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samedi 7 novembre 2020

Un enfant adopté ne peut pas revendiquer sa filiation biologique

CHRONIQUE

Rafaële Rivais

Le caractère irrévocable de l’adoption plénière interdit à une fille adultérine de faire reconnaître sa filiation biologique paternelle, même au regard de la Convention européenne des droits de l’homme.

Publié le 7 novembre 2020

La mise en balance des intérêts en présence est une méthode exigée par la Cour européenne des droits de l’homme lorsqu’un droit fondamental est menacé.


Sarah, fille illégitime d’Alfred X – prénom modifié –, a moins de chance que Delphine Boël, fille adultérine de l’ex-roi des Belges, Albert II : elle n’a pas pu faire établir sa filiation paternelle, en conséquence de quoi elle n’obtiendra aucune part de l’héritage de son géniteur.

C’est à Londres, en avril 1955, que Sarah voit le jour. Sa mère, Lola Mary Y, employée l’année précédente en France comme jeune fille au pair, a été renvoyée dans son pays par Mme X, lorsque cette dernière a découvert qu’elle était enceinte des œuvres de son époux, Alfred. Lola Mary donne à Sarah le nom de famille de son géniteur, comme l’y autorise la loi anglaise. En 1958, elle obtient de la justice française que celui-ci lui verse des subsides, ce qu’il cessera bientôt de faire. En 1963, elle décède.

Les services sociaux anglais en informent Alfred, qui ne leur répond pas. Des enquêteurs tentent de le rencontrer en France, mais ne le trouvent pas. L’épouse de celui-ci les informe par téléphone qu’elle ne veut plus entendre parler de la fillette, alors âgée de 8 ans. Un cousin de Lola Mary et sa femme la recueillent puis, en dépit de leur mésentente, l’adoptent, afin de percevoir des allocations.

L'ÉCOLE PEUT-ELLE SAUVER LA DÉMOCRATIE ?

Accueil | Sciences Po

François Dubet et Marie Durut-Bellat
Editions du Seuil, août 2020

  • Crédits : Matthieu Riegler (CC BY), Ed. du Seuil et Cécile Duflo.
    Crédits : Matthieu Riegler (CC BY), Ed. du Seuil et Cécile Duflo.

L'ÉCOLE PEUT-ELLE SAUVER LA DÉMOCRATIE ?

François Dubet et Marie Duru-Bellat

Editions du seuil, août 2020, 240 p., EAN 9782021459708

L'ouvrage tire un bilan nuancé du long processus de massification des systèmes scolaires engagé dans les années 60 et déplore la mise en place d'un "clivage scolaire". L’école devait être plus juste, moins inégalitaire, elle devait développer les compétences des élèves, favoriser la confiance et l’adhésion aux valeurs de la démocratie, soutenir la croissance économique.
L’école démocratique de masse a produit des bénéfices globaux - en particulier en matière de réduction de certaines inégalités d'accès - mais a aussi transformé le mode de production des inégalités en accentuant la compétition entre élèves, et les écarts de valeur entre les diplômes. Il en ressort des vainqueurs aux parcours brillants... et des vaincus, menacés de déclassement. Dans une société où les moins diplômés et les laissés-pour-compte s'éloignent des valeurs démocratiques et se tournent vers des forces populistes ou autoritaires, il est temps de s'interroger sur le statut et les causes de ces inégalités scolaires - dans toutes leurs dimensions - qui menacent la cohésion sociale et d'aller au-delà des référentiels d'égalité des chances, d'élitisme et de méritocratie.

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MÈRES PORTEUSES PROFESSIONNELLES DES STARS - L'Effet Papillon

 L'Effet papillon (émission de télévision) — Wikipédia

6 nov. 2020

MÈRES PORTEUSES PROFESSIONNELLES DES STARS - L'Effet Papillon - YouTube

Sharon STONE, Nicole KIDMAN, Sarah JESSICA PARKER l’ont fait… Alors, pourquoi pas vous ? Depuis qu’Hollywood a démocratisé les mères de substitution, de plus en plus de femmes veulent un bébé sans être enceinte. Plus question de gagner des kilos et perdre du temps en conjectures et vergetures, aux Etats-Unis, sous-traiter sa grossesse est devenu tendance…

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Thouars : ils rendent hommage aux soignants en psychiatrie

Publié le 

Quelques-unes des protagonistes de cette aventure étaient présentes lors de la projection. Elles ont répondu ensuite aux questions posées par le public.

Quelques-unes des protagonistes de cette aventure étaient présentes lors de la projection. Elles ont répondu ensuite aux questions posées par le public.
© Photo NR

Le film documentaire « La psy en pièce » de Perrine Arru, projeté dernièrement au cinéma Familia, a suscité de vives réactions de sympathie dans le public.

Des membres du personnel du service psychiatrie du centre hospitalier Nord-Deux-Sèvres ont eu l’idée de monter des saynètes exprimant les difficultés qu’ils éprouvent dans l’exercice de leur profession dues clairement à la longue et lancinante détérioration de leurs conditions de travail. Contactée par la CGT, la réalisatrice Perrine Arru a tourné un documentaire sur cette aventure (NR des 5 et 13 octobre).
« On est tous amoureux de notre travail »
Il est utile de préciser que le spectacle créé par ces professionnels du service psychiatrie et le tournage du film ont été effectués avant le 13 février dernier, date de la mort d’Élodie Multon, infirmière de ce service poignardée par un patient. Mais les protagonistes de ces œuvres (le spectacle et le film documentaire) ont finalement dédié La psy en pièce à leur ancienne collègue.
Le film énonce la diminution des moyens matériels et humains, la quasi-toute-puissance de certains médecins avec lesquels un travail d’équipe serait impossible, les formalités administratives chronophages, l’étiolement des formations spécialisées à tous les niveaux et, par conséquent, la baisse catastrophique de la qualité du service au patient.



Contre le Covid-19, quelle est notre part de responsabilité individuelle? La philosophie aide à y voir plus clair

 huffpost logo - Translators without Borders

Par Marine Le Breton.   08/11/2020

Confinement, masque, couvre-feu... Vous pouvez avoir l'impression que toute la lutte contre le coronavirus repose sur vos épaules, c'est pourtant plus compliqué que ça.

Port du masque, respect du couvre-feu, réduction des interactions sociales, la part de responsabilité individuelle dans la lutte contre l'épidémie de coronavirus est importante.
Port du masque, respect du couvre-feu, réduction des interactions sociales, la part de responsabilité individuelle dans la lutte contre l'épidémie de coronavirus est importante

PHILOSOPHIE - Si en tant qu’individu, nous ne sommes sur cette Terre qu’un grain de sable, au cœur de la pandémie de Covid-19, notre rôle à jouer peut sembler gigantesque. Nous avons dû nous confiner, porter le masque, respecter un couvre-feu, réduire nos interactions sociales, arrêter ou presque de rendre visite à nos grands-parents, cesser de nous rendre à l’école ou à l’université, fermer nos boutiques et librairies.

Ces restrictions sont certainement indispensables dans la lutte contre le virus. Mais parfois, les injonctions gouvernementales ont pu avoir un arrière-goût d’intrusion dans notre vie privée. Limiter notre bulle sociale même sous notre propre toit, respecter les gestes barrières avec nos proches... “Si chacun fait sa part, nous pouvons vaincre le virus. Il faut responsabiliser chacun et continuer d’expliquer sans culpabiliser ni infantiliser”, affirmait Emmanuel Macron vendredi 18 septembre.

Responsabiliser. Mais quelle est véritablement notre part de responsabilité dans la gestion de la crise sanitaire? À quel point cette responsabilité est-elle individuelle plutôt que collective? Dans quelle mesure joue-t-elle un rôle prépondérant par rapport à la responsabilité de l’État?

La philosophie permet d’y voir plus clair. Et pour répondre à ces questions sur la responsabilité, il faudra avant tout se pencher sur le concept de liberté, tant l’une et l’autre sont corrélées.


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Qui est Suzanne Noël, la nouvelle héroïne de Leïla Slimani ?

Un logo à deux slashs et un nouveau nom pour le Huffington Post

Par Valentin Etancelin    07/11/2020

Aux côtés de l'illustrateur Clément Oubrerie, la romancière signe "À mains nues", une BD sur Suzanne Noël, féministe et pionnière de la chirurgie esthétique en France.

CLÉMENT OUBRERIE, LES ARÈNES
Le premier tome de la bande-dessinée "À mains nues" est paru ce mercredi.

LIVRES - Son nom ne vous dit peut-être rien. Pourtant, la médecine et les femmes lui doivent beaucoup. Ce mercredi 4 novembre, la romancière Leïla Slimani et l’illustrateur Clément Oubrerie ont publié, aux éditions Les ArènesÀ mains nues, une bande-dessinée sur l’une des fondatrices de la chirurgie réparatrice en France, Suzanne Noël.

“J’ai essayé d’établir une biographie la plus précise possible avec les recherches que j’avais faites sur [elle] et me suis intéressée au monde dans lequel elle vivait, raconte l’écrivaine dans Le Figaro. Je me suis posé un tas de questions. Qu’est-ce que c’était d’être une étudiante en médecine? Comment était perçue la chirurgie esthétique à cette époque?”

Elle poursuit: “Je m’intéresse à l’histoire de ces femmes-là parce que je pense que pour beaucoup d’artistes, les histoires qui sont restées secrètes, enfouies dans une forme de silence, sont extrêmement mystérieuses. [...] [Suzanne Noël] était très subversive. Elle a eu un destin exceptionnel par rapport aux femmes de son milieu.”

Braver les préjugés de l’époque

Née en 1878 dans une famille bourgeoise de Laon, dans l’Aisne, rien ne prédestinait cette dernière à la science. Douée en dessin, elle épouse à 19 ans un dermatologue parisien du nom d’Henri Pertat. Certain des qualités de sa femme, il la pousse à passer son baccalauréat. Une fois le diplôme en poche, elle s’inscrit à la faculté de médecine, un milieu fréquenté par les hommes.

“C’est cette même jeune femme qu’on retrouve, dix ans plus tard, interne des hôpitaux de Paris. On peut imaginer la somme d’acharnement, de courage qui fut nécessaire pour braver les préjugés de l’époque”, écrit à son sujet le docteur Jeannine Jacquemin dans un article publié en 1988 dans la Revue d’histoire des sciences médicales. Comme dans la bande-dessinée, elle se heurte au sexisme de son environnement.

CLÉMENT OUBRERIE, LES ARÈNES
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