Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

vendredi 18 juin 2021

Autisme : ils proposent une alternative à l'enfermement des patients.







Arrêter de marginaliser les personnes atteintes d’autisme lourd : c'est ce que souhaite l’association Silence des Justes, qui a inspiré le film "Hors normes", en proposant une alternative qui se concentre sur un accompagnement personnalisé de ces patients.


Mettre en évidence les conditions nécessaires pour promouvoir une éducation inclusive orientée vers les besoins des élèves.

Cet ouvrage collectif comporte dix chapitres rédigés en espagnol ou en français par des chercheurs en éducation appartenant à des universités argentines, colombiennes, françaises et turques. Les auteurs participent à un réseau international de recherche qui travaille depuis plus de dix années sur la question de l’inclusion scolaire dans ses différentes dimensions. L’ouvrage interroge les cadres épistémologiques pour penser l’inclusion et les politiques qui organisent l’action. Il propose des analyses critiques contextualisées de pratiques inclusives expérimentales menées dans l’enseignement primaire, secondaire et supérieur. Au-delà de la diversité des exemples, l’ambition de cet ouvrage est de mettre en évidence les conditions nécessaires pour promouvoir une éducation inclusive orientée vers les besoins des élèves et lutter contre l’échec scolaire et universitaire.

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« Pousser la chansonnette, en particulier au sein d’une chorale, pourrait bien avoir des vertus très précieuses à tout âge »

Publié le 26 mai 2021

La science s’est penchée sur les nombreux bienfaits du chant, qui fait travailler les muscles comme le cerveau. Dans sa carte blanche au « Monde », Sylvie Chokron, chercheuse en psychologie, attribue la note maximale à cette activité.

Carte blanche. Fredonner une chanson est une activité bien plus complexe qu’il n’y paraît. D’un point de vue purement physique, le chant met en jeu l’appareil vocal et le système respiratoire et favorise une respiration abdominale lente et profonde qui influence en retour le système cardio-vasculaire et le système nerveux autonome. Mais chanter, même sous sa douche, active également l’audition, la motricité, ainsi qu’un réseau important d’aires cérébrales, situées dans les deux hémisphères et impliquées dans la mémoire, le langage, la motivation, le plaisir, les relations sociales ou encore l’attention.

Découvrez une #storyofchange inspirante : l'histoire de Sparknews!

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Notre Histoire
A propos Tour du monde
A propos Bestseller
A propos Club Impact Journalism Day

A 24 ans, Christian de Boisredon réalise avec deux amis un tour du monde à la rencontre d’initiatives positives, à contre-courant des informations déprimantes qu’il trouvait dans les médias. Ensemble, ils rassemblent leurs découvertes dans un futur best seller : L’espérance autour du monde (Hope Around the World, Pocket). Naît ainsi une conviction intime chez Christian : les médias peuvent trouver leur audience en étant plus constructifs. Il co-fonde donc l’association Reporters d’Espoirs et lance le “Libé des solutions” en 2007.

En 2012, il choisit un nouveau canal pour convaincre les rédactions du monde entier avec la fondation de Sparknews. L’entreprise sociale crée des opérations éditoriales collaboratives qui mettent en lumière des initiatives positives, à travers le prisme du journalisme de solutions. L’emblématique Impact Journalism Day va réunir 20, puis 32 et enfin 54 médias qui publient le même jour des suppléments avec des preuves qu’on peut raconter le monde différemment. Cette nouvelle façon de faire remonter et diffuser des récits porteurs de transformation positive au coeur de l’information est reconnue en 2014 comme une solution à grande échelle aux enjeux sociaux et environnementaux contemporains : Christian devient fellow Ashoka.

Au cours des années qui suivent, l’équipe Sparknews s’agrandit et choisit d’explorer des thématiques plus précises de la transition écologique et sociale. Ainsi Solutions&Co naît pendant la COP21, 20 titres de la presse économique mettant en avant les initiatives d’entreprises pour le climat. Suivront Women In ActionRethink HealthWomen in Businesses for GoodEarth Beats et 7.7 billion.

En 2016, l’équipe de Sparknews décide de mettre son expertise au service de celles et ceux qui veulent porter ces nouveaux récits dans les entreprises. Le Club de la Transformation Positive voit le jour, qui a réuni depuis plus de 3000 managers et cadres souhaitant faire bouger les lignes de leurs entreprises. Au cours des années, Sparknews a ainsi déclenché des déclics au sein de Danone, Adéo, Suez, Facebook, BNP-Paribas, Bouygues, Axa…

En 2019, Sparknews devient B corp ! Le mouvement B-Corp rassemble plus de 2500 entreprises qui s’engagent à concilier business et impact positif pour la planète et la société. Il s’agit d’un engagement complet sur des critères sociaux, environnementaux, de transparence et de gouvernance. En clair, ce sont les entreprises qui tentent “non pas d’être les meilleures AU monde mais bien les meilleures POUR le monde.

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“Pablo Picasso et Françoise Gilot, la femme qui dit non” sur Arte, autopsie d’une relation orageuse


Françoise Gilot et Picasso, photographiés par Cornell Capa.

Françoise Gilot et Picasso, photographiés par Cornell Capa.

Cornell Capa / International center of photography / Magnum Photos

Elle avait quarante ans de moins que lui lors de leur rencontre, en 1943. Annie Maïllis et Sylvie Blum retracent la liaison tumultueuse entre le Minotaure et la jeune peintre, qui finira par le quitter et dénoncer son emprise. Un documentaire sobre et riche en images inédites à découvrir sur Arte.

Après avoir regardé ce film, on s’imagine bien Françoise Gilot ramener le canon de son revolver déchargé pour en souffler la fumée et demander : « L’ai-je bien descendu ? » La victime serait Pablo Picasso, que la jeune femme rencontra en 1943 à une terrasse de Paris sous l’Occupation. Elle a 21 ans, lui quarante de plus. Ce documentaire raconte les quelque dix années de bonheur et d’orage qui suivirent, et l’exploit que réussit cette peintre en échappant à la dépression ou au suicide, le lot commun de beaucoup des ex-compagnes de l’artiste.

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christian berstart brut

 

anna zemánková

hortus deliciarum #2

exposition du 17 juin au 18 juillet 2021

Anna Zemánková - © christian berst — art brut

Anna Zemánková est une figure déjà consacrée de l’art brut, au point qu’elle fut honorée en 2013 lors de la 55e biennale de Venise avant qu’un ensemble important de ses œuvres ne rejoigne les collections du Centre Pompidou. C’est dès le début des années 60 que cette humble Moravienne se mit à produire un œuvre auquel sa condition ne l’avait pas préparée et qui répondait de façon saisissante à des injonctions venues des tréfonds. Ainsi, à l’heure où les démons de la nuit le disputaient encore aux irisations séminales de l’aube, elle cueillait en pensée des fleurs étranges avant de les faire saillir du papier. « Je fais pousser des fleurs qui ne poussent nulle part ailleurs » disait-elle.


Femmes retranchées, "suicide by cop"... : le nombre de forcenés violents a fortement augmenté avec le déconfinement

David Di Giacomo  publié le 

Le Raid et le GIGN font état de l'augmentation inquiétante du nombre d'interventions qu'ils réalisent pour interpeller des forcenés violents depuis le déconfinement. Quasiment un jour sur deux, les deux unités d'élite sont sollicitées pour ces interventions délicates.

Valentin Marcone dans les Cévennes, Terry Dupin en Dordogne : ces forcenés ont mobilisé à chaque fois des centaines d'hommes avant d'être interpellés. Et depuis le début de l’année, avec le déconfinementles cas de forcenés ont explosé : +137% selon le ministère de l'Intérieur. Ainsi, quasiment un jour sur deux, le GIGN ou le Raid sont sollicités pour ces interventions particulièrement délicates.

En première ligne, on trouve les hommes de la colonne d'assaut bien sûr, mais aussi les négociateurs : ce sont eux qui doivent entrer en contact, entamer le dialogue avec les forcenés. Benoît fait partie depuis trois ans de la cellule négociation du Raid, en région parisienne. "Nous, ce qu'on dit souvent en groupe, explique-t-il, c'est qu'on essaie de sauver les gens d'eux-mêmes. Si l'on n'a pas envie d'être là pour la personne, il y a peu de chances que cela marche."

Lors des interventions, on essaie de manifester la plus grande empathie, de voir à la fin dans le regard des gens qu'on leur a été utile, d'une certaine manière.

Benoît, négociateur au Raid

"Les situations qu'on rejoue en exercice sont des situations qu'on a vécues sur le terrain", poursuit Benoît. franceinfo a pu assister à l'un de ces exercices. Le négociateur prend le téléphone et tente une négociation. "Je m'appelle Mehdi, je suis policier au groupe d'intervention. On a été appelés parce qu'il y a eu des coups de feu qui ont été tirés et entendus. On sait que vous êtes tireur sportif alors on s'inquiétait pour vous, mais également votre famille. Boris, vous pouvez me dire ce qui s'est passé ?" "J'ai cessé mon activité avec la crise sanitaire, j'ai des problèmes de santé et à un moment il y en a marre... ", lui répond son interlocuteur. 

Il s\'agit pour le négociateur de trouver le moyen de faire redescendre l\'individu émotionnellement avant qu\'il ne passe à l\'acte.
Il s'agit pour le négociateur de trouver le moyen de faire redescendre l'individu émotionnellement avant qu'il ne passe à l'acte. (DDSP78 / Service communication)

"Je vais vous dire une chose aujourd'hui, tente le négociateur, voilà, moi, je suis avec vos enfants, Elodie et Yoann, et je peux vous dire qu'ils aiment leur papa, qui pensent à vous... Et aujourd'hui, je pense qu'on peut trouver une solution ensemble. Ils m'ont dit que vos mots avaient un peu dépassé votre pensée... " Dès lors, le processus de négociation commence.


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A Nantes, la fièvre dans le songe

par Clémentine Mercier   publié le 14 juin 2021

Des somnambules éthérées aux spirales psychédéliques, une exposition captivante fait dialoguer trois siècles d’hypnotisme et d’histoire de l’art. 

L’écouter flanque des frissons. En octobre, Tony Oursler nous confiait avoir été hypnotisé lors d’une séance par Internet. L’artiste américain était le premier abasourdi par ce qu’il venait de vivre : «Cela a été le truc le plus incroyable de ma vie, alors que je suis plutôt sceptique de la magie. Je me suis baladé dans trois différents lieux, aussi clairement que je vous vois aujourd’hui, comme dans un film. Je n’en croyais pas mes yeux.» Grâce à une hypnotiseuse basée en Californie, il a pu retrouver, depuis New York, le ventriloque à marionnettes que lui avait présenté son grand-père quand il était petit mais aussi se balader dans la maison de son enfance, dans une pièce cachée derrière une télévision. «Elle m’a dit de regarder au sol et soudain j’ai vu mes petites jambes d’enfant, mon short et mes petits pieds de quand j’avais 5 ans, c’était très bizarre. Je n’ai aucune raison de vous mentir. Tout cela sans aucune drogue. Ça a été une expérience fascinante.»

jeudi 17 juin 2021

Éducation : « Plus on punit un enfant, plus il fait de bêtises »

Publié le |

Pour qu’un enfant ne fasse pas trop de bêtises, paradoxalement, il est préférable de ne pas le punir. Les explications d’Isabelle Filliozat.

Est-il pertinent d’infliger une punition à son enfant qui a fait une bêtise ? Est-ce que ça sert à quelque chose, est-ce que ça règle le problème est-ce que ça aide l’enfant en question ? Pour la psychothérapeute Isabelle Filliozat, la réponse est trois fois non.


Eaux contaminées: les écrevisses sous antidépresseurs sont plus "téméraires" (étude)

Publié le : 

Image d'illustration d'une écrevisse en Allemagne en septembre 2019

Image d'illustration d'une écrevisse en Allemagne en septembre 2019  Bernd Thissen dpa/AFP/Archives

Les écrevisses exposées à des antidépresseurs à cause d'eaux contaminées se comportent de façon plus "téméraire", en sortant plus vite de leur cachette et en passant plus de temps à chercher de la nourriture, selon une étude publiée mardi.

Ces travaux, publiés dans le journal Ecosphere, mettent en lumière les conséquences inattendues que les médicaments humains peuvent avoir sur l'environnement aquatique.

"Notre étude est la première à étudier la façon dont les écrevisses répondent aux antidépresseurs à des niveaux représentatifs de ceux présents dans les cours d'eau et les étangs où elles vivent", détaille Alexander "AJ" Reisinger, de l'Université de Floride et l'un des principaux auteurs de l'étude.

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Corrigés du bac philo – filière générale : “Sommes-nous responsables de l’avenir ?”

Mathias Roux publié le 
© iStockphoto

Nous ne sommes pas responsables de ce qui n’a pas encore eu lieu, mais nos actes nous engagent au-delà de nos intentions. En s’inspirant de la pensée du philosophe Hans Jonas, le professeur agrégé de philosophie Mathias Roux propose, pour traiter cette question du baccalauréat 2021, un plan de dissertation, où il s’agit de trouver un moyen terme entre la nécessité de limiter l’étendue de notre responsabilité et le souci de l’avenir.

Prédire les comportements suicidaires chez les étudiants grâce à l’intelligence artificielle

COMMUNIQUÉ | 15 JUIN 2021 | PAR INSERM (SALLE DE PRESSE) 

risque suicidaire

Alors même que le nombre d’étudiants vulnérables augmente sous l’effet de la crise sanitaire, détecter les individus en grande détresse et à risque suicidaire est essentiel pour permettre d’intervenir le plus précocement possible. © Ben Blennerhassett – Unsplash

Comment prédire le risque suicidaire chez les étudiants ? C’est une question d’actualité, alors que les effets délétères de la crise sanitaire sur la santé mentale des étudiants sont de plus en plus visibles, et que l’on connait l’importance d’une détection et d’une prise en charge précoce de ce risque. Une équipe de chercheurs de l’Inserm et de l’Université de Bordeaux, en collaboration avec les universités de Montréal et McGill au Québec, ont identifié, grâce à l’intelligence artificielle, un ensemble restreint d’indicateurs de santé mentale qui prédisent avec précision les comportements suicidaires des étudiants. Les résultats sont publiés dans la revue Scientific Reports.

Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans et les étudiants sont particulièrement exposés au risque de comportements suicidairesPlusieurs facteurs connus peuvent contribuer à l’augmentation des risques chez cette population : le passage du lycée à l’université, l’augmentation de la charge de travail, l’augmentation du stress psychosocial et des pressions scolaires, et l’adaptation à un nouvel environnement. Ces risques ont par ailleurs été exacerbés par la situation de crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19.

Une détection précoce des comportements suicidaires (les pensées suicidaires et les tentatives de suicide) est primordiale afin de permettre l’accès à une prise en charge adéquate. Grâce à une méthode d’apprentissage automatique[1], ou « machine learning method » en anglais, les chercheurs de l’Inserm et de l’Université de Bordeaux ont développé un algorithme permettant d’identifier de façon précise les principaux facteurs prédictifs des comportements suicidaires parmi une population étudiante.

Suivi sur un an de plus de 5 000 étudiants français

Les résultats de cette étude portent sur l’analyse de données recueillies auprès de 5 066 étudiants qui ont été suivis sur une période supérieure ou égale à un an, entre 2013 et 2019. Tous appartiennent à la cohorte i-Share qui porte sur la santé des étudiants, dirigée par Christophe Tzourio, professeur d’épidémiologie à l’université de Bordeaux, praticien au CHU de Bordeaux et directeur du centre de recherche Bordeaux Population Health.   

Les participants sont âgés de plus de 18 ans, francophones et inscrits dans une université française. Ils ont rempli deux questionnaires en ligne détaillés : un au moment de leur inscription, l’autre un an plus tard. Les informations recueillies par ce biais renseignent les chercheurs à la fois sur la santé des participants, leurs consommations de drogue et d’alcool, leurs antécédents médicaux et psychiatriques ainsi que sur leur état psychique.


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Prison Après un suicide aux Baumettes, un père en lutte

par Samantha Rouchard, correspondance à Marseille et et photo Olivier Monge publié le 16 juin 2021 

La famille de Luc Viviani, enseignant qui s’est pendu en prison en août, manifeste chaque mois devant l’établissement pour alerter sur les dysfonctionnements au sein de l’institution carcérale. 

«Avant le suicide de mon fils, je n’avais aucune idée précise sur la prison. Aujourd’hui, je sais qu’on y fait preuve d’indifférence et de déshumanisation.» Jean Viviani a 80 ans. Cet ancien professeur de français a le pas alerte et l’esprit vif, seul un problème d’audition à l’oreille gauche trahit son âge. «Je le sens pourtant très fatigué. Et si le combat que l’on mène l’aide à tenir, il l’empêche aussi de faire son deuil», sourit tristement Nicole, sa compagne. Depuis dix mois, famille, amis mais aussi une centaine d’autres personnes ralliées à la cause, militent activement au sein du Collectif Luc Viviani : vérité et justice, créé après le suicide du fils unique de Jean, le 2 août 2020, alors en détention provisoire à la prison des Baumettes, à Marseille. Symboliquement, le 2 de chaque mois, ils manifestent devant l’établissement pénitentiaire. Leur objectif ? Mettre au jour les dysfonctionnements et les manquements des institutions qui ont conduit à «broyer moralement Luc et à l’amener à mettre fin à ses jours», précisent-ils.

Femmes au foyer, histoire d'un travail invisible

LE 17/06/2021

À retrouver dans l'émission

LE COURS DE L'HISTOIRE

par Xavier Mauduit

Agricultrice, artisane, employée de maison ou encore ouvrière, nombreuses cumulent les emplois et travaillent à la maison. Rares sont celles considérées comme "femme au foyer" : dans l'histoire du travail, quelle place pour ce statut exclusif qui émerge au XIXe siècle ?

Vers 1955, femme au foyer au téléphone
Vers 1955, femme au foyer au téléphone  Crédits :  Tom Kelley/Hulton Archive/Getty Images

De 1840 à 1842, l’éditeur Léon Curmer publie plusieurs volumes d’une Encyclopédie morale du XIXe siècle intitulée Les Français peints par eux-mêmes. Il y propose un large panorama de la société française : le médecin du village, le directeur d’un théâtre de province, le contrebandier, l’aubergiste, le Bourguignon, la Grisette… Tout un chapitre est consacré à l’ouvrier de Paris, un chapitre dans lequel il est question de la femme de l’ouvrier : « La jeune femme, au foyer de l’ouvrier, est une pensée de poésie, d’amour, de religion qui vient illuminer sa vie.

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Comment on a inventé le dessin d'enfant, de l'école aux avant-gardes

16/06/2021 

Par Pauline Petit

A la fin du XIXe siècle s'opère une heureuse conjoncture pour le dessin d'enfant, soudain porté à l'attention des grands. Son enseignement rendu obligatoire à l'école, les pédagogues louent son rôle formateur, tandis que les psychologues analysent les gribouillis et que les artistes s'en inspirent.

Une histoire du dessin d'enfant.
Une histoire du dessin d'enfant. Crédits :  Getty

"Un enfant pourrait faire la même chose", se dit le regardeur perplexe face aux Demoiselles d'Avignon. Cela aurait-il vexé son auteur ? Rien n'est moins sûr. On connaît l'anecdote : visitant une exposition de dessins d'enfant, Picasso confia : "Quand j'avais leur âge, je dessinais comme Raphaël, mais il m'a fallu toute une vie pour apprendre à dessiner comme eux." Aussi l'œuvre du maître de la peinture moderne a-t-elle pu être vue comme un long désapprentissage du trait académique, une quête pour atteindre la force expressive que manifestent les premières représentations enfantines...


“Misery”, chronique d’un écrivain séquestré

LE 17/06/2021

À retrouver dans l'émission

LES CHEMINS DE LA PHILOSOPHIE

par Adèle Van Reeth

Un écrivain populaire est séquestré et torturé par une infirmière retraitée, insatisfaite de la fin de la saga dont il est l'auteur. Stephen King, en 1987, nous offre un roman questionnant le rapport entre l’écrivain et l’écriture, comme la seule chose pour le sauver de la folie ?

"Misery", de Rob Reiner, 1990
"Misery", de Rob Reiner, 1990 Crédits :  Copyright Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc.

L'invitée du jour :

Mélanie Fazi, autrice (notamment de nouvelles fantastiques) et traductrice (dans le domaine des littératures de genre)
autrice d’articles sur Stephen King dans la revue Bifrost la revue des mondes imaginLiaires n°80 : Stephen King ou la part des ténèbres (2015)

Ecrire pour lutter contre ses démons

Quand on lit tout le corpus de King sur les écrivains, puisque c'est un thème qu'il a abordé dans énormément de livre, il y a un thème qui revient de manière obsessionnelle, c'est que l'écrivain utilise l'écriture pour lutter contre ses démons. C'est un acte vraiment intime de rendez vous avec lui-même, de lutte contre lui-même. Et pour moi, Misery pose cette question : quel est le rôle de l'écriture pour l'écrivain? C'est celle de le sauver de quelque chose. Et là, c'est vraiment la bouée. Ce livre que Paul Sheldon va devoir écrire en captivité, qu'il écrit au départ sous la contrainte pour sauver sa peau, il va l'écrire pour sauver sa peau d'une autre manière, c'est à dire se sauver lui-même de la folie.
Mélanie Fazi

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Santé mentale : l’institut de Klecany devenu un centre collaborateur de l’OMS

16/06/2021

Le chercheur Petr Winkler a été nommé, mardi, directeur de l’Institut national de santé mentale (NÚDZ). Il succède au psychiatre Cyril Höschl qui a dirigé ce centre de recherche depuis sa fondation en 2015. Basé à Klecany, au nord de Prague, l’Institut national de santé mentale avait alors remplacé l’ancien Institut de psychiatrie créé il y a 60 ans en Tchécoslovaquie.

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Des organismes de psychothérapie crient à l’aide

LEDEVOIR


Le Regroupement québécois des organismes communautaires de psychothérapie (RQOCP) réclame une aide financière récurrente de la part de Québec. Ses membres accueillent de plus en plus de patients adressés par le réseau de la santé, affirme-t-il, sans pour autant bénéficier de soutien financier supplémentaire.


« Non seulement nos listes d’attente sont pleines, mais la majorité des clients qui sont sur nos listes d’attente sont des clients qui sont adressés par le réseau public, soutient Richard Lavoie, secrétaire au RQOCP. On se ramasse avec une clientèle que le public ne veut pas prendre, mais on n’a pas de financement pour augmenter cette desserte. »

Les dix organismes communautaires du RQOCP, situés dans les régions de Montréal, de Laval, des Basses-Laurentides et de l’Outaouais, estiment être les grands oubliés du programme de rattrapage de Québec pour améliorer l’accès aux services en santé mentale. Selon le regroupement, une minorité de ses membres a reçu une aide d’urgence du gouvernement pour rehausser leurs services durant la pandémie.


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