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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 25 août 2018

Droit : Une infirmière est-elle obligée de remplacer une aide soignante par manque de personnel, voire remplacer un poste d’ASH la nuit ?

 
ActuSoins répond aux questions juridiques des professionnels dans une rubrique consacrée au droit. Toutes les réponses données sont celles de juristes, spécialisés dans le droit de la santé et de la sécurité sociale. 
Une infirmière est-elle obligée de remplacer une aide soignante par manque de personnel, voire remplacer un poste d'ASH la nuit ?

Les compétences infirmières sont fixées par voie réglementaire déterminant les actes propres au-delà desquels ces professionnelles ne sont pas autorisées à intervenir (articles R. 4311-1 et suivants du Code de la santé publique).
Les actes réalisés par une aide soignante ou une ASH ne dépassent pas les compétences de l’infirmière qui dispose des qualifications nécessaires à la réalisation des tâches confiées à ces professionnelles. Il en irait différemment s’il était demandé à une infirmière de pallier l’absence d’un médecin.
En outre, l’infirmière exerçant en établissement public hospitalier est un agent public. A ce titre, elle est tenue à un devoir d’obéissance hiérarchique.
Ainsi, si l’ordre qui lui est donné n’est pas manifestement illégal et ne contrevient pas gravement à un intérêt public, elle doit s’y conformer (article 28 de la Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires).Ce n’est pas le cas de la demande faite à une infirmière par un chef d’établissement de remplacer une aide soignante voire une ASH en raison du manque de personnel : l’infirmière devra donc se conformer à cet ordre.

"HP", nouvelle série à découvrir prochainement sur OCS Max

Overblog
24 Août 2018

"HP", nouvelle série à découvrir prochainement sur OCS Max

C'est devenu un gage de qualité : OCS Signature ! Cet automne, la chaîne OCS Max proposera à ses abonnés "HP", une toute nouvelle série (10 épisodes de 22 minutes)d'Angela Soupe et Sarah Santamaria-Mertens et dans laquelle on retrouvera au casting Tiphaine Daviot, Raphaël Quenard, Eric Naggar, Marie-Sohna Condé, Louka Meliava, Marie Matheron...
Les carrés dans les carrés, les ronds dans les ronds, depuis toute petite Sheila coche les bonnes cases de la vie. Première de la classe, médecine, très bien classée au concours de l’internat, un mec en or et une carrière toute tracée.
Mais pourquoi, alors, a-t-elle choisi de s’enfermer dans un HP ? Sûrement car elle pense pouvoir définir et soigner la folie.

L’« happycratie » ou la dictature du bonheur

On le cultive, on le théorise, on en fait un business, des livres, des cours… Il est même le nouveau carburant de la productivité. En société et au travail, le bonheur est devenu une injonction.
LE MONDE  |  Par 
Signe de votre « intelligence émotionnelle », le bonheur est censé être s’extériorisé. Sinon il n’a aucune valeur…

Signe de votre « intelligence émotionnelle », le bonheur est censé être s’extériorisé. Sinon il n’a aucune valeur… MARTIN BARRAUD/OJO IMAGES / GRAPHICOBSESSION
La présence de plus en plus fréquente de crocodiles Haribo sur votre lieu de travail ne doit pas être prise à la légère. Loin de se réduire à un simple élément de décor, ces sauriens multicolores sont la manifestation tangible d’une nouvelle forme de gouvernement des conduites centrée sur les émotions positives. Dans Happycratie. Comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies (Premier Parallèle, 260 p.), le docteur en psychologie Edgar Cabanas et la sociologue Eva Illouz décryptent cette nouvelle obsession venue d’outre-Atlantique qui, selon eux, balafrerait nos existences d’un sourire de plus en plus obligé. « Kratia en grec, c’est le pouvoir. Happycratie, c’est le pouvoir par l’injonction au bonheur », résume Eva Illouz. 
Une nouvelle idée fixe
Aujourd’hui, cette invitation est partout, empreinte de la même sollicitude envahissante que celle de l’ami qui a entrepris de vous tirer énergiquement de votre dépression chronique, alors que vous vous en accommodiez fort bien. En 2013, le titre Happy, du chanteur américain Pharrell Williams, véritable hit planétaire, offrait une bande-son survitaminée à cette nouvelle idée fixe. A moi le bonheur ! L’art de rayonner de l’intérieur (Larousse, 283 p.), 50 activités pour un enfant heureux (De Boeck, à paraître en octobre), Le Bonheur sans illusions (Flammarion, 2017), Les tout petits bonheurs (Larousse, 168 p.), Journal intime d’un touriste du bonheur (La Martinière, 288 p.) : encombrant les présentoirs, les livres de développement personnel, censés nous aider à mieux vivre, sont quant à eux un genre florissant.

L’éducation nous rend-elle meilleurs ?

22/08/2018



(cc) Unsplash / Joshua Newton

☛ Entre nostalgie de l’école républicaine, méthodes neuroscientifiques et alternatives, les mutations de l’école sont aujourd’hui au centre de toutes les attentions. En lui confiant la tâche d’accoucher d’une humanité plus éthique, nous en avons fait notre dernière utopie. À raison ?
☛ Les pédagogies dites « alternatives » ont aujourd’hui le vent en poupe. C’est qu’elles sont le fruit d’une longue et riche contre-histoire de l’éducation qui commence avec lÉmile de Rousseau. Et qui n’a eu de cesse depuis de donner lieu à des expériences passionnantes et parfois concluantes. Récit – et cartographie – de ces écoles « antiscolaires ».
☛ Les neurosciences peuvent-elles inspirer les méthodes utilisées dans les classes ? Pour répondre à cette question, nous avons enquêté dans une école primaire de Francheville (dans le Rhône) où une expérimentation est en cours.
☛ Pour les Lumières, progrès des connaissances et progrès moral allaient forcément de pair. Nous ne cultivons plus ce genre d’illusion. Il n’empêche, soutient le philosophe et ancien ministre de l’Éducation Luc Ferry, l’idéal des Lumières n’est pas à jeter mais à réinventer au prisme du transhumanisme.

Rapport sur la santé au travail : les médecins divisés sur les objectifs du gouvernement

Marie Foult
| 28.08.2018


La députée du Nord, Charlotte Lecocq, a remis ce mardi 28 août au Premier ministre son rapport sur la santé au travail. Ce dernier, qui vise à transformer le système de prévention des risques professionnels, divise les professionnels de la santé au travail.
Parmi les recommandations de ce rapport pour améliorer la prévention, la création de guichets uniques régionaux – qui réuniraient les services de santé au travail interentreprises, les représentations régionales de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact), et les agents chargés de la prévention au sein des Carsat (assurance-maladie) – sont particulièrement appréciés de la CFE-CGC, auditionnée par l'équipe chargée du rapport.

Handicap : le gouvernement nomme Céline Poulet secrétaire générale du comité interministériel

| 27.08.2018

Le gouvernement nomme Céline Poulet secrétaire générale du Comité interministériel du handicap à partir du 1er septembre 2018, par un arrêté publié dans le « Journal officiel » du 24 août. 
Céline Poulet était déléguée nationale aux personnes en situation de handicap à la Croix-Rouge française depuis 2015 après avoir occupé des postes de direction à la Fédération nationale des associations gestionnaires au service des personnes handicapées et des personnes fragiles (FEGAPEI).

La méritocratie, une utopie féroce

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Par Violaine Morin     Publié le 30 Août 2018

Distribution des prix de fin d'annee scolaire aux ecoliers d'Arcueil,  juin 1967 : ici des ecolieres avec des livres ---  Giving of prized at end of school year in Arcueil, France, june 1967

Après la Révolution et l’abolition des privilèges, la sélection au mérite devait bâtir une nouvelle hiérarchie sociale. Pourtant, la société française d’aujourd’hui peine à offrir à chacun, quelles que soient ses origines sociales ou culturelles, les mêmes chances de réussite. Et l’école est en première ligne.
Bon point d’une école de Lyon, vers 1900.
Bon point d’une école de Lyon, vers 1900. COLLECTION KHARBINE-TAPABOR
Tous les citoyens étant égaux à ses yeux [la loi] sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents. » L’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, rédigée le 26 août 1789, place la « capacité », les « vertus » et les « talents » à l’origine d’une nouvelle hiérarchie sociale.

L’alcool associé à 2,8 millions de morts par an dans le monde

L’analyse de centaines d’études confirme qu’il n’y a pas de consommation sans risque et que l’alcool est la première cause de décès des 15 à 49 ans.
LE MONDE  |    Par 

La palme du nombre de buveurs revient aux Danois (95,3 % des femmes et 97,1 % des hommes), la France se classant au sixième rang pour les hommes et au huitième pour les femmes.
La palme du nombre de buveurs revient aux Danois (95,3 % des femmes et 97,1 % des hommes), la France se classant au sixième rang pour les hommes et au huitième pour les femmes. PHILIPPE DESMAZES / AFP
Les risques pour la santé liés à l’alcool sont modérés pour des consommations représentant l’équivalent de 20 à 30 centilitres de vin ou une canette de 37,5 cl de bière par jour, mais s’accroissent de manière importante pour des niveaux plus élevés.
Cette notion reçoit une confirmation de poids avec la parution, vendredi 24 août, dans The Lancet, d’un article émanant du réseau collaboratif international sur la charge mondiale des maladies, Global Burden of Disease. Cette vaste analyse de plusieurs centaines d’études montre que l’alcool est associé à 2,8 millions de morts chaque année dans le monde – un chiffre probablement en dessous de la réalité, estiment les auteurs eux-mêmes.
Les auteurs ont analysé près de 700 études dans le monde sur la fréquence de l’usage d’alcool entre 1990 et 2016. Il en ressort qu’une personne sur trois (32,5 %) dans le monde boit de l’alcool, soit 2,4 milliards d’individus (un quart des femmes et 39 % des hommes). En moyenne, les femmes consomment chaque jour 0,73 boisson alcoolisée et les hommes 1,7 boisson.

Découverte de l’hôtel particulier de la rue d’Hauteville Maison blanche-Hauteville Paris

UNIDIVERS

15 septembre 2018 16:30 - 18:00

Découverte de l'hôtel particulier de la rue d'Hauteville

Paris Découverte de l’hôtel particulier de la rue d’Hauteville, 15 septembre 2018 16:30-15 septembre 2018 18:00, Maison blanche-Hauteville Paris Journées du patrimoine 2018 .


Patrimoine psychiatrie et culture visite commentée du patrimoine du CHS de la Savoie Centre hospitalier spécialisé de la Savoie Chambéry

UNIDIVERS
Patrimoine psychiatrie et culture visite commentée du patrimoine du CHS de la Savoie

Chambéry Patrimoine psychiatrie et culture visite commentée du patrimoine du CHS de la Savoie, 15 septembre 2018 15:30-15 septembre 2018 19:00, Centre hospitalier spécialisé de la Savoie Chambéry Journées du patrimoine 2018 .

Journées du patrimoine Centre hospitalier spécialisé de la Savoie Chambéry samedi 15 septembre – 15h30 à 19h00 Après une présentation générale à l’auditorium, un parcours entre différents lieux emblématiques du CHS de la Savoie permettra de mieux comprendre son patrimoine et l’histoire de la psychiatrie.

Justice des mineurs : «Les garçons se retrouvent plus souvent en prison que les filles»

Par Anaïs Moran — 
Dans un centre de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en 2013.
Dans un centre de la Protection judiciaire de la jeunesse 
(PJJ) à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en 2013. 
Photo Cyril Bitton. Divergence

Après avoir enquêté cinq ans à Paris et à Créteil, le sociologue Arthur Vuattoux explique comment les stéréotypes de genre imprègnent les tribunaux. La réponse à la délinquance des adolescentes est plus d’ordre médical que celle donnée aux adolescents.

Paris souhaite l'ouverture de nouvelles salles de consommation à moindre risque

Coline Garré
| 23.08.2018


La mairie de Paris demande, par la voix de l'adjointe à la maire en charge de la Santé Anne Souyris, l'ouverture de trois nouvelles salles de consommation à moindre risque (SCMR) en Île-de-France et la création d'un bus itinérant comprenant une salle d'inhalation pour accueillir les fumeurs de crack. 
Le crack, une urgence 
L'une des urgences est la prise en charge des consommateurs de crack, selon Anne Souyris. « La semaine avant la 17e évacuation de la Colline fin juin (talus entre le boulevard de la Chapelle et l'accès au périphérique, au nord de Paris, N.D.L.R.), on recensait jusqu'à 500 usagers de crack, la plupart dans une déshérence sociale et médicale complète » explique au « Quotidien » Anne Souyris.

AP-HP : des soignants de l'hôpital gériatrique Charles-Foix réclament 60 postes et un entretien avec Martin Hirsch

| 23.08.2018


Entre l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l'hôpital gériatrique Charles-Foix d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), le torchon brûle. Les représentants du personnel (CGT) ont récemment alerté sur des conditions de travail « intenables », conséquence d'un manque de personnel chronique. L'AP-HP s'est aussitôt défendue. Si elle reconnaît « des difficultés très ponctuelles » liées aux vacances de la période estivale, elle conteste le sous-effectif dénoncé par le personnel. Sans dialogue possible avec la direction, la CGT a demandé ce jeudi à être reçue par le directeur général de l'AP-HP Martin Hirsch.

FO « Santé » soutient les personnels du Centre hospitalier Philippe Pinel (Somme) et leurs syndicats, unis sur leurs revendications



23 AOÛT 2018



Communiqué de la Fédération des Personnels des Services Publics et des Services de Santé Force Ouvrière
La Fédération des personnels des services publics et des services de santé FO apporte son soutien au personnel de Pinel et ses syndicats FO, CGT et Sud, qui sont en grève depuis le 15 mai dernier pour exiger la satisfaction de leurs revendications immédiates :
- Effacement de la dette ; 
- Création de 60 postes soignants supplémentaires ; 
- Réouverture de 2 unités d’hospitalisation complète ; 
- Création de postes nécessaires aux services logistiques ; 
- Titularisation des contractuels.

jeudi 23 août 2018

"Un épuisement total de l'équipe soignante" à l'hôpital d'Ivry

 
Habituellement, la situation est difficile l'été, mais là, c'est catastrophique, il y a un mépris total des personnes âgées. Voilà comment Lucette Basileuh, aide-soignante à l'hôpital gériatrique Charles-Foix d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) résume la situation : Nous n'avons plus le temps de parler aux familles, de faire prendre des douches aux personnes âgées qui en ont pourtant bien besoin en ce moment.
Selon elle et de nombreux témoignages recensés par la CGT, dans cet hôpital qui dépend de l'APHP (Assistance publique des hôpitaux de Paris), il est arrivé, plusieurs fois, que des infirmiers se retrouvent seuls à gérer une cinquantaine de patients. Jérémy Hennequin, infirmier, se dit épuisé, parce que, ça dure dans le temps. Il y a quelques années, l'été c'était juillet août. Maintenant, quand on nous parle de période estivale, c'est juin juillet août, septembre et bientôt octobre peut-être. Il n'y a pas une journée où le personnel ne se pose pas la question: quand est-ce ça va s'arrêter ? On est tous un peu à bout

Paléontologie : découverte en Sibérie d’une jeune métisse de 90 000 ans

L’analyse du génome tiré d’un os trouvé dans une grotte de l’Altaï suggère qu’il provient d’une adolescente dont la mère était néandertalienne et le père dénisovien, deux lignées humaines disparues.
LE MONDE  |  Par 

Cet os trouvé en 2012 dans la grotte de Denisova (Altaï) par des archéologues russes appartenait à une adolescente (Denisova 11) dont la mère était néandertalienne, et le père dénisovien.
Cet os trouvé en 2012 dans la grotte de Denisova (Altaï) par des archéologues russes appartenait à une adolescente (Denisova 11) dont la mère était néandertalienne, et le père dénisovien. T. HIGHAM, UNIVERSITY OF OXFORD
Nous sommes tous métis, issus de brassages de populations immémoriaux. Mais Denisova 11 l’est d’une manière toute singulière. Cette ado vivait il y a environ 90 000 ans en Sibérie. Elle est morte vers l’âge de 13 ans, d’une cause inconnue, et a été enterrée dans la grotte de Denisova dans les montagnes de l’Altaï, où un fragment de ses os a été trouvé en 2012.
Son ADN a été extrait et analysé, et son génome reconstitué a stupéfié les chercheurs : sa mère était une néandertalienne, et son père un dénisovien, deux lignées humaines disparues, dont il ne subsiste que quelques traces dans le patrimoine génétique d’une partie des hommes d’aujourd’hui.

Ces maladies psychiatriques qui n’en sont pas : comment les démasquer ?

Cerveau & Psycho
ALEXIS BOURLA, FLORIAN FERRERI ET STÉPHANE MOUCHABAC    22/08/2018


Crédit images : © Lightspring / shutterstock.com

Nicolas est un jeune homme d’une vingtaine d’années qui a tenté de se suicider en avalant des produits toxiques. Quand il arrive à l’hôpital, l’urgence est de le sauver et les chirurgiens doivent lui enlever une partie de l’estomac et de l’œsophage. Ensuite, le diagnostic tombe : dépression sévère. On lui prescrit des médicaments et une psychothérapie, qu’il suit pendant quelque temps, puis on le perd de vue. Les années passent et Nicolas est à nouveau amené aux urgences, cette fois par la police et dans un état d’agitation important. Vivant dans la rue depuis presque un an, il ne prend plus soin de lui, parle tout seul, répond aux questions de manière totalement inadaptée et souffre d’hallucinations auditives. Les soignants s’interrogent, enquêtent, et reconstituent peu à peu les parties manquantes de son histoire. Quelques mois après sa dépression, alors qu’il s’en était remis, il a vu son état se dégrader de nouveau progressivement. Il a fini par quitter sa compagne sur un coup de tête, puis s’est mis à errer dans la ville sans raison, en délirant sur un complot à son encontre. Un nouveau diagnostic est alors posé : schizophrénie. L’état de Nicolas est grave, il est hospitalisé en psychiatrie. Mais plusieurs mois de traitements ne donneront aucun résultat. Le patient enchaîne les médicaments antipsychotiques sans le moindre bénéfice. Les tests sanguins standards et l’imagerie cérébrale ne révèlent rien de significatif.
Nicolas est alors transféré dans notre unité, à l’hôpital Saint-Antoine, pour effectuer des examens complémentaires, voire tenter des thérapies innovantes. Enfin, le bon diagnostic tombe : non, ce n’est pas dans la tête, rien à voir avec une maladie mentale. Les symptômes s’expliquent par une carence très sévère en vitamine B12. 

Jérome Bel: "On a tous le droit de danser, même si on danse mal"

30 août 2018

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Gala: la danse du cœur Nectar / 53 min. / mardi à 12:06

Créé en 2015, "Gala", le spectacle du chorégraphe Jérôme Bel, a fait le tour du monde avec le même succès. Ce rassemblement joyeux d'amateurs et de professionnels ouvre le Festival de la Bâtie, ce jeudi soir.
Le public se lève d'enthousiasme et de gratitude à la fin de "Gala", un spectacle joyeux, populaire, coloré, partageur, hétéroclite, émouvant, parfois maladroit, souvent drôle, jamais moqueur et terriblement humain, signé du chorégraphe français Jérôme Bel.

Des danseurs qui changent à chaque ville

Le concept est simple: le casting du spectacle change de ville en ville. Dans chaque nouveau lieu, l'équipe recrute une vingtaine de personnes, de tous âges et origines, un requérant d'asile, une retraitée, un enfant, un handicapé, une ado etc. Ces amateurs se mêlent à une poignée de professionnels pour un Gala où le "bien faire" compte moins que le joyeux désir de danser. "J'offre un dispositif, un outil, que chacun peut activer. Les danseurs deviennent chorégraphes, et moi je ne fais plus rien", s'amuse Jérôme Bel.


mercredi 22 août 2018

En Bulgarie, les hôpitaux psychiatriques sont abandonnés à leur sort

Par Sciences et Avenir avec AFP le 28.08.2018 

Héritage de l'ère soviétique, les hôpitaux psychiatriques bulgares sont dans un état alarmant, avec des patients quasiment laissés à l'abandon.

Hôpitaux psychiatriques Bulgarie

Il est certains pays où il vaut mieux ne pas souffrir d'une maladie mentale. À l'hôpital psychiatrique de Kourilo, perdu dans les collines entourant Sofia, une centaine de patients sont livrés à eux-mêmes au milieu de bâtiments délabrés : isolés, négligés et oubliés, les malades mentaux bulgares survivent dans des conditions inchangées depuis l'époque communiste."La Bulgarie est le seul pays de l'ex-bloc soviétique à ne pas avoir réformé son système de soins psychiatriques", déplore le Pr Drozdstoy Stoyanov, consultant national auprès du ministère de la Santé, qui a récemment convié l'Association européenne de psychiatrie (EPA) à une mission d'audit, l'hôpital de Kourilo étant loin d'être une exception dans le pays.