Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 20 octobre 2012


Bons baisers de Florange (6) – La crise, au révélateur des croque-morts

Florange a deux croque-morts. Leurs magasins de pompes funèbres se situent à quelques dizaines de mètres l’un de l’autre, au centre ville, juste à côté de l’église Sainte Agathe. Ils ne sont pas concurrents, plutôt amis. Ici, on les aime bien. L’un est du genre fluet, c’est Gaston Parachini. L’autre grand et imposant, c’est Thierry Fischer. Il porte une épingle à cravate ornée de deux petites urnes funéraires. Ce sont deux personnalités différentes, avec une vraie sensibilité, un même respect de leur métier et surtout un sacré sens de l’humour. "Dans ce boulot, on rit beaucoup. On n’a pas le choix. Si on est triste, on se flingue. Parce que notre métier, on vit avec", assure Thierry Fischer.

Thierry Fischer, croque-mort à Florange. © Florence Beaugé/LeMonde
L’un et l’autre sont de la région. Ils y sont profondément attachés. Thierry Fischer se dit même "Lorrain avant d’être Français". La fermeture des aciéries, ça le met en boule. Il a un "sentiment d’injustice" par rapport à l’histoire. "De Gaulle avait choisi la Croix de Lorraine, non ? On a été annexé, on a souffert, on s’est battu, et maintenant on nous dit au revoir !" Pour lui, la région devrait "avoir son indépendance". ArcelorMittal ? "C’est de la politique médiatique. Fallait agir il y a quatorze mois, quand on a arrêté les hauts-fourneaux. Faire tout péter. Boycotter les élections. Car à présent, venir serrer des pognes, ça sert à rien."
La crise, voilà des années que les deux croque-morts de Florange la sentent passer. Mais ces derniers temps, elle est "plus flagrante encore", disent-ils. La préoccupation numéro un des familles quand elles entrent dans leurs magasins, c’est le coût des obsèques, beaucoup plus que leur deuil.
Est-ce pour cela que la crémation est en augmentation constante ? Gaston Parachini le croit. "Avec l’incinération, les gens font l’économie de la pierre tombale. Ils prétextent que les enfants ne vont plus au cimetière. Moi je crois que c’est plutôt le manque d’argent. En tout cas, c’est lié."
Thierry Fischer n’est pas d’accord. "Tout le monde s’imagine qu’une crémation est moins chère qu’une inhumation, mais c’est faux ! Ca revient à peu près au même[dans les 3000 à 4000 euros], et parfois c’est même encore plus cher", remarque-t-il. En revanche, "les gens font de plus en plus le tour des pompes funèbres pour comparer les devis".


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Ce site est destiné à offrir des informations et outils utiles et interactifs aux personnes atteintes de schizophrénie.























Persévérer dans son être, malédiction humaine

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 
Monstrueux." C'est ainsi qu'Alain Prochiantz qualifie le cerveau humain. Parce que sa cylindrée est supérieure de 900 cm(sur les 1 400 contenus dans un crâne moyen) à ce qui serait strictement nécessaire selon lui à notre survie comme simples primates, dans la jungle du tous contre tous. Et parce que ce surplus de matière qui évoquait au mathématicien Alan Turing du "porridge tiède" fait de nous des animaux conscients de leur destinée tragique.
Intitulé Qu'est-ce que le vivant ?, le dernier essai du neurobiologiste, matérialiste revendiqué, aurait aussi bien pu avoir pour titre "Qu'est-ce qu'être humain ?", voire "Qu'est-ce qu'être soi ?", tant ces questions y sont centrales. Bien plus finalement que celle des frontières entre l'animé et l'inerte.
On ne trouvera donc pas dans ses pages de considérations sur la nature profonde des virus (qui ne se reproduisent que grâce à la mécanique moléculaire de leurs hôtes, et sont au coeur des réflexions des microbiologistes sur la ligne de démarcation entre ce qui est vivant et ce qui ne l'est pas).

Passeport pour l'ETP - 
L'essentiel en éducation thérapeutique du patient.

Une eformation proposée par Décision & Stratégie Santé - EDI

Cette formation peut être prise en charge au titre de la formation professionnelle continue et fait l'objet d'une attestation de formation.

Issue d'un long processus d'évolution de la prise en charge des personnes atteintes de maladies chroniques d'une part, de la relation patient soignants d'autre part, l'éducation thérapeutique du patient (ETP) occupe aujourd'hui une place majeure dans la pratique de soins. Les professionnels de santé sont impliqués à divers niveaux dans cette démarche qui vise à améliorer la qualité de vie des malades chroniques, au travers d'actions éducatives structurées. Afin d'assurer une meilleure efficacité de l'ETP, il est important qu'ils puissent s'approprier ce concept, ses règles, ses principes d'organisation et ses modalités de mise en œuvre.

Sherry Turkle : "Par SMS, nous trichons avec nous-mêmes"

LE MONDE | 
Pourquoi, selon vous, nos smartphones changent-ils nos actes, mais aussi nous-mêmes ?
Regardez autour de nous. Les gens envoient des SMS ou mails pendant des réunions professionnelles, à l'école pendant les cours... Il y a peu, nous aurions jugé cela dérangeant. Désormais, c'est dans les moeurs. Et c'est mondial. J'ai même observé que les gens envoient des messages pendant les cérémonies d'enterrement. C'est une nouvelle façon d'être. Nous désirons aller aux réunions, mais ne faire attention qu'aux moments intéressants. Nous voulons des vies sur mesure : avoir la liberté d'être dedans et dehors, l'important étant de garder le contrôle de là où nous plaçons notre attention. Certains n'y voient que du positif ; mais c'est aussi une façon de se cacher les uns des autres.

Sommes-nous encore autonomes ?

A l’heure où l’électronique s’intègre dans presque n’importe quel objet (des voitures aux appareils électroménagers, aux vêtements que nous portons…) et se connectent sans fil sur le web, nous entrons dans l’ère de l’internet des objets, explique l’éditorialiste Christine Rosen pour The New Republic. Un monde où nos interactions quotidiennes avec les objets du quotidien laissent une trace de données, de la même manière que le font déjà nos activités en ligne. “Avec l’internet des objets, nous sommes toujours (et souvent sans le savoir) connectés à l’internet, ce qui apporte des avantages évidents en terme d’efficacité et de personnalisation. Mais cela accorde également aux technologies de nouveaux pouvoirs, pour nous persuader ou nous obliger à nous comporter de certaines façons.”


La vitamine C et le bêta-carotène protégeraient des démences

Epinards, carottes, oranges, citrons et abricots seraient les ingrédients d’un repas « idéal » pour protéger de la maladie d’Alzheimer et d’autres formes de démence, selon une étude allemande publiée dans la revue « Journal of AlzheimerDisease »*.
L’hypothèse selon laquelle le stress oxydatif favoriserait l’atteinte neuronale au cours des démences et en particulier de la maladie d’Alzheimer est une piste physiopathologiqueà l’étude, et, en corollaire, une des voies thérapeutiques consistent à étudier le rôle des antioxydants pour ralentir la dégénérescence des neurones.
Des auteurs allemands ont ainsi dosé les concentrations sériques de 5antioxydants, la vitamine C, la vitamine E, le bêta-carotène, le coenzyme10 et le lycopène chez 75 patients présentant une démence qualifiée de modérée et chez 158 patients indemnes appariés pour les caractéristiques démographiques.

Des résultats à confirmer par des études longitudinales

Résultats : les concentrations de la vitamine C et du bêta-carotène sont significativement abaissées chez les sujets déments par rapport aux sujets sains alors que celles de la vitamine E, du lycopène et ducoenzyme 10 ne le sont pas. Les facteurs confondants comme le niveau d’éducation, l’indice de masse corporelle, la consommation d’alcool et de tabac ont bien sûr été pris en compte dans la méthodologie statistique pour qu’ils ne biaisent pas les résultats.
Cependant, les auteurs reconnaissent que la façon dont l’alimentation est conservée ou préparée lors des repas, de même que l’état de stress des patients, difficilement mesurable, peuvent constituer d’autres biais et soulignent la nécessité d’entamer des études longitudinales pour confirmer le fait que la vitamine C et le bêta-carotène puissent participer à la prévention des démences séniles ou de type Alzheimer.
› Dr ANNE TEYSSÉDOUMAIRÉ
Journal of Alzheimer Disease, DOI10.3233/JAD-2012-120634
lequotidiendumedecin.fr 12/09/2012

jeudi 18 octobre 2012

Indre-et-Loire - En bref

CHU Pétition contre le regroupement de la psychiatrie

18/10/2012

Le plan directeur 2012-2016 envisagerait le regroupement de tous les services de psychiatrie sur le site de Trousseau. « Cela signifie le déménagement de la psy D (Bretonneau) et de la CPU (Saint-Cyr) à Trousseau pour permettre le déménagement de Clocheville à Bretonneau », estime un collectif de soignants, qui a reçu le soutien des syndicats (SUD, CGT, CFDT, FO). Ce collectif « contre le regroupement des services de psychiatrie sur le site de Trousseau » a lancé une pétition et prévoit de se réunir lundi 22 octobre en psy D à Bretonneau.

mercredi 17 octobre 2012

lequotidiendumedecin.fr

Remous au sein des Hôpitaux de Paris

L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), en pleine restructuration, connaît un regain de tensions depuis la rentrée. La ministre de la Santé a reçu sa directrice générale Mireille Faugère et son président de CME, pour faire le point sur l’actualité du premier CHU français (38 hôpitaux et 7 milliards d’euros de dépenses annuelles). Gros plan sur trois dossiers chauds.

MdM tire la sonnette d’alarme sur l’accès aux soins des plus démunis


Dans son rapport annuel sur l’accès aux soins des plus démunis en France, publié mardi, l’association constate une détérioration de la santé des plus exclus, et demande au gouvernement des «mesures exceptionnelles» pour améliorer leur situation. En 2011, les 21 centres de soins de l'ONG ont accueilli en France 29 466 personnes et effectué 40 627 consultations, soit une augmentation de 5,2% depuis 2010 et de 22% depuis 2008. Parmi ces patients, 99% vivent en dessous du seuil de pauvreté, 72% vivent dans la rue ou dans un logement précaire, 92% sont des migrants, souvent en situation irrégulière, et 12% sont mineurs. Autre indicateur alarmant, 38% des patients accueillis (contre 24% en 2010) se sont fait soigner trop tardivement (notamment les femmes enceintes, dont 45% ont un retard de suivi de grossesse), et plus de 20% ont renoncé à des soins au cours des 12 derniers mois. «Se soigner devient un parcours du combattant» pour ces publics, qui «méconnaissent les dispositifs de soins, sont confrontés à la barrière linguistique, à la peur des arrestations, et à de nombreuses difficultés administratives», explique le Dr Jean-François Corty, directeur des missions France à Médecins du Monde.

Assurance maladie : 2,4 milliards d'euros d'économies en 2013

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013, présenté en conseil des ministres mercredi 10 octobre, sera examiné par le Parlement à compter du 22 octobre. Revue des principales mesures pour les établissements de santé et la médecine de ville.

mardi 16 octobre 2012

Deux hospitaliers canardent les médecins pigeons et les internes dans Libé

Tous les médecins ne sont pas des pigeons. Deux d’entre eux, praticiens hospitaliers à l’AP-HP, ont pris la plume pour le faire savoir dans l’édition du jour de Libération *. Et ils ne mâchent pas leurs mots à l’égard du mouvement initié sur Facebook (« Les médecins ne sont pas des pigeons ») par un chirurgien esthétique libéral, pour s’opposer à une régulation des dépassements d’honoraires et à un encadrement de l’installation.

Déserts médicaux : « Que Choisir » réclame le conventionnement sélectif et la fin des dépassements d’honoraires

C’est un sacré pavé dans la mare que lance « Que choisir ». L’association de consommateurs a présenté ce mardi une étude selon laquelle les conditions d’accès de la population à un médecin commenceraient à provoquer une véritable« fracture sanitaire ». Selon ses calculs, plus de 17 millions de Français ont des difficultés d’accès (géographique ou financier) à un généraliste, un chiffre qui monte à 51 millions pour les ophtalmologistes.
L’association formule des propositions radicales. Elle suggère la mise en place d’un conventionnement sélectif pour les médecins : toute nouvelle installation dans un territoire où l’offre médicale est surabondante (plus de 30 % de praticiens en plus par rapport à la densité moyenne nationale) ne pourrait plus se faire qu’en secteur I.
Elle propose aussi une réduction massive des aides octroyées par l’Assurance-maladie aux médecins installés en zones surdotées, comme la prise en charge des cotisations.
Elle demande enfin « la disparition des dépassements d’honoraires ». Pour cela, elle propose une phase transitoire au cours de laquelle ceux-ci seraient plafonnés à 40 % des tarifs opposables, un pourcentage qu’elle présente comme le niveau médian de prise en charge de ces dépassements par les complémentaires santé. Pour appuyer ces demandes, l’association invite les patients à se connecter sur son site, et à envoyer en un seul clic à leur député ou sénateur un courriel type dénonçant cette « fracture sanitaire », et demandant la mise en place de ces mesures.
› H. S. R
lequotidiendumedecin.fr 16/10/2012
Lise Demailly, Michel Autès, La politique de santé mentale en France. Acteurs, instruments, controverses
François Le Morvan
La politique de santé mentale en France
L'ouvrage collectif coordonné par Lise Demailly et Michel Autès est moins un manuel (ce que le titre pourrait laisser penser) que la synthèse des résultats d'un programme de recherche et des positions des auteurs concernés.
  • 1  La nouvelle gestion publique est une conception qui cherche à accroître l'efficacité des services (...)
2

Son ambition est de présenter un bilan de la politique française de santé mentale qui repose sur l'examen du contexte social dans lequel elle se fait, des outils de régulation qui sont proposés (avec une référence croissante au Nouvelle Gestion Publique (NGP)1), et enfin des enjeux principaux qui, selon les auteurs, traversent la psychiatrie. Ce « bilan » est toutefois d'abord une thèse, que l'on pourrait essentiellement caractériser par un rejet de la scientificité des références à la NGP et une défense a contrario de la psychiatrie communautaire et d'évaluations larges et participatives du fonctionnement de la médecine mentale en France.

Elèves handicapés : le changement… c’est pour demain ?


ministère de l'éducation nationale
Elle aimerait pouvoir dire le contraire. Mais le constat ne varie guère : "Les enfants en situation de handicap viennent de vivre une rentrée scolaire identique aux précédentes", assure Sophie Cluzel, présidente de la Fnaseph, fédération d’associations de parents d’enfants handicapés."Comme chaque année, 10 % des enfants concernés, soit de 5 000 à 6 000 enfants, sont restés sans auxiliaire de vie scolaire, et n’ont donc pas pu faire leur rentrée, ou en tout cas pas correctement", explique-t-elle.
Sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres, le ministère de l'éducation nationale a promis le changement, avec le recrutement dès cette année de 1 500 auxiliaires de vie scolaire (AVS) supplémentaires, la mise en place d’une "aide mutualisée" - créée par décret du 23 juillet 2012 -, en complément de l’aide individuelle, ou encore la reconduction de plusieurs milliers de contrats aidés. "Mais en terme de formation des accompagnants, de statut, de stabilité, on n’a pas résolu les difficultés", pointe Mme Cluzel. "Pas encore", reconnaît-elle : une étape fondamentale se joue mardi 16 octobre, avec l’installation du groupe de travail sur la « professionnalisation des accompagnants » par la ministre déléguée chargée de la réussite éducative, George Pau-Langevin, et son homologue en charge des personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti.

Foucault et la psychanalyse

Histoire de la folie à l'âge classique, cinquante ans après ?
*  *  *
Publié le lundi 15 octobre 2012 par Loïc Le Pape
RÉSUMÉ
En 1961 Foucault publie L'histoire de la folie à l'âge classique. Ce livre fait événement mais cinquante ans après sa parution, que reste-t-il des débats passionnés qu'il a suscité ? Et comment donne-t-il à penser les conditions de possibilité des discours et des pratiques (de pouvoir) envers la folie dans notre univers contemporain ? Nous posons également ce livre comme une matrice qui questionne le dialogue ou le débat entre la psychanalyse et la théorie foucaldienne. Quelles sont les pierres d'achoppement entre Foucault et la psychanalyse ? Y- a-t-il une fonction de la psychanalyse à l'intérieur de l'économie discursive de Foucault ? Et en quoi le discours de Foucault affecte et met en travail la psychanalyse et l'élaboration de sa clinique ?
ANNONCE
Université Paris-Diderot Paris7 - UFR d’Etudes Psychanalytiques, journée scientifique du CRPMS, organisé par Laurie Laufer et Amos Squverer
Foucault et la psychanalyse : Histoire de la folie à l'âge classique, 50 ans après ? 
Samedi 24 novembre 2012
Argument
En 1961 Foucault publie L'histoire de la folie à l'âge classique. Ce livre fait événement en déconstruisant l'histoire du positivisme psychiatrique à partir de la mise à nu d'un partage et d'un oubli qui le fondent. Contesté pour ses approximations historiques et sa méthode, encensé par les psychiatres, tenant de l'antipsychiatrie, ce livre n'a cessé de faire débat en traversant toutes les disciplines des sciences humaines: histoire, littérature, philosophie, psychologie, médecine, psychiatrie et psychanalyse.
50 ans après sa parution, que reste-t-il de ces débats passionnés ? Que reste-t-il de la pensée de la folie et de son traitement contemporain ?
Foucault esquisse dans ce livre une structure fondée sur l'exclusion qui traverse l'histoire.Chaque période historique (renaissance, âge classique, et modernité positiviste) met en acte, à sa manière, une forme de l'oubli de la folie. Les signifiants se modifient mais pas son altérité que le discours positiviste radicalise. Est-ce que notre (post) modernité organise cette structure de partage ? Comment épingle-elle l'altérité de la folie ? Quels sont ses opérateurs et les modalités de la constitution du savoir sur la folie ? Autrement dit, comment ce livre donne-t-il à penser les conditions de possibilité des discours et des pratiques (de pouvoir) contemporaines qui transforment l'expérience de la folie en une maladie mentale ?
L'histoire de la folie est-il aujourd'hui, 50 ans après sa parution, un livre politique ?
Nous posons également ce livre comme une matrice qui questionne le dialogue ou le débat entre psychanalyse et la théorie foucaldienne. L'ambiguïté dans ce livre, repérée par Derrida, envers la psychanalyse et sa localisation, pointe un symptôme qu'il s'agit d'interroger. Quelles sont les pierres d'achoppement entre Foucault et la psychanalyse, les points de divergences irréductibles et quels sont leurs effets théoriques et éthiques ?
La référence de Foucault à la psychanalyse est récurrente et traverse, tantôt explicitement tan- tôt implicitement, l'ensemble de son œuvre. Y- a-t-il une fonction de la psychanalyse à l'intérieur de l'économie discursive de Foucault ? Et qu'est-ce que cette fonction peut enseigner sur l'œuvre de Foucault mais aussi sur la psychanalyse même ?
Inversement, se pose la question de savoir en quoi le discours de Foucault affecte la psycha- nalyse ? Comment sa déconstruction des notions comme « vérité », « identité » ou « liberté », ainsi que son historicisation de la notion de « sexualité » ont un effet sur la psychanalyse ? Sur quels points précisément l’oeuvre de Foucault vient mettre en travail la psychanalyse? Et comment peut-elle nous permettre de penser la clinique analytique ?
Programme

Matinée 9h-13h

Présidence et ouverture : Laurie Laufer
9h15 - 9h45 : Roland Gori « La néo-psychiatrie : une hygiène du corps social »
9h45 -10h15 : Jean-François Bert « L'histoire de la folie à l'âge classique, un livre à venir. Lectures et relectures de Michel Foucault »
10h15 -10h45 : Paul-Laurent Assoun « La production de la jouissance: pouvoir et sexuel chez Foucault et Lacan »
Pause
11h15 -11h45 : Jean Allouch « “L'analyse sera foucaldienne ou ne sera pas” »
11h45 -12h15 : Amos Squverer « L'architecture de l'Un et du multiple »
Discussion avec la salle

Après-midi 14h30-17h30

Présidence : Alain Vanier
14h30 -15h : Joël Birman « Le tragique et la finitude dans la psycha- nalyse »
15h - 15h30 :Thamy Ayouch « Foucault pour la psychanalyse : vérité, véridiction, pratiques de soi ».
Pause
Présidence : Claire Nahon
16h - 16h30 : Christian Hoffmann « Le bistouri de Michel Foucault »
16h30 - 17h00 : Elisabeth Roudinesco Discussion avec la salle

Informations
Amphi Buffon, Université Paris Diderot (15 rue Hélène Brion 75013 Paris, Métro, RER C et bus : arrêt : Bibliothèque François Mitterrand).
Entrée libre.

Jean-Michel Rieux, des espaces verts à la folie meurtrière

14 octobre 2012
C’est un documentaire glaçant. Harcelé à en perdre la raison, le dernier film de Daniel Kupferstein (ACT Média Diffusion), raconte l’histoire de Jean-Michel Rieux, employé municipal à Béziers (Hérault). Victime de harcèlement moral au travail, il entame une descente aux enfers qui s’achève dans la folie et par un drame mortel.

Tout commence en 1994. Rieux entre au service des espaces verts. Il aime bien son boulot, fleurit les plates-bandes du plateau des Poètes. Très vite, l’hostilité se déclenche autour de lui. Pourquoi ? On n’en saura que quelques bribes. Jean-Michel est l’époux de Karima. Sur le panneau d’affichage du local technique apparaissent rapidement des tracts invitant à «écraser» les Arabes (avec leur enfant : 10 points, avec une grand-mère : 5 points, etc.) ou montrant un pêcheur à la ligne en train de «se faire sucer par une carpe». Or, Rieux est un amoureux de la nature, et il va souvent à la pêche.

Au Canada, le suicide d'une adolescente bouleverse la population

Amanda Todd, 15 ans, était harcelée sur internet.

Amanda Todd avait quinze ans. Elle s'est donnée la mort mercredi dernier, chez elle, près de Vancouver, après des mois de souffrance. Amanda Todd était victime de harcèlement sur internet. 

Depuis son suicide, l'émotion grandit au Canada. Hier, pour rendre hommage à l'adolescente, des milliers de personnes se sont habillées en rose. Jeudi prochain, des veillées aux chandelles sont organisées à travers le pays. 

Dans le Parisien Antonin Chilot raconte toute l'histoire; elle commence il y a trois ans. A l'époque, Amanda a douze ans. Un jour, elle surfe sur internet, à la recherche de nouveaux amis. Elle engage la conversation avec un homme qu'elle ne connaît pas. Entre eux, il y a une webcam. L'homme demande à la jeune fille de lui montrer ses seins. Amanda accepte. L'homme la prend en photo. 

C'est le début du calvaire, car quelques mois plus tard, l'inconnu recontacte Amanda sur Facebook. Il sait tout sur elle : son nom, le nom de ses amis, de son collège... Il tente de la faire chanter. Il menace de diffuser les photos qu'il a prises. Puis il passe à l'acte. Il poste ces images sur la toile. La jeune fille s'en rend compte très vite. Elle est désespérée. Elle perd ses amis, car elle a maintenant mauvaise réputation - cette fameuse "réputation", si importante chez les adolescents. 

Grilles de salaires Net, Cadre infirmier de la fonction publique


En attendant les nouvelles grilles de salaires 2013, et pour pouvoir comparer votre futur salaire avec l’actuel, nous avions publié les grilles de salaire brut de la catégorie C en vigueur (2012) dans la fonction publique hospitalière. Nous continuons de présenter la Situation actuelle du traitement des infirmières, infirmières spécialisées, cadres de santé et cadres supérieurs infirmiers travaillant dans un hôpital public. Toutes les sommes indiquées ci-dessous correspondent au salaire net en euros, c’est à dire ce que touchent réellement ces cadres hospitaliers, et ce qui arrive sur leur compte en banque.








Catherine Lemorton, une députée contre les lobbies pharmaceutiques

LE MONDE | 
Catherine Lemorton, députée (PS) de Haute-Garonne et présidente de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale.
Catherine Lemorton, députée (PS) de Haute-Garonne et présidente de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. | AFP/LIONEL BONAVENTURE

À l'écouter raconter son histoire, on se la figure un peu en Erin Brockovich de l'Assemblée nationale. "J'étais seule jusqu'à l'affaire du Mediator. Puis je suis devenue le porte-drapeau de ce combat, celle qui avait raison", expose la députée Catherine Lemorton (PS, Haute-Garonne).
"Ce combat", ce fut celui qu'elle mena contre les lobbies pharmaceutiques, dénonçant les conflits d'intérêts dans le domaine du médicament. Pharmacienne de profession, c'est sans en avoir l'intention qu'elle s'est confrontée à la puissance du secteur, en 2007, explique-t-elle : "Je ne connaissais que la face visible de l'iceberg. J'ai découvert le système en faisant mon rapport [sur la consommation des médicaments], c'était comme une enquête policière, je me suis fait mon réseau qui a alimenté ma réflexion".

Légalisation ou dépénalisation du cannabis, une arlésienne politique

Le Monde.fr | 
Manifestation pour la légalisation du cannabis en mai 2011 à Paris.
Manifestation pour la légalisation du cannabis en mai 2011 à Paris. | AFP/JACQUES DEMARTHON

Olivier Besancenot, Lionel Jospin ou Noël Mamère en 2002, Nicolas Sarkozy en 2007, Daniel Vaillant et Jean-Michel Baylet en 2011, Cécile Duflot et désormais Vincent Peillon qui, sur France Inter, dimanche 14 octobre, s'est prononcé pour une dépénalisation du cannabis à titre personnel, s'attirant les foudres de Matignon. Le point commun de tous ces responsables politiques ? Tous ont relancé le débat sur le cannabis, un sujet qui prend la forme d'une arlésienne politique... sans que rien n'évolue.

L’allaitement, un choix personnel à respecter

À l’occasion de la semaine mondiale de l’allaitement maternel en France, la Coordination française pour l’allaitement maternel (CoFAM) propose une série de quatre séquences filmées intitulées « J’ai décidé d’allaiter »pour promouvoir l’allaitement. Le but de cette campagne de communication est de permettre aux femmes d’affirmer leur choix personnel. Pour la CoFAM, il est en effet « urgent de sortir du débat pour-contre qui vise à diviser les femmes. Elles sont les grandes perdantes à ce jeu », regrette l’association. Les vidéos sont accessiblesen ligne
› S. H.
lequotidiendumedecin.fr 15/10/2012