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dimanche 18 juillet 2021

Pass sanitaire: La colère froide de ce médecin "sali" par la manifestation à Marseille

Une pancarte montrant des membres du gouvernement, personnalités et professionnels de santé avec une moustache d'Hitler a provoqué la colère de Jérôme Marty.









PASS SANITAIRE - “Vous êtes dégueulasses.” Alors que la journée de ce samedi 17 juillet a été marquée par des manifestations contre le pass sanitaire dans de très nombreuses villes de France, le docteur Jérôme Marty a fait part de sa colère face à une comparaison dont il a fait les frais avec le régime nazi. 

Au moins 4500 personnes, selon la préfecture de police, se sont retrouvées sur le Vieux-Port de Marseille, pour dénoncer l’extension du pass sanitaire imposée par le gouvernement. Si la plupart des pancartes appelaient à la démission d’Emmanuel Macron, critiquaient la politique du gouvernement ou clamaient “Vax+Anti Vax unis contre le pass”, l’une d’entre elles a osé un parallèle plus qu’inapproprié: on y voyait le président de la République, Jean Castex, Olivier Véran, ainsi que plusieurs personnalités et médecins, affublées d’une moustache d’Hitler. 

Jérôme Marty, médecin généraliste et président du syndicat UFMLS (Union Française pour une Médecine Libre), fait partie des personnes représentées sur ces photos-montages, devant lesquelles une partie des manifestants a entonné la Marseillaise. 

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Le médecin Gilbert Deray : "Ces anti-vaccins s'imaginent en De Gaulle, ils ne sont que des tristes clowns"

  • Par
  • Gilbert Deray   
 le 17 juillet 2021

Le médecin Gilbert Deray, chef du service Néphrologie de l'hôpital La Pitié-Salpêtrière, s'en prend vivement aux anti-vaccins qui se voient comme "une cinquième colonne" dans le pays.

"Des groupes anti-vaccins, anti-masques et anti-confinement se sont intitulés cinquième colonne dans différents pays. Cette expression a été initialement utilisée par le général Emilio Mola, membre de l'état-major des forces franquistes en 1936, en parlant des supposés partisans de Franco cachés au sein du camp républicain. Quatre colonnes fonçaient sur Madrid et il a fait croire aux républicains qu'une (fausse) cinquième colonne était à l'intérieur prête à agir contre les troupes républicaines. Il incita ainsi l'instauration d'un climat de suspicion propice aux épurations sanglantes, hâtives et déstabilisantes.

Dans la guerre contre le Covid, une cinquième colonne est en action avec, entre autres, depuis les déclarations d'Emmanuel Macron sur le passe sanitaire obligatoire, un déferlement de propos obscènes qui visent à détourner les Français du seul traitement qui pourrait les protéger et permettre au pays de revivre normalement, le vaccin.

  • Obscène de comparer la France à une dictature ou un Etat totalitaire. Que ces anti-vaccins écoutent ceux qui manifestent et combattent à Cuba, en Russie ou en Birmanie et qu'ils comprennent le silence mortifère de la Corée du Nord.
  • Obscène de comparer notre Président à Staline ou Hitler, les deux plus grands criminels de guerre du XXe siècle.

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« Pas assez de recul sur les vaccins contre le Covid-19 » ? Ce que 3,5 milliards de doses injectées nous ont appris

Par    Publié le 16 juillet 2021

Les nombreuses campagnes massives de vaccination lancées à travers le monde ont, en sept mois, fourni de nombreuses informations aux scientifiques.

Des hommes attendent de recevoir une dose du vaccin contre le Covid-19, à Mascate, la capitale d’Oman, le 23 juin 2021.

Le 8 décembre 2020, au petit matin, Margaret Keenan, une Britannique de 90 ans, est devenue la première personne à bénéficier d’un vaccin spécialement conçu contre le Covid-19 – hors essais cliniques. Depuis, de nombreux pays ont lancé leur propre campagne de vaccination afin d’enrayer la pandémie sur leur territoire et dessiner une sortie de crise.

En France, après une accélération continue jusqu’à l’été, la campagne a fortement ralenti ces dernières semaines en raison des hésitations et du scepticisme d’une partie de la population quant à l’efficacité et la sûreté des vaccins actuels – depuis les annonces d’Emmanuel Macron étendant l’usage du passe sanitaire, le rythme de la vaccination est reparti à un rythme inédit. A ces inquiétudes et interrogations, de nombreuses équipes de scientifiques ont tenté de répondre en étudiant leurs effets réels, en suivant et en étudiant notamment des cohortes de très grande taille (parfois des populations entières) qui permettent de mesurer avec une grande précision l’impact de la vaccination. Et après plus de sept mois de vaccination, les enseignements sont nombreux.

Quand le vaccin obligatoire contre la polio faisait débat

Publié le 15 juillet 2021







Le vaccin contre la poliomyélite, rendu obligatoire en 1964, a divisé la population entre sceptiques et confiants. Cette obligation a cependant permis d’éradiquer la maladie en France. 

« On devrait laisser les parents libres de faire ce qu’ils ont à faire. » Cette phrase n'est pas extraite d’un tweet, mais d’un micro-trottoir réalisé en mai 1964. À cette époque, le vaccin contre la poliomyélite s’apprête à devenir obligatoire. Cette maladie infectieuse grave, très contagieuse, affecte le système nerveux. Elle est provoquée par un virus, le poliovirus, qui peut entrainer des paralysies irréversibles, et lorsque ces paralysies atteignent les muscles respiratoires, la maladie est mortelle.  

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Vaccination des soignants : le sérum et l’amer

par Nathalie Raulin et Mathilde Frénois, correspondante à Nice.  publié le 14 juillet 2021

Tous vaccinés au plus tard le 15 septembre sous peine de sanctions : l’obligation annoncée lundi soir par Macron passe mal dans le milieu médical.

L’étau se resserre sur les personnels non vaccinés des établissements de santé et des Ehpad. Au lendemain de l’allocution présidentielle, la ministre du Travail, Elisabeth Borne, a donné un avant-goût de ce qui guettait les réfractaires à la piqûre. Le projet de loi, qui sera présenté lundi en Conseil des ministres et examiné d’ici fin juillet par le Parlement, devrait intégrer des sanctions que le gouvernement veut dissuasives. Selon la ministre, les soignants qui ne seraient pas vaccinés au 15 septembre s’exposeront à une suspension de leur contrat de travail de quelques semaines, le temps de recevoir leurs deux doses. Durant cette période, le salarié «ne sera pas payé et ne viendra plus travailler», a précisé Borne. S’il persiste dans son refus du vaccin, «une mise à pied de quelques jours», voire «un licenciement», ne serait pas exclu, a martelé la ministre.