Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 8 juin 2019

PMA et secret : le mieux ennemi du bien

Par Muriel Flis-Trèves, psychiatre-psychanalyste — 
PMA et secret : le mieux ennemi du bien
PMA et secret : le mieux ennemi du bien Photo Loic Venance. AFP

Donner aux enfants nés par don l’accès à leurs origines personnelles est une nécessité. Mais pourquoi l’inscrire à l’état civil ? Un tel affichage peut être contre-productif, paralysant.

Tribune. On le sait, le mieux est parfois l’ennemi du bien. Faire en sorte que le secret qui entoure la filiation des enfants nés par don de gamètes soit levé est une impérieuse nécessité. Un «bien», oui.
Il est primordial pour l’équilibre psychique, tant des parents que de l’enfant, puis de l’adulte, que ceux-ci puissent avoir un accès à leurs origines. La révision prochaine de la loi de bioéthique doit indéniablement aboutir à la levée de l’anonymat des dons de gamètes. Les mentalités ont évolué. Les parents qui ont eu recours à un don savent pertinemment qu’il est essentiel de dire son mode de conception à celui ou celle qu’ils ont ardemment désiré. Qu’à enfouir cette histoire particulière sous des monceaux de silence, celle-ci finit toujours par suinter. Entraînant les mêmes conséquences délétères que ces secrets de famille qui empoisonnent des générations. On ne peut donc que souhaiter sortir de ce cercle vicieux : bravo.

Entre contrôle et interdit : le corps féminin "pudique"

INSTITUT DU MONDE ARABE

CONFÉRENCES

06/06/2019

À la croisée du culturel et du religieux, à travers un cortège de restrictions, d’interdits et de rares injonctions au plaisir, se pose la question du contrôle du corps féminin et de son marquage.
Entre contrôle et interdit : le corps féminin "pudique"
Entre contrôle et interdit : le corps féminin "pudique" Crédits : Sergio Mendoza Hochmann - Getty
L’obsession d’une pureté idéalisée se décline en régulations comportementales, vestimentaires et alimentaires, souvent rendues par le terme ambivalent de "pudeur", qui s’érigent en normes touchant à la fois à l’intime, au sexuel et à l’expérience sociale. Celles-ci s’expriment sur un mode intense et exigeant et constituent les bases de l’éthique sexuelle.

vendredi 7 juin 2019

Psychothérapie remboursée dans 4 départements : les règles d'éligibilité au dispositif ont changé

| 07.06.2019



VOISIN/PHANIE
Depuis un peu plus d'un an, quatre caisses (Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne Morbihan et Landes) expérimentent la prise en charge remboursée de la psychothérapie par l'Assurance maladie. Par l'intermédiaire d'une convention avec leur CPAM, les psychologues libéraux intéressés peuvent proposer des consultations remboursées à 100 % si celles-ci sont prescrites pas le médecin traitant. Le dispositif doit être testé pendant 3 ans mais à l'heure du premier anniversaire, quelques ajustements viennent d'être opérés.
« Il est apparu, dans le suivi de l’expérimentation, qu’une partie des patients bénéficiant du dispositif n’entraient pas dans les indications retenues car ils présentaient des troubles plus sévères ou avaient pris des psychotropes dans les années précédentes », indique la caisse nationale d'Assurance maladie contactée par le Généraliste. La Cnam a donc mis en place, en accord avec le Comité de pilotage, un nouveau filtre pour s'assurer du respect des critères d’inclusion des patients.

Refondation des urgences : l’Ordre infirmier présente ses propositions

 

Alors que plus de 80 services d'urgence sont actuellement en grève pour alerter sur leurs conditions de travail et que la ministre de la santé a annoncé hier le lancement d'une "mission de refondation des services d'urgences", l'Ordre national des infirmiers se positionne pour l'instauration de quotas de patients par IDE et pour une meilleure reconnaissance des compétences des IDE aux urgences, fait savoir l'instance dans un communiqué. 

"L'Ordre des infirmiers connaît et comprend les sentiments de colère, d'épuisement ou d'extrême lassitude qu'éprouvent actuellement grand nombre de professionnels de santé qui exercent dans un service d'accueil et de traitement des urgences. Il ne doute pas que les infirmiers savent rester dans le cadre de leur déontologie malgré de très difficiles circonstances. Surtout, l'Ordre regrette que malgré de très nombreuses alertes sur la situation des urgences y compris encore récemment par la Cour de comptes, les pouvoirs publics ne semblent pas avoir pris la pleine mesure du problème", explique l'ONI. 


Fin du "numerus clausus", hôpitaux de proximité, psychiatrie… Les six dossiers chauds du plan Santé

Publié le  par Cathy Lafon.




La désertification médicale est au coeur des dossiers phares du projet de loi Santé, examiné par le Sénat depuis le 3 juin, avant une adoption définitive d’ici la fin juillet. Zoom sur les points chauds.
Arrivé devant le Sénat le lundi 3 juin après avoir été examiné par l’Assemblée nationale, le plan Santé du gouvernement, porté par la ministre Agnès Buzyn, a pour objectif detransformer de manière "globale" le système de santé en France. En février, "cinq grands chantiers" prioritaires ont été identifiés : qualité et pertinence des soins, financement des hôpitaux, formation et qualité de vie au travail des professionnels de santé, virage numérique et organisation territoriale des soins. Le gouvernement veut remédier à "l’angoisse de la désertification médicale", faire la chasse aux actes médicaux inutiles, réduire la tarification à l’activité des hôpitaux et mettre à contribution la médecine de ville pour désengorger les établissements de santé. Dans un contexte tendu, où le malaise des soignants est grand. La crise aiguë que traverse les urgences depuis deux mois en est un révélateur. 

Fin du "numerus clausus" pour augmenter le nombre de médecins

L’article 1er du projet de loi de santé rénove l’accès aux études médicales, pharmaceutiques, odontologiques et maïeutiques, en supprimant le "numerus clausus" et en ouvrant des voies diversifiées. Le nombre d’étudiants admis en deuxième année sera déterminé par chaque université, en fonction des capacités de formation et des besoins de santé du territoire ("numerus apertus"). Des objectifs nationaux pluriannuels seront établis par l’Etat. Agnès Buzyn vise ainsi une augmentation de 20 % du nombre d’étudiants en médecine formés, soit près de 10.000 par an. Un décret en Conseil d’Etat déterminera les modalités d’admission, de réorientation et de sélection des étudiants. La réforme s’appliquera à la rentrée 2020. Mais les effets ne se feront sentir que dans une décennie.

Loi santé : l'examen terminé, un allongement de délai pour l'IVG adopté

Stéphane Lancelot
| 07.06.2019


L'examen en première lecture du projet de loi Santé au Sénat s'est conclu vendredi sur un vote surprise. Le dernier article du texte ayant été voté, il ne restait plus qu'une vingtaine de sénateurs au moment d'étudier une poignée d'amendements relatifs à des articles additionnels.
Et, à la surprise générale, l'ex-ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol (PS) a réussi à faire adopter un allongement de deux semaines des délais de l'IVG, malgré les avis défavorables d'Agnès Buzyn et d'Alain Milon, président de la commission des Affaires sociales.

Les mariages d’enfants concernent aussi des millions de garçons

Environ 115 millions de garçons et hommes dans le monde sont recensés comme ayant été mariés alors qu’ils étaient enfants, selon un premier recensement de l’Unicef.
Publié le 7 juin 2019
Ce sont les toutes premières estimations du phénomène : environ 115 millions de garçons et hommes dans le monde sont recensés aujourd’hui comme ayant été mariés alors qu’ils étaient enfants, affirme vendredi 7 juin l’Unicef, le fonds onusien pour l’enfance, dans une première analyse de 82 pays. Ce chiffre porte à 765 millions le nombre total d’enfants, filles et garçons, mariés avant d’avoir atteint l’âge adulte, précise le communiqué de l’Unicef.

Quand le racisme s’invite à l’hôpital

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Publié dans le magazine Books n° 77 , juin 2016. Par Yeji Lee.

Même après des années d’études de médecine, il n’est pas facile de faire oublier la couleur de sa peau. Damon Tweedy, un jeune praticien afro-américain, en a fait l’amère expérience. Dans un récit autobiographique, il raconte le racisme ordinaire qui mine les hôpitaux américains. Le mal n’épargne ni le personnel soignant, ni certains patients, qui refusent d’être soignés par un « nègre ».
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Étudiant en médecine à l’université Duke, en Caroline du Nord, Damon Tweedy se voit un jour barrer l’entrée de sa classe par un professeur, qui lui demande sèchement : « Vous êtes venu changer les ampoules ? » Maladroitement, Tweedy répond avec hésitation que non, qu’il fait partie des étudiants inscrits au cours. Pour toute réponse, il s’attire un regard vide, suivi d’un simple « Oh… », tandis que l’enseignant s’éloigne sans un mot de plus.

Un livre blanc pour de meilleurs soins en santé mentale à Bruxelles



BELGIQUE

SARRA EL MASSAOUDI Publié le 

Les médecins généralistes proposent des pistes d'action pour améliorer l'accès aux soins en santé mentale.
Cette dernière constate d'abord que les dépressions, burnout, anxiété et assuétudes se retrouvent dans quasi tous les motifs de consultations des médecins généralistes qui ont mis tous leurs espoirs dans la réforme psy-107. Les résultats concret de la réforme de la psychiatrie semblent cependant bien minces à Bruxelles. "Preuve en est que le nombre d’hospitalisation n’a pas baissé significativement : manque de moyens, manque de synergie entre les acteurs des hôpitaux et des services ambulatoires et manque de politique du bien-être en sont les clés."

Vers un implant capable de traduire les pensées en paroles !

RTFLASH   Lundi, 03/06/2019 

Des chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF) ont mis au point une interface cerveau-machine capable de reproduire des paroles à partir des signaux cérébraux qui contrôlent les mouvements. Ils ont présenté leur travail dans la prestigieuse revue scientifique Nature. Même si la technologie n'est pas encore opérationnelle, les tests effectués chez des personnes ayant une capacité à parler intacte se sont avérés prometteurs.
Il existe déjà des dispositifs qui aident ces patients à composer des mots lettre par lettre, grâce à des mouvements des yeux ou de la tête. L’exemple le plus connu est sans doute celui de l’astrophysicien britannique Stephen Hawking, paralysé à cause d’une sclérose latérale amyotrophique (ou maladie de Charcot), qui parlait en contrôlant un logiciel à l’aide de sa joue. Mais bien qu’ils améliorent la qualité de vie, ces systèmes sont lents : ils produisent tout au plus 10 mots par minute, contre 150 en moyenne pour la parole.
L’idée des chercheurs de l’UCSF a donc été d’aller puiser directement les mots à la source : dans le cerveau. Quand nous parlons, le cerveau envoie des signaux aux muscles du conduit vocal (lèvres, langue, larynx, mâchoire) afin de coordonner de façon fine et dynamique les mouvements qui permettront la production de sons.

Moelle épinière : vers un médicament pour aider les neurones à se régénérer

RTFLASH   Mardi, 04/06/2019

On estime que près de 500 000 personnes dans le monde sont victimes chaque année de lésions de la moelle épinière qui ont souvent de graves et irréversibles conséquences : paraplégie, pertes de motricité pouvant entraîner elles aussi la dépendance et de multiples affections secondaires risquant d'engager le pronostic vital.
Une étude internationale pourrait aboutir à la mise au point prochaine d'un médicament qui, associé à des techniques de rééducation, faciliterait la récupération des victimes de lésions de la moelle épinière.
Des travaux, et l'expérience des thérapeutes, ont déjà montré que les personnes victimes de tels traumatismes et qui ont eu auparavant un mode de vie actif se rétablissent mieux que les autres. Et l'impact de l'exercice physique sur le fonctionnement du cerveau et de l'ensemble du système nerveux a été démontré en laboratoire par des expériences menées sur des souris. « Les animaux vivant dans des environnements équipés de roues pour l'exercice, de jouets et qui sont en présence d'autres animaux montrent de meilleures performances.

La neurogénèse mieux comprise

RTFLASH  Mercredi, 05/06/2019 

Nos nerfs sont formés de petits câbles par lesquels circulent une diversité d’informations, comme celles nous permettant de bouger. Ces câbles sont en fait des cellules appelées neurones qui possèdent de longues extensions, les axones.
L’équipe de Frédéric Charron, chercheur à l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM) et professeur de biologie moléculaire à l’Université de Montréal, a récemment mis en lumière un mécanisme qui guide nos neurones afin de construire les délicats circuits du système nerveux.
La découverte de ce groupe de chercheurs, tous issus de l’IRCM, est parue dans la prestigieuse revue Neuron. Ces travaux pourraient un jour contribuer à la mise au point de traitements pour les personnes atteintes d’une lésion à la moelle épinière ou d’une maladie génétique affectant leur motricité.

[Bande dessinée] « Le travail m’a tué »


 CHRISTOPHE CHICLET    SAMEDI 8 JUIN 2019


A l’heure où se déroule le grand procès des anciens dirigeants de France Télécom pour harcèlement moral ayant conduit au suicide de plusieurs employés, la parution de cette bande dessinée par les éditions Futuropolis tombe au moment opportun.
Les deux scénaristes, Hubert Prolongeau et Arnaud Delalande sont aussi romanciers et grands-reporters spécialisés, entre autres, dans des sujets historiques et sociétaux. Grégory Mardon a fait ses premières armes chez Spirou.

Non-binaire, « gender fluid », trans… des ados « ni tout à fait filles ni tout à fait garçons »

Les jeunes générations jouent davantage des identités de genre. Une pratique qui reste très minoritaire mais se heurte bien souvent à l’incompréhension ou au rejet.
Par   Publié le 8 juin 2019
Brieuc tient une chaîne YouTube (« Bric-à-Brac de Brieuc »), et se considère comme non-binaire. A Paris, le 11 mars.
Brieuc tient une chaîne YouTube (« Bric-à-Brac de Brieuc »), et se considère comme non-binaire. A Paris, le 11 mars. SAMUEL KIRSZENBAUM / MODDS
Non-binaire, « gender fluid », « agenre », trans… dans les lycées et sur les réseaux sociaux, de plus en plus de jeunes gens se définissent en dehors de la dichotomie fille-garçon majoritaire. Les professionnels, intervenants scolaires, qui côtoient les adolescents le disent : ces dernières années, ils sont bien davantage confrontés à de telles situations – qui restent très minoritaires. En février, à Albi, un lycéen qui se rendait en classe avec du fard à paupières et des chaussures à talons a ainsi défrayé la chronique. Son apparence a déplu à une mère d’élève du collège de son groupe scolaire, qui s’est ensuite plainte à l’établissement.
Le lycée a réagi en demandant à Alexis d’être « un peu moins maquillé par rapport à ce jeune public »a expliqué la principale du lycée Bellevue sur France 3. Trouvant la situation « aberrante », le jeune homme a partagé son histoire, et son visage, sur les réseaux sociaux. Quelques jours plus tard, ses camarades, filles comme garçons, ont exprimé leur solidarité en se maquillant eux aussi pour aller en cours.
Autre scène, à plusieurs milliers de kilomètres d’Albi, le 18 mai. Coiffé d’une longue perruque blonde et d’un costume blanc brillant, Bilal Hassani, candidat français à l’Eurovision, chante « Je suis pas dans les codes, ça dérange beaucoup (…)ce qu’on est, on ne l’a pas choisi ». Le jeune homme, qui assume à la fois son homosexualité, le port de perruques et de maquillage, a reçu un torrent d’insultes sur les réseaux sociaux depuis qu’il a accédé à une certaine notoriété.

Malmö pleine de bonnes intentions pour soigner le blues des profs

En Suède, le nombre de plaintes pour menaces ou actes de violence à l’école est en forte augmentation. La ville du Sud va mettre en place un contrat en primaire pour favoriser « une attitude positive ».
Par   Publié le 07 juin 2019
En 2018, l’Office suédois de l’environnement du travail a enregistré 870 plaintes déposées par des enseignants ou des élèves, pour des menaces ou des actes de violence à l’école.
En 2018, l’Office suédois de l’environnement du travail a enregistré 870 plaintes déposées par des enseignants ou des élèves, pour des menaces ou des actes de violence à l’école. Jonas Ekstromer/ TT Nyhetsbyran/TT News Agency/AFP
Trop, c’est trop. Le 22 mai, la Ville de Malmö, dans le sud de la Suède, a annoncé qu’à la rentrée prochaine les parents de 30 000 enfants inscrits en primaire seraient priés de signer un contrat en début d’année. En parafant le document, ils s’engageront à adopter « une attitude positive » à l’égard des enseignants et à leur « faire confiance », mais aussi à leur envoyer des enfants « reposés et ayant pris un petit déjeuner ».
Les dirigeants de la Ville espèrent une prise de conscience, pour mettre un terme aux incidents, dont les médias se font l’écho chaque semaine, à Malmö comme dans le reste du pays. Un enseignant poussé dans un couloir par un élève et victime d’un traumatisme crânien, des insultes, des coups… En 2018, l’Office suédois de l’environnement du travail a enregistré 870 plaintes déposées par des enseignants ou des élèves, pour des menaces ou des actes de violence à l’école, soit cinq fois plus qu’il y a cinq ans.

jeudi 6 juin 2019

Appel à projets Prix Equipes Soignantes en Psychiatrie 2019

Fondation de France

Date limite de dépôt des dossiers : 30 juin 2019

Initié par la revue Santé mentale et soutenu par la Fondation de France, le Prix Equipes Soignantes en Psychiatrie encourage et récompense des initiatives qui améliorent la qualité des soins proposés aux patients et leur qualité de vie.
Que ce soit dans le cadre d’une hospitalisation ou en ambulatoire, que cela concerne la recherche, ou la réhabilitation psychosociale, ou encore le milieu associatif, les équipes soignantes inventent et mettent en œuvre des projets de soins variés, originaux et innovants dans la prise en charge des personnes souffrant de psychose. Le Prix Equipes Soignantes en Psychiatrie leur apporte un soutien financier et une visibilité médiatique.
Ce prix est ouvert à toutes les équipes soignantes des structures intra ou extra hospitalières relevant d'un établissement public ou privé à but non lucratif en psychiatrie. Il est également ouvert aux équipes soignantes exerçant en milieu associatif ou en structure médico-sociale. Le projet récompensé est un projet d'équipe soignante, il doit par conséquent mettre en évidence l'implication de membres de l'équipe soignante parmi lesquels un (e) ou plusieurs infirmier(e)s.
Le porteur du projet doit être un(e) infirmier(e) ( cadre ou pas).

Quel type de projet ? 

Le projet doit s'inscrire dans la mise en place d'actions et d'initiatives concrètes dans le domaine des soins techniques, relationnels ou éducatifs proposés aux personnes souffrant de psychose.
Le prix récompensera un projet existant ou en cours de réalisation et la réflexion clinique qui le sous-tend.


Automutilation, tentatives de suicide... la Cimade dénonce les conditions de rétention au centre d'Hendaye

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Par MK avec René Garrat    Publié le 05/06/2019


© France 3 Euskal Herri
© France 3 Euskal Herri

La Cimade a dénoncé dans un rapport la situation "explosive" dans les centres de rétention français. A Hendaye, au Pays basque, l'antenne locale de l'association s'inquiète des conditions de prise en charge. 


Le nombre de personnes détenues au centre de rétention d'Hendaye a très fortement augmenté en 2018. La Cimade, association qui accompagne les réfugiés, migrants et demandeurs d'asile, a publié un rapport sur l'enfermement des étrangers en situation irrégulière dans des centres français.

 En France, environ 45 000 personnes ont été enfermées à titre préventif. A Hendaye, l'antenne locale de la Cimade a dénombré 358 passages. Elle dénonce aujourd'hui la détérioration des conditions de détention.


Rêves : voilà comment ils naissent dans notre cerveau



Le 4 juin 2019
© Pixabay
Pendant le sommeil, le cerveau débranche les zones en charge du raisonnement. Ainsi naissent les pièces de théâtre nocturnes les plus farfelues...
Cette nuit, j’ai rêvé que je faisais le tour du monde en me cramponnant à un réfrigérateur qui s’élevait dans les airs grâce à des ballons. Tout à coup, une nuée de perroquets venaient crever les ballons et je chutais. Mais, heureusement, Felix Baumgartner, le champion de parachutisme, plongeait à mon secours. » Comment ce scénario abracadabrant a-t-il pu naître dans l’esprit de Laetitia, Parisienne de 38 ans ?
Depuis une cinquantaine d’années, les neurologues tentent de percer le secret des songes. Ainsi, en 1953 à Chicago, le chercheur Eugene Aserinsky étudie l’encéphalogramme retraçant le sommeil de son bébé et s’aperçoit qu’à certains moments ses yeux bougent à grande vitesse sous ses paupières. Le scientifique découvre que ces périodes de mouvements oculaires rapides (appelés REM pour rapid eye movement) reviennent cycliquement. Depuis, on sait que notre sommeil se découpe en cycles de quatre-vingt-dix minutes où se succèdent 75 % de sommeil lent (de léger à profond) et 25 % de sommeil paradoxal.

Le cortex préfrontal, lié à la prise de décisions, est inactif pendant les rêves

Contrairement à une idée reçue, nous rêvons aussi durant le sommeil lent : si l’on nous réveille pendant cette phase, nous sommes 50 % à pouvoir raconter un rêve, contre 80 à 90 % en sommeil paradoxal. Durant cette période, ils laissent une empreinte plus marquante dans la mémoire. « Les scénarios sont plus aboutis, les émotions plus intenses et les souvenirs plus forts », explique Pierre-Hervé Luppi, directeur du Sleep au Centre de recherche en neurosciences de Lyon (Rhône). L’activité cérébrale est alors similaire à celle de l’éveil, mais le corps est paralysé — à l’exception du visage. En effet, un neurotransmetteur, la glycine, bloque les motoneurones spinaux, responsables du mouvement. Nous avons beau rêver que nous faisons du vélo, nous ne pédalons pas dans notre lit, sauf troubles du sommeil !