Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 7 octobre 2017

PEUT-ON ABORDER SCIENTIFIQUEMENT L'AUTISME ?




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« Les mots qui blessent n’aident jamais un enfant à grandir »

Gilles Lazimi, médecin généraliste, revient sur la première campagne vidéo sur les violences verbales faites aux enfants, qu’il a coordonnée.

LE MONDE  • Mis à jour le  | Propos recueillis par 

Campagne « Les mots qui font mal », de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire (OVEO) et Stop VEO, Enfance sans violences.
Campagne « Les mots qui font mal », de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire (OVEO) et Stop VEO, Enfance sans violences. DR

« T’es une moins que rien », « Tu as toujours été plus lent que ton frère », « Heureusement que tu es jolie ma chérie, ça t’aidera peut-être »… Cinq adultes apparaissent dans un clip vidéo, marqués à vie par « une petite phrase » entendue enfants. Le clip, intitulé Les mots qui font mal, est diffusé sur Internet depuis la mi-septembre et passera bientôt à la télévision. C’est la première campagne grand public lancée contre les violences verbales, pour sensibiliser les parents à l’impact des mots qu’ils utilisent. Gilles Lazimi, médecin généraliste et coordinateur de la campagne initiée par l’Observatoire de la violence éducative ordinaire (OVEO) et Stop VEO, Enfance sans violences, explique cette démarche et analyse comment la France avance lentement vers une éducation non violente.

Vous avez déjà mené plusieurs campagnes de sensibilisation contre les violences physiques faites aux enfants. Pourquoi lancer maintenant une campagne sur les violences verbales ?

Gilles Lazimi. On n’avait jamais parlé de ça, mais crier, hurler, se moquer d’un enfant, peut avoir des conséquences sur son développement. Nous voulions sensibiliser les parents sur les mots qu’ils disent. Les faire réfléchir et qu’ils se rappellent des phrases qui ont pu les toucher, quand eux étaient enfants.

L’idée n’est pas de culpabiliser. Aujourd’hui, 90 % des parents sont bienveillants, et pourtant la plupart utilisent encore des méthodes dépassées. Les mots qui blessent n’aident jamais à grandir.
Par ces témoignages d’adultes, on s’adresse d’abord aux parents. On a tendance à reproduire, consciemment ou non, ce que l’on a vécu enfant. On est parent avec l’enfant qu’on a été.


Rencontres de Cahors. La « créativité »dans les travaux d’art et de thérapie

La Vie Quercynoise
6 Oct 2017

Samedi 7 octobre se déroulera à l'Espace Clément Marot, un colloque de spécialistes en psychanalyse, psychothérapie, psychologie... avec ouverture au public.

Le Dr Michel Grinfeder et Fabienne son épouse.

« Un des leviers de la psychanalyse aujourd’hui, c’est la créativité » déclare le Dr Michel Grinfeder, grand ordonnateur de ces Rencontres de Cahors avec son épouse Fabienne. S’adressant à des professionnels venus de toute la France, les Rencontres de Cahors, se tiendront de 9 h 30 à 19 h 30. Elles seront ouvertes au public, à partir de 18 h.


Nous apprendre à bien dormir, ça mérite bien un prix Nobel






Comment mieux dormir ? En synchronisant mieux sa vie à son rythme biologique, nous expliquent les lauréats du Nobel de médecine.


L'inconscient peut calculer la date de la naissance

Logo Carnet/Psy
Auteur(s) : Monique Bydlowski

Il s'agit de décrire ici une petite découverte que nous avons faite, le Professeur Papiernik et moi-même, dans une consultation prénatale. Le mot "découverte" est peut-être ambitieux. Il s'agit d'un fait clinique d'observation dont nous avons reconnu l'importance, mais qui semble être toujours passé inaperçu avant nous dans les communautés médicale et psychanalytique (1).

Il s'agit du fait suivant : pour bien des femmes la date involontairement prévue pour la naissance sera une date non venue du hasard, mais commémorative d'un autre événement du passé et dont la réapparition comme date de naissance de l'enfant prend valeur de répétition. Ce fait, cette date d'accouchement ou de prévision d'accouchement, cette date commémorative, nous l'avons découverte dans un contexte précis : celui des grossesses survenant après antécédent obstétrical traumatique avec mort de l'enfant (2,3). Pour beaucoup de ces femmes malgré la contraception moderne, et malgré la programmation volontaire des naissances, la grossesse que nous avons à suivre annonce son terme pour une date correspondant, en date de calendrier, avec celle de l'issue tragique de la grossesse précédente. Un exemple : une femme a mis au monde un enfant mort-né un 3 septembre. Déprimée, elle décide d'en rester là et pratique une contraception par stérilet, efficace pendant 5 ans. Cinq années plus tard, elle a la surprise d'être enceinte malgré son stérilet et le calcul de son terme montre qu'elle va accoucher un 3 septembre, 5 ans plus tard, jour pour jour.

Dans un deuxième temps, nous avons communiqué notre petite découverte à nos collègues accoucheurs gynécologues, sages-femmes et il est apparu, grâce à l'expérience des uns et des autres, que, loin d'être réservé aux grossesses difficiles, dont nous avions la spécialité, ce phénomène : le calcul inconscient de la date prévue pour la naissance, avait un caractère plus général. Il s'y est ajouté que la date de la conception elle-même pouvait aussi être significative. Rapidement, la moisson des faits a été importante et la très grande fréquence de ce phénomène exclut la possibilité d'une simple coïncidence factuelle.


La « schizophrénie », un concept qui a fait son temps

  Simon McCarthy-Jones     06/10/2017



Une représentation de la schizophrène

Le concept de schizophrénie se meurt. Attaqué depuis des décennies par les psychologues, il semble que ce soit les psychiatres – profession qui l’a pourtant longtemps soutenu – qui lui assènent le coup fatal. Et personne ne regrettera sa disparition.
Aujourd’hui, on considère qu’être diagnostiqué schizophrène réduit l’espérance de vie de près de 20 ans. Seulement une personne sur sept en guérit, un taux variable, cependant, en fonction des critères retenus. Malgré les progrès faramineux annoncés dans les traitements, cette proportion n’a pas augmenté au fil du temps, signe d’un problème de fond.
Une partie de ce problème se révèle être la notion de schizophrénie elle-même.
Les fondements sur lesquels repose l’idée que la schizophrénie est une maladie clairement définie ont en effet été sévèrement ébranlés.

Le nombre de lits de psychiatrie diminue et les taux de suicides montent…aux USA

07/10/2017
On sait que les politiques de « désinstitutionalisation » ont conduit à une fermeture massive des lits en psychiatrie. On méditera, en France, sur l’exemple édifiant de l’hôpital psychiatrique de Maison-Blanche : construit à la fin du XIXème siècle et prévu pour accueillir « jusqu'à 3 200 malades » à son apogée, cet établissement disposait « en 1978 sur son site de Neuilly-sur-Marne d’une capacité de 2 400 lits. » Or il est désormais... livré aux promoteurs immobiliers ![1] Mais cette désinstitutionalisation prononcée semble avoir atteint ses limites et susciter un grave effet pervers : la remontée spectaculaire du risque suicidaire.

Médecins-patients : la grande défiance

Vaccins, scandales sanitaires, désinformation… Les Français font de moins en moins confiance au corps médical et à l’industrie pharmaceutique.

LE MONDE  | Par 

ILLUSTRATION MAXIME DUROY d'après une photo ClassicStock/akg-images/Camerique

Ça ne l’empêche pas encore de dormir mais certains soirs, de plus en plus souvent, c’est vrai, Olivier passe des heures sur son ordinateur. Il parcourt à n’en plus finir des sites sérieux, ou qui en ont l’apparence, des forums de discussion, des études compliquées en anglais. Quand il passe à table, il parle de ses découvertes à sa femme. Elle l’écoute patiemment et, invariablement, lui répond qu’il peut bien trouver ce qu’il veut, leur petit dernier sera vacciné. Fin de la conversation.


Le scepticisme


Olivier a 38 ans, des jumelles de 7 ans et un nouveau-né. Pour les premières, l’assureur parisien, qui a souhaité rester anonyme, n’a même pas réfléchi à la question des vaccins. Il connaissait vaguement les acronymes DTP et BCG mais pas plus. Depuis la naissance de son bébé, en septembre, il n’arrête plus : le débat autour des vaccins le passionne. « Pour ma femme, ce n’est même pas un sujet. Nos filles sont en bonne santé, ça lui suffit, explique-t-il. Moi, j’ai envie de comprendre, mais le pédiatre a été raide quand je lui ai parlé de mes hésitations. Il m’a resservi l’histoire de la mortalité infantile, comme si je remettais en cause les vaccins. »

Avons-nous déjà perdu face au transhumanisme ?





Paris, le samedi 7 octobre 2017 – De nombreux intellectuels et scientifiques mènent depuis plusieurs années une réflexion autour du transhumanisme. Faut-il accepter que les progrès technologiques et médicaux soient mis en œuvre pour augmenter les capacités cognitives et physiques de l’être humain, au-delà de toute velléité thérapeutique ?
Certains, minoritaires, voient de telles évolutions favorablement, estimant qu’il serait contre-productif d’écarter des méthodes qui pourraient permettre à l’homme de se dépasser. D’autres, fatalistes, jugent que les dérives sont potentiellement dangereuses, notamment éthiquement, mais que la bataille paraît déjà perdue. Le professeur de chirurgie urologique Guy Vallancien, membre de l’Académie de médecine refuse de se ranger dans une de ces deux catégories.

vendredi 6 octobre 2017

Un conseil local de santé mentale a été mis en place avec le centre hospitalier du pays d’Eygurande

05/10/2017




Parce que la réponse à la souffrance psychique n’est pas que médical, un réseau regroupant élus locaux, professionnels du médico-social et psychiatrie publique, vient de voir le jour.
C'est une première dans le département : depuis mardi, Ussel est officiellement doté d'un conseil local de la santé mentale (CLSM*), une plateforme qui réunit élus, professionnels du médico-social et de la psychiatrie publique.

Alerte sur le trafic de drogue au CHU de Nantes

Les soignants dénoncent la vente de stupéfiants à des patients accueillis en psychiatrie. Un trafic qui se fait au grand jour.

LE MONDE  | Par 

« Il faut ouvrir les yeux : la drogue circule à Saint-Jacques depuis très longtemps, mais, aujourd’hui, elle est abondante. C’est terrible et aberrant pour un lieu de soins… » Cet infirmier, qui compte plus de trente ans d’activité, exprime tout haut le malaise qui cavale dans les couloirs de l’hôpital Saint-Jacques, l’un des sept établissements du CHU de Nantes (Loire-Atlantique). S’étendant sur 17 hectares au sud de la ville, le site abrite notamment des services de psychiatrie et de réadaptation fonctionnelle. Ainsi que plusieurs dealers faisant les yeux doux « aux patients vulnérables », comme le constatent les soignants.

La CGT a obtenu la réunion d’un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) extraordinaire le 27 septembre. La CFDT a relayé le sujet dans la presse, s’alarmant du « gros sentiment d’insécurité régnant au sein de l’hôpital ». « Les patients que l’on accueille en unité fermée souffrent de psychose pour la plupart, indique une professionnelle de santé aguerrie, acceptant de témoigner, comme tous ses collègues, sous le couvert de l’anonymat. Le souci, c’est que la combinaison de leur traitement avec des stupéfiants produit un cocktail aux effets détonants. 

S’ils fument du cannabis, neuf fois sur dix, ils déclenchent des crises de violence quand ils remontent dans les services. » « Au cours de l’été, une infirmière a été victime d’une tentative de strangulation, rapporte Patrice Le Luel, secrétaire (CGT) du CHSCT. Des menaces de mort sont proférées. Il y a des insultes, des crachats, parfois des coups. Des soignants viennent travailler la boule au ventre. »



«Psy de l’Eglise» : la curie en plein cas de conscience

Par Bernadette Sauvaget — 



En janvier 1996, Tony Anatrella était spécialiste de psychiatrie sociale.
En janvier 1996, Tony Anatrella 
était spécialiste de psychiatrie sociale. 
Photo Stéphane Ouzounoff. Ciric



Alors que d’anciens patients accusent d’abus sexuels le prêtre ultra-conservateur et homophobe Tony Anatrella, une procédure interne a été engagée. Le pape François doit décider s’il lève ou non  la prescription des faits.

A Rome, l’affaire est entre les mains du pape François. Il doit décider s’il lève ou non la prescription dans l’un des scandales les plus retentissants de l’Eglise catholique en France : l’affaire Anatrella. Après avoir été sacré «psy de l’Eglise» pendant plus d’une trentaine d’années, Mgr Tony Anatrella, référence majeure et ultra-réactionnaire de la pensée catholique sur l’homosexualité, régulièrement consulté par le Vatican et adulé par les milieux conservateurs, est au bord du gouffre. Il risque de tout perdre : son influence, ses titres et même son statut de prêtre, la peine la plus sévère que pourrait lui infliger son institution.

[...] L’historienne Elisabeth Roudinesco fait savoir à plusieurs reprises que le prêtre n’est membre d’aucune société reconnue de psychanalyse. D’autres de ses confrères mettent en cause l’approche théorique du prêtre.


Turbulences dans les Balkans

HALLE SAINT PIERRE

 

  7 septembre 2017 au 31 juillet 2018

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L’exposition Turbulences dans les Balkans poursuit les prospections que la Halle Saint Pierre mène depuis plus de vingt ans aux frontières de l’art brut. La scène artistique des Balkans donne à voir ses territoires alternatifs riches de leur complexité et leur diversité. Gardiens du grand héritage de l’art populaire, icône de la pop culture, explorateurs de langages archaïques ou magiciens du matériau brut, tous ces artistes inventent des mondes singuliers travaillés par une Histoire déchaînée autant que par les sentiments et les instincts excessifs qui enflamment leur relation au monde. TURBULENCES, est la métaphore de ces expériences intimes mises en images, en émotions et en réflexions.

Une variation génétique fonctionnelle associée à la fois aux troubles bipolaires à début précoce et à la schizophrénie

Fabienne Rigal
| 05.10.2017


Une équipe française (équipe de psychiatrie translationnelle de l'INSERM U955, à l’institut Mondor de recherches biomédicales de Créteil) a mis en évidence un variant génétique associé à la fois aux troubles bipolaires à début précoce et à la schizophrénie. Les résultats sont publiés dans « The Journal of Neuroscience ».

Le syndicat des homéopathes se défend après les critiques des Académies européennes

06.10.2017

Après le rapport très critique de l’European Academies Science Advisory Council demandant le déremboursement des produits homéopathiques, le Syndicat national des médecins homéopathes français se défend.
« L'EASAC dénonce l’absence de preuves de l'efficacité́ des médicaments homéopathiques et jette le discrédit sur l’ensemble de la pratique homéopathique », souligne le syndicat. Or « cette conclusion repose d’abord sur une sélection parfaitement contestable des recherches existantes, puis sur des assertions fausses relatives à̀ la sécurité du médicament comme à la pratique médicale », déplore-t-il.

Le quotidien de Gérard auprès d’Anne-Marie, atteinte de maladie neurodégénérative

Une journée nationale est consacrée aux proches de personnes dépendantes le 6 octobre. Le conjoint d’Anne-Marie témoigne de leur quotidien difficile.

LE MONDE  | Par 

Gérard et Anne-Marie B. sont mariés depuis 1969. Elle est atteinte d’une pathologie neurodégénérative apparentée à la maladie d’Alzheimer.
Gérard et Anne-Marie B. sont mariés depuis 1969. Elle est atteinte d’une pathologie neurodégénérative apparentée à la maladie d’Alzheimer. Le Monde / Léa Sanchez

Anne-Marie B. agrippe la main de son mari, Gérard, et émet un petit bruit avec sa gorge. « Oh, c’est rare, on ne l’entend presque plus maintenant », commente son époux avec un sourire. Elle est atteinte d’une dégénérescence fronto-temporale (DFT), une pathologie neurodégénérative apparentée à la maladie d’Alzheimer. Ses premiers symptômes sont apparus il y a onze ans avec des troubles du langage. Désormais, la retraitée de 72 ans ne peut plus parler et son mari prend soin d’elle au quotidien. La Journée nationale des aidants, chaque 6 octobre, met en lumière ce que vivent les 8 à 11 millions de Français qui, comme lui, s’occupent de manière régulière et dans la durée de proches dépendants.

Depuis mars 2016, ceux qui prennent soin de personnes âgées peuvent notamment bénéficier d’un « droit au répit », une aide annuelle de 500 euros destinée à financer ponctuellement un dispositif d’accueil. De quoi permettre aux aidants de souffler. « Certains n’ont même plus le temps de sortir et s’enferment dans l’isolement », explique Florence Leduc, présidente de l’Association française des aidants. Mais le droit au répit est encore peu utilisé. En cause, le manque d’information et les critères d’attribution. Mais pas seulement.

En tant que conjoint et aidant, Gérard B. évoque d’autres difficultés : « Pour se faire accompagner, il faut d’abord accepter le fait que l’on n’arrive plus à s’en sortir tout seul. » Lui n’a sollicité des aides à domicile que trois ans après l’apparition de la maladie de sa femme, qui reçoit quotidiennement les soins d’infirmières et qui se rend trois fois par semaine dans un centre d’accueil de jour.
« Je me suis rendu compte que je n’arrivais plus à tout faire : travailler, faire la cuisine, les courses…, énumère cet ingénieur qui, aujourd’hui encore, maintient une activité professionnelle. C’est difficile d’accepter que quelqu’un vienne troubler son intimité. »

Est-ce que la psychothérapie marche (réellement) ?

04/10/2017

À l’occasion d’une étude effectuée par des chercheurs exerçant dans trois pays différents (Grèce, Royaume-Uni et Suède), Acta Psychiatrica Scandinavica pose LA question iconoclaste, propre à faire grincer les dents de maints thérapeutes sur la planète Psy : « est-ce que la psychothérapie marche (réellement) ? »
Transposant la même rigueur méthodologique utilisée pour les traitements médicamenteux (méta-analyses d’essais contrôlés) afin d’appliquer à l’évaluation des psychothérapies une approche statistique aussi objective que celle exigée dans les essais thérapeutiques, les auteurs ont retenu (dans les bases de données PubMed, PsycINFO et Cochrane) 173 publications portant sur 247 méta-analyses, elles-mêmes relatives à 5 157 essais contrôlés. Ils ont examiné notamment l’hétérogénéité de ces études, l’incidence éventuelle de leur petite taille, l’excès de résultats significatifs, ou une combinaison de tous ces facteurs.

Las Vegas, folie pure ou peur de penser ?

Par Joël Chandelier, maître de conférences à l'université Paris-VIII — 

A Las Vegas, mardi.
A Las Vegas, mardi. Photo Marcio José Sanchez. 
AP

Déconcertant nombre d’observateurs, le profil du tueur Stephen Paddock est souvent associé à la catégorie pratique du «fou». Servant les responsables politiques, cette notion interdit d’analyser les responsabilités sociétales.

La revendication du massacre de Las Vegas par Amaq, l’agence de presse de l’Etat islamique, a un temps jeté le trouble. Mais très vite, le profil du tueur, Stephen Paddock, a conduit les autorités américaines et la plupart des analystes à douter de ses motivations jihadistes. Comment cet homme, adepte du jeu et buveur d’alcool, retraité de 64 ans sans véritables antécédents, aurait-il pu être motivé par l’idéologie islamiste ? L’explication est alors évidente : on a affaire à «un dément», comme l’a affirmé Donald Trump dans un de ses tweets.