Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 14 janvier 2017

Vaut-il mieux confier la direction des hôpitaux à des médecins ?







Boston, le jeudi 5 janvier 2017 – Selon un éditorial paru le 27 décembre dernier dans la Harvard Business Review (1), il serait préférable de confier la direction des hôpitaux à des médecins.

Qui sont les meilleurs entraîneurs de NBA ?

Plusieurs « études »  semblent étayer cette thèse. En premier lieu, le classement des hôpitaux de l’U.S. News & World Report (2) place aux deux premiers rangs la Mayo Clinic de Rochester et la Cleveland Clinic, qui sont toutes deux dirigées par des médecins depuis leur fondation. Il est également à noter que ce palmarès permet de constater que les « scores de qualité hospitalière » sont en moyenne 25 % plus élevés dans les établissements gérés par des professionnels de santé comparativement à ceux dirigés par des administrateurs. Si ces constatations ne suffisaient pas à établir une corrélation, les auteurs rappellent les travaux publiés en 2015 par Tsai et Coll (3) qui concluaient, notamment, à un lien entre l’efficience d’un établissement de santé et l’expérience clinique de son directeur. Ils signalent également d’autres études, plus générales, qui mettent en avant le fait que d'avoir un patron spécialisé dans le cœur de métier d’une entreprise est associé à une meilleure satisfaction au travail et à une faible intention de quitter son emploi. Aux auteurs de l’article de s’interroger alors s’il ne vaut pas mieux confier une équipe de NBA à un ancien basketteur…

Un nouveau regard sur les troubles psychiques

12.01.2017


Névrose, phobie, hallucination, psychose, mélancolie, syndrome maniaco-dépressif... Que désignent ces termes ? Appellent-ils le même type de thérapie ? Ces troubles évoluent-ils avec la société ?

Un nouveau regard sur les troubles psychiques

 12.01.2017

Sur le blog de Luc Périno On n'y avait pas pensé...

09.01.2017
"Le marché est toujours dispensé des preuves de l’innocuité, et c’est à la science que revient d’apporter les preuves de la toxicité." Dans ses "Humeurs médicales", Le Dr Périno, fervent défenseur de l'allaitement maternel, se désole qu'on ait pu si longtemps en détourner les femmes. A contrario, il fait un parallèle audacieux avec le glyphosate, cet herbicide qui fait tant parler de lui aujourd'hui, et qui fut si longtemps imposé comme une évidence aux agriculteurs…
Lire le billet de Luc Périno

Conflits d'intérêts : étudiants et internes réclament des cours pour se protéger de l'influence des laboratoires

Sophie Martos
| 13.01.2017



L'Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF) a réclamé, ce vendredi, l'organisation de cours dédiés aux liens d’intérêts dans les facultés de médecine.
Cette demande est formulée après la publication de témoignages de carabins et la parution d'une enquête du collectif Formindep, association de formation professionnelle dans la revue scientifique « Plos One », selon laquelle seulement neuf UFR de médecine sur 37 ont pris des dispositions pour préserver l'indépendance de leur formation.
« Nous n'avons pas d'enseignements "critique" sur les conflits d'intérêts dans la formation initiale. Lréaction de la conférence des doyens sur le sujet est positive et nous souhaitons travailler avec eux pour assurer une formation adaptée au sein des facultés », explique Clément Le Roux, en charge de la « santé globale » à l'ANEMF.

Enfants malades : l'hôpital recrute des familles d'accueil

13/01/2017 



Marinette Aubard, Sandrine Grenouillat et Gisèle Polidori, cadres du service de psychiatrie infanto-juvénile. - Marinette Aubard, Sandrine Grenouillat et Gisèle Polidori, cadres du service de psychiatrie infanto-juvénile.
Marinette Aubard, Sandrine Grenouillat et Gisèle Polidori, 
cadres du service de psychiatrie infanto-juvénile
Châteauroux. Le service de psychiatrie infanto-juvénile recherche des assistants familiaux pour accueillir des jeunes souffrant de troubles psychologiques.
C'est un endroit méconnu de l'hôpital de Châteauroux : le service de psychiatrie infanto-juvénile (Spij) assure les soins psychologiques et psychiatriques pour des enfants de 0 à 18 ans, de tout le département. Dans la large palette de ses techniques de soin, un dispositif lui aussi peu connu : l'accueil familial thérapeutique. « Il s'agit, pour les enfants ou adolescents, d'être pris en charge au domicile d'un assistant familial, et non pas en milieu hospitalier », explique Marinette Aubard, cadre administratif.
Cette modalité est prescrite par un médecin du service et se décline de manières très diverses, selon les situations : à la journée, à temps complet, à temps partiel ou de façon discontinue, avec une rémunération de l'hôpital en conséquence. Dans tous les cas, le Spij continue de dispenser des soins parallèlement et l'équipe soignante pluridisciplinaire assure la coordination et la concertation entre l'enfant, sa famille et l'accueillant.

VALENCIENNES La première pierre du centre de soins psychiatrique a été posée

Par Martine Kaczmarek 
Une nouvelle aile de l’hôpital devrait accueillir les patients aujourd’hui à Saint-Saulve, à l’automne 2018. 117 lits sont conservés. Plus de dix ans que ce rapprochement avec le centre hospitalier est attendu. Le lancement symbolique des travaux a eu lieu mercredi.

TLP-HOPITAL VALENCIENNES (2)

[...] Avant lui, le Dr Thomazeau, chef du pôle psychiatrie, avait rappelé l’importance de ce secteur de soins mis en place dans le Valenciennois en 1976. «  L’idée était alors d’offrir des soins en opposition au modèle asilaire  », a-t-il indiqué, ajoutant qu’une nouvelle organisation, mise en place il y a deux ans, sera optimisée dans le nouveau bâtiment où la prise en charge des patients sera affinée. 


vendredi 13 janvier 2017

Des centaines de médicaments vitaux en rupture de stock

Les pénuries concernent environ 400 traitements. Un problème largement lié à la mondialisation du marché.

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO  Par 

La situation est jugée « préoccupante ». 391 médicaments en rupture d’approvisionnement ont été signalés à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) au niveau national en 2015, selon les chiffres communiqués fin décembre 2016. On en comptait 438 en 2014 et 404 en 2013. Si les chiffres 2016 ne sont pas encore connus, la tendance est la même. C’est presque dix fois plus qu’en 2008 (44 médicaments concernés).

Et l’ANSM ne recense là que des médicaments dits d’intérêt thérapeutique majeur, c’est-à-dire ceux dont « l’indisponibilité transitoire, totale ou partielle, est susceptible d’entraîner un problème de santé publique (mise en jeu du pronostic vital, perte de chance importante pour les patients) ». On parle de ruptures d’approvisionnement lorsqu’une pharmacie d’officine ou d’hôpital est dans l’incapacité de dispenser un médicament à un patient dans un délai de 72 heures.

A la poursuite des petits frères du boson de Higgs

La détection de quatre bosons de Higgs supplémentaires est attendue dans les mois à venir. « Le Monde », qui propose sa série de livres « Voyage dans le cosmos » pour percer les secrets de l’Univers, consacre un ouvrage à cette « particule de Dieu ». En kiosques le 11 janvier.

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 09.01.2017

« Il existe peut-être quatre autres bosons de Higgs. Et le LHC (Large Hadron Collider) du CERN, dans sa configuration actuelle très performante, est en mesure de les détecter », confie Yves Sirois, directeur de recherches au CNRS, responsable France de l’expérience CMS du LHC et co-auteur de la découverte du boson de Higgs en juillet 2012.

Des milliers de médecins kenyans menacés de licenciement s'ils continuent leur grève

09.01.2017


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Au Kenya, les autorités ont trouvé un moyen radical pour faqire reprendre le travail aux médecins du pays, en grève depuis plus d'un mois. Les médecins du secteur public ont reçu lundi un ultimatum des autorités, qui les ont menacés de licenciement s'ils ne reprennent pas le travail d'ici mercredi.
"Nous demandons une nouvelle fois aux docteurs d'accepter l'offre du gouvernement et de reprendre le travail", a déclaré Peter Munya, le président du Conseil des gouverneurs, qui rassemble les gouverneurs des 47 comtés du Kenya. "Nous sommes convenus que le processus de sanctions disciplinaires commencera mercredi pour ceux qui ne reprendront pas le travail", a-t-il ajouté, lors d'une conférence de presse commune avec le ministre de la Santé, Cleopa Mailu.

La voiture autonome, une amie qui vous veut du bien

Pour rassurer les passagers, le véhicule du futur veut « s’humaniser ». Voici quelques-uns des prototypes présentés au dernier CES de Las Vegas.
LE MONDE  | Par 


Le Concept-i de Toyota, à Las Vegas, le 4 janvier.


Dessiné en goutte d’eau, le Toyota Concept-i est d’un blanc éclatant. Lorsque son propriétaire s’en approche, l’un des deux phares semble se plisser, comme une paupière qui adresserait un clin d’œil. Exposé au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas du 5 au 8 janvier, le Concept-i témoigne de la volonté du premier constructeur mondial de faire prévaloir « une vision plus humaine des véhicules du futur » avec un maître mot : « l’émotion ». Qu’on se le dise, la « voiture partenaire » des années 2030 sera capable de prendre le relais du conducteur, le rassurer, le distraire ou lui proposer des itinéraires inédits pour rejoindre sa destination lorsqu’elle le sentira d’humeur vagabonde.

Violences conjugales : «il fallait qu’elle soit là où il lui demandait d’être»

Par Juliette Deborde, Envoyée spéciale à Poitiers (Vienne) — 

Raphaël Dogimi a été condamné vendredi à 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre particulièrement sanglant de la mère de ses fillettes, survenu en 2014 près de Poitiers. Le parquet avait requis la perpétuité.

Un visage sur une statistique, celle des violences conjugales. Le 9 juin 2014, le corps de Marine Muccio, 26 ans, était retrouvé à son domicile d’Avanton, un village à quelques kilomètres au nord de Poitiers, le point final de plusieurs mois de relation tumultueuse avec le père de ses deux filles. Une histoire à l’issue tragique mais banale : cette année-là, 117 autres femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint, compagnon ou ex-partenaire, selon les données du ministère de l'Intérieur. Raphaël Dogimi, aujourd’hui âgé de 29 ans, comparaissait cette semaine devant la cour d’assises de la Vienne pour le meurtre de son ex-compagne. Un «coup de folie», a soutenu l’accusé devant des jurés majoritairement masculins, pendant trois jours éprouvants.


Numerus clausus 2017 en médecine : fac par fac, quelle hausse du nombre de places ?

Comme annoncé en novembre, 478 places supplémentaires seront proposées en deuxième année de médecine, réparties dans 26 universités, pour un total de 8 124 places.

LE MONDE 



Le numerus clausus 2017 fixant le nombre de places en deuxième année d’études de médecine, université par université, a été augmenté par un arrêté publié mercredi 11 janvier au Journal officiel.

Huit mille cent vingt-quatre places seront ainsi ouvertes à l’issue de l’année universitaire 2016-2017, en hausse de 478 places, comme annoncé en novembre par la ministre de la santé, Marisol Touraine. Cela représente une augmentation globale de 6 % du nombre d’étudiants actuellement en première année commune aux études de santé (Paces) qui seront admis en deuxième année, mais elle se concentre sur 26 facultés de médecine, « dans des régions déficitaires » en médecins, précise le ministère : les universités de Lyon, Saint-Etienne, Besançon, Rennes, Corte, Strasbourg, Lille, Amiens, Paris (Paris-VI, Paris-VII, Paris-XI, Paris-XII, Paris-XIII, université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines), Bordeaux, Poitiers, Montpellier, Toulouse, Marseille, Nice, Angers, Nantes, des Antilles, de la Guyane, de la Nouvelle-Calédonie, mais également de Saint-Denis de la Réunion. Dans ces 26 facultés, la hausse du nombre de place est en moyenne de 11 %.


Jean-Laurent Casanova, le généticien qui repense les maladies infectieuses

Le Grand Prix 2016 de l’Inserm a montré comment des immunodéficiences génétiques, chez des jeunes en bonne santé, les rendent vulnérables à des infections graves.

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO  | Par 

En 2000, nous avons déposé notre candidature pour diriger un laboratoire de l’Inserm. La commission scientifique nous a classés derniers. Mais le directeur de l’Inserm de ­l’époque, Claude Griscelli, nous a repêchés. Et notre laboratoire a pu décoller, racontait Jean-Laurent Casanova le 6 décembre. Cela fait évidemment réfléchir à l’évaluation scientifique », ajoutait-il, pince-sans-rire, sous les applaudissements nourris de la salle.

La scène se déroulait dans le vaste amphithéâtre du Collège de France, à Paris. Spécialiste de la génétique des maladies infectieuses, le pédiatre-immunologiste recevait le Grand Prix 2016 de l’Inserm. Il codirige le laboratoire de génétique humaine des maladies infectieuses de l’Inserm, qu’il a fondé avec le médecin-statisticien Laurent Abel, en 2001, à l’hôpital Necker-Enfants malades (AP-HP, Paris).

Premières pistes pour expliquer comment les bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques

Roxane Curtet
Comment le gène mcr-1 protège les bactéries contre la colistine, un antibiotique de dernier recours ? Une équipe de recherche internationale dirigée par l’université de Bristol a tenté de répondre à cette question. Leurs travaux, publiés Scientific Reports, donne les premiers éléments de réponse car ils ont pu identifier les structures particulières nécessaires à ces fonctions via la réalisation de modèles informatiques de la protéine traduite par ce fameux gène.
| 10.01.2017

En effet, l’année dernière, le gène mcr-1 a été identifié comme le 1er gène de résistance à la colistine capable de passer d’une bactérie à l’autre. Ainsi, le phénomène pouvait se propager rapidement dans une population. Depuis, mcr-1 a été détecté chez E.Coli, en Chine, aux États-Unis et à travers l’Europe, d’abord chez les animaux de fermes puis chez l’homme ! Sa transmission a été associée à l’usage agricole de la colistine, ce qui a poussé le gouvernement chinois à l’interdire dans l’alimentation animale.

A la polyclinique de Tarbes, la grève la plus longue a pris fin

10.01.2017


S'il existait un Guinness record des mouvements sociaux, cela pourrait bien y figurer... Les grévistes de la polyclinique de l'Ormeau à Tarbes, en grève depuis plus de deux mois, ont voté mardi matin la fin du plus long conflit touchant un établissement de santé en France, a-t-on appris auprès de la CGT.
Un protocole d'accord de fin de conflit, améliorant les salaires et les conditions de travail, a été adopté en assemblée générale par la totalité des 140 présents. Les grévistes reprendront le travail ce jeudi dans cette clinique appartenant au groupe Médipôle partenaires.

Rencontre sur l'actualité de la recherche en psychiatrie

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21 janvier 2017


Venez découvrir les avancées de la recherche et des soins en psychiatrie lors d'une journée organisée par la mission Associations et le réseau SciensAs' de l'Inserm. Cette rencontre Regards croisés sur l'actualité de la recherche en psychiatrie permettra aussi d'échanger avec des chercheurs, des professionnels de santé et des patients.


Rapport – Risques psychosociaux des personnels médicaux : recommandations pour une meilleure prise en charge

    11 janvier 2017


La Ministre des Affaires sociales et de la Santé a confié à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) une mission concernant les « risques psychosociaux des personnels médicaux en établissements de santé : recommandations pour une meilleure prise en charge« .


LA MDMA, UNE MOLÉCULE EN ECSTA DE GRÂCE

Libération   — 

Très en vogue dans les années 90 auprès des clubbeurs avant d’être boudée par les consommateurs, la «drogue de l’amour» jouit d’un regain d’intérêt sous forme synthétique. Et se répand désormais au-delà du milieu des teufeurs, principalement chez les jeunes.



La MDMA s’ingère sous forme de pilule, de cristal ou de poudre amère enrobée dans des «parachutes» fabriqués avec du papier à cigarettes.Photo Paul Rousteau pour Libération.

Souriez, vous êtes sous «MD». Sous l’emprise de la «drogue de l’amour», vous ressentirez sans doute le besoin impérieux de palper l’un de vos congénères en pleines génuflexions sur la piste de danse - oui, même s’il sent le poney et ressemble à un ficus. Une utilisatrice occasionnelle confirme avoir recours à ce psychotrope stimulant pour rouler des pelles, tandis qu’une autre en ingurgite parfois «pour faire l’amour, car les corps sont plus présents» - une pratique baptisée «chemsex». «C’est une drogue qui n’apparaît souvent pas comme une drogue. Elle a une dimension festive et ludique, avec des comprimés qui peuvent être en 3D», résume Michel Gandilhon, chargé d’études à l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

mercredi 11 janvier 2017

UN TRAVAIL DE FOURMIS…

Le bip de Christophe, l'infirmier, sonne : il doit intervenir de toute urgence dans une unité voisine. Que va-t-il y trouver ? Comment être utile dans ces moments-là ? Arrivé sur les lieux, peinant à comprendre ce qui se passe et devant le climat d'effervescence, il se prend à rêver de fourmis travailleuses…
Lentement, comme dans un film au ralenti, je le vois tomber… Incapable et immobile, je regarde le petit comprimé rebondir, puis rouler jusque sous la grande armoire, dans un endroit inaccessible. J’aurais pu réagir, me précipiter et tendre le bras d’un geste vif avant que l'objet ne disparaisse sous mes yeux mais mon esprit médusé en a décidé autrement, préférant le repos. Et bien-sûr ce petit comprimé est le dernier dans la pharmacie… Me voici avec le choix de passer de longues minutes à déranger les unités voisines qui pourraient peut-être me dépanner ou faire fi de toutes les règles d’hygiène en allant rapidement et discrètement le chercher dans la poussière. Choix cornélien.
Mais si mon cerveau a cruellement manqué de réactivité quelques instants plus tôt, il ne réfléchit pas longtemps devant ce dilemme et m’envoie honteusement fouiller sous l’armoire.
À quatre pattes, dans un équilibre improbable, je tente de m’étirer au maximum pour rattraper l’objet perdu qui s’est perdu tout au fond, loin, dans un espace qui ne doit pas mesurer plus de quinze centimètres de hauteur. Mais alors que je touche au but (et au comprimé), le dispositif de sécurité retentit soudain dans ma poche. De son bip-bip terrifiant, il sonne l’alarme, crie l’urgence, dans un autre service de l’hôpital.
C’est le chaos !
J’abandonne ma quête et court vers l’inconnu pour aider mes collègues en difficulté. Sur le chemin, entre deux grandes foulées, je m’interroge. Qu’est-ce que je vais trouver sur place? Quelle agitation m’attend ? Quelle catastrophe ?
Ces sirènes m’angoissent. Depuis toujours. Car nous intervenons alors dans des situations de crise dont nous ne connaissons rien. Les patients des autres pavillons nous sont étrangers, tout comme leurs problématiques. Je dois bien avouer que secrètement j'espére toujours arriver en retard, une fois la crise passée. Mais pour l’heure, je cours, le plus vite possible. Sans me soucier de mon crâne douloureux qui a violemment heurté la porte de la grosse armoire au déclenchement de l’alarme…
Puis, le chaos.
Une fenêtre du réfectoire est cassée, des tables sont renversées, des chaises pliées. Des patients et des soignants courent en tous sens. Des cris. De l’eau par terre, et du café peut-être, ou du sang, je ne sais pas. J’entrevois des regards désemparés. Plus loin, un échange animé, une bagarre ?

Chevilly-Larue : focus sur un original de la psychiatrie

09 janvier 2017




Le spectacle "La Méningite des poireaux" sera joué 
ces mardi et mercredi à la Maison des arts plastiques 
Rosa-Bonheur de Chevilly-Larue. DR     


Fruit d’un partenariat avec le Théâtre André-Malraux et la Maison du conte, le spectacle « La Méningite des poireaux » sera joué ces mardi et mercredi, à la Maison des arts plastiques Rosa-Bonheur de Chevilly-Larue. Interprété par un conteur et une comédienne accordéoniste, il retrace le parcours d’un personnage hors du commun : le docteur François Tosquelles, qui, durant la guerre, a fait souffler un joyeux vent de liberté sur la psychiatrie, dans le cadre de l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban-sur-Limagnole.


Audition du CRPA par la mission d'évaluation de la loi du 27 septembre 2013

Un des textes remis par le CRPA lors de notre audition mardi 4 janvier 2017 par les deux députés de la mission parlementaire d'évaluation de la loi du 27 septembre 2013 sur les soins psychiatriques sans consentement, MM. Denys Robiliard (P.S.) et Denis Jacquat (Les Républicains).
1. Démantèlement partiel du régime dérogatoire concernant la levée des mesures d’hospitalisation sans consentement des patients médico-légaux.
Pour le CRPA le démantèlement, partiel certes mais néanmoins effectif, du régime dérogatoire instauré par la loi du 5 juillet 2011 sur les patients médico-légaux, et sur les personnes hospitalisées sans leur consentement en unités pour malades difficiles, ainsi que la suppression de la recherche d’un antécédent de ce type sur un laps de temps de 10 ans, est une très bonne chose.  Il aurait été préférable que la barre soit laissée pour la mise en œuvre de ce régime dérogatoire quant à la sortie ou à l’assouplissement du régime d’hospitalisation aux seuls auteurs de faits criminels. Néanmoins le compromis posé par la loi du 27 septembre 2013 sur l’échelle de gravité quant aux peines encourues reste correct.

Le Stilnox désormais sur ordonnance sécurisée


10.01.2017





Le zolpidem (Stilnox) devra désormais être prescrit via une ordonnance sécurisée, en raison des risques de dépendance et des trafics dont ce médicament fait l'objet, selon un arrêté paru ce jour au Journal officiel. Les "médicaments à base de zolpidem administrés par voie orale" se verront appliquer "une partie de la réglementation des stupéfiants" dans 90 jours "en raison d'un risque de pharmacodépendance, d'abus et d'usage détourné", indique l'arrêté, daté du 7 janvier.

Conditions de travail des hospitaliers : nouvelle -et délicate- mission pour Édouard Couty

10.01.2017




couty edouard

Dans la logique de sa "stratégie nationale d'amélioration de la qualité de vie au travail des professionnels de santé", présentée en décembre, Marisol Touraine a annoncé mardi la nomination d'Édouard Couty comme médiateur national dans le cadre de ces travaux. Occasion pour l'avenue de Ségur de faire savoir que l'IGAS lui avait fait parvenir son rapport sur les risques psychosociaux des personnels médicaux des établissements de santé, sans en révéler le contenu pour l'instant, mais en précisant que "ses conclusions confirment la pertinence des engagements inscrits dans la stratégie présentée le 5 décembre".

La Teppe a fêté ses 160 ans

Logo Drome Hebdo
9 janvier 2017

L’établissement médical de Tain-l’Hermitage spécialisé en épilepsie et santé mentale est un acteur unique en France. Les 160 ans de l’établissement médical la Teppe, à Tain-l’Hermitage, ont été fêtés en présence d’Éric Spitz, préfet de la Drôme, Gilbert Bouchet, sénateur maire de Tain, Annie Guibert et Hervé Chaboud, tous deux conseillers départementaux du canton de Tain, et les élus de la communauté de communes de l’Hermitage Tournonais. À cet anniversaire, présidé par Bernard Fleuriot, président de l’association de la Teppe et François Luiggi, directeur général de l’établissement, assistaient d’éminents spécialistes dont le professeur Stéphane Tirard, spécialiste des sciences de la vie et de la médecine à l’université de Nantes, et Karine Le Jeune, docteur en histoire de la médecine. Cette assistance était complétée par la présence des différents acteurs intervenants dans les parcours de soins offerts aux malades.

Un établissement spécialisé en épilepsie et santé mentale

Depuis 160 ans, la Teppe accueille les personnes souffrant d’épilepsie à Tain-l’Hermitage. Cette maladie, deuxième maladie neurologique en France, touche près de 500 000 personnes dont un tiers est pharmaco-résistante. Cette maladie neurologique est une cause de grande souffrance pour les patients et leur famille du fait des symptômes qu’elle suscite et de l’exclusion sociale qui peut en découler.


PÔLE DE PSYCHIATRIE : UN NOUVEAU « PAVILLON 20 »

M+ - L'hebdo de Mulhouse

MULHOUSE     9 janvier 2017

Pôle de psychiatrie : un nouveau « Pavillon 20 »

Après trois ans de travaux, le nouveau « Pavillon 20 » du Pôle de psychiatrie et de santé mentale du GHR a ouvert ses portes à l’hôpital du Hasenrain. Il accueille notamment, sur 5 000 m², consultations et unités d’hospitalisation pour adultes et adolescents.   
C’est l’aboutissement d’un ambitieux programme de rénovation initié en 2008. Le nouveau « Pavillon 20 » du Pôle de psychiatrie et de santé mentale du Groupe hospitalier de la région (GHR) de Mulhouse Sud Alsace a été officiellement inauguré ce lundi 9 janvier. Mis progressivement en service de juin à décembre dernier, ce nouveau bâtiment niché à l’hôpital du Hasenrain est désormais opérationnel. Sur 5 000 m², il regroupe sur trois niveaux le secteur médico-administratif, deux unités d’hospitalisation pour adultes ainsi que l’unité pour adolescents (lire ci-dessous).

Psychiatrie des mineurs : la grande oubliée ?

PUBLIC SENAT  10 JANVIER 2017

Le Sénat a lancé une mission d’information autour de l’offre de soins en matière de santé mentale des mineurs. Un sujet peu abordé par les travaux parlementaires.


Cette mission d'information a été mise en place à l’initiative des sénateurs RDSE Jacques Mézard et Michel Amiel, qui la considèrent comme « indispensable pour examiner l’organisation et le fonctionnement concret des différents éléments de l’offre de soins psychiatriques pour les mineurs, de façon à établir clairement les conditions de ce fonctionnement ».
En France, les troubles soignés par la psychiatrie infantile concerne les difficultés de langage, les troubles du sommeil et de l’alimentation, l’autisme ou encore les pathologies liées au suicide et à la toxicomanie.  

La schizophrénie et la pseudo-« dangerosité » des fous (suite)

L'Orient-Le Jour

LIBAN  
LA PSYCHANALYSE, NI ANGE NI DÉMON
05/01/2017





Le 14 décembre dernier, en Isère, en France, le psychiatre d'un schizophrène est condamné pour homicide involontaire. Le patient s'est échappé du centre hospitalier de Saint-Egrève et a commis un meurtre. Le psychiatre qui le suit, à l'extérieur de l'hôpital, le Dr Lekhraj Gujadhur, est condamné à dix-huit mois de prison avec sursis. L'avocat du psychiatre proteste: le centre hospitalier a été relaxé, le chef du service où le patient était hospitalisé et son médecin traitant à l'intérieur de l'hôpital ont été également relaxés.
Le tribunal a reproché au Dr Gujadhur d'avoir connu le patient, d'être au courant des faits précédents témoignant de sa dangerosité et de n'avoir pas fait le nécessaire: il n'aurait pas dû le suivre en ambulatoire (à l'extérieur de l'hôpital).
La décision du tribunal est grave. Elle renoue avec une période noire de la politique psychiatrique qui a précédé la mise en place de la politique de secteur: l'hôpital n'a plus de fonction centrale, les hôpitaux de jour, les appartements thérapeutiques, les hôpitaux de nuit ainsi que les centres médico-psychologiques permettent d'accompagner les patients dans leur lieu de vie. Cette politique de secteur, mise en place dans les années 60, a cassé la conception idéologique et nullement scientifique de la soi-disant dangerosité des fous.


Réduction des risques en prison : l'introduction de seringues passe mal auprès des surveillants

Coline Garré
| 11.01.2017


SERINGUE

Un projet de décret prévoyant l'introduction en prison de seringues – dans le cadre d'une politique de réduction des risques – inquiète les syndicats de surveillants.
Ce texte, en préparation, qui devrait être cosigné par les ministres de la Santé et de la Justice, découle de la loi Santé de janvier 2016, et en particulier de l'article 41 qui rénove la politique de réduction des risques destinée aux usagers de drogue et précise qu'elle s'applique aux personnes détenues.
Le texte du décret prévoit selon l'AFP que « des matériels et outils », c'est-à-dire potentiellement des seringues, « ne peuvent être distribués, utilisés ou détenus que dans les locaux sanitaires de l'établissement ». Il prévoit aussi, « par dérogation », l'utilisation de ces outils en cellule, à des conditions strictes : si le détenu est « en cellule individuelle dans un établissement où le taux d'occupation est inférieur ou égal à 100 % » et sous réserve de l'autorisation du chef d'établissement, en accord avec un représentant de l'unité sanitaire.