Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 17 décembre 2016

Benoît Hamon prône la révision de l'organisation du temps de travail à l'hôpital



Benoît Hamon
Favoriser la prévention et l'accès au soins. Ce sont les premiers axes du projet pour la "santé des Françaises et des Français" présenté ce 12 décembre par Benoît Hamon. Le candidat à la primaire du Parti socialiste et de ses alliés propose aussi de réformer le temps de travail à l'hôpital. Une manière de lutter contre la souffrance au travail.

Just kids? 3/4 De Pixar au studio Ghibli : une enfance animée

14.12.2016       CulturesMonde    Florian Delorme

De la place des femmes à la question migratoire, les films pour enfants abordent les problématiques que traversent nos sociétés. Quelles sont les grandes évolutions du cinéma animé en la matière? Quelles nuances d'un pays à l'autre ?

Capture d'écran du film "Ma vie de Courgette"
Capture d'écran du film "Ma vie de Courgette" Crédits : © RITA PRODUCTIONS / BLUE SPIRIT PRODUCTIONS / GEBEKA FILMS / KNM / RTS SSR / FR
Les Studios Disney devenus Walt Disney Pictures en 1983, un empire colossal qui a très largement influencé nos représentations de l’enfance depuis près d’un siècle et l’invention de la série Mickey Mouse à la fin des années 1920.
Disney, qui a racheté Pixar, l’autre géant américain de l’animation, en 2006, a beaucoup évolué. Avec la Reine de Neiges ou encore Vaiana, qui vient de sortir en salle, la « Walt Disney Company » longtemps jugée conservatrice crée – enfin ! - des personnages de femmes indépendantes qui rêvent d’aventure et non plus de prince charmant.

L'Anap propose une méthode et des outils pour construire un parcours en psychiatrie et santé mentale

L'Agence nationale d'appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap) vient de mettre en ligne une méthode ainsi que des outils pour les acteurs souhaitant construire collectivement des parcours en psychiatrie et santé mentale. L'objectif de cette publication est de décrire une démarche de structuration des parcours à l'échelle d'un territoire, de mettre à disposition des outils opérationnels pour faciliter la réalisation de cette démarche et de permettre in fine son appropriation par tous les acteurs "désireux de faire évoluer les organisations dans une logique de parcours".

PUERICULTRICE Soins aux enfants : le retard de la France pointé du doigt...

Laurence Rossignol a annoncé le 15 novembre dernier son plan d’action pour la petite enfance. La ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes a simplement omis d’évoquer les infirmiers puériculteurs. Cela parait d’autant plus étonnant que ce plan s’inscrit dans un contexte particulier pour les IPDE : rapport Giampino sur les modes d’accueil et la formation des professionnels, mouvement unitaire du 8 novembre… La profession souhaite enfin être reconnue à la hauteur de ses compétences. Encore faut-il qu’une volonté gouvernementale aille dans ce sens.
enfant triste
Plan d’action pour la petite enfance : les compétences des IPDE ignorées par Laurence Rossignol
Dans son dernier rapport publié en avril 2015, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) affirme que 19 074 infirmiers puériculteurs exercent actuellement dans le système de santé. Il s’agit ainsi de la première spécialisation infirmière en matière d'effectifs, présents dans tous les secteurs médico-sociaux. En ce qui concerne les établissements d’accueil de jeunes enfants (EAJE), un autre rapport publié par la DREES indique que plus du tiers des directrices d’EAJE sont des infirmières puéricultrices. Ce rapport indique également que trois quarts des établissements n’ont pas de personnels formés à l’accueil des enfants en situation de handicap… Triste constat pour leur intégration, qui montre aussi l’intérêt d’un IPDE au sein de la structure, de par leur formation sanitaire et leur connaissance des difficultés que peuvent rencontrer ces enfants.

« L’hypnose propose… le corps compose »

 

A l'occasion des Journées Francophones de la Recherche en Soins, les 1er et 2 décembre dernier, à Angers, Martine Quintard, infirmière anesthésistespécialisée en algologie et hypnose, a reçu le Prix Innovation pour son travail de recherche qui allie hypnose, kinésithérapie et MEOPA dans la prise en charge du Syndrome Douloureux Complexe. Elle nous présente ce projet qui vise à améliorer la qualité de vie des patients porteurs de ces douleurs rebelles.

Contexte et description de la recherche

douleur poingts serrés
Prendre en charge le Syndome Douloureux Complexe grâce à une intervention multidomaine centrée sur la pratique de l’hypnose.
Le Syndrome Douloureux Complexe (SDRC), anciennement algodystrophie, est une pathologie encore mal connue et redoutée du corps médical car son évolution se fait au prix de plusieurs mois à plusieurs années de douleur, d’œdème et de déficit moteur générant un handicap quotidien dont les conséquences psychiques, familiales, professionnelles et sociales peuvent être majeures. Les résultats d’essais thérapeutiques n’ayant pas à ce jour permis de démontrer l’efficacité à long terme des différentes molécules et interventions testées1, la recherche de nouveaux traitements est légitime.

ETHIQUE « Mais qui sont ces robots en blouse blanche ? »

le 13.12.16

Etre sérieux en utilisant un ton légèrement décalé, voire humoristique. Délivrer un message efficace qui prête à la réflexion en jouant sur les mots, pour dénoncer les maux… Didier Morisot, plus habitué à partager ses chroniques hospitalières déglinguées, nous livre son coup de gueule, façon uppercut, avec une question : pourquoi le monde de brutes arrive-t-il à franchir les portes de l’hôpital ?
femme dépression tristesse
« Bon… dites-moi où vous avez mal, où vous avez vraiment mal, parce qu’on ne va pas multiplier les examens : les scanners, les radios, ça a un coût ! » Bonjour l'accueuil aux urgences !
Une de mes amies a eu récemment un accident. Un accident très bête. Cela dit, si vous m’en trouvez un d’intelligent, je suis preneur. Bref, elle a été shootée par une voiture en voulant rejoindre son mari et sa petite-fille qui jouaient au ballon. Et qui lui faisaient déjà des grands signes de bienvenue.
  • 12 h 09’ 23’’ - Coucou mamie !
  • 12 h 09’ 24’’ - Le choc : impact latéral sur les jambes, puis culbute sur le capot suivie d’un salto arrière en direction de l’asphalte. A savoir que l’asphalte est une matière brute de décoffrage, très rugueuse lorsqu’on se vautre dessus à l’insu de son plein gré. Je  vous laisse deviner la surprise du public, son émotion, ainsi que l’inconfort ressenti par l’intéressée. Heureusement, nous sommes dans un pays où les gens sont soignés, et même bien soignés dans la plupart des cas.
Pour commencer, la dame a donc été prise en charge par les pompiers, des professionnels aux gestes sûrs, chaleureux et réconfortants. Si on a très mal aux jambes et à la poitrine, ça n’enlève pas la douleur, OK, mais ça fait quand même du bien. Fin du premier acte, début du deuxième : les urgences, un endroit rempli de professionnels aux gestes sûrs. Changement d’ambiance, pour tout dire. …La fatigue, peut-être, ou bien des problèmes familiaux ? Ou un contrôle fiscal inopiné ? Ou alors une sournoise crise d’hémorroïdes ? Bref, le comité d’accueil était mal gratté. Y’a des jours, comme ça.

Rire de son cancer et faire rire

 par 

Le dessin comme exutoire. La bande-dessinée pour exprimer, exorciser la maladie cancéreuse qui les a touchés dans leur chair ou dans celle d'un être cher. Prendre le crayon, mettre de la couleur pour raconter le pire. Rire de soi, de ses expériences douloureuses, les mettre en bulles, en cases, pour mieux se mettre en boîte ! Résister. Auteurs de BD, jeunes et bourrés de talents, ils nous offrent « leur histoire d'en rire » avec le cancer et dessinent le crabe, sans concession. Une lecture réjouissante qui parle à chacun avec une leçon à retenir : « on a déjà un truc grave à gérer alors le mieux, c'est d'en rire ! » Ce rire - franc ou jaune - , on l'a partagé avec eux, le 15 décembre au soir, à l'Institut Curie lors de la conférence « Dessine-moi un cancer ». Respect.
le cander en bd
Le cancer en BD : pour mieux traverser la maladie... Une illustration de Lili Sohn.
Peut-on rire de tout et avec tout le monde ? Ces jeunes auteurs de bande-dessinée nous ont prouvé que oui et que juxtaposer les mots « rire » et « cancer » était possible. Ce n'est bien entendu pas donné à tout le monde. Il faut autant de talent que d'intelligence et un esprit singulier qui a le don de croquer les scènes les plus tragiques pour en faire ressortir le côté incongru et drôle ; et ensuite avoir le courage de le partager… Ils ont donc mis en scène leur cancer, cet invité surprise qui est venu les cueillir, sans crier gare, dans l'insouciance de leur jeunesse, mettant autant d'entraves, de doutes et de douleur dans une vie jusque là sereine.
La conférence « Dessine-moi un cancer », à l'initiative de l'Institut Curie le 15 décembre au soir nous invitait à converser avec ces auteurs autour du cancer et de son vécu à travers le dessin.
  • Lili Sohn1, auteure de BD et illustratrice, au travers de son blog « Tchao Günther » et de ses trois albums « La guerre des tétons » nous a raconté son cancer du sein.
  • Alice Baguet2, graphiste illustratrice, a dessiné, à distance de son lymphome (lorsqu'elle avait 19 ans), le récit de son expérience dans « L'année du crabe ».
  • Benoît Desprez3, dessinateur, a lui aussi mis en bulles le cancer du sein de sa compagne au travers de l'album « Chauve(s) ».
  • Lire la suite ...

De l’asile à l’hôpital. 50 ans de psychiatrie



Présentation de l'ouvrage : Porté par un souci constant de mieux comprendre les patients atteints de psychoses au long court, l'auteur tente d’en éclairer les mécanismes profonds en se référant aux études sociologiques et surtout psychanalytiques de diverses écoles. Le rôle des équipes infirmières, en contact plus étroit avec les patients que ne peut l’être les médecins, apparait un apport incontournable dans la cohérence théorique et la pratique des soins et du suivi des patients.

Tentatives de suicide. Les SMS testés contre les récidives

Le Télégramme   Publié le 16 décembre 2016   Recueilli par Catherine Le Guen

« Le SMS est une technologie assez ancienne, mais démocratique, pas besoin d'avoir un smartphone pour cela », dit le Dr Sofian Berrouiguet du CHRU de Brest. (Photomontage Claude Prigent)
« Le SMS est une technologie assez ancienne, mais démocratique, pas besoin d'avoir un smartphone pour cela », dit le Dr Sofian Berrouiguet du CHRU de Brest. (Photomontage Claude Prigent)

Plusieurs études testent l'efficacité du SMS dans la prise en charge des patients ayant fait une tentative de suicide. Quatre questions au Dr Sofian Berrouiguet, psychiatre au CHRU.

Pourquoi cet intérêt pour le SMS dans la prévention du suicide ? 

J'ai commencé à m'y intéresser après avoir assisté à une conférence du Pr Michel Walter, de l'hôpital de Bohars, qui évoquait des travaux menés entre 1970 et 2000 sur l'impact positif, en matière de prévention du suicide, du maintien du contact par voies postale et téléphonique avec les sujets à risque. Le Pr Walter travaillait avec le Pr Guillaume Vaiva, sur les bases d'un dispositif appelé VigilanS mis en place dans le nord de la France depuis deux ans et en Bretagne depuis 2016. Il s'agit de maintenir le contact avec les patients. Dans le cadre deVigilanS des infirmiers psychiatriques vont arriver au centre 15 du Samu. En France on compte plus de 10.000 morts par suicide par an et 220.000 tentatives et la Bretagne est la région la plus touchée.

Depuis combien de temps testez-vous l'impact du SMS ?

L'étude des SMS est en cours depuis 2011, c'était mon sujet de thèse de médecine. Nous avons publié, avec mon collaborateur, Michel Gravey, de l'entreprise Sys.Vision, un premier article portant sur une vingtaine de patients suivis à Brest, qui montrait que pour eux ce type de procédure était tout à fait acceptable. L'article est paru dans une revue américaine Psychiatry Research.


SPÉCIAL SANTÉ DES FRANÇAIS 4 experts au chevet de notre système de santé

16.12.2016
Est-il de moins en moins bon... Ou pas si mauvais que ça, finalement ? Pour Claude Le Pen, Guy Vallancien, Didier Tabuteau et Yann Bourgueil, le système de santé français reste une référence, mais ses défauts sont de plus en plus perceptibles. Et, si tous ne sont pas toujours d’accord sur la potion à administrer, chacun convient qu’il faut changer la donne. C’est le moment !
Cocorico ! En 2000 l’OMS désignait le système de santé français comme le meilleur au monde. 16 ans après la perception est plus contrastée. Mais il reste, malgré tout un modèle. Yann Bourgueil, directeur de recherche à l’Irdes, est souvent au contact d’observateurs étrangers : « On n’arrête pas de me dire qu’il se passe des choses extrêmement intéressantes en France, que notre système de santé mérite d’être observé et pourrait servir d’exemple », assure-t-il. Même écho chez Didier Tabuteau : « Notre système suscite beaucoup d’intérêt parce qu’il est très spécifique, il présente une vraie originalité en Europe », explique le responsable de la « chaire santé » de Sciences Po Paris. « Souvent, mes collègues étrangers me disent : il a tout pour ne pas fonctionner, et pourtant il fonctionne pas si mal », ajoute-t-il.

Et si l’Hexagone perdait son trône...

16.12.2016
Obésité, diabète, sida, maladies cardio-vasculaires… Comme la plupart des pays d’Europe, la France souffre, de plus en plus, de maladies chroniques. Son système de santé, récemment mis en avant par les politiques, demeure réputé, mais est-il le plus efficace pour lutter contre ces maux typiques des pays développés ?
Les performances de la France en matière de santé demeurent souvent citées comme exemple, sont parfois critiquées et ont dernièrement été mal notées. Mais qu’en est-il réellement ? En 2000, l’OMS faisait l’éloge du système de santé français. En mai 2016, la revue britannique The Lancet lui a même consacré un numéro spécial... Avant de publier une étude en septembre qui ne le classe qu’en 24e position, loin derrière l’Islande (1er), la Suède (3e), le Royaume-Uni (5e) ou encore l’Espagne (7e).

Personne aujourd'hui ne semble pouvoir prévoir quel profil auront les médecins demain

La problématique de la démographie médicale inquiète et fait débat. Au congrès de la Fehap le sujet a fait l'objet d'une table ronde à l'occasion de laquelle le président de l'Ordre des médecins s'est interrogé sur les chiffres. Par ailleurs, le directeur de la Dress a annoncé la mise en place d'un benchmark international sur la télémédecine.
Pour son 41e congrès, la Fehap a souhaité dans plusieurs de ses conférences-débats faire de la prospective. Concernant l'évolution des professionnels de santé* et en particulier des médecins, le sujet fait l'objet de longue date de nombreuses controverses. Selon les statistiques, notamment rappelées à la tribune par Franck Von Lennep, à la tête de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), la profession médicale est donc plutôt vieillissante. Plus d'un quart des médecins sont aujourd'hui âgés de plus de 60 ans. Par ailleurs, les jeunes générations ont d'autres aspirations que leurs aînés et semblent bouder l'exercice libéral. Des arguments fréquemment entendus et défendus dans les publications officielles.

L'Oniam ne partage pas certains constats de la Cour des comptes

Le rapport de la Cour des comptes sur l'Oniam a fuité dans la presse. Un document provisoire que la cour regrette d'avoir vu publié. Le directeur de l'office indique d'ores et déjà ne pas partager certains de ses constats. Il lui a transmis ses observations en ce sens fin septembre et espère qu'elles seront prises en compte.
Le Parisien a dévoilé dans ses colonnes le 14 décembre des éléments du rapport de la Cour des comptes sur l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam). Des observations "provisoires, de nature confidentielle", dont la publication "porte atteinte au bon déroulement des procédures encadrant la phase contradictoire des travaux de la cour, qui n'est pas achevée", a indiqué dans un communiqué la Cour des comptes. En réaction à la divulgation de ces informations, elle rappelle aussi qu'il lui appartient de rendre publiques ses observations. Contacté par Hospimedia, Érik Rance, le directeur de l'Oniam, a apporté des éléments de réponse aux informations dévoilées par le quotidien, les autres restant effectivement de l'ordre du confidentiel.

Jacques Toubon veut mettre le turbo sur la convention internationale des personnes handicapées

Un turbo pour la culture de l'inclusion dans un moteur trop faible. Voilà en substance la lecture qu'a faite le défenseur des droits, Jacques Toubon, de la convention internationale des droits des personnes handicapées (CIDPH) et de son application en France. À l'occasion du colloque tenu pour le 10e anniversaire du texte, il a profité de son discours de clôture pour annoncer les grands chantiers qui l'occuperont pour 2017 afin de faire vivre la convention au-delà des seuls textes de droit.

vendredi 16 décembre 2016

Une troisième enquête nationale sur les événements indésirables graves associés aux soins sera menée

Les directions générales de l'offre de soins, de la santé et de la cohésion sociale (DGOS, DGS et DGCS) viennent de lancer, par voie d'instruction en date du 2 décembre, un appel d'offre spécifique pour la réalisation d'une enquête nationale sur les événements indésirables graves associés aux soins. Il s'agira de la troisième du genre. La première, dite Eneis, a été conduite en 2004 à l'initiative de la Direction de la recherche, de l'évaluation, des études et des statistiques (Drees). La seconde, Eneis 2, avait quant à elle eu lieu en 2009.

La Grande Bretagne fait entrer Watson à l'hôpital

RTFLASH    14/12/2016   


zoom
La Grande Bretagne fait entrer Watson à l'hôpital
L’hôpital pour enfants Alder Hey à Liverpool va devenir l’un des premiers au monde à utiliser les capacités de diagnostic de Watson, le superordinateur d’IBM. L’intelligence artificielle permettra d’analyser rapidement l’historique médical des patients tout en se référant à de vastes archives de connaissances scientifiques. En effet, le système a déjà « lu » presque 15 millions de pages de littérature médicale et peut analyser les dossiers des patients et questionnaires médicaux pour suggérer diagnostics et traitements.
La première étape sera de développer un agent conversationnel (ou « chatbot ») qui répondra aux questions des patients et de leurs parents. Ceux-ci pourront converser avec le programme et trouver réponse à toutes leurs questions, de la nourriture et jeux de l’hôpital en passant par les procédures, anesthésiants et opérations chirurgicales.

Les psychothérapeutes demandent aux assureurs de rembourser leurs frais comme la loi le spécifie

Journal de l'assurance  par 16 décembre 2016


Un grand nombre de psychothérapeutes du Québec font face à un dilemme. Des assureurs refusent de rembourser leurs honoraires puisqu’ils ne sont pas psychologues ou médecins. Or, un article de loi les incite à ne pas faire cette distinction.
Depuis trois ans, l’Association des psychothérapeutes du Québec tente de faire entendre ses arguments auprès des assureurs. Un document a d’ailleurs été préparé à leur intention en juin dernier. Le Journal de l’assurance s’est entretenu avec Andrée Thauvette-Poupart et Nathalie Fortin, respectivement présidente et coordonnatrice générale de l’Association.
L’organisme assoit son argumentaire sur un changement survenu en juin 2012 en vertu de la Loi modifiant le Code des professions et d’autres dispositions législatives dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines (Loi 21). Il y est mentionné que le titre de psychothérapeute et l’exercice de la psychothérapie sont réservés aux titulaires du permis de psychothérapeute, ainsi qu’aux médecins et aux psychologues déclarant exercer la psychothérapie. Ainsi, la psychothérapie n’est pas un acte réservé à une profession, mais partagé entre plusieurs professions de différents ordres professionnels.
Selon l’Association, cet article de loi aurait dû suffire aux assureurs pour rembourser les honoraires des psychothérapeutes ayant la certification requise pour porter ce titre. Or, plusieurs assureurs continuent de faire la sourde oreille et remboursent uniquement les frais des psychothérapeutes qui ont aussi une formation de psychologue ou de médecin de famille.

« Fin de vie »

« Mort par sédation une nouvelle éthique du  “bien mourir” ? », d’Emmanuel Hirsch, Edition Eres, 209 pages. « La mort est-elle un droit ? », de Véronique Fournier, La Documentation française, 163 pages. « Les Mots de la fin de vie », de Bernard Devalois, Presses universitaires du Midi, 128 pages.

LE MONDE  | Par François Béguin

Mort par sédation

Jugée trop timorée par les partisans de l’euthanasie, et à l’inverse trop floue, voire équivoque, par les militants pro-vie, la loi Claeys-Leonetti va-t-elle bouleverser la façon dont on meurt en France ?

Un psychiatre doit-il être tenu responsable des actes de son patient ?

PIERRE BIENVAULT, le 15/12/2016

Mercredi 14 décembre, le tribunal correctionnel de Grenoble a condamné à 18 mois de prison avec sursis un psychiatre dont le patient, schizophrène, s’était échappé avant de commettre un meurtre en 2008.

Une décision « incompréhensible » pour son avocat tandis que, du côté de la famille de la victime, on évoque les « fautes caractérisées » du médecin.
Si la peine est confirmée en appel, c’est un jugement qui fera date : le tribunal correctionnel de Grenoble a condamné mercredi à 18 mois de prison avec sursis un psychiatre dont le patient, schizophrène, s’était échappé avant de commettre un meurtre en 2008.
« Avec cette condamnation, la justice envoie un message très clair à tous les psychiatres : ’’enfermez tous vos patients schizophrènes pour ne pas prendre le moindre risque’’», indique Me Jean-Yves Balestas, l’avocat du médecin.
« Il ne faut pas tirer des enseignements concernant toute une profession. Le tribunal a juste estimé que ce praticien avait commis des manquements graves et des fautes caractérisées »,répond Me Hervé Gerbi, le défenseur de la famille de la victime.

Le centre hospitalier spécialisé de l'Yonne veut garder son indépendance

L'Yonne Republicaine  15/12/2016

Le centre hospitalier spécialisé de l'Yonne veut garder son indépendance
Le centre hospitalier spécialisé de l’Yonne (CHSY) n’a pas encore adhéré à un groupement hospitalier de territoires (GHT), comme le préconise la loi Santé.?illustration © SALESSE Florian

C’est le seul hôpital icaunais à bénéficier d’une dérogation. À Auxerre, le centre hospitalier spécialisé de l’Yonne (CHSY) n’a pas encore rejoint de groupement hospitalier de territoire.
Dans l’Yonne, deux groupements hospitaliers de territoires ont été créés par la loi Santé de Marisol Touraine : le GHT Nord-Yonne et le GHT Sud-Yonne-Haut-Nivernais. Tous les hôpitaux du département ont adhéré à l’un ou à l’autre.
Tous, sauf l’hôpital spécialisé en psychiatrie de l’Yonne, basé à Auxerre. Il bénéficie, depuis le 1er juillet, d’une dérogation accordée par l’Agence régionale de santé (ARS).

Harcèlement moral à l'hôpital, maltraitance : des médecins victimes témoignent

Anne Bayle-Iniguez     15.12.2016

En six mois, l'association Jean-Louis Mégnien de lutte contre la maltraitance et le harcèlement à l'hôpital public a récolté près de 200 témoignages de praticiens (PH-et PU-PH), cadres et soignants hospitaliers qui se disent victimes sur leur lieu de travail de propos et de conduites inappropriés de la part de confrères et/ou de membres de la direction. Plusieurs de ces praticiens et PU-PH en souffrance ont raconté leur histoire au « Quotidien ».
« On me guettait pour une erreur médicale que je n'ai jamais produite »
citation
Par péché de jeunesse, j'ai mis en danger l'autorité de mon chef de service en public, qui n'était pas très investi mais affamé de pouvoir. On m'a exclu des congrès, des staffs et des formations. On me guettait pour une erreur médicale que je n'ai jamais produite. Plus je m'investissais, plus j'étais harcelé. C'est là que j'ai commencé à douter de moi.citation

Les psychoses, la schizophrénie et la psychothérapie institutionnelle (suite)

16 décembre 2016

L'expérience de l'École expérimentale de Bonneuil, lieu de vie, «institution éclatée», a montré que l'autisme, s'il était irréversible, peut quand même être soigné, évoluer et il peut même trouver un débouché social.
Les ouvrages de Maud Mannoni en témoignent. L'enfant arriéré et sa mère, L'enfant, sa maladie et les autres, Éducation impossible, Le psychiatre, son «fou» et la psychanalyse, publiés au Seuil, dans la collection dirigée par Jacques Lacan. Tous ses livres témoignent d'une pratique «antipsychiatrique», en référence à la psychothérapie institutionnelle, à la psychanalyse et, particulièrement, à la théorie de Lacan. La psychanalyse n'est pas pratiquée en tant que telle dans l'institution, confirmant une avancée théorique de Lacan: «Il n'y a pas d'analyste dans l'institution, il n'y a que des analysants.»
Maud Mannoni poussera le plus loin possible cette avancée lacanienne. S'il n'y a que des analysants dans l'institution, les soignants sont aussi des analysants, ni psychanalystes ni psychothérapeutes. Ils sont donc analysants auprès des élèves, les patients. Les autistes, les enfants psychotiques, les adolescents en crise deviennent ainsi des analystes potentiels, auprès desquels les soignants se révèlent à eux-mêmes. 

Les articles de Chawki Azouri ...


jeudi 15 décembre 2016

Quiz : connaissez-vous les jeunes ?

Le CNRS publie les résultats français d’une vaste enquête auprès des 18-34 ans, « Generation What ? ». Auriez-vous anticipé leur vision de l’avenir, de la société et de la politique ? Découvrez-le avec ces quinze questions.
LE MONDE  | Par Claire Ané et Adrien de Tricornot
Lors des manifestations contre le projet de la loi travail, en avril, à Marseille.
Lors des manifestations contre le projet de la loi travail, en avril, à Marseille. JEAN-PAUL PELISSIER / REUTERS
Comment les jeunes Français d’aujourd’hui se projettent-ils dans l’avenir et comment perçoivent-ils leurs proches et la société ? La sociologue du CNRS Anne Muxel a présenté mercredi 14 décembre les résultats du volet français d’une vaste enquête sur les jeunes Européens de 18 ans à 34 ans, « Generation What ? ».

Peut-on couper son cerveau en deux ?

LE MONDE BLOGS  , par Pierre Barthélémy

brain-1618377_1280
Sculpture sur sable. © FotoEmotions.
IL ARRIVE que, pour soulager de leurs crises certains épileptiques, on soit obligé de pratiquer une callosotomie. Il s’agit d’une opération chirurgicale qui consiste à séparer les hémisphères cérébraux en pratiquant une résection du corps calleux, cette zone du cerveau qui fait le pont entre sa partie droite et sa partie gauche. Quelque 200 millions de connexions sont coupées. Derrière cette intervention réside l’idée qu’une crise d’épilepsie se déclenchant dans un hémisphère ne pourra pas gagner l’autre.
Comme souvent en neurosciences, où c’est grâce à des altérations du cerveau que l’on comprend comment cet organe fonctionne, on a découvert en 1960 un phénomène étonnant chez les patients ayant subi cette opération : ils continuent en général de se comporter de manière normale mais, en l’absence de communication entre les deux hémisphères, chacun de ceux-ci peut abriter un flux de conscience différent. Des expériences ont par la suite montré que ces personnes se débrouillaient mieux que des sujets normaux lorsqu’on leur demandait d’effectuer deux tâches en même temps. Le revers de la médaille est que chaque côté de la tête ignore ce que ressent et pense l’autre…

A l’occasion d’une étude publiée dans le dernier numéro des Proceedings de l’Académie des sciences américaine, une équipe de l’université du Wisconsin s’est posé la question de savoir si, dans la vie de tous les jours, notre cerveau pouvait, de manière temporaire et sans chirurgie, se couper en deux, réaliser des tâches complexes séparées dans deux parties distinctes qui ne communiqueraient pas. Pour le tester, il fallait pouvoir observer l’activité cérébrale des sujets. Et par conséquent réaliser une IRM (imagerie par résonance magnétique) fonctionnelle de leur encéphale pendant qu’ils passeraient une épreuve… de conduite.