après la publication de l’Open Science Collaboration, cependant, les conséquences du Repligate pourraient être jugées positivement. D’abord, témoignant d’une volonté de ne plus considérer la psychologie comme une discipline pouvant s’émanciper des règles fondamentales de l’expérimentation scientifique, de nombreuses équipes se sont engagées dans des travaux de réplication.
Dans un article publié ce mois-ci dans la revue Pour la Science, François Maquestiaux, professeur de psychologie cognitive à l’université de Franche-Comté note ainsi comment « des revues de premier plan comme Psychological Science ont créé des rubriques spéciales qui leur sont destinées. Ainsi, entre 2013 et 2017, la proportion des publications scientifiques qui portent sur le thème de la réplication a augmenté de 50 % dans les revues de psychologie ».

« Le psychiatre et l’assassin » : la société a besoin de coupables

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Par Mariétou Bâ  VENDREDI 11 OCTOBRE 2019`

La famille de Luc Meunier, décédé des coups d'un patient atteint de schizophrénie paranoïde


On l’appelle communément « l’affaire de Grenoble », en 2008 un malade schizophrène tue en pleine rue un jeune homme, jugé irresponsable de ses actes, c’est son médecin qui est condamné. Peut-on être condamné pour les actes commis par un de ses patients ? Pourquoi a-t-on besoin de désigner un coupable ? Dans son film, Agnès Pizzini, s’interroge sur les relations entre la justice et la psychiatrie, et la place des malades psychiatriques dans une société qui les craint.



Au LaM, à Villeneuve-d’Ascq, les flamboyances de trois peintres soumis aux voix

LA VDN
Par Christian Furling 
Les œuvres des trois peintres, spirites et guérisseurs du Pays noir font partie de la collection permanente d’art brut du LaM. Cette fois, ils occupent les vastes espaces d’exposition temporaire et leurs compositions ésotériques et symétriques y font vibrer la lumière.
Le LaM a pris plaisir a réunir les trois peintres spirites nordistes et des artistes contemporains dans une salle baptisée «
Un temple infini
». PHOTO PIB
Le LaM a pris plaisir a réunir les trois peintres spirites nordistes et des artistes contemporains dans une salle baptisée « Un temple infini ». PHOTO PIB
« On relie les trois peintres à leur contexte, celui du pays minier, et à celui du spiritisme, qui s’étend à partir du milieu du XIXe siècle », résume Savine Faupin, co-commissaire. Riche introduction, où l’on apprend que Bra, l’académique sculpteur de la Déesse de Lille, a écrit un brûlant Évangile rouge, qu’Edison a imaginé un nécrophone, pour enregistrer la voix des morts, et que Victorien Sardou a tracé des temples de manière automatique.

Les premiers dessins du mineur Augustin Lesage (1876-1954) sont abstraits. Plusieurs sont signés Marie. « Sa petite sœur, morte très jeune, précise Savine Faupin. Les voix lui disent de faire de la peinture, quel matériel acheter et où. » Elles l’accompagnent quand il peint. Ces compositions fouillées, très structurées, s’élaborent alors que l’artiste ne sait pas du tout ce qu’il va peindre.

Conversation entre rhinocéros



Par Florence Millioud-Henriques    10.10.2019

Gaston Dufour (1920-1966) a dessiné des rhinocéros pendant six ans, les baptisant de noms de sa propre invention.

Gaston Dufour (1920-1966) a dessiné des rhinocéros pendant six ans, les baptisant de noms de sa propre invention.
Image: COLLECTION DE L'ART BRUT

AccrochageL’art et la science conjuguent leurs savoirs et leurs sensibilités au Musée cantonal de zoologie à Lausanne dans une exposition autour d’un fantasme bestial. Captivant !



Dürer l’a gravé, chimérique, en 1515 avec des écailles, une carapace et des poils. Dalí l’a habillé de dentelles, il l’a aussi vu cosmique affublé d’une corne dorée et de pattes de mouches et Warhol l’a saisi de face en volumineuse charge polychrome. Des fresquistes de la grotte de Chauvet au copié-collé de la nature couleur rouge voiture de Xavier Veilhan, tous ont souligné la toute-puissance bestiale du rhinocéros.
Mais il y a aussi… Gaston Dufour (1920-1966), dit Gasduf ou Gaston Duf! Un regard autre, décomplexé. Une autre fascination, virginale. «Rhinocéros-féroce», la nouvelle exposition du Musée cantonal de zoologie, est allé les chercher dans les marges de l’art avec la complicité de Lucienne Peiry, ancienne conservatrice de la Collection de l’art brut, à Lausanne. «Pendant six ans, il n’a dessiné que des rhinocéros réinventant sans cesse la morphologie de base. Pourquoi cette influence? La meilleure façon de comprendre cet attrait et parfois cet effroi qu’il ressent n’était autre que de les confronter à la bête.»

Joy Sorman : lecture de « Fou comme un lapin » au Monde Festival

VIDÉO 
L’écrivaine Joy Sorman a dévoilé en avant-première un passage de son prochain livre, « Fou comme un lapin », consacré à l’univers des hôpitaux psychiatriques, lors de la Nuit du Monde Festival au Théâtre des Bouffes du Nord.
Publié le 11 octobre 2019


L’écrivaine Joy Sorman était l’une des invités de la Nuit du Monde Festival dans la nuit du 5 au 6 octobre au Théâtre des Bouffes du Nord. Accompagnée par le contrebassiste Florentin Ginot, celle qui est aussi chroniqueuse de télévision et animatrice radio a lu l’extrait de son prochain ouvrage, Fou comme un lapin, une plongée immersive dans un hôpital psychiatrique français.
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Hôpital psychiatrique de Zébé : difficile réinsertion des patients



TOGO

12 Octobre 2019


hopital-psychiatrique-de-zebe-difficile-reinsertion-des-patients
@Focus Info

Chaque 10 octobre, est célébrée, la journée mondiale de la santé mentale. En ce jour commémoratif, nous vous amenons; à travers ce dossier spécial; au centre psychiatrique de référence de Zébé-Aneho. Hôpital psychiatrique de Zébé, un hôpital spécialisé dans la prise en charge des maladies mentales.
Dossier Grand Format signé, Charles KOLOU

Etablissement à caractère Administratif (EPA), doté de personnalité morale et de l’autonomie financière, l’hôpital psychiatrique de Zébé-Aného (environ 50Km à l’Est de Lomé), est le centre de référence spécialisé dans la prise en charge des personnes souffrant de maladie mentale ou des troubles liés à l’utilisation des substances psychoactives. Avec une capacité d’hospitalisation estimée à 120 patients, l’hôpital dont les premières infrastructures remontent à 1904, accueille à ce jour, avec toute la rigueur de l’administration hospitalière de Zébé, entre 165 et 170 patients hospitalisés.

Cette structure est loin d’être un centre de dépôt ou d’internat des « fous » comme le penserait une frange de la population. Y sont administrés, en accord avec le code de santé publique du Togo, deux catégories de soins: les soins libres et les soins sans consentement.

« Les soins libres concernent les malades qui viennent d’eux-mêmes, un peu comme dans les hôpitaux généraux. Ces soins peuvent aboutir à une hospitalisation libre (HL). Dans ce cas, en accord avec le médecin, le malade est libre de sortir de l’hôpital quand il le désire », explique Docteur SALIFOU Saliou, Médecin-psychiatre, Médecin-chef de l’hôpital de Zébé.

S’agissant des soins sans consentement, il en existe deux catégories : les soins à la demande du tiers et les soins à la demande du représentant de l’Etat (Procureur de la république, Préfet et Maire) encore appelé les soins d’office.

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vendredi 11 octobre 2019

A la fac de Paris 13, d'ex-patients en psychiatrie se font soignants

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- 11/10/19

Un panneau de signalisation, à Nantes (LOIC VENANCE /AFP)
Depuis peu, l'université de Paris 13 forme d'ex-patients en psychiatrie à devenir médiateurs de santé-pairs. Stabilisés, ces professionnels de santé d'un nouveau genre travaillent en alternance dans des hôpitaux ou des assos médico-sociales, où ils aident les malades à prendre le dessus sur leurs troubles et à sortir de la spirale de l'auto-stigmatisation.
A Bobigny (Seine-Saint-Denis), une salle de cours lambda du campus de Paris 13 accueille la deuxième promotion d'une formation unique en son genre en France (l'université de Lyon 1 ouvrira ceci dit un DU du même type, en décembre). Fin septembre, dans les couloirs de la fac, au milieu des L1 en staps ou en psycho, Pauline et Edith, deux mères de famille bipolaires, Ugo, un trentenaire schizophrene, Chantal*, une toxicomane, et une trentaine d'autres personnes atteintes de troubles psychiques attendent d'assister au premier cours d'une licence où ils vont se former pendant un an à la pair aidance en psychiatrie

Sylviane Agacinski, philosophe des sexes

LES CHEMINS DE LA PHILOSOPHIE par Adèle Van Reeth
11/10/2019
58 MIN

Après avoir travaillé sur l’architecture et sur notre rapport au temps, Sylviane Agacinski a élaboré une réflexion sur les sexes : la politiques des sexes, la métaphysique des sexes et le drame des sexes, jusqu’à faire paraître il y a quelques mois un court essai sur l’homme désincarné…
Sylviane Agacinski
Sylviane Agacinski Crédits : Astrid di Crollalanza

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Une histoire de femme et de fil

Paris Art
18 Sep - 26 Oct 2019
Vernissage le 18 Sep 2019

MAISON DES ARTS DE CHÂTILLON
FANNY VIOLLET

L’exposition « Une histoire de femme et de fil » met à l’honneur à la Maison des arts de Châtillon les œuvres textiles de Fanny Viollet. Depuis les années 1980, celle-ci s’emploie à valoriser des techniques artisanales considérées comme désuètes et proprement féminines en les amenant dans le champ de la création artistique.

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« Une histoire de femme et de fil » : l’art textile de Fanny Viollet

La démarche de Fanny Viollet se lit comme un militantisme féministe en sens inverse : lorsqu’elle choisit, dans les années 1980, de présenter une maîtrise d’arts plastiques consacrée à la lettre brodée au point de croix puis de substituer à ses pinceaux du fil et des aiguilles, la broderie était complètement démodée et déconsidérée dans les milieux intellectuels.
Fanny Viollet entend pourtant préserver l’histoire de la femme qui coud, tricote, brode et la mémoire qu’elle transmet à travers ces gestes. En intégrant le travail du fil dans le champ de la création artistique, elle veut valoriser des activités mésestimées et reliées à l’univers féminin, et s’inscrit ainsi dans les revendications féministes.