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samedi 24 mars 2018

Fonction publique : avec les réformes successives, les agents « ont perdu leurs repères »

Pour Luc Rouban, chercheur à Sciences Po, les réformes d’Emmanuel Macron s’inscrivent dans la continuité des réformes néolibérales et créent une perte de sens chez les fonctionnaires.

LE MONDE  | Propos recueillis par 

Durant la manifestation de la fonction publique et des cheminots, jeudi 22 mars, à Montpellier.
Durant la manifestation de la fonction publique et des cheminots, jeudi 22 mars, à Montpellier. JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

La fonction publique est descendue dans la rue pour la deuxième fois en six mois, jeudi 22 mars. Près de dix mois après l’entrée en fonction d’Emmanuel Macron, les fonctionnaires ne taisent plus leur sentiment d’être les « boucs émissaires » du gouvernement. Hausse de la CSG non compensée, gel du point d’indice, suppression de 120 000 postes de fonctionnaires et recours accru aux contractuels, les griefs sont nombreux.

Pour Luc Rouban, chercheur au Cevipof à Sciences Po et spécialiste de la réforme de l’Etat et des transformations du secteur public, les réformes que le gouvernement veut mettre en œuvre s’inscrivent dans la « continuité » de celles des gouvernements précédents et créent une « réelle incertitude sur ce que l’on veut faire du modèle social français ».

Y a-t-il un malaise profond chez les fonctionnaires ?

Je le crois, oui. Depuis plusieurs mois, nous voyons bien que différents secteurs traversent des crises aiguës : l’hôpital, les Ehpad [établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes]… On a également vu la tension dans les prisons ou encore la perte des contrats aidés, qui a mis à mal les collectivités territoriales.

Les médecines alternatives foyers de dérives sectaires ? La Miviludes tire la sonnette d'alarme

| 23.03.2018


Les médecines complémentaires et alternatives seraient de plus en plus un foyer pour les dérives sectaires. C’est en tout cas ce qui ressort du rapport d’activité de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) remis vendredi.
La Miviludes donne notamment la ventilation des demandes qui lui sont adressées par types de mouvement, et la médecine complémentaire et alternative arrive en tête avec 214 signalements en 2015 et 395 en 2016« Le champ des pratiques curatives représente une majeure partie de l’activité de la Miviludes et du secteur associatif », note la mission interministérielle dans son rapport. Elle fait par ailleurs un focus sur deux méthodes « particulièrement inquiétantes » : le reiki et la kinésiologie. Deux techniques qui « connaissent un développement sans précédent en France », souligne le rapport. « Les victimes sont souvent confrontées à des fragilités psychologiques dues à des difficultés en lien avec leur vie personnelle ou professionnelle. Elles se mettent en quête de bien-être ou de guérison et trouvent en face d’elles des offres pléthoriques », explique la Miviludes.

A LA CHASSE AU BONHEUR AVEC STENDHAL

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Gérald Rannaud   Professeur de littérature française, spécialiste de Stendhal.
20/03/2018

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« J'appelle caractère d'un homme sa manière habituelle d'aller à la chasse du bonheur, en termes plus clairs mais moins significatifs : l'ensemble de ses habitudes morales. »

Goût des définitions. Stendhal, l'élève des idéologues et la « chasse du bonheur ». La formule est célèbre, peut-être plus encore telle qu'on la découvre dans la Réponse à M. de Balzac, confidence entre confrères où elle sonne plus stendhalien encore : « Je prends un personnage de moi bien connu, je lui laisse les habitudes qu'il a contractées dans l'art d'aller tous les matins à la chasse du bonheur, ensuite je lui donne plus d'esprit. »
Naissance du personnage, éthique de vie et d'écriture. Éthique ou hygiène ? La chasse du bonheur - et non pas la « chasse au bonheur », comme le répète fautivement l'usage qui confond cette chasse-ci avec l'autre, « au snark » ! -, la chasse « du » bonheur se pratique tous les matins, par devoir et par hygiène, pour vivre. Blum voyait juste, qui écrivit Stendhal et le Beylisme : « Le bonheur n'est pas, à ses yeux, une conception chimérique ou une notion idéale, mais bien un objet tangible et qu'il nous appartient d'atteindre. » Leçon de l'utilitarisme.

La psychothérapie du sujet dépendant à l’alcool





par Christelle Luce

Le Journal des psychologues 2018/3

Le Journal des psychologues

2018/3 (n° 355)

Premières lignes

Le psychologue, qu’il exerce en bureau privé ou en institution, offre à la personne qui le consulte une aide et un espace de parole propices au dévoilement d’une conduite addictive. Le psychologue se retrouve, ainsi, régulièrement en première ligne dans l’accompagnement du sujet adulte présentant une consommation problématique d’alcool. Qu’elle soit subjectivement vécue comme douloureuse et « anormale »...


Les gènes font-ils tout ? Le rôle du stress et de la malbouffe

Par Roland Rossier  24/03/2018

SUISSE

Médecin à Genève, Ariane Giacobino livre ses clés pour mieux comprendre l’épigénétique.

Ariane Giacobino: «Entre le génome et le monde dans lequel nous vivons se joue donc une partie de ce que nous sommes et pouvons devenir.»
Ariane Giacobino: «Entre le génome et le monde dans lequel nous vivons se joue donc une partie de ce que nous sommes et pouvons devenir.»Image: LUCIEN FORTUNATI
L’air de rien, Ariane Giacobino vous observe. Avant de vous entraîner dans les laboratoires des HUG, son antre. Médecin généticienne, elle a ses patients, qui occupent 80% de son temps. Le reste, elle le consacre à la recherche. Mais, lâchant pour un temps son monde peuplé de souris, de courriels scientifiques et de travaux sur l’ADN, elle a commis un livre sur ce qui la passionne avant tout: l’épigénétique. Cette nouvelle discipline intègre certains champs des sciences humaines et sociales à l’étude de la biologie moléculaire et de la psychiatrie. Et la Genevoise est parvenue à écrire un livre digeste sur une matière aride, dont le fil rouge est tout simplement celui de sa vie d’étudiante, puis de chercheuse, de mère et de médecin.

Sida : la France veut enfin notifier

Par Eric Favereau — 
Des militants d’Act Up à Paris pour la Journée mondiale contre le sida, le 1er décembre.
Des militants d’Act Up à Paris pour la Journée mondiale contre le sida, le 1er décembre. Photo Marie Rouge


«Libération» publie en exclusivité l’avis du Conseil national du sida, favorable à une «notification formalisée aux partenaires». Une proposition choc destinée à casser la chaîne de contamination de l’épidémie.

Vendredi a débuté le Sidaction 2018 dans un contexte français bien gris. Six mille nouvelles contaminations par an, avec pourtant un dépistage massif mais bien peu efficace : plus de cinq millions de tests sont effectués par an avec une proportion d’un séropositif pour mille. En 2017, il a été estimé que 153 000 personnes sont séropositives et qu’au moins 25 000 d’entre elles ne le savent pas. Plus grave, il se passe en moyenne trois ans entre le moment de la contamination et la découverte de la séropositivité.

Les schizophrénies, des anatomies cérébrales distinctes

Par Hugo Jalinière le 24.03.2018

Des chercheurs allemands ont caractérisé deux stades de schizophrénie bien distincts correspondant à des différences neuro-anatomiques visibles à l'IRM.


Schizophrénie : différences neuro-anatomiques selon les stades























A gauche l'imagerie cérébrale d'un patient de stade 1. À droite, le stade 2 dévoilant des schémas d'activité cérébrale plus diffus dans le cortex frontal et temporal.
NIKOLAOS KOUTSOULERIS ET AL./SCHIZOPHRENIA BULLETIN
PSYCHIATRIE. Ne dites plus la schizophrénie, mais les schizophrénies. C'est la tendance forte de ces dernières années en psychiatrie qui tend à montrer que cette maladie mentale est bien plus un ensemble de troubles psychotiques qu'une entité isolée. Un nouvel élément à cette conception plus fidèle à l'hétérogénéité de "la maladie" vient d'être apporté par une équipe de la Ludwig-Maximilian University à Munich (Allemagne). Les chercheurs en psychiatrie ont en effet identifié des différences neuro-anatomiques dans le cerveaucorrespondant à deux stades bien distincts de schizophrénie. Chez quelque 600 000 personnes en France, les troubles psychotiques associés se manifestent à des degrés divers par des expériences hallucinatoires éprouvantes, des pensées confuses et idées délirantes.

L'Autisme est une idée 8 : La Psychothérapie de l'Autisme est biologique

  • 21 MARS 2018
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  • PAR 
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    J’ai trouvé ce petit article, très vif, écrit à propos de la psychothérapie, mais pas du tout dans l’autisme. Il a comme intérêt de poser un problème général d’intelligibilité de ce qu’est d’une part un parti pris d’exposition d’une problématique (un angle de vision, un point de vue), et d’autre part la possibilité de traduction d’un angle de vision à un autre.
    La psychothérapie est " le " traitement biologique      
    Robert A. Berezin, MD
    16 mars 2018
    Les neurosciences nous enseignent de façon surprenante que non seulement la psychothérapie est purement biologique, mais qu'il s'agit du seul véritable traitement biologique. Elle s'adresse au cerveau de la façon dont il se développe, mûrit et fonctionne. Elle suit les principes de l'adaptation évolutive. Elle est en accord avec la génétique. Et elle guérit spécifiquement les adaptations problématiques du cerveau de la façon dont elles ont évolué en premier lieu. La psychothérapie désactive la cartographie cérébrale inadaptée et favorise de nouvelles voies constructives. Laisse-moi t'expliquer.
    Les opérations du cerveau sont purement biologiques. Le cerveau cartographie nos expériences et nos souvenirs grâce à l'enchaînement de billions de connexions neuronales. Ces bandes interconnectées créent des circuits plus grands qui cartographient tout au long de l'architecture du cortex. Cela génère des cartes neuronales symboliques de haut niveau qui prennent forme sous forme d'images dans notre conscience. Le jeu de la conscience est le plus haut niveau de forme symbolique. C'est un théâtre vivant de l'imaginaire, un monde figuratif qui se compose d'une distribution de personnages qui se relient entre eux par le sentiment ainsi que par des scénarios, des intrigues, des décors et des paysages.
    Au fur et à mesure que nous nous adaptons à notre environnement, le cerveau cartographie notre expérience émotionnelle grâce à la mémoire corticale. Cela commence très tôt dans la vie. Si un bébé est surpris par un bruit fort, ses bras et ses jambes vont s'agiter. Son cœur pompe l'adrénaline, et il pleure. Cette " sursaut " cartographie une réponse de combat ou de vol dans son cortex, qui est cartographié par la sérotonine et le cortisol. Le bébé est restauré par la tenue de sa mère. Sa réparation réactive rétablit et maintient son bien-être, qui est cartographié grâce à l'ocytocine. Ces expériences de formation continue de la vie sont mises en mémoire précisément de ces deux manières de base.

La CME du CH Henri-Laborit rappelle à Agnès Buzyn les engagements annoncés pour la psychiatrie

"La communauté médicale du CH Henri-Laborit de Poitiers (Vienne) tient à attirer l'attention des pouvoirs publics sur la dégradation de la situation financière de l'établissement". La commission médicale de l'établissement (CME) a adressé le 19 mars une lettre ouverte à la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn. Elle y exprime son inquiétude quant à l'évolution "insuffisante de la dotation annuelle de financement (Daf)". À cela s'ajoutent les gels prudentiels successifs non restitués, la non compensation financière de la mise en place du parcours professionnel, des carrières et des rémunérations (PPCR) en 2017. Ce qui conduit "à une détérioration des conditions de soins", estime la communauté médicale.

Saturé, l’hôpital psy de Rouen recrute, trop peu selon la CFTC

23/03/2018

La direction de l’hôpital psychiatrique de l’agglomération de Rouen a annoncé vendredi 23 mars 2018 l’embauche de cinq contractuels dans cet établissement marqué par une “saturation des lits d’hospitalisation” depuis janvier, un nombre d’embauche “plus que ridicule” selon la CFTC en grève.


vendredi 23 mars 2018

« Nous ne faisons pas perdre de chances à nos patients » : la riposte du patron des médecins homéopathes

Camille Roux
| 20.03.2018


Une centaine de professionnels de santé ont publié dimanche une tribune contre les médecines alternatives, visant en particulier les homéopathesCe texte virulent a récolté plus de 700 signatures dont celle environ 200 généralistes. Le président du Syndicat national des médecins homéopathes français (SNMHF), le Dr Charles Bentz, s'étonne de la violence de ce réquisitoire et considère que « la médecine a besoin de tous les médecins ».

L'homéopathie est-elle une "fake médecine"? Ce que disent les études scientifiques

Résultat de recherche d'images pour "huffpost"
Par Gregory Rozieres  20/03/2018

De nombreux chercheurs ont analysé les résultats pour en tirer une conclusion générale. Et celle-ci est toujours, toujours la même.


LUCAAR VIA GETTY IMAGES

Des médecins partent en guerre contre ce qu'ils appellent la "fake médecine", plus connue sous le nom de médecine alternative. Dans une tribunerelayée dimanche 18 mars par Le Figaro, 124 practiciens affirment que ces traitements, notamment l'homéopathie, ne sont "en rien scientifiques" et pas efficaces.
Evidemment, cette tribune a provoqué des polémiques sur les réseaux sociaux, entre défenseurs et pourfendeurs de ces techniques. Mais que dit vraiment la science de tout cela, et plus particulièrement de l'homéopathie, qui est devenu une véritable industrie à 3 milliards de dollars, rien qu'aux Etats-Unis?
Ce concept, à l'inverse d'autres "médecines alternatives", est assez récent. Il a été inventé par Samuel Hahnemann au début du XIXe siècle. Le médecin affirme alors qu'il est possible de guérir le mal par le mal, en quelque sorte. Pour Hahnemann, diluer une dose infinitésimale d'un poison peut permettre à l'organisme de guérir.
Depuis, le phénomène s'est énormément développé. En 2012, 56% des Français affirmaient utiliser des médicaments homéopathiques. Mais peut-on vraiment parler de médicaments ?

« L'hôpital rend malades ses personnels », déplorent les urgentistes de l'AMUF

| 20.03.2018

« Les soignants ne vont pas bien du tout. Ils ont l'impression qu'on leur a piqué leur idéal. L'hôpital rend malades ses personnels. » Une fois encore, l'Association des médecins urgentistes de France (AMUF) et son président le Dr Patrick Pelloux alertent sur la dégradation des conditions de travail à l'hôpital, 48 heures avant la manifestation nationale des agents de la fonction publique hospitalière, prévue ce jeudi. 
Trois fois plus de passages aux urgences en 20 ans
« La situation est terriblement inquiétante aux urgences, et plus largement, à l'hôpital », a assuré l'urgentiste parisien à l'occasion d'un point presse, ce mardi. Selon lui, la dégradation des conditions de travail est « beaucoup plus importante qu'avant » et s'inscrit dans un contexte économique « avec beaucoup moins de moyens ».

Ces jeunes brillants victimes du « syndrome de l’imposteur »

Impression de ne pas mériter sa réussite, peur d’être « démasqué »... Etudiants et jeunes diplômés sont nombreux à éprouver, parfois, le sentiment d’usurper leur place.

LE MONDE  | Par 


Un étudiant de Polytechnique et son bicorne en 2008.
Un étudiant de Polytechnique et son bicorne en 2008. FRANCOIS GUILLOT / AFP


« J’ai été sélectionné parmi de nombreux candidats : le jury s’est trompé. J’ai une bonne note : le prof a noté large. J’obtiens un stage dans un grand groupe convoité : la personne qui m’a fait passer l’entretien était pressée de régler l’affaire, etc. » A chacune des réussites de Carole (le prénom a été modifié), étudiante du master de gestion publique de l’université Paris-Dauphine et de l’ENA, revient en elle cette petite voix angoissante qui lui dit qu’elle ne les mérite pas, qu’elle n’est pas à sa place.

Le bébé fait preuve d’un esprit déjà logique

Une nouvelle étude montre que des capacités déductives primitives devancent l’acquisition du langage.

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO  | Par 

Nos bébés sont-ils des ­« détectives » précoces ? En un sens, oui ! C’est ce que suggère une étude publiée dans Science, le 16 mars. Avant même de déployer leurs compétences de langage parlé, nos bambins semblent capables d’une forme de déduction logique. Plus précisément, ils montrent un raisonnement de type « syllogisme disjonctif », qui permet de dire : « Dans le cas où seulement une des deux propositions A ou B est vraie, si A est fausse, alors B est vraie. »

«Je ne laisserai pas le travail me pourrir la vie»

Par Amandine Cailhol — 

Jean-Philippe 53 ans, infirmier à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP)

«Ma décision est prise depuis un an : je veux partir. Qu’est-ce qui pourrait me retenir ?» Jean-Philippe (1), la cinquantaine, est infirmier aux urgences d’un établissement de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) depuis plus de vingt ans. Une profession qu’il a choisie «pour le contact humain». Pendant ses premières années d’exercice, il y trouve son compte. «J’étais fier de travailler pour l’hôpital public, là où se fait la grande médecine. C’est ici qu’on avance techniquement, qu’on innove». Sans oublier la reconnaissance des patients. «On est fier quand quelqu’un arrive aux urgences dans de mauvais draps, puis repart en bien meilleur état, en nous adressant un grand merci», explique-t-il. Mais en quelques décennies, tout a changé. «Aujourd’hui, c’est tout l’inverse, vu notre charge de travail, on court partout, les patients nous accusent d’être lents, ils nous critiquent, pointent les dysfonctionnements.»

Aubervilliers : les urgences psychiatriques toujours sous tension

Romain Chiron|22 mars 2018





Aubervilliers, ce jeudi 22 mars. Le personnel du centre d’accueil de crise psychiatrique, devant la mairie, réclame le rétablissement des permanences le soir et le week-end. LP/R.C.



Les permanences de nuit et du week-end, interrompues en novembre, n’ont pas été rétablies. Le personnel est ulcéré.


Le personnel du centre d’accueil de crise (Cac) psychiatrique à Aubervilliers est à bout de nerfs. La quinzaine de salariés du service est venue exprimer son mécontentement ce jeudi matin devant la mairie contre la fin des permanences de nuit et du week-end. Depuis début novembre, plus aucun patient arrivant le soir n’est accepté. La direction de l’hôpital Ville-Evrard, établissement public spécialisé dans la santé mentale et qui couvre 33 communes de Seine-Saint-Denis, évoquait à l’époque « une réorganisation » due à la baisse du nombre de médecins internes.