Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 5 octobre 2013

DU BAUME À LA TÊTE


Depuis plus d'un siècle, les patients de l'hôpital psychiatrique d'Ainay-le-Château sont libres de leurs mouvements. Ils sont accueillis en pension dans les familles de cette petite ville de l'Allier. Cette méthode originale aide ces patients souffrant de schizophrénie, de névroses, ou de dépression à se réinsérer
 (...)


RENCONTRE (LES DANSES AUGMENTÉES) PLONGÉE 1 : OUVERTURE CATHERINE CONTOUR ET MARCELLA LISTA

Mercredi 2 octobre 2013 / Auditorium / Tout public

L’hypnose nous ouvre à de nouvelles façons d’habiter un milieu, de mouvoir son corps, de se reposer ou encore de créer. L'hypnose, outil d’hyper connexion, essentiel pour la création.

En ouverture du cycle Danses augmentées, cette rencontre vous fait découvrir la démarche atypique de la chorégraphe Catherine Contour : la danse augmentée de l’hypnose et l’élaboration d’un outil pour la création, accompagnée de l'éclairage d'une spécialiste, historienne de l'art, Marcella Lista.

In treatment. Lost in therapy

L'ouvrage

À travers la vie ratée du Dr Paul Weston, la série In Treatment pose une question : qu’est devenue la psychanalyse américaine au XXIe siècle ?
Loin d’être un conquistador partant à la découverte des terres de l’inconscient, le psychanalyste est devenu un être vulnérable, un anti-héros, bouc émissaire de la civilisation, passant son existence à supporter les demandes excentriques de ses patients, les reproches de sa famille, les leçons de morale de son superviseur…
Cet ouvrage déchiffre la signification de ce désastre : à travers les reproches que Paul Weston se fait à lui-même, du fait de son impuissance à aider ceux qu’il écoute, c’est le procès de la psychothérapie qui est fait dans In Treatment. Elle nous montre malgré elle ce que serait devenue la psychanalyse en France sans un Jacques Lacan.

A propos des auteurs

Clotilde Leguil est psychanalyste, membre de l’École de la cause freudienne, agrégée de philosophie et maître de conférences au département de psychanalyse de l’université Paris 8 – Saint-Denis.

Cancers, diabète, AVC... les maladies région par région

02-10-2013 

Notre environnement est l'une des causes principales de l'explosion des maladies chroniques. André Cicolella lance l'alerte dans le livre "Toxique Planète", dont "l'Obs" publie des extraits en exclusivité.

Il est temps d'ouvrir grand les yeux sur la pandémie des maladies modernes qui frappe la France et la plupart des nations qui suivent le même mode de vie. Les diabètes, les cardiopathies, les accidents vasculaires ou encore les affections respiratoires déferlent. Et les cancers bien sûr : 1.000 nouveaux cas surgissent toutes les 24 heures en France. Une progression de 89% entre 1980 et 2005. Soit deux femmes sur cinq et un homme sur deux qui seront concernés.


Inégalités sanitaires selon les départements

Ces maladies ne frappent pas, comme on l'imagine, de façon uniforme le territoire. C'est ce que révèle le chercheur et lanceur d'alerte André Cicolella, dans son livre "Toxique Planète. Le scandale invisible des maladies chroniques" (Seuil), à paraître le 10 octobre, et dont "le Nouvel Observateur" publie des extraits en exclusivité. Il dévoile l'incroyable inégalité sanitaire selon où l'on est né et où l'on habite. Les facteurs de risque vont même de un à trois selon les pathologies.

Dépendance : les aidants n’en peuvent plus

A la veille de la Journée nationale des aidants, une enquête de l’APF met le doigt sur un phénomène souvent passé sous silence : le sort des 8 millions d’aidants bénévoles. Ces soutiens familiaux sacrifient souvent leur carrière pour s’occuper de proches handicapés ou âgés. Et beaucoup finissent par y laisser leur santé.

Les 8 millions d’aidants familiaux de personnes handicapées ou âgées dépendantes sont épuisés. A la veille de la Journée nationale des aidants qui aura lieu dimanche, l'Association des Paralysés de France (APF) a rendu publique une étude dérangeante qui porte sur 440 personnes, des femmes pour les trois quarts et dont 81% aident une personne de moins de 60 ans. L’étude montre que ce sont majoritairement des parents (56%) et des conjoints (près de 33%) qui ont en moyenne 55 ans.

Quand Alzheimer est entrée dans ma vie





Le Magazine de la rédaction

Syndiquer le contenuLe site de l'émission
le vendredi de 18h15 à 19h
Ecoutez l'émission44 minutes

Quand Alzheimer est entrée dans ma vie 0

04.10.2013
On se plaint facilement de sa mémoire en disant : "j’ai Alzheimer". La maladie s’est banalisée : films, livres, bandes dessinées la racontent. Mais il reste difficile d’avouer que l’on a la maladie d’Alzheimer. Elle touche pourtant plus de 800.000 personnes en France, un chiffre en augmentation, du fait du vieillissement de la population, même si la maladie d’Alzheimer peut aussi toucher des personnes jeunes.

Intéressant, mais faux

LE MONDE | 

Les économistes sont persuadés des vertus de la concurrence pour produire de la valeur sociale. La recherche scientifique a une grande valeur sociale. Il semblerait donc que la concurrence entre chercheurs pour produire de la recherche scientifique devrait être une bonne chose.
Eh bien non, pas forcément, selon un article qui paraîtra prochainement dans la prestigieuse American Economic Review ("One Swallow Doesn't Make a Summer : New Evidence on Anchoring Effects", par Zacharias Maniadis, Fabiano Tufano et John A. List, à paraître).
L'explication ? Plus il y a de concurrence entre chercheurs, plus le risque est élevé que de faux résultats soient publiés. Pire encore, il est fort possible qu'une majorité d'hypothèses soutenues par des résultats publiés dans des revues scientifiques soient néanmoins fausses...
HYPOTHÈSES SURPRENANTES
Cette conclusion étrange est le résultat d'une asymétrie importante dans le processus de publication des résultats des études scientifiques. Les revues s'intéressent principalement à des hypothèses surprenantes, c'est-à-dire peu plausibles a priori.

vendredi 4 octobre 2013

Homosexualités, le droit au bonheur, le droit à l’indifférence…

Le Monde Blogs , par Frédéric Joignot

Photo d'un mariage secret entre deux femmes (date inconnue)
Après "Les Invisibles" (2012), césar du meilleur film documentaire 2013, Sébastien Lifshitz publie chez Hoebëke un livre de vieilles photos chinées dans les puces et les foires montrant la vie quotidienne de personnes homosexuelles entre les années 1920 et 1960, à l'époque où elles étaient souvent obligées de cacher leur amour - et considérées par la médecine officielle comme des malades mentales (cet article a été publié dans Le Monde Culture&Idées de ce week-end)
......................................................................
Ce sont des clichés amateurs sortis de vieux cartons, la plupart en noir et blanc, souvent défraîchis, qui fleurent le grenier et le temps passé. Beaucoup représentent des baisers tendres, des couples en vacances, des amoureux qui dansent - des scènes de tous les jours, souvent enjouées et souriantes.
Ils pourraient être collés dans des albums de famille, sauf que ce sont des photos secrètes. Elles racontent la vie quotidienne clandestine d'homosexuels des deux sexes entre les années 1920 et 1960. La plupart ont été prises en France, quelques-unes en Allemagne, parfois aux Etats-Unis. D'où viennent-elles ? De la collection de Sébastien Lifshitz, auteur de l'émouvant documentaire Les Invisibles (2012), qui donne la parole à des couples d'homosexuels nés entre les deux guerres.
"HOMOSEXUALITÉ INTIME"

Alors qu'il chine un week-end aux puces de Vanves, son oeil est attiré par plusieurs albums montrant "deux femmes d'allure bourgeoise" qui posent en se tenant par la main ou en s'enlaçant - cela sur des années. Il comprend qu'elles ont voulu conserver des souvenirs de leur histoire d'amour, comme font tous les couples. Surpris, touché, Sébastien Lifshitz se met à chercher d'autres images de "cette homosexualité intime" dans les foires de province, les puces, les vide-greniers, ou sur eBay.

Clémence Gandillot, la science dans la tête

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | Catherine Mary
Clémence Gandillot, illustratrice et scénographe, est aussi un personnage de théâtre qui, comme son double réel, entretient avec les sciences un rapport intime et singulier. Dans Fromage de tête, la pièce de la compagnie Les Ateliers du spectacle, qui sera présentée les 5 et 6 octobre à L'Heure bleue, à Saint-Martin-d'Hères (Isère), lors de la biennale arts-sciences à Grenoble (Rencontres-i.eu), ce personnage occupe un coin de la scène. "Soit le temps "n" pour l'axe des abscisses et quelque chose qui se passe sur l'axe des ordonnées",réfléchit-il, en écho aux digressions de ses partenaires.
"Au départ, on voulait savoir à quoi ça pourrait ressembler si on mettait les pieds dans la tête de Clémence Gandillot quand elle fait des mathématiques", explique la vraie Clémence Gandillot, au sujet du travail de gestation mené avec les comédiens Léo Larroche, Balthazar Daninos et Mickaël Chouquet, qu'elle a embarqués dans son aventure. "Nous avons créé des personnages inspirés de nous-mêmes. Balthazar invente des nouvelles machines, Mickaël vit les choses, Léo les raconte et moi je les théorise."
Cheveux en bataille, son long visage aux aguets, Clémence Gandillot raconte Clémence Gandillot. Elle doute, déduit, confirme à l'aide de gestes précis tandis que son regard bleu clair hésite entre douceur et gravité. On la sent méticuleuse. L'aventure commence en 2004, avec son mémoire de fin d'études, à l'Ecole nationale supérieure des arts décoratifs, à Paris. Une question la taraude, l'obsède : peut-on relier entre elles toutes les choses dont tous les hommes remplissent leur vie entre le moment de leur naissance et celui de leur mort ?

La philosophie inventive évincée de France Culture ?

Le Monde.fr | 

Le philosophe Jacques Rancière.
Le philosophe Jacques Rancière. | D.R.

La philosophie a toujours fait partie des programmes de France-Culture. Au moment où cette chaîne fête ses cinquante ans, un coup brutal est porté contre elle. L'actuelle direction vient d'annuler l'émission "Le Journal de la philosophie" animée par François Noudelmann. Cette décision nous étonne, car le "Journal de la philosophie" est, avec "Les Nouveaux chemins de la connaissance", l'une des émissions les plus écoutées de France Culture. L'éviction conjointe d'un autre philosophe de la chaîne, Philippe Petit, témoigne que c'est une certaine pratique de la philosophie qui est volontairement supprimée.

Les chômeurs britanniques de longue durée sommés de se rendre "utiles"

LE MONDE | Par 


res peuvent exiger d'un demandeur d'emploi qu'il effectue un stage de quatre semaines | Reuters/LUKE MACGREGOR

Nicolas Sarkozy parlait de "la France qui se lève tôt". Les conservateurs britanniques préfèrent évoquer les "gens qui travaillent dur". Ce slogan sur les hardworking people est affiché partout dans la salle des congrès de Manchester, où se déroule actuellement la conférence annuelle des Tories.
Pour traduire ce message dans les faits, George Osborne, le chancelier de l'Echiquier (ministre des finances) a annoncé, lundi 30 septembre, qu'il allait obliger les chômeurs de longue durée à effectuer des travaux d'intérêt général, sous peine de se voir supprimer leurs allocations.
"Ils devront faire un travail utile, pour redonner quelque chose à la communauté : faire des repas pour les personnes âgées, ramasser les ordures, travailler pour une association caritative locale. (...) Personne ne sera ignoré ou laissé sans aide, mais personne n'obtiendra quelque chose sans rien donner en échange", a déclaré M. Osborne, sous les applaudissements.

Des milliers de médecins cubains attendus au Brésil

LE MONDE GEO ET POLITIQUE | 

Des médecins cubains lors d'une visite à des enfants indigènes, à Brasilia, le 6 septembre.
Des médecins cubains lors d'une visite à des enfants indigènes, à Brasilia, le 6 septembre. | REUTERS/© Ueslei Marcelino / Reuters

Sourires crispés et démarche hésitante, douze hommes et femmes d'Europe et d'Amérique latine parcourent les longs couloirs aseptisés d'un centre d'examens médical de Rio de Janeiro, précédés de quelques "huiles" locales et suivis par une armée de journalistes. Dans quelques heures, ce lundi 23 septembre, le petit groupe se dispersera aux quatre coins de la périphérie carioca.
Ils sont médecins et s'apprêtent à exercer dans le cadre du programme "mais médicos" ("plus de médecins"), la première réponse concrète de la présidente Dilma Rousseff à la fronde sociale qui a déferlé sur le Brésil en juin. Ici 12, dans l'Etat de Rio, 58 à Sao Paulo, 62 à Bahia, 72 en Amazonie : ils sont au total quelque 680 professionnels formés à l'étranger, dont 400 Cubains, chargés de constituer l'avant-garde médicale voulue par le gouvernement dans ces zones où les praticiens brésiliens refusent de s'installer – les lointaines banlieues des grandes villes et les régions les plus démunies. Une deuxième vague est prévue en novembre, à laquelle 2 000 médecins cubains et 150 étrangers prendront part, selon le ministère de la santé. Près de 1 000 Cubains supplémentaires débarqueront encore sur le sol brésilien d'ici à la fin de l'année.
Amaya Foces, 43 ans, est un docteur espagnol à la parole facile : "J'ai la formation qu'il faut pour aider les familles à pallier leurs carences." Après une expérience en Angleterre, elle s'apprête à intégrer le poste de santé d'Itaguai, cité-dortoir de 110 000 habitants, à l'ouest de la ville.

La dépression n’expose pas à un risque de cancer accru

01/10/2013


Une étude Inserm menée dans la grande cohorte française GAZEL d’anciens employés d’EDF-GDF ne montre aucune association significative entre le fait d’avoir connu des symptômes dépressifs au cours de sa vie et la survenue ultérieure de cancer.
Dès Hippocrate et les débuts de la médecine, le rôle d’une humeur mélancolique a été suspecté dans la survenue des tumeurs. Aujourd’hui, certains pensent que la dépression est un facteur de risque de cancer. « Les idées reçues ont parfois la vie dure », explique Cédric Lemogne, psychiatre à l’hôpital Européen Georges Pompidou et principal auteur au sein de l’équipe de Marie Zins (Unité mixte de recherche 1018 « Centre de recherche en Épidémiologie et santé des populations »).

Plus de suicides chez les hommes après la crise économique de 2008

 28/09/2013


La Grande Dépression de 1930 s’était accompagnée d’une vague de suicides. La crise russe du début des années 90, la crise asiatique de la fin des années 90, ont, elles aussi, été suivies d’une augmentation importante des taux de suicides. Qu’en est-il de celle de 2008, dont nous vivons aujourd’hui les conséquences ? Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), 212 millions de personnes auraient perdu leur travail au cours de l’année 2009, une augmentation de 34 millions par rapport à 2007.

Cela a-t-il eu un impact sur l’évolution des courbes de suicides ? C’est ce que cherche à évaluer une étude réalisée dans 54 pays. Les auteurs ont relevé les taux de suicides répertoriés en 2009 et les ont comparés avec la tendance des courbes observée entre 2000 et 2007.

La crise de 2008 semble avoir eu en effet un réel impact sur l’incidence des suicides, puisque les auteurs dénombrent 4 900 suicides de plus que ce qui était attendu au vu de la tendance enregistrée les années précédentes. Mais ce constat doit toutefois être nuancé, car l’évolution n’est pas la même pour les hommes et les femmes. Les premiers semblent en effet plus touchés, avec une augmentation globale de 3,3 %, alors qu’il n’apparaît pas de modification du taux chez les femmes.

Urgences hospitalières : Touraine s’attaque au problème de l’aval

30/09/2013


Près de 200 personnes ont répondu à l’invitation du ministère de la Santé ce lundi. Thème de la matinée : les urgences. Pour en débattre, et c’est une première, toute la communauté hospitalière s’est trouvée réunie, des fédérations hospitalières aux directeurs et présidents deCME, en passant, bien sûr, par les urgentistes eux-mêmes.
Le Pr Pierre Carli a remis des propositions à Marisol Touraine en vue de régler la problématique de l’aval des urgences. C’est pour la ministre une priorité : « Je suis absolument convaincue que la question centrale est la gestion de l’aval », plus que celle de l’amont ou de l’organisation interne des services d’urgences (600 en France). La recherche de lits est aux yeux de la ministre « aussi programmable que la gestion de l’activité programmée ».

Urgo Medical : un espace web dédié aux infirmier(e)s sur le site www.urgomedical.fr

30/09/2013

Les professionnels de santé, au premier rang desquels les infirmières, sont quotidiennement confrontés à des plaies aiguës ou chroniques ainsi qu'aux problèmes de leur prévention et de leur cicatrisation.


C'est pour répondre à leur besoin d'information et de formation dans ce domaine, les aider dans leur pratique au quotidien, que les Laboratoires Urgo ont conçu sur leur site Urgo Medical : un espace web logué réservé aux infirmier(e)s, accessible gratuitement (il suffit de compléter en une minute le formulaire d’inscription).


Un jeu à la mode : la consultation par Internet

Que le téléconseil en santé soit gratuit ou payant à 15 euros la question avec réponse différée (sous 12 heures), quelle peut être la réponse du médecin interrogé par Internet sinon « consultez votre médecin traitant ». Toute autre réponse équivaudrait à une consultation médicale, sans examen du patient ni avoir pris connaissance de ses antécédents, de son dossier médical.

Exemples : « Docteur j’ai mal dans le ventre et je ne vais plus à la selle depuis 2 jours. Quel conseil me donnez-vous ? » La réponse, prévue d’être dévoilée dans les 12 heures, élude l’examen clinique pour éliminer une urgence médicale ?

Autre exemple : « Docteur, je suis trop grosse, je veux maigrir de 4 kg. Quel régime dois-je faire ? » Que répondre ? Si cette personne donne son poids, le résultat de ses examens biologiques, ses antécédents, ce n’est plus un téléconseil mais une « téléconsultation » et entre donc en concurrence avec le médecin traitant de cette personne !

Et si un incident survient du fait de l’absence d’un diagnostic immédiat, qui sera responsable ? Le médecin téléconseil ou un soi-disant bogue informatique ?

Les drogues sont plus pures et moins chères qu'il y a 20 ans

Le Monde.fr avec AFP | 
Un groupe de chercheurs états-uniens et canadiens ont étudié les données fournies par sept programmes gouvernementaux de surveillance du marché des drogues illicites. Leur conclusion est sans appel : la lutte internationale menée contre l'héroïne, la cocaïne ou le cannabis n'a pas du tout réussi à endiguer l'offre, bien au contraire.
Publiée mardi 1er octobre dans la revue médicale britannique British Medical Journal (BMJ), l'étude portait sur trois programmes qui concernaient le trafic international de la drogue, trois qui portaient uniquement sur les Etats-Unis et le dernier sur l'Australie.
En comparant la situation aux Etats-Unis en 1990 à celle de 2007, les chercheurs ont découvert que les prix – ajustés en fonction de l'inflation – de l'héroïne, de la cocaïne et du cannabis avaient baissé de plus de 80 % (respectivement 81 %, 80 % et 86 % en fonction des programmes), alors que dans le même temps la pureté de ces drogues s'était fortement accrue : 6 % pour l'héroïne, 11 % pour la cocaine et 161 % pour le cannabis. En Australie, le prix de la cocaine a baissé de 14 % entre 2000 et 2010, contre une baisse de 49 % pour l'héroïne au cours de la même période.

EHPAD : de la difficulté de prendre en charge les pathologies mentales

03/10/2013


Après avoir accouché de la loi révisant les soins sans consentement, la mission d’information sur la santé mentale et l’avenir de la psychiatrie, présidée par Jean-Pierre Barbier (UMP), avec pour rapporteur Denys Robiliard (SRC), ouvre son champ d’enquête, en commençant par se pencher sur les personnes âgées psychotiques. Leur prise en charge dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées et dépendantes (EHPAD) se révèle en effet un véritable défi, aux dires des représentants d’associations de directeurs auditionnés ce jeudi 3 octobre à l’Assemblée nationale.

Privation de liberté

Première difficulté, mise en lumière par le contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) Jean-Marie Delarue, les mesures de protection des personnes âgées souffrant de démence type Alzheimer peuvent tourner à la contention. « C’est vrai qu’il y a des privations de liberté et une quinzaine de nos établissements adhérents était tout à fait disposés à accueillir le CGLPL », reconnaît Françoise Toursière, directrice de la Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées (FNADEPA). « Les questions que se pose Monsieur Delarue, nous nous les posons depuis des années », enchérit Romain Gizolme, chargé de mission à l’association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA).

Hôpital : deux syndicats de PH saisissent la justice pour violation du secret médical

03/10/2013


L’intersyndicale Avenir hospitalier et le SNPHAR-E, syndicat membre, s’inquiètent des« risques de violation du secret médical dans certains établissements de santé qui font appel à des sociétés privées extérieures ». Ces entreprises, estiment les deux organisations mobilisées de longue date sur la question, permettent aux hôpitaux de« récolter davantage d’argent de la caisse d’assurance-maladie via le recodage des actes médicaux pratiqués ».

Plainte contre X

Face à cette situation « inacceptable », les organisations de PH ont déposé une plainte contre X auprès du procureur de la République.
Les médecins des départements d’information médicale (DIM) subissent depuis trop longtemps « harcèlement », « placardisation » ou « fortes pressions de leurs administrations » pour « laisser ces sociétés fouiller dans des dossiers médicaux non anonymisés », s’agacent les deux syndicats.
› A.B.-I.

La Terre n’a plus que 1,75 milliard d’années à vivre

Comme tout objet céleste, la Terre n’a malheureusement pas une durée de vie infinie. Sa capacité a porter la vie s’évanouira donc dans un temps certain. Sauf cas exceptionnel, notre belle Planète bleue n’en serait plus capable que pendant 1,75 milliard d’années…


La transparence au compte-gouttes

Pour se plier  au « Sunshine act », l’ordre des infirmiers a publié sur un site dédié les liens d’intérêts entre Ide et industriels du secteur pharmaceutique. Plus de 28 000 infirmières, étudiantes ou associations sont concernés.

La loi relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé instaure la transparence sur les avantages fournis aux professionnels de santé par les industriels du secteur. Entérinée le 29 décembre 2011, elle n’est, cependant, entrée en vigueur que le 1er octobre, conformément au décret d'application, dit "Sunshine act".
Les infirmières n’y coupent pas. Le conseil national de l’ordre national des infirmiers (ONI) a donc mis en ligne un site dédiépermettant de connaître les IDE concernées. Les autres ordres professionnels doivent également se plier à cette obligation légale, tout comme les laboratoires.

Lire la suite ...

L'EPS Barthélemy Durand d'Étampes étend son offre psychiatrique sur Sainte-Geneviève-des-Bois



Le 30 septembre dernier, l'Établissement public de santé (EPS) Barthélemy Durand d'Étampes a inauguré un second site hospitalier à une trentaine de kilomètres au nord de l'Essonne, à Sainte-Geneviève-des-Bois. Le nouvel ensemble accueille cinq des neuf unités d'hospitalisation de l'hôpital psychiatrique francilien (G05 Sainte-Geneviève-des-Bois; G06 Longjumeau; G07 Savigny-sur-Orge et Viry-Châtillon; G08 Grigny et Morsang-sur-Orge; G09 Draveil, Athis-Mons et Juvisy), rejoignant ainsi l'unité d'hospitalisation pour adolescents ouverte en février 2012, précise l'EPS dans un communiqué. Chacune des cinq nouvelles unités compte 25 lits essentiellement en chambres individuelles, soit un total de 125 lits contre 143 précédemment pour les cinq secteurs concernés, avec deux unités en rez-de-chaussée et trois au premier étage. Ce repli capacitaire a notamment été permis grâce à l'ouverture d'une Maison d'accueil spécialisée (MAS) de 60 places sur Étampes.

Jacqueline de Chambrun, résistante, pédiatre, militante associative

Le Monde.fr | Par 

Jacqueline de Chambrun, années 1940
Jacqueline de Chambrun, années 1940 | D.R.

Jeune résistante, puis héroïne du maquis sous l'Occupation, Jacqueline de Chambrun était de l'espèce à "continuer le combat", sous des formes renouvelées et pacifiques, jusqu'à son dernier souffle. Et c'est bien ce qu'elle a fait en tant que pédiatre et militante associative. Elle est morte le 24 septembre à Marvejols (Lozère) à l'âge de 92 ans. "On ne gagne pas toujours, mais ce n'est pas parce qu'on ne gagne pas qu'on ne doit pas continuer encore. Ce qui est important, c'est que des valeurs ne soient pas perdues", disait-elle, entre deux intenses bouffées de cigarette blonde, dans le film qu'un de ses petits-fils, Axel Ramonet de Chambrun, lui a consacré en 2008 et qui n'est pas par hasard intitulé Sans jamais renoncer.

La dignité de l'homme exige qu'il porte la burqa, par Pierrette Fleutiaux

LE MONDE | Par Fleutiaux
Si j'étais un homme pieux, voici ce que je proposerais. La femme est un être faible, soumis à toutes les tentations, nous le savons depuis la nuit des temps. Elle est concupiscente, tout entière la proie de pulsions condamnables. Son corps aspire à celui de l'homme, la société doit maîtriser ce corps, dès son plus jeune âge. La burqa peut sembler une réponse appropriée. Contraindre les mouvements de la femme, la ramener à la modestie, encadrer les désirs sauvages qui lui sont naturels, qui troublent son esprit et corrompent la société, relève du devoir de l'homme respectueux de l'ordre divin.
Cependant, peut-être avons-nous fait erreur non pas dans l'interprétation de la loi divine, mais dans les moyens de la mieux appliquer. En effet, les yeux de la femme, même derrière un grillage, même dans la fente du niqab, restent libres. La vision périphérique en est certes limitée, mais la perversité naturelle de la femme lui fera trouver le moyen de contourner ce léger handicap. La femme en burqa continue de voir. On imagine quelles turpitudes alors peuvent agiter son esprit. Cachée sous son voile intégral, la femme peut encore se livrer à la débauche mentale.

Proust, le temps des relectures

LE MONDE DES LIVRES | Par 


Marcel Proust vu par Jessy Dehais.
Marcel Proust vu par Jessy Deshais. | www.jessydeshais.fr

A l'origine d'A la recherche du temps perdu se trouvait un projet mêlant essai et roman : Contre Sainte-Beuve. Le fil conducteur en était une"conversation avec Maman", où Proust (1871-1922) s'attaquait au plus célèbre critique du XIXe siècle en distinguant le "moi extérieur", une série d'habitudes sociales et de vices auxquels s'attachait Sainte-Beuve (1807-1896), et le "moi profond" de l'écrivain, "le seul réel", car révélateur de son"existence intérieure et individuelle". Le différend qui opposait ces deux grandes figures est cependant loin d'être tranché. Claude Arnaud et François Bon, que l'on attendait peu dans la célébration des 100 ans de Du côté de chez Swann, rebattent aujourd'hui entièrement les cartes.

jeudi 3 octobre 2013

Les personnes âgées et les précaires, grands perdants de la prise en charge hospitalière

Lors d'un colloque organisé au Sénat sur l'accès aux soins des plus démunis, de nombreux intervenants se sont succédé pour dénoncer, y compris à l'hôpital, les multiples obstacles mis en place dans le parcours de soins.
"Les urgentistes sont à mi-chemin entre l'hôpital et la ville, entre l'ambulatoire et l'hôpital", a commencé Enrique Casalino, président de la collégiale des chefs de service des urgences de l'AP-HP, lors d'un colloque organisé le 30 septembre dernier au Sénat, à l'occasion de la remise du rapport d'Aline Archimbaud sur l'accès aux soins des plus démunis (lire ci-contre). À ce titre, ils ont un point de vue privilégié sur les dysfonctionnements de la prise en charge hospitalière et sur l'accès aux soins. Premier écueil : la proximité ne semble pas être l'apanage des centres hospitaliers. "Que valorise-t-on ? Les missions de proximité ? Les greffes cardiaques ? Aujourd'hui, la population doit s'adapter à l'hôpital, et non l'inverse", a déploré le Dr Enrique Casalino. Deuxième problème : la complexité administrative, en particulier à l'accueil. "On ne peut pas rentrer à l'hôpital sans rendez-vous. L'accueil est un véritable mille-feuilles." Une fois passée la barrière de l'accueil, encore faut-il pouvoir se repérer au sein de l'organigramme hospitalier : "Les structures hospitalières ont des missions basées sur des disciplines médicales. Un patient ne peut se retrouver dans pareil dédale. L'hôpital devrait être plus transversal, les parcours de soins devraient être plus évidents." 

Rencontres de la Culture et de la Santé à la MPAA


  • Maison des pratiques artistiques amateurs
    2 rue Félibien
    75006 Paris
CULTURE & HÔPITAL FÊTE SES 10 ANS !
La MPAA a souhaité s’associer à cet anniversaire en accueillant le temps d’un week-end une programmation de tables rondes et d’interventions artistiques, reflets de la démarche engagée dans les établissements hospitaliers.
Cet événement a pour ambition de permettre la rencontre d’artistes, professionnels et amateurs, musiciens, comédiens, mimes, conteurs, avec les médecins, soignants, professionnels de la santé et de favoriser la compréhension de la rencontre de ces deux mondes.
Échanges de pratiques et d’expériences feront l’objet de ces rencontres.

Et si les inégalités sociales de santé à l’école expliquaient tout

Alors que le débat de cette rentrée focalise sur les rythmes scolaires, une étude de la Drees pointe le rôle crucial des inégalités sociales pour expliquer la mauvaise santé de certains écoliers. Elles demeurent très fortes, selon l’étude. Les élèves des écoles relevant de l’éducation prioritaire sont beaucoup plus fréquemment en surcharge pondérale que les autres.

En pleine polémique sur l’incidence des rythmes scolaires sur la santé des enfants, voilà une étude qui vient rappeler que les vrais problèmes sont peut-être ailleurs, ducôté du milieu social par exemple. Les résultats de la dernière enquête menée par la Drees sur la santé des élèves de CM2 en 2007-2008 sont en effet édifiants.

L'EN-DEÇÀ DES IMAGES. CINÉMA, PSYCHANALYSE, CRÉATION

Du 29 novembre 2013 au 30 novembre 2013, Institut National d'Histoire de l'Art (INHA)

2 Rue Vivienne  75002 Paris

29 - 30 novembre 2013

Penser la présence de l’image, autrement dit considérer ses formes jusqu’en leurs prolongements psychiques conduit à réfléchir sur l’économie du désir dans sa relation au regard, sur l’oeil et son avidité à comprendre ce qui préside à la naissance de toute image. On respectera ces interrogations relatives tant au visible qu’à l’invisible, portant sur le contenu intrinsèque des oeuvres, sur leur survivance, sur le détail qui les rend énigmatiques comme sur la fonction structurante de certains déséquilibres. Toutefois, il demeurait urgent d’explorer, à la suite de Murielle Gagnebin, la question de l’en-deçà des images en ce qu’il fonde le désir de l’oeuvre.Organisé par le Centre de Recherches sur les Images et leurs Relations (CRIR), ce symposium aura lieu à l’Institut National d’Histoire de l’Art (INHA – Auditorium).
Seront étudiés l’apport des théories psychanalytiques dans l’appréhension contemporaine des images, les liens entre psychanalyse et création, la question de la genèse et de la formation des images.

Lire la suite et voir le programme ...

Hôtel-Dieu : après un mois d’occupation, le comité de soutien est reçu au ministère

 02/10/2013

Les membres du comité de soutien des urgences de l’Hôtel-Dieu, qui se bat contre la fermeture du service des urgences du plus vieil hôpital de Paris, ont été reçus mardi soir au ministère de la Santé.
« Nous avons demandé à être reçus par Denis Morin, directeur de cabinet de Marisol Touraine, pour obtenir une position claire de la ministre sur l’avenir de l’Hôtel-Dieu et la réintégration du Dr Gérald Kierzec dans ses fonctions, au service d’urgence de l’Hôtel-Dieu », a indiqué le comité de soutien mercredi, lors d’une conférence de presse.