Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 6 mai 2017

Faut-il repenser la gravitation ?

La Méthode scientifique par Nicolas Martin

Qu’est-ce que la gravitation ? Comment a t-elle été découverte ? Comment cette théorie a-t-elle évolué : héliocentrisme, relativité générale, mécanique quantique ? Les limites théoriques et observationnelles qu’elle rencontre nous amènent-elles à devoir étendre, améliorer, repenser cette théorie ?
La gravitation maintient les planètes en orbite autour du Soleil. (Échelle non respectée.)
La gravitation maintient les planètes en orbite autour du Soleil. (Échelle non respectée.)Crédits : Public Domain

Suicide. SOS Amitié s'alarme de la hausse du nombre d'appels chez les jeunes

05/05/2017

L'association SOS Amitié s'inquiète ce vendredi du nombre d'appels évoquant des « des pensées suicidaires » qu'elle reçoit. En 2016, il a augmenté de 20 %. La progression la plus forte concerne les jeunes de moins de 25 ans.
Le nombre d’appels de détresse où sont évoquées « des pensées suicidaires » a augmenté de 20 % en 2016, notamment chez les moins de 25 ans, s’inquiète vendredi l’association de lutte contre la solitude et de prévention du suicide, SOS Amitié.

Le suicide d’une infirmière au Havre reconnu comme « accident de service »

Le Monde.fr avec AFP | 

Le suicide, l’an passé, d’une infirmière du Groupe hospitalier du Havre (GHH), souffrant de ses conditions de travail, a été reconnu en « accident de service », après enquête administrative interne, ont fait savoir vendredi 5 mai la direction et la CGT.

Emmanuelle Lebrun, 44 ans, infirmière en néonatalogie, en couple et mère de deux enfants, avait mis fin à ses jours le 24 juin 2016 à son domicile. Elle avait laissé une lettre expliquant qu’elle subissait un important stress professionnel et qu’elle avait « le sentiment d’avoir fait quelque chose de grave », a indiqué Agnès Goussin-Mauger, déléguée CGT.

La CGT et SUD, via le CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), avaient demandé une enquête administrative menée par une commission paritaire qui a classé le décès de l’infirmière en accident du travail, selon la déléguée syndicale.

La direction du GHH a confirmé, dans un communiqué, « avoir suivi l’avis de la commission de réforme qui impute le suicide de MmeEmmanuelle Lebrun à un accident de service »« Le travail de fond entrepris par la commission paritaire a permis de démontrer le lien direct et unique entre le suicide d’Emmanuelle et ses conditions de travail », a estimé la déléguée CGT.




vendredi 5 mai 2017

HANDICAP Un décret, un guide et une note explicative viennent clarifier l'accès à la PCH

La prestation de compensation du handicap (PCH) mérite une harmonisation des pratiques. Pour cela, différents outils sont diffusés à l'intention des maisons départementales des personnes handicapées notamment. Un référentiel d'accès modifié et un guide d'appui pour l'élaboration d'une réponse personnalisée en sont deux exemples récents.

Les gynécos s'opposent à la vente de pilules sans ordonnance

05.05.2017

La Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale (FNCGM) s'est opposée vendredi à l'idée d'une pilule contraceptive vendue sans ordonnance en pharmacie, récemment émise par un collectif.
Baptisé "Libérez ma pilule", ce collectif plaide pour que les femmes aient accès à la pilule progestative chez leur pharmacien, qui déterminerait grâce à un questionnaire si la patiente présente un risque, sans qu'elle ait à consulter un gynécologue ou un généraliste.

Ouverture par l’AP-HP de la première plateforme de dépistage non invasif de la trisomie

Fabienne Rigal
| 05.05.2017
L'AP-HP a mis en place une plateforme de dépistage des aneuploïdies fœtales (c’est-à-dire des trisomies 21, 18 et 13) par DPNI (dépistage prénatal non invasif). Toutes les patientes suivies dans les maternités de l’AP-HP pourront bénéficier gratuitement de ce mode de dépistage, en deuxième intention, dans le service de génétique et biologie moléculaire de l’hôpital Cochin.
La première étape du diagnostic prénatal de la trisomie 21 (T21) repose sur l’analyse des marqueurs sériques dans le sang maternel et les résultats de l’échographie réalisée au premier trimestre de grossesse. Si ce test est positif, un prélèvement invasif (amniocentèse ou biopsie de villosités choriales) est proposé pour le confirmer ou l’infirmer. Ces gestes comportent un risque faible mais non négligeable de fausses couches (0,5-1 %).

Des carabins de Paris-Descartes se mobilisent contre le FN

Sophie Martos
| 05.05.2017
Après les médecins libéraux et hospitaliers, les carabins s'y mettent aussi. Une centaine d'étudiants en médecine, toutes promotions confondues, de la faculté de Paris-Descartes ont rédigé un manifeste contre le Front national (FN).
Le ton est donné dès les premières phrases. « Étudiants en médecine de 2017, face à la menace du Front national, nous souhaitons publiquement afficher notre opposition totale à ces idées », notent-ils.
« Nous combattons un parti dont les idées et les valeurs entrent en conflit avec le serment d'Hippocrate », ajoutent-ils.

Alcool : un groupe d'experts propose d'abaisser le seuil de consommation

05.05.2017

Ce ne sont pas encore des recos, mais ça pourrait le devenir. Un groupe d'experts indépendants vient de proposer aux autorités sanitaires de revoir à la baisse le seuil de dangerosité pour la consommation d'alcool. Leur avis remis à l'agence nationale Santé publique France et à l'Institut national du cancer propose le seuil maximum de dix verres d'alcool maximum par semaine et pas plus de deux par jour, pour les hommes comme les femmes. Les normes actuelles sont moins sévères, puisqu'elles recommandent de ne pas dépasser deux verres d'alcool par jour pour les femmes et trois pour les hommes.

LE PHILOSOPHE RUWEN OGIEN EST MORT

Par Robert Maggiori   — 

Spécialiste de l'éthique, Ruwen Ogien était atteint d’un «cancer capricieux, chaotique». Dans son dernier livre, «Mes Milles et Unes Nuits», il fustigeait le «dolorisme», cette passion de notre société pour la souffrance.

Ruwen Ogien le 11 avril 2013.
Ruwen Ogien le 11 avril 2013. 
Photo Jérôme Bonnet pour Libération








Il n’est pas exagéré de dire que c’était un homme merveilleux, un homme s’émerveillant de tout, émerveillant tout le monde par son intelligence certes, par cet humour qui lui donnait la force de tourner en dérision ses propres tourments, la sale maladie par laquelle son corps était rongé depuis quatre ans, et surtout par une gentillesse et une courtoisie hors du commun, aussi éloignées que possible de la mièvrerie, qui le rendaient disponible aux choses et aux êtres et faisaient que, devant lui, si attentif, si accueillant, on se sentait plus intelligent, on devenait, ne serait-ce qu’un instant, la personne la plus importante du monde. Ruwen Ogien est mort hier jeudi, en début d’après midi, à l’hôpital Saint-Antoine, à Paris. Il venait de publier Mes mille et une nuits, où, fustigeant le «dolorisme», il parlait de son «cancer capricieux chaotique»


Pierre-Yves Maillard pose la 1ère pierre du nouvel hôpital psychiatrique de Cery

Les travaux de ce nouvel hôpital psychiatrique seront échelonnés sur cinq ans.

HÔPITAL - La première pierre du nouvel hôpital psychiatrique de Cery a été posée ce jeudi en présence notamment du conseiller d’Etat Pierre-Yves Maillard. Le futur complexe de 220 lits offrira des conditions d’accueil et de soins adaptées aux connaissances de la psychiatrie moderne.
La première pierre du futur complexe psychiatrique de Cery vient d'être posée. Grâce à un échelonnement du chantier sur cinq ans, Cery continuera à accueillir les patients tout au long des travaux.  
  
Le nouvel ensemble, remplaçant l’hôpital actuel datant de 1959, accueillera les unités hospitalières. Elles seront regroupées deux à deux et accueilleront tant des adultes que des personnes âgées, afin d’adapter des soins aux besoins des patients, quel que soit leur âge, et encourager la collaboration des équipes soignantes.

Pour améliorer les conditions de séjour, les chambres à quatre et cinq lits disparaîtront au profit de chambre à un ou deux lits.  

Thouars : mobilisation pour la journée régionale de la psychiatrie

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Par Coralie Roland
 Le personnel, c'est l'outil principal pour les soins psychiatriques

Ils étaient une centaine de manifestants de toute la région à manifester à Thouars : des infirmières, des aide soignants, des éducateurs, rejoints par un collectif de défense des usagers. Pour eux, l'hôpital n'est pas une entreprise.

 On traite seulement le symptôme, on ne traite plus l'humain

Anne Collin, éducatrice spécialisée à l'hôpital Nord Deux-Sèvresdéplore que, par manque de temps et de moyens, le personnel soignant ne puisse plus s'intéresser à ce qu'il y a de plus important chez le malade : son histoire, son environnement et sa manière de vivre avec sa maladie. Sans remettre en question le médicament, elle estime que "le soin ne s'arrête pas là. Il faut les aider, les accompagner pour qu'ils puissent vivre le plus normalement possible."

Quand le millionnaire des maisons de retraite parie sur les... bébés

LE MONDE ECONOMIE  | Par 

Philippe Austruy, en juillet 2016.
Philippe Austruy, en juillet 2016. C. Goussard

Plus Philippe Austruy avance en âge, plus il rajeunit. Après avoir fait fortune dans les cliniques privées, les maisons de retraite et l’hospitalisation à domicile, l’homme d’affaires français mise à présent sur les jeunes et les bébés. Le secteur de l’enseignement devrait être sa prochaine cible. « J’ai déjà tenté les cours particuliers Acadomia, mais sans succès », confie l’investisseur de 68 ans.

ROANNE L’hypnose, une pratique en développement à l’hôpital

  • 06/05/2017      
Qui n’a pas été stressé en arrivant à l’hôpital pour une intervention chirurgicale au centre hospitalier, aussi bénigne soit-elle ? Pour calmer les angoisses des patients, les infirmiers préalablement formés proposent le recours à l’hypnose conversationnelle ou d’entrer en transe hypnotique. Rien que sur le premier semestre 2016, 68 hypnoses ont été pratiquées.
L’hypnose est proposée pour plusieurs interventions chirurgicales, comme les colonoscopies pour accompagner des gestes potentiellement douloureux, lorsque des anesthésies loco-régionales sont exercées.
Éviter les mots anxiogènes
L’hypnose conversationnelle est la pratique la plus courante. Et cela commence dès la rencontre avec le patient. « Moi, je serre la main du patient, je me présente, ce que je ne faisais pas avant, je me mets au même niveau que lui », explique Benoît Desguis, infirmier. Puis, il y a le souci des mots, éviter les termes anxiogènes. « Si on parle de piqûre, rien que le mot suscite déjà de la douleur chez le patient », observe l’infirmière Agnès Givre. « En disant vous n’allez pas avoir mal, on lui suggère qu’il va avoir mal, ce qui ne sera pas forcément le cas », ajoute Benoît.

En Chine, une nourrice devient la révélation littéraire du moment

A 44 ans, Fan Yusu, venue de sa campagne pour travailler à Pékin, a écrit un texte autobiographique, où elle dépeint la Chine d’en bas.

LE MONDE  | Par 

Un travailleur venu de la campagne, le 17 avril à Pékin.
Un travailleur venu de la campagne, le 17 avril à Pékin. Andy Wong / AP

En quelques jours, grâce à la viralité des réseaux sociaux, la biographie d’une nourrice venue de la campagne pour gagner sa vie à Pékin est devenue la sensation littéraire du moment en Chine. Fan Yusu, qui vient d’une famille pauvre de la province du Hubei, dans le centre du pays, a certes une grande passion pour la littérature depuis son enfance. Mais, faute d’argent, elle a arrêté l’école après avoir fini ses études au collège.

Publié initialement le 24 avril sur WeChat, son texte, intitulé « Je suis Fan Yusu » a été lu plus de 100 000 fois le jour même. Puis il a retenu l’attention des médias officiels, au premier rang desquels Le Quotidien du peuple, organe du Parti communiste, et même d’un talk-show de Hongkong. Avec toujours la même question : pourquoi ce texte d’une « mingong », ces Chinois venus des campagnes pour travailler dans les villes et souvent considérés comme des citoyens de seconde zone, a-t-il connu un tel succès ?


jeudi 4 mai 2017

Quand le cerveau révèle une incroyable capacité de résilience

Le Monde Blogs , par Marc Gozlan


C’est assurément un cas clinique hors norme que rapportent des neurologues argentins dans un article paru en janvier 2017 dans la revue Frontiers in Aging Neuroscience. L’histoire est celle d’une quadragénaire qui occupait un poste à responsabilité managériale dans un établissement bancaire international.
Alors âgée de 43 ans, elle se plaint un jour de septembre 2011 de violents maux de tête et de nausées. Elle perd connaissance et est immédiatement hospitalisée. L’imagerie cérébrale montre une rupture d’anévrisme responsable d’une hémorragie méningée. Cet accident vasculaire cérébral (AVC) entraîne un œdème du cerveau, responsable d’une augmentation de la pression intracrânienne. Afin de décomprimer les structures cérébrales menacées par l’hypertension intracrânienne, les neurochirurgiens découpent le crâne du côté droit et réalisent un large volet osseux (craniectomie de décompression fronto-pariéto-temporale). Ce geste chirurgical s’apparente au fait de soulever le couvercle d’une cocotte-minute pour faire diminuer la pression. En augmentant le volume de la boîte crânienne, il permet l’expansion du cerveau comprimé.
Dix jours plus tard, la patiente fait un arrêt cardio-respiratoire. Elle reprend connaissance grâce à la réanimation. Il se produit ensuite un rétrécissement des vaisseaux cérébraux (vasospasme) qui entraîne un manque d’oxygénation du cerveau pendant 10 jours, ce que les spécialistes appellent une ischémie cérébrale retardée. Celle-ci provoque des lésions cérébrales dans les régions frontales, insulaires, temporo-pariétales et occipitales de l’hémisphère droit ainsi que dans lestriatum de l’hémisphère gauche.
La patiente reste 41 jours en soins intensifs. Elle en sort avec pour seules séquelles neurologiques un léger déficit moteur du côté gauche. Six mois plus tard, elle fait des crises épileptiques très rapprochées. Afin de lutter contre l’augmentation de la pression intracrânienne qui continue de comprimer dangereusement le cerveau, les chirurgiens procèdent en décembre 2012 à l’ablation définitif du volet osseux qui est remplacé par un volet en matériau synthétique et en titane. Ce n’est pas tout. En février 2013, soit un an et cinq mois après son accident vasculaire cérébral, la patiente fait un second AVC. Celui-ci endommage un peu plus encore son cerveau en créant des lésions du cortex insulaire antérieur gauche (insula) et de la substance blanche adjacente, du putamen et de l’amygdale.
La patiente présente alors des lésions étendues dans les deux hémisphères cérébraux. Celles-ci affectent le cortex droit fronto-temporo-pariétal, le territoire sylvien gauche (vascularisé par l’artère sylvienne), les régions striatales ainsi que des zones bilatérales del’insula et de l’amygdale.   

En rouge, l’ensemble des zones lésées dans les deux hémisphères cérébraux par deux AVC. L’hémisphère droit est plus touché que l’hémisphère gauche (dominant) chez cette patiente droitière. García AM, et al. Front Aging Neurosci. 2017 Jan 10;8:335.

Bientôt de la MDMA pour traiter le stress post-traumatique ?

Sciences et Avenir, l'actualité de la science et la vie de la recherche dans le monde
Le 04.05.2017

L'état de stress post-traumatique, qui se traduit par l'intrusion de pensées intrusives négatives, pourrait bientôt avoir un nouveau traitement. Les propriétés psychédéliques de la MDMA sont en passe de décrocher une autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis. Associé à la psychothérapie, la drogue pourrait multiplier par 3 les chances de guérison.

L’HOSTO RIGOLO POUR LES MARMOTS


3 mai 2017

infirmière
Ivy et Elisabeth sont infirmières, Rosita est aide-soignante. 
Toute l’équipe joue le jeu des P’tits Aitos pour égayer le passage
des enfants au bloc et les rassurer avant leur intervention. 
(© Claire Chunlaud)

Le passage au bloc opératoire peut être effrayant, surtout vu avec des yeux d’enfant. Pour éviter que cet événement se transforme en traumatisme, des associations travaillent à améliorer cet accueil. Au fenua, les P’tits Aitos sont mobilisés à l’hôpital de Taaone : couleurs sur les murs, masques parfumés, livres et doudous… Un arsenal complet est déployé pour réconforter les petits patients.

Les P’tits Aitos est une association créée à l’hôpital de Taaone pour améliorer la qualité de l’accueil des enfants devant subir une intervention chirurgicale au bloc opératoire. Sophie Edelson et Mathieu Cheroux, infirmiers anesthésistes, et Patrick Ferret, infirmier au bloc opératoire, sont à l’origine de ce projet qui consiste à mettre en place des actions pour préparer les petits patients en douceur à des soins douloureux, à l’anesthésie et à l’opération.
“L’hôpital, c’est effrayant pour un enfant, avec que des adultes vêtus de vert dans un environnement blanc. Quand l’enfant arrive au bloc, il ne voit que des yeux, les visages sont masqués, il y a des bruits nouveaux, parfois des cris et puis il y a les soins, les piqûres, la séparation avec les parents qui s’annonce… C’est angoissant. Notre association tente d’améliorer au maximum cet accueil pour gagner la confiance de l’enfant et rendre les gestes techniques et les soins plus ludiques”, explique Sophie Edelson.
Sourires, humour, histoires, jouets… Les infirmiers ont l’imagination en ébullition pour distraire et chouchouter les petits malades. Les équipes le savent, la peur augmente la douleur et comme le stress est contagieux, l’objectif est clair : apaiser les tensions le plus vite possible pour ne pas perdre en efficacité, mais aussi pour que cet événement dans la vie de l’enfant ne soit pas un traumatisme.

mercredi 3 mai 2017

La bataille politique de l'enfant




La bataille politique de l'enfant

Comment l’enfant (et l’adolescent) devient-il un sujet, acteur de sa vie, pour habiter le lien social avec ses contemporains ? Comment le néolibéralisme, de mutation en mutation, affecte-t-il les conditions requises pour ce processus anthropologique ?
À partir de l’évolution des symptômes de l’enfant, de sa place dans la société, de l’accueil qui lui est réservé, l’auteur, en tant que praticien de la psychanalyse, chercheur, enseignant et militant (politique, syndical, associatif), s’interroge sur la logique qui préside à ces mutations et qui produit des mauvais traitements à l’égard de l’enfance.

Violences sexuelles incestueuses : des thérapies centrées sur le trauma à encourager, selon le CNRS

Coline Garré
| 02.05.2017

Il faut améliorer la prise en charge des victimes, des familles, et des agresseurs sexuels, en optimisant l'accompagnement psychologique et en développant les réseaux de soins spécialisés, exhorte le centre national de la recherche scientifique (CNRS) dans un rapport d'expertise remis le 26 avril à Laurence Rossignol, ministre des familles, et à Thierry Mandon, secrétaire d'État à l'enseignement supérieur et à la recherche.
Cette expertise collective, rédigée en un mois par des historiens, sociologues, juristes, et psychologues, s'inscrit dans le cadre du premier plan de lutte contre les violences faites aux enfants (2017-2019) et se veut un « premier canevas d'état des lieux », à approfondir. Ces violences sexuelles dans le cadre familial restent sous-estimées, notamment parce qu'elles sont occultées par des représentations erronées du pédophile prédateur extra-familial, lit-on.

Philosophie du sexe

02.05.2017

Les Chemins de la philosophie par Adèle Van Reeth

Il y a toujours, comme le disait Diderot, "un peu de testicule au fond de nos sentiments les plus purs" ; l'érotisme se déploie dans cette dualité entre humanité et bestialité par laquelle l'érotisme est le propre de l'homme.
Eyes wide Shut de Stanley Kubrick
Eyes wide Shut de Stanley Kubrick Crédits : D.R
Pourquoi se cache-t-on généralement pour faire l'amour ? Même quand on est athée, le sexe a "un petit goût de péché", il y a toujours une part de transgression. Mais cela suffit-il à définir l'érotisme ? Il y a notamment chez Georges Bataille une mystique du sexe qui fait parfois perdre la dimension triviale, profane et concrète de la relation érotique, selon notre invité André Comte-Sponville.

Des écoles sans cours ni maître

M LE MAGAZINE DU MONDE 
Deux élèves de l’école de la croisée des chemins à Dijon le 28 mars.
Pas de programme, pas d’enseignant… Loin du retour aux fondamentaux souvent prôné pendant la campagne, les écoles « démocratiques » misent tout sur la curiosité de l’enfant. Le concept essaime en France.
Tous les enfants l’appellent « Mary Poppins ». Et cela lui va bien : Thaïs, qui entame ce mardi de mars sa deuxième semaine de stage à l’école de la Croisée des chemins, à Dijon, campe avec bonne humeur le personnage.

Accompagner les plus jeunes, les écouter, leur rappeler les règles… « Je n’impose rien, je réponds juste aux demandes », explique la jeune fille de 17 ans, qui mène à bien un certificat d’aptitude professionnelle (CAP) d’aide à la personne tout en réalisant son second stage dans cette école privée hors contrat.

Augustin, 3 ans, la tire par la manche. Il a besoin d’aller aux toilettes, lui fait-il comprendre, sa tétine entre les dents. Ce matin, l’enfant s’est vu rappeler par son père qu’il serait bon de faire la sieste. Mais en cet après-midi printanier, il préfère éprouver l’élasticité du trampoline installé dans le jardinet.

« Je lui ai rappelé que ce serait bien de se reposer. Il a dit non », observe simplement Thaïs. Le garçonnet est le benjamin de l’école, l’un de ses vingt « étudiants » – mot qui désigne, ici, tous les enfants accueillis, quel que soit leur âge.